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Archive.is organise un DDoS contre un blog et se fait bannir de la Wikipédia anglophone

23 février 2026 à 14:38
Sombre mesure de rétorsion
Archive.is organise un DDoS contre un blog et se fait bannir de la Wikipédia anglophone

Un des sites d’archivage en ligne les plus connus, Archive.is (connu aussi sous le nom de domaine archive.today) a mis en place un script envoyant en permanence des requêtes contre un blog qui a publié des informations à son sujet. La communauté anglophone de Wikipédia a décidé de bannir les liens qui renvoient vers cette archive.

La communauté de la version anglophone de Wikipédia a décidé de bannir tout lien vers l’un des sites d’archivage en ligne les plus connus, Archive.today, aussi connu par son autre nom de domaine archive.is.

« Il existe un consensus pour immédiatement désapprouver archive.today et, dès que possible, l’ajouter à la liste noire des spams (ou créer un filtre d’édition qui bloque l’ajout de nouveaux liens), et pour supprimer immédiatement tous les liens vers ce site . Il existe un fort consensus sur le fait que Wikipédia ne devrait pas diriger ses lecteurs vers un site web qui détourne les ordinateurs des utilisateurs pour lancer une attaque DDoS », explique une page de discussion de l’encyclopédie repérée par ArsTechnica. Cela fait plus de 695 000 liens à supprimer à travers 400 000 pages.

Des requêtes via un javascript dans la page de Captcha d’Archive.today

En cause, la mise en place d’une mesure de rétorsion par l’équipe d’Archive.today contre un blogueur. La page de Captcha du site d’archivage sur laquelle toute personne tombe avant d’accéder au site contient un script lançant en permanence des requêtes vers le blog d’un ingénieur de Google, Jani Patokallio, depuis plus d’un mois.

En 2023, il a publié un billet à propos du site après avoir glané quelques informations sur l’organisation du site qui est, elle, très discrète. « Internet Archive est une organisation à but non lucratif légitime régie par l’article 501(c)(3) du code fiscal américain, avec un budget de 37 millions de dollars et 169 employés à temps plein en 2019. archive.today, en revanche, est une énigme opaque », constatait-il.

Comme Jani Patokallio l’explique, jusque là, ce texte « n’avait pas vraiment enflammé la blogosphère ». Mais début novembre, on apprenait que le FBI cherchait à obtenir l’identité du responsable d’Archive.today. À cette occasion, des sites d’actualités numériques comme Heise, ArsTechnica mais aussi Next avaient cité son billet.

Une demande de dépublication temporaire d’un billet vieux de 2023

L’auteur du billet affirme avoir reçu un email du webmaster d’archive.today le 9 janvier dernier lui demandant « poliment » de dépublier le billet de 2023 « pendant quelques mois ». Jani Patokallio affirme que, dans leur conversation (qu’il a publiée), la personne explique qu’elle n’en a pas particulièrement contre son billet mais plutôt contre la reprise dans les médias d’informations glanées sans contexte.

Les contributeurs et contributrices de la Wikipédia anglophone ont donc considéré que l’encyclopédie ne devait pas renvoyer ses lecteurs vers un site web qui les utilisent pour créer une attaque DDoS, malgré le fait qu’ « Archive.today contient une quantité considérable d’archives qui ne sont disponibles nulle part ailleurs. Ni sur Wayback Machine, ni ailleurs. » De plus, lors de la discussion, « des preuves ont été présentées montrant que les opérateurs d’archive.today ont modifié le contenu des pages archivées, le rendant ainsi peu fiable ».

Les utilisateurs du bloqueur de publicité ublock origin qui visiteraient archive.today ne participent pas à cette attack DDoS, le blog de Jani Patokallio ayant été ajouté à une liste utilisée par l’extension. « Cela n’empêche pas les utilisateurs de naviguer directement vers mon blog », explique-t-il.

Qualité des réseaux fibre : « les efforts engagés par la filière doivent se poursuivre »

23 février 2026 à 10:43
Attends, je débranche celui-là, ça laissera une place
Qualité des réseaux fibre : « les efforts engagés par la filière doivent se poursuivre »

Alors que, l’année dernière elle reconnaissait que la qualité des réseaux en fibre s’est améliorée, l’Arcep demande maintenant à la filière de maintenir ses efforts. L’autorité constate, en publiant son observatoire sur la qualité des réseaux en fibre optique, que « la qualité de l’exploitation se stabilise sur la majorité des réseaux »

L’Arcep a publié ce jeudi 19 février sa 7ème édition de l’observatoire sur la qualité des réseaux en fibre optique, utilisant les chiffres jusqu’en septembre 2025. Depuis juillet 2023, le régulateur met en avant ses constats sur ce réseau qui, à l’époque, souffrait de nombreuses critiques des clients.

En septembre dernier, l’Arcep constatait que la situation continuait à s’améliorer et sa présidente, Laure de la Raudière, expliquait « que c’était très long pour avoir ces résultats ».

