Horloge de l’Apocalypse : pourquoi elle n’a jamais été aussi proche de minuit



L’ennui des enfants est une source de stress pour de nombreux parents modernes. Pourtant, loin d’être un vide inutile, ces moments de latence stimulent la créativité, renforcent la santé mentale et favorisent une autonomie indispensable au futur adulte.


Au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner, le pain est un aliment incontournable de nos tables. Pourtant, lorsqu’on est diabétique, il fait partie des aliments à éviter. Mais alors, par quoi le remplacer ? On vous dit tout.






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Le quotidien El Pais y voit une "décision courageuse", "à une époque où il est devenu normal de traiter les étrangers de criminels" : le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez a présenté mardi 27 janvier un projet de décret visant à accélérer la régularisation de près d'un demi-million de sans-papiers afin de faciliter leur intégration, une démarche à contre-courant de nombreuses politiques migratoires en Europe. Selon les estimations du gouvernement socialiste, quelque 500 000 personnes, principalement originaires d'Amérique latine, devraient bénéficier de cette mesure qui vise à intégrer les travailleurs immigrés.
La ministre des Migrations, Elma Saiz, a déclaré lors d'une conférence de presse que les personnes en situation irrégulière vivant en Espagne depuis au moins cinq mois à fin 2025 et n'ayant pas de casier judiciaire seraient éligibles au permis de séjour accéléré. Les demandes d'asile déposées avant la fin de l'année dernière seront également concernées.
Le titre de séjour sera valable un an - ou cinq ans dans le cas des enfants - et renouvelable. Les bénéficiaires pourront devenir des citoyens après dix ans, ou plus rapidement s'ils sont originaires de pays d'Amérique latine ou réfugiés. "Ce que nous faisons, c’est reconnaître et donner de la dignité, et offrir des garanties, des opportunités et des droits aux personnes qui se trouvent déjà dans notre pays", a déclaré Elma Saiz à la presse.
La croissance économique de l'Espagne a largement dépassé celle de la plupart des pays européens au cours des deux dernières années, en partie grâce à l'ouverture à l'immigration qui a dynamisé des secteurs clés tels que l'hôtellerie et les soins, et a renforcé l'État-providence.
"Nous renforçons un modèle migratoire fondé sur les droits de l'homme et l'intégration, compatible avec la croissance économique et la cohésion sociale", a aussi affirmé la ministre des Migrations, notant que les économistes de la région ont attribué la baisse du chômage et la forte croissance de l'Espagne en partie à son ouverture aux étrangers.
Des recherches menées par le groupe de réflexion Funcas suggèrent qu'environ 840 000 personnes, soit un tiers de tous les migrants non européens en Espagne, étaient sans papiers au début de l'année dernière. Ce chiffre s'élevait à environ 100 000 il y a huit ans.
La proposition de régularisation des sans-papiers, qui découle d'une initiative populaire signée par 700 000 personnes et soutenue par 900 groupes de défense des droits et par l'Église catholique, a été déposée il y a plus d'un an. Celle-ci est restée bloquée au Parlement, où l'exécutif est minoritaire et où les différends de l'ensemble de l'échiquier politique ont de ce fait paralysé la capacité du gouvernement à approuver des textes législatifs. Dans sa forme actuelle, le "décret royal" présenté par l'exécutif peut être promulgué par le cabinet dans un délai de quelques semaines sans passer par un vote des députés.
Autrefois favorable à la régularisation, le chef de l'opposition conservatrice, Alberto Nuñez Feijoo, a promis de renverser les politiques migratoires du gouvernement si son parti remporte les prochaines élections, qui auront lieu au plus tard l'année prochaine. "Dans l'Espagne socialiste, l'illégalité est récompensée", a-t-il notamment fustigé après les annonces de mardi. Allant plus loin encore, le leader du parti d'extrême droite Vox, Santiago Abascal, a accusé "Sanchez le tyran" d'"haïr le peuple espagnol" : "Il veut le remplacer", s'est-il offusqué.

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