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Reçu aujourd’hui — 11 février 2026 7.4 📜 Résumé - Infos

Banque de France, Conseil d’État… Après Montchalin à la Cour des comptes, ces autres nominations préparées par Macron

Après la nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes, d’autres désignations préparées par Emmanuel Macron pourraient susciter la polémique. À la Banque de France, au Conseil d’État… au risque d’alimenter les accusations selon lesquelles le chef de l’État chercherait à verrouiller les institutions.

Pourquoi la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes est-elle très controversée?

11 février 2026 à 15:26
⁠La ministre ​chargée des Comptes publics Amélie de Montchalin a été officiellement nommée mercredi à ​la tête de la Cour des comptes pour succéder à Pierre Moscovici. Sa nomination, avancée dans la presse ces ​derniers jours, a suscité de nombreuses critiques dans l'opposition. Précisions de Flore Simon, journaliste politique France 24.

En RDC, la diplomatie minière américaine se heurte à la résistance de la société civile

11 février 2026 à 15:59
L’administration américaine se heurte, en République démocratique du Congo, à l’impératif de concilier la sécurisation de ses approvisionnements en minerais stratégiques avec le respect des normes anticorruption de sa propre législation. La société civile congolaise conteste déjà la mainmise américaine sur les richesses du pays.

© PHOTO ASHLEY GILBERTSON/THE NEW YORK TIMES

Prêt européen à l’Ukraine : Jordan Bardella vote contre, et s’attire des critiques des autres camps

11 février 2026 à 15:55
Le Rassemblement national critique le « montage » de ce prêt, a expliqué un proche de Jordan Bardella, y voyant des « dérogations trop larges » pour des achats d’armes en dehors de l’Europe. Il reproche à ce prêt de reposer sur une hypothèse de remboursement par la Russie de réparations de guerre, plutôt que sur de véritables garanties européennes.

© LEWIS JOLY POUR « LE MONDE »

« Vers une annexion de facto », « une dépossession des Palestiniens » : les critiques se multiplient contre le plan d’Israël pour étendre son contrôle sur la Cisjordanie

11 février 2026 à 15:53
Les condamnations de la communauté internationale se sont poursuivies, mercredi, après les mesures prises par Israël visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie, où vivent quelque 3 millions de Palestiniens.

© HAZEM BADER/AFP

La Turquie veut-elle l’arme nucléaire ? Le silence lourd de sens du chef de la diplomatie

11 février 2026 à 15:50
Interrogé sur la possibilité de voir la Turquie entrer dans la course à l’armement nucléaire, mardi 10 février sur le plateau de la chaîne “CNN Türk”, le ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, a simplement fait planer un long silence. Ankara cultive l’ambiguïté sur ses intentions d’ouvrir un jour un programme de nucléaire militaire.

© PHOTO HANDOUT/TURKISH FOREIGN MINISTRY/AFP

Guerre en Ukraine : après un ultimatum américain, Kiev se prépare à des élections

11 février 2026 à 15:21

Les Ukrainiens pourraient se rendre aux urnes dans les prochaines semaines. Selon les informations du quotidien britannique, Volodymyr Zelensky devrait annoncer le 24 février - date anniversaire de l’invasion russe - la tenue d’une élection présidentielle. Un ultimatum tout droit venu des Etats-Unis. A la demande de Donald Trump, le pays devra organiser les deux tours du scrutin pour le 15 mai 2026 au plus tard, ou risquer de perdre les garanties de sécurité américaine. Le rendez-vous est double : les Ukrainiens seront également appelés à se prononcer sur l'accord de paix avec la Russie qui prévoit une cession des territoires de Donetsk et Lougansk. Un processus qui devra obligatoirement se dérouler par référendum, puisque la constitution ukrainienne dispose de l’indivisibilité de son territoire.

"Ils ont dit qu’ils voulaient tout faire d’ici juin […] pour que la guerre prenne fin", a confirmé Volodymyr Zelensky aux journalistes du Financial Times. L'objectif de Washington : clôturer le dossier ukrainien pour se concentrer sur les élections de mi-mandat, en novembre.Un agenda et des exigences intenables selon les responsables Ukrainiens et occidentaux sondés par le titre britannique, sceptiques à l'idée d'une coopération de Vladimir Poutine.

