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Miguel H. Otero, journaliste vénézuélien : “La dictature chaviste est en train de s’autodétruire”

4 février 2026 à 13:53
Un mois après l’enlèvement de Nicolás Maduro par les forces spéciales des États-Unis, le 3 janvier, Miguel Henrique Otero, directeur du quotidien vénézuélien “El Nacional”, exilé à Madrid depuis 2015, revient sur les bouleversements et les espoirs nés de la nouvelle période qui s’est ouverte au Venezuela.

© Photo PEDRO MATTEY/AFP

Une femme brandit un drapeau vénézuélien lors d’une manifestation de soutien au gouvernement, à Caracas (Venezuela), le 3 février 2026.

Sommet sur les minerais à Washington : l’Afrique ne doit pas brader ses ressources

4 février 2026 à 12:20
Plusieurs délégations africaines sont attendues à la Maison-Blanche, le 4 février, pour un sommet sur les minerais critiques. Face à de nombreux appétits rivaux, dont celui de l’insatiable Chine, l’administration Trump tente de sécuriser et de renforcer ses approvisionnements. Mais, avertit le quotidien burkinabè “Le Pays”, attention à ne pas être dévoré par l’ogre américain.

© PHOTO ANDREW CABALLERO-REYNOLDS/AFP

Donald Trump dans le Bureau ovale, le 11 février 2025, à Washington (États-Unis).

Les îles Féroé bousculées par le conflit entre Washington et Copenhague sur le Groenland

4 février 2026 à 14:00
Ce territoire autonome de 56 000 habitants, qui compose le royaume danois avec le Groenland et le Danemark, rêve de plus d’indépendance et d’une reconnaissance internationale. Mais sans risquer de déstabiliser la sécurité dans la région.

© Ida Marie Odgaard via REUTERS

Aksel Johannesen, premier ministre des îles Féroé, à Thorshavn, le 17 juin 2025.

A Saint-Pierre-et-Miquelon, « pas d’inquiétude manifeste » chez les habitants face à Trump

4 février 2026 à 14:00
Les élus de l’archipel de 6 000 habitants, unique territoire français d’outre-mer situé dans l’Atlantique Nord, entendent intensifier le rapprochement avec le grand partenaire canadien, dans le contexte de tensions géopolitiques avec les Etats-Unis.

© JEAN-CHRISTOPHE LESPAGNOL/AFP

La ministre de la mer et sénatrice de Saint-Pierre-et-Miquelon, Annick Girardin, vote lors de l’élection présidentielle, à Saint-Pierres-et-Miquelon, le 23 avril 2022.

Dossiers Epstein : non le financier n’a pas inventé le bitcoin ou invité son créateur sur son île

4 février 2026 à 12:36
La publication des documents liés à l’affaire Epstein a donné lieu à de folles rumeurs sur le bitcoin : certains internautes affirment que le financier qui était incarcéré pour trafic sexuel serait l’inventeur de la cryptomonnaie. D’autres affirment qu’il aurait invité Satoshi Nakamoto, le véritable créateur du bitcoin, sur son île. Ces affirmations reposent sur des faux documents ou des emails interprétés de manière trompeuse.

Affaire Epstein: transparence totale ?

4 février 2026 à 11:31
En mettant plus de trois millions de documents à la disposition du public, le ministère américain de la Justice fait-il toute la transparence sur les turpitudes de Jeffrey Epstein et des personnalités qui gravitaient autour de lui ou noie-t-il les vraies responsabilités pour qu'elles passent inaperçues ? On va plus loin avec Patricia Allémonière et Anne Corpet.

Espionnage : comment la Russie a intercepté les communications de satellites européens

4 février 2026 à 12:16

La guerre de l'information se joue aussi en orbite dans l'espace. Selon des révélations faites par le journal britannique Financial Times, des communications non cryptées d'au moins douze satellites européens clés auraient été interceptées par deux appareils spatiaux russes. Autrement dit, la Russie, par le biais de deux satellites délibérément stationnés à proximité des engins européens, a pu intercepter des communications et peut-être d'autres données plus ou moins sensibles.

Manœuvres suspectes répétées en orbite

Les satellites espions russes en question, appelés "Luch-1" et "Luch-2", sont particulièrement surveillés par les instances européennes spatiales depuis plusieurs années, notamment parce qu'ils ont effectué des manœuvres suspectes répétées en orbite. Et ce, de façon plus intense ces trois dernières années, dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine. Toujours selon le Financial Times, qui a pu consulter les données orbitales, les deux satellites russes se sont attardés à proximité des engins européens pendant des semaines. Depuis son lancement en 2023, Luch-2 s'est approché de 17 satellites européens, rapporte le quotidien.

Les deux appareils russes sont soupçonnés de "faire des sigint (intelligence des signaux)", a déclaré le major-général Michael Traut, chef du commandement spatial de l'armée allemande, au Financial Times, faisant référence à la pratique consistant à rester à proximité des satellites de communication occidentaux. Ceux approchés par Luch-1 et Luch-2 sont principalement utilisés à des fins civiles, notamment pour la télévision par satellite, et dans de plus rares cas, pour des communications gouvernementales sensibles et militaires.

Possibles interférences

Auprès du journal britannique, un haut responsable européen s'est dit "préoccupé par le fait que des informations sensibles, notamment les données de commande des satellites européens, ne soient pas cryptées, car beaucoup ont été lancés il y a des années sans ordinateurs embarqués avancés ni capacités de cryptage". Les deux satellites russes auraient ainsi pu récupérer de nombreuses informations, alors que les engins européens ciblés desservent tout le continent européen ainsi que de grandes parties de l'Afrique et du Moyen-Orient.

Selon les analystes, les données collectées pourraient même permettre à la Russie de prendre le contrôle des satellites européens, et de manipuler leurs propulseurs pour les déplacer, voire les faire s'écraser sur Terre. En outre, les renseignements recueillis par Luch-1 et 2 pourraient également aider Moscou à coordonner des attaques plus lointaines contre les intérêts occidentaux.

Cet espionnage via satellites est loin d'être une nouveauté. Déjà en 2018, la ministre des Armées française de l'époque, Florence Parly, avait publiquement accusé la Russie "d’acte d’espionnage" contre le satellite militaire franco-italien Athena-Fidus, pour tenter d’intercepter des communications sécurisées. Le satellite Luch-1 était alors pointé du doigt. "Les réseaux satellites sont un talon d'Achille des sociétés modernes. Quiconque les attaque peut paralyser des nations entières", a de son côté déclaré le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius dans un discours prononcé en septembre dernier.

D'après plusieurs médias européens dont Le Parisien, le satellite Luch-1 aurait été détruit le 30 janvier dernier après une collision avec des débris spatiaux. Si Luch-1 semble hors d'état de nuire aux intérêts européens, la question de la vulnérabilité des satellites européens demeure prégnante.

© REUTERS

L'antenne d'un satellite Luch-1, à Jeleznogorsk en Russie le 2 avril 2014.
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