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A Detroit, Donald Trump insulte les siens

22 janvier 2026 à 18:00
Lors de sa visite, le 13 janvier, dans l’usine Ford de Detroit, Donald Trump a adressé un doigt d’honneur à un ouvrier qui l’interpellait sur l’affaire Epstein. La ville, fleuron de l’industrie automobile, qui a voté en masse pour le locataire de la Maison Blanche, était le théâtre, ce jour-là, de nombreuses manifestations contre sa politique et en hommage à Renee Good, la jeune femme tuée par la police de l’immigration à Minneapolis.

© Rebecca Cook / REUTERS

A Detroit (Michigan), des manifestants protestent contre la visite du président Donald Trump, le 13 janvier.

Guerre en Ukraine: un accord sur les garanties de sécurité trouvé entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump

22 janvier 2026 à 17:54
Volodymyr Zelensky affirme ce jeudi 22 janvier être parvenu à un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité pour son pays. "Les garanties de sécurité, c'est prêt" à déclaré le dirigeant ukrainien aux journalistes en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, après sa rencontre avec Donald Trump, ajoutant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux".

EN DIRECT, Groenland : « Personne d’autre n’est habilité à conclure des accords concernant l’île », dit le premier ministre groenlandais

22 janvier 2026 à 17:32
Quelques heures après un accord entre Donald Trump et le secrétaire général de l’OTAN pour que le premier renonce à une annexion, Jens-Frederik Nielsen a déploré ne pas savoir ce que contenait « l’accord concernant mon pays »

© OLIVIER LABAN-MATTEI/MYOP POUR « LE MONDE »

Dans le centre de Nuuk, la capitale groenlandaise, le 21 janvier 2026.

Donald Trump peut-il faire ça ? Comment le président des Etats-Unis met le droit à l’épreuve

22 janvier 2026 à 17:30
Donald Trump teste presque chaque jour les limites de son autorité. Si la résistance des contre-pouvoirs est faible, elle n’a pas totalement disparu.

© Julia Demaree Nikhinson / AP

Entouré de membres du Congrès, le président des Etats-Unis, Donald Trump, brandit son projet de loi signé sur les allégements fiscaux et les réductions des dépenses, à la Maison Blanche, à Washington, le 4 juillet 2025.

Après les inondations au Mozambique, l'Onu alerte sur une crise humanitaire

22 janvier 2026 à 17:28
Les graves inondations frappant le Mozambique ont déclenché une crise humanitaire qui s'aggrave rapidement et impacte déjà plus d'un demi-million de personnes, ont alerté mardi les Nations unies. "5 000 km de route sont endommagés, la route qui relie la capitale au reste du pays est impraticable." précise notre correspondante régionale, Caroline Dumay.

Le régime castriste en danger ? Comment les Etats-Unis veulent faire tomber le pouvoir cubain

22 janvier 2026 à 17:01

Après la chute de Nicolas Maduro au Venezuela, bientôt celle du régime castriste à Cuba ? Encouragé par le départ du pouvoir du président vénézuélien, Washington cherche cette fois activement à provoquer un changement de régime à Cuba d'ici la fin de l'année 2026, indique le Wall Street Journal (WSJ) dans un article détaillé. Donald Trump et ses soutiens n’ont pas caché leurs ambitions sur cette île ces dernières semaines. Le 11 janvier, sur son réseau Truth social, le président américain a ainsi exhorté Cuba à "accepter un accord" avec les Etats-Unis, sans préciser sa nature, "avant qu'il ne soit trop tard" et que le pays ne se retrouve sans pétrole ni argent vénézuéliens.

Washington n'a pas publiquement menacé d'utiliser la force militaire à Cuba. La Maison-Blanche en-a-t-elle vraiment besoin ? Selon le WSJ, des membres de l'administration Trump estiment en privé que le raid du 3 janvier qui a permis d'exfiltrer Nicolas Maduro vers les Etats-Unis devrait constituer une menace implicite pour La Havane. Ce raid nocturne visant à capturer Nicolas Maduro a bénéficié de la complicité d'un informateur au sein du cercle rapproché du dirigeant vénézuélien, ont indiqué au quotidien américain des responsables de l'administration Trump. Signe de la proximité entre le Venezuela et Cuba, cette opération militaire américaine à Caracas a coûté la vie à 32 soldats et agents de renseignement cubains appartenant à la protection de Nicolas Maduro.

