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Mikaa Mered, spécialiste du Groenland : "L'Otan n'a absolument pas la légitimité de négocier avec Donald Trump"

26 janvier 2026 à 05:45

Est-ce sa peur panique de l’échec qui a conduit Donald Trump à changer de stratégie sur le Groenland ? Lui qui promettait une "annexion" façon Vladimir Poutine a subitement oublié le vocabulaire militaire et assuré, le 21 janvier, lors du Forum économique mondial à Davos, avoir conclu avec le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, le "cadre d'un futur accord" lui ouvrant "l’accès total" à ce territoire arctique. "Il n’y a pas de fin, il n’y a pas de limite dans le temps […] Nous obtenons tout ce que nous voulons, sans aucun coût", a-t-il claironné dans un entretien accordé à Fox Business.

Derrière ces fanfaronnades, le revirement spectaculaire de Donald Trump révèle l’absence de plan de son administration sur ce dossier. Et pour cause : l’armée américaine n’a ni les capacités d'envahir ni de mettre la région sous blocus, selon Mikaa Blugeon-Mered, chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Qu’il le veuille ou non, si Donald Trump veut étendre son influence, il dépend de ses partenaires européens. Entretien.

L’Express : Donald Trump semble avoir abandonné – à ce stade – l’option militaire au Groenland. Un choix pragmatique ?

Mikaa Blugeon-Mered : Il y a fort à parier que lorsque Trump s’est tourné vers ses "joint chiefs" - le Comité des chefs d'état-major interarmées – pour leur demander un plan d'invasion du Groenland, il ait vu des mines déconfites. Simplement parce qu'il n'y a pas de plan. Personne n'a prévu de faire la guerre sur ce territoire. Par conséquent, il n'y a pas eu d'investissement, de moyens, d'exercice dédié à ce genre de scénario. La réalité, c’est que les Américains dépendent en partie de leurs partenaires européens pour évoluer dans cette zone.

Les capacités américaines dans la région sont limitées. L’armée n’a qu’une division spécialisée dans le combat en conditions arctiques extrêmes : la 11ème division aéroportée, qui est positionnée en Alaska sur la base interarmées Elmendorf-Richardson. Les moyens techniques dont disposent les forces spéciales françaises, britanniques, suédoises, finlandaises, danoises, sont meilleurs. Ces troupes sont plus nombreuses et formées puisqu’elles mènent des exercices en milieu de très grand froid Arctique groenlandais bien plus régulièrement que cette division basée en Alaska.

Dans le détail, l'infrastructure sur laquelle les Américains peuvent se baser au Groenland est leur base de Pituffik, où 150 hommes sont stationnés à l’année, dont une quarantaine formés au combat. Cette base n'est accessible que par les airs puisque la glace empêche l’arrivée par la mer, et se trouve très excentrée par rapport à la capitale, Nuuk. A moins de ne rencontrer aucune résistance, ce n’est pas à partir de Pituffik que l’armée va pouvoir prendre Nuuk, à 1 500 kilomètres de là. Rappelons qu’il n’y a pas de route au Groenland, donc pas de profondeur de terrain qu’une armée pourrait utiliser d'une localité à une autre.

Sur le plan maritime, les Américains ont peu de moyens sur cette zone. Ils sont très performants sur la navigation sous-marinière en Arctique et disposent même de sous-marins capables de briser un mètre de glace. En revanche, ils n’ont pas les moyens de contrôler cette zone pour y imposer une forme de blocus ou même simplement pour y établir des activités minières. Pour une raison simple : ils n’ont qu’un seul brise-glace lourd, le Polar Star, vieux de plus de 50 ans, qui ne navigue que six mois par an, pour être réparé à Seattle le reste du temps. Bref, la marine américaine ne peut pas compter sur ce brise-glace. Que reste-t-il ? Des petits brise-glace appelés des "cutters", car ils coupent la glace mais ne la brisent pas. Ces bateaux, dits de moyenne capacité, sont basés en Alaska. Pour les faire venir jusqu'au Groenland, il faudrait qu'ils passent par la route maritime du nord-ouest, donc à travers les îles canadiennes. Là, on peut tout à fait imaginer que les Canadiens jouent de leur maîtrise territoriale pour empêcher le passage. Or, ils ont déjà dit qu’ils défendraient le Groenland en cas d’attaque, car pour le Canada il y aurait alors un risque existentiel d'être pris en étau par les États-Unis sur les trois volets : Nord-est, nord-ouest et sud.

