Quand Sony lance la PlayStation Vita en 2012, l’industrie ignorait encore qu’elle allait assister à un double enterrement : celui d’un certain fétichisme de la console portable surpuissante, et celui du Studio Liverpool. 14 ans plus tard, WipEout 2048 reste une profession de foi. Celle d'un studio capable de sublimer une saga née en 1995, tout en offrant à la petite console un condensé de violence chromatique et sonore.
Avant les panoramas grandioses de Breath of the Wild et les constructions improbables de Tears of the Kingdom, il n'y avait qu'un écran fixe, un gamin en tunique verte et une absence quasi totale de mode d'emploi. En 1986, The Legend of Zelda sur NES allait injecter une dose de chaos organisé dans une industrie encore coincée dans le carcan du scoring arcade et du scrolling forcé, tout ça en ne reposant que sur une seule chose : l'envie d'aller voir ce qui se cache derrière la colline d'à côté.