Un Cubain pour succéder au régime castriste… avant Marco Rubio ?

Pour l'île de 9,6 millions d'habitants, l'administration Trump n’envisage pas d’enlèvement. Elle recherche des personnes influentes au sein du gouvernement cubain susceptibles de faciliter un accord visant à chasser le régime communiste du pouvoir d'ici la fin de l'année, selon des sources proches du dossier interrogées par le WSJ. Un responsable américain indique à nos confrères que, lors de rencontres avec des exilés cubains et des organisations de la société civile à Miami et à Washington, les autorités américaines se sont attachées à identifier, au sein du gouvernement actuel, une personne qui sera disposée à négocier… en attendant de confier le pouvoir à Marco Rubio ? Donald Trump a partagé le 10 janvier un message suggérant que son secrétaire d'Etat, né de parents immigrés cubains, pourrait devenir un jour président de Cuba. Le président américain a republié sur Truth Social un message de l'utilisateur Cliff Smith affirmant : "Marco Rubio sera président de Cuba", accompagné d'un émoji rieur, ajoutant en commentaire : "Cela me paraît très bien !".

Actuellement, le régime cubain est toujours dominé par Raúl Castro, 94 ans, le frère cadet de Fidel, tandis que le président Miguel Díaz-Canel, 65 ans, considéré comme un apparatchik, gère les affaires courantes. Renverser le gouvernement en place devrait toutefois être une mission difficile. En près de 70 ans d'existence, le régime castriste n'a jamais été disposé à négocier des changements de son système politique et n'a mis en œuvre que des réformes économiques mineures et sporadiques. "Les Cubains sont bien plus difficiles à convaincre" que les Vénézuéliens, affirme au WSJ Ricardo Zúñiga, ancien membre de l'administration Obama qui a participé aux négociations lors de la brève détente entre les Etats-Unis et Cuba de 2014 à 2017. "Personne ne tenterait de collaborer avec les Etats-Unis."

L'économie cubaine au bord de l'effondrement ?

Les Etats-Unis estiment malgré tout que la période est propice au renversement du régime. L'administration Trump veut en effet croire que l'économie cubaine est au bord de l'effondrement et que le gouvernement n'a jamais été aussi fragile depuis la perte de son allié essentiel. Les évaluations des services de renseignement américains dressent un tableau sombre de l'économie cubaine, minée par des pénuries chroniques de produits de première nécessité et de médicaments, ainsi que par des coupures de courant fréquentes.

Dans la tête de Washington, le changement de régime serait donc facilité aussi bien par le contexte économique que politique, avec la chute de Nicolas Maduro. Le destin de Cuba est depuis longtemps lié à celui du Venezuela : le pétrole vénézuélien subventionné est un pilier de son économie depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chávez en 1999. Washington fait désormais pression sur la nouvelle présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, pour mettre un terme aux livraisons de pétrole vers Cuba. Washington entend donc affaiblir le régime en coupant cet approvisionnement, indispensable au fonctionnement de l’île. La Havane pourrait ainsi se retrouver à court de pétrole d'ici quelques semaines, paralysant ainsi son économie.

De son côté, le régime cubain, n’entend évidemment pas laisser les clés du pays. "Il n'y a ni reddition ni capitulation possible, pas plus qu'un quelconque accord fondé sur la coercition ou l'intimidation", a déclaré Miguel Díaz-Canel lors d'une récente commémoration des membres des forces de sécurité cubaines tués à Caracas. Face à la montée des tensions avec les Etats-Unis, Cuba a observé une journée nationale de défense dimanche. Les Cubains s'entraînaient à une "guerre de tout le peuple" pour repousser les envahisseurs.