Quant à l’organisation d’un scrutin en tant que tel, la perspective n’enchante pas non plus Kiev. Depuis plusieurs mois, le président ukrainien qui n'a cessé de répéter l'impossibilité de tenir une élection en pleine loi martiale, malgré l'instance de Donald Trump. En décembre, le président des Etats-Unis s'en plaignait déjà à une journaliste de Politico : "Les Ukrainiens n’ont pas organisé d’élection depuis longtemps… Ils parlent de démocratie, mais arrive un moment où ce n’est plus une démocratie". En bref, la réthorique usuelle du Kremlin pour justifier sa guerre : Volodymyr Zelensky serait illégitime depuis mai 2024, date à laquelle sont mandat aurait dû prendre fin.

Des questions juridiques

Kiev n'a jamais fermé la porte à ce rendez-vous démocratique. "Je demande aux Etats-Unis de m’aider, peut-être avec nos collègues européens, à garantir la sécurité pour l’organisation d’élections… Et alors, dans les 60 à 90 prochains jours, l’Ukraine sera prête", avait déclaré Volodymyr Zelensky en décembre 2025. Une problématique toujours d’actualité alors que des millions d’Ukrainiens sont déplacés, qu’environ 20 % du territoire national est sous occupation russe, et que surtout, la population n’y est pas favorable.

Comme L'Express le soulignait en décembre, si 22 % des Ukrainiens soutiennent des élections après un cessez-le-feu avec des garanties de sécurité, les deux tiers pensent qu’elles ne devraient se tenir qu’après la fin de la guerre, selon l’Institut international de sociologie de Kiev. "Même chez les opposants de Zelensky, une majorité refuse des élections", observait Anton Hrouchetskyi, son directeur.

Mais face aux pressions américaines, Kiev n'a pas attendu l'ultimatum pour commencer à se préparer. Le 11 décembre, le président demandait déjà aux députés d'élaborer des amendements permettant d’organiser des élections sous loi martiale. Et les législateurs risquent d'avoir du pain sur la planche tant les problématiques juridiques sont nombreuses. Car, près de quatre ans de guerre plus tard, le code électoral semble obsolète. Aujourd'hui, selon la législation du pays, un candidat à la présidence doit avoir résidé uniquement en Ukraine au cours des dix dernières années, excluant de facto les réfugiés ou les prisonniers de guerre. Ensuite, comment décider quelle commune ne pourra pas voter pour des raisons de sécurité ? Ou comment mettre à jour le registre électoral ? Quelle légitimité pour une élections où les soldats, les déplacés et les réfugiés n'ont pas pu physiquement se rendre aux urnes ?

Pour tenter d’apporter réponse à ces questions, le Parlement ukrainien a prévu d’éplucher ces dossiers entre mars et avril. Un délai particulièrement court alors que la commission électorale du pays évoquait un délai de six mois pour relancer le processus électoral après la fin de la loi martiale.

Le scrutin de tous les dangers

Et le scrutin est exposé à une autre menace : celui des ingérences russes. Selon Olha Aivazovska, présidente du conseil d’administration de l’ONG Opora, une organisation de référence chargée de la surveillance des élections et du processus électoral en Ukraine, sans cessez-le-feu, la Russie pourrait facilement perturber le scrutin. Entre autres, l’omniprésence des drones russes "menace les bureaux de vote dans toute l’Ukraine", a-t-elle souligné dans les colonnes du Financial Times. En novembre, Olha Aivazovska tirait déjà la sonnette d’alarme auprès de L’Express : "Le risque d’ingérence russe est de 100 %. La Russie a systématiquement instrumentalisé le processus politique en Ukraine, pour s’assurer la loyauté de certains groupes au pouvoir".

La perspective de rivalités internes à l’Ukraine génère aussi des angoisses. "La compétition politique pendant la guerre est néfaste", a déclaré le maire de Kiev, Vitali Klitschko, au journal britannique. Et d’ajouter : "Nous pouvons détruire le pays de l’intérieur [ce qui est] l’objectif de la Russie".

Mais pour d’autres experts, la question des affrontements politiques est caduque. Si la popularité de Volodymyr Zelensky a effectivement décliné depuis le début de la guerre, son entourage ne doute pas de sa réélection, surtout si le vote pour l’élection est organisé en même temps que celui du référendum pour l’accord de paix.

© REUTERS

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