Bref, sans le matériel maritime ni la supériorité aérienne, il semble très difficile d’établir un blocus comme en rêverait Trump. La réalité, c’est que les Américains dépendent des Européens dans cette région.

A défaut d’une prise de ce territoire par la force, Donald Trump affirme avoir conclu le "cadre d'un futur accord" avec Mark Rutte, le Secrétaire général de l’Otan.

D’abord, l’Otan n’a absolument pas la légitimité de négocier quoi que ce soit qui relève des enjeux liés aux minerais ou à la souveraineté avec l'un de ses États membres pour le compte d’un autre État membre. Mark Rutte n’a pas de mandat. La Première ministre danoise l’a confirmé. Bref, s’il y a accord, juridiquement il vaut zéro, à moins d'être avalisé par le Danemark et le Groenland.

Y a-t-il encore un adulte dans la pièce à la Maison-Blanche ? Ou au Pentagone ?

En toute sincérité, je l’ignore. Ce n’est clairement pas J.D. Vance, ni le secrétaire à la guerre Pete Hegseth, ni le conseiller à la sécurité intérieure Stephen Miller, pas plus que Thomas Dans, le président de la commission de recherche sur l'Arctique, un businessman qui n’a rien à voir avec la recherche. Ce n’est pas Marco Rubio non plus, même s’il est un peu plus discret sur ce dossier… Au niveau des états-majors, Donald Trump a procédé à des purges début 2025, des généraux et des amiraux très expérimentés ont été remplacés par des affidés politiques. Donc, je ne sais pas.

Peut-être que le dernier "adulte dans la pièce" est le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, qui voit bien le risque d'une relâche massive des détentions de bons du trésor américain sur les marchés financiers par les Européens, ce qui aurait évidemment un impact massif…

Les Etats-Unis ont longtemps eu une présence beaucoup plus importante au Groenland… Et ils s’y sont parfois cassé le nez ?

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les Américains avaient cette capacité de mouvance sur glace, acquise notamment grâce à l’explorateur franco-américain Paul-Émile Victor, qui s’engage dans l’US Air force comme pilote et parachutiste. Il y crée l’escadrille "Search and Rescue" pour l’Alaska, le Canada et le Groenland. Des troupes américaines étaient présentes depuis la signature en 1941 d’un accord entre le gouvernement américain et l’ambassadeur danois aux Etats-Unis. Et en 1946, le président Truman a proposé 100 millions de dollars en or pour acquérir le territoire.

Pendant la guerre froide, les Américains ont développé leur présence sur le Groenland. Le nord-ouest de l’île les intéressait tout particulièrement car si on prenait les azimuts, c'est-à-dire les trajectoires de tirs des missiles balistiques intercontinentaux russes et qu'on tirait de la péninsule de Kola vers la côte américaine, ils passaient nécessairement par le Groenland ou juste à côté. D’où la volonté d’ériger cette base à Thulé. Elle est construite en quatre mois dans le plus grand secret. Nom de code : opération Blue Jay.

Mais ce n’est pas tout. Les Américains veulent aussi établir au Groenland une capacité de frappe nucléaire en riposte, donc de second niveau. C’est le cœur du projet "Iceworm", autre programme secret de l’armée américaine qui visait à construire une ville souterraine abritant un réseau de sites mobiles de lancement de missiles nucléaires sous la calotte glaciaire du Groenland. Tout cela sous couvert de recherche scientifique.

C’était dans la logique du "projet Manhattan" commencé en 1942 pour fabriquer la bombe atomique : on crée quelque chose au milieu de nulle part, en l’occurrence dans le désert du Nouveau-Mexique (où s’est tenu l’essai Trinity en juillet 1945). On était dans cette époque où il y avait cette hubris-là : on l’a fait, on peut le refaire, envers et contre tous les éléments. Ils ont essayé, et puis ils ont été limités. Non seulement la gestion troglodytique de la base était faramineuse – avec la neige, le risque élevé de suffocation -, mais les conditions de ravitaillement se sont avérées très complexes.

Jusqu'où est allé ce projet ?

Le coup d’arrêt est venu après le crash d’un bombardier B-52 de l'US Air Force le 21 janvier 1968, près de la base aérienne de Thulé. Il transportait quatre ogives nucléaires, qui se sont dispersées dans la glace. L’administration américaine a tout fait pour couvrir cette affaire, avec la complicité du gouvernement danois. Ils ont prétendu qu’il n’y avait pas de risque de contamination. La réalité était toute autre : il y a bien eu une contamination radioactive d'un certain nombre de blocs de glace, qui se rapprochent aujourd’hui dangereusement