Par le passé, le régime a résisté à des années de pressions américaines intenses, depuis le débarquement de la Baie des Cochons en 1961, soutenu par la CIA, jusqu'à l'embargo sévère imposé en 1962 et qui s'est durci au fil du temps.

© REUTERS/Norlys Perez

Le président cubain Miguel Diaz-Canel brandissant un drapeau cubain avec d'autres manifestants lors d'une marche devant l'ambassade des Etats-Unis pour protester contre Washington.

Un pétrolier "en provenance de Russie" a été arraisonné par la Marine nationale, annonce Emmanuel Macron

22 janvier 2026 à 16:31

La marine française a intercepté jeudi 22 janvier un pétrolier russe sous sanctions internationales en Méditerranée. "Nous ne tolérerons aucune violation. Ce matin, la Marine nationale française a arraisonné un pétrolier en provenance de Russie, soumis à des sanctions internationales et soupçonné de naviguer sous faux pavillon. L'opération s'est déroulée en haute mer Méditerranée, avec le soutien de plusieurs de nos alliés. Elle a été menée dans le strict respect de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", déclaré le président français Emmanuel Macron sur X.

"Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à assurer l'application effective des sanctions. Les activités de la "flotte de l'ombre" contribuent au financement de la guerre d'agression contre l'Ukraine", a-t-il ajouté précisant qu'une enquête judiciaire a été ouverte.

We will not tolerate any violation.

This morning, the French Navy boarded an oil tanker coming from Russia, subject to international sanctions and suspected of flying a false flag.

The operation was conducted on the high seas in the Mediterranean,… pic.twitter.com/zhXVdzPx1r

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 22, 2026

"Menée sur la base de l'article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, cette opération visait à vérifier la nationalité d'un navire soupçonné d'arborer un faux pavillon (...) après la montée à bord de l'équipe de visite, l'examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré", a indiqué la préfecture maritime de la Méditerranée dans un communiqué.

Le navire a été dérouté et "est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications", a ajouté la préfecture qui précise que cette action a été menée en coopération avec les alliés de la France dont le Royaume-Uni.

En octobre dernier, la Marine française avait arraisonné au large des côtes bretonnes un pétrolier sous sanctions européens pour son appartenance à la flotte fantôme russe, utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole.

© Etat major des armées / France

La marine nationale française a arraisonné ce jeudi 22 janvier en mer Méditerranée "un navire pétrolier en provenance de Russie".

Le passage de Rafah rouvrira la semaine prochaine, annonce l'administrateur de Gaza

22 janvier 2026 à 14:42
Ali Shaath, administrateur de Gaza nommé par le Conseil de la paix de Donald Trump, a annoncé jeudi que le passage de Rafah entre le territoire palestinien et l'Égypte rouvrira "dans les deux sens" la semaine prochaine. La réouverture de ce poste-frontière fait partie du plan de trêve annoncé par le président américain en octobre, mais il était resté fermé jusqu'à présent.

Brave1, l’armurerie en ligne de l’Ukraine qui fournit ses troupes sur le terrain, une plateforme efficace mais qui montre ses limites

22 janvier 2026 à 17:00
Conçu pour stimuler l’innovation dans le secteur de la défense afin de compenser la supériorité numérique et matérielle de la Russie, cet outil permet aux unités de l’armée ukrainienne de se fournir rapidement. Au risque de plafonner à un certain niveau de technicité.

© TETIANA DZHAFAROVA/AFP

La page web de la plateforme Brave1 Market, à Kiev le 9 juillet 2025.

EN DIRECT, guerre en Ukraine : Zelensky dit avoir un accord avec Trump sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, mais la question des territoires de l’Est n’est « pas encore résolue »

22 janvier 2026 à 16:38
Le président ukrainien était au sommet de Davos, où a eu lieulieu une courte rencontre avec le président américain. Auparavant, il avait reproché à une Europe « fragmentée » son manque de « volonté politique » à l’égard de la Russie.

© Romina Amato / REUTERS

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