Mais le régulateur semble indiquer que la vitesse d’amélioration est encore plus faible. « La qualité de l’exploitation se stabilise sur la majorité des réseaux », affirme l’Arcep dans son communiqué.

Amélioration du taux de pannes signalées aux opérateurs d’infrastructure

Il constate une amélioration du taux de pannes signalées aux opérateurs d’infrastructure par les opérateurs commerciaux. « Depuis la publication de la première édition de l’observatoire sur la qualité des réseaux en fibre optique, le nombre de réseaux présentant un taux de pannes supérieur ou égal à 1 % est en diminution, passant de 9 réseaux (représentant environ 420 000 abonnés) à 3 réseaux (représentant 83 500 abonnés) en septembre 2025 », explique l’autorité dans son rapport.

Avec, en parallèle, un nombre plus important de réseaux passant sous les 0,3 % : « de 187 réseaux (représentant 20,5 millions d’abonnés) à 196 réseaux (représentant 23,4 millions d’abonnés) en septembre 2025 ». Finalement, l’Arcep constate un taux de pannes national « de 0,11% en moyenne sur la période concernée ».

Les trois réseaux pointés du doigt par le régulateur restent les mêmes qu’il y a six mois, appartenant à Altitude mais récupérés en 2021 suite au rachat de l’opérateur d’infrastructure Covage par SFR FTTH (devenue depuis XpFibre, appartenant à Altice).

Les données de l’Arcep montrent aussi l’évolution dans le temps du taux de pannes mensuel agrégé par maison mère d’opérateurs. Et on peut voir qu’après s’être beaucoup améliorés en 2024, les opérateurs d’Iliad sont revenus à un taux de pannes moyen de plus de 0,5 % alors que les autres sont tous bien en dessous :

Dans une note sous ce graphique, l’Arcep explique que, « depuis 2023, le groupe Iliad, par l’intermédiaire de sa filiale Réseau Optique de France, met en œuvre un plan de modification structurelle de son réseau. Celui-ci vise notamment à substituer les « Points de Mutualisation Grande Capacité » par des points de mutualisation intérieurs et extérieurs. Cette démarche s’est intensifiée à la fin de l’année 2025 et a pu entraîner des interruptions de service pour les utilisateurs. Le déploiement de ce plan devra être achevé au plus tard le 31 décembre 2026 ».

Une stabilité des taux d’échecs

Concernant le taux d’échecs au raccordement, l’autorité constate « une stabilité globale des taux d’échecs au raccordement sur les derniers mois d’observation ».

« La moyenne nationale des taux d’échecs au raccordement s’établit à 5,88 % en septembre 2025 », explique l’Arcep. Mais elle ajoute que « 31 réseaux présentent un taux d’échecs au raccordement supérieur ou égal à 11 %, soit 2 réseaux de plus que dans la précédente version de l’observatoire » et « 82 réseaux présentent un taux d’échec au raccordement inférieur ou égal à 5 %, soit 13 réseaux de moins que dans la précédente version de l’observatoire ».

L’observatoire mesure aussi la qualité des raccordements effectués par les opérateurs commerciaux. Comme la dernière fois, quelques précautions sont néanmoins à prendre puisque le régulateur ne s’appuie que sur les données de l’opérateur d’infrastructure Altitude, mais l’Arcep indique qu’elle poursuit les travaux pour obtenir des données d’autres acteurs.

On peut néanmoins observer dans les chiffres d’Altitude une augmentation nette des malfaçons chez SFR au dernier trimestre 2025 et une baisse importante chez Free (plus la couleur est foncée dans les graphiques, plus le problème est important) :

Amélioration sur la reprise des malfaçons

L’observatoire recueille aussi les données sur la reprise des malfaçons par les opérateurs commerciaux qui doit en théorie être effectuée dans les 30 jours.

Orange et Bouygues sont les bons élèves depuis longtemps avec « des niveaux élevés et relativement stables, avec une performance supérieure pour Orange sur l’ensemble de la période », selon l’Arcep. Elle observe que « SFR et Free montrent une amélioration progressive en 2025 réduisant l’écart avec les autres opérateurs, mais qui reste insuffisante » :

Au global, « le taux national moyen de malfaçons reprises sous 30 jours s’améliore, passant de 73 % en février 2025 à 82 % en août 2025, et les écarts entre les opérateurs commerciaux tendent à se réduire ».

Sur les abonnés affectés par au moins une panne au cours du mois, l’Arcep « observe des disparités entre les réseaux » :

Poursuivre les efforts

Elle ajoute observer, pour cet indicateur, « une relative stabilité […] malgré une hausse à 2,0 % en septembre 2025. La moyenne annuelle (sur douze mois glissants) s’établit à 1,74 % ».

Dans son communiqué, l’Arcep insiste sur le fait que si elle observe une stabilisation au niveau national, « les efforts engagés par la filière doivent se poursuivre, notamment sur les réseaux les plus dégradés ».

Notamment, elle explique que « les taux de pannes et d’échecs au raccordement observés sur certaines zones concernées par un plan de reprise demeurent souvent supérieurs aux standards du marché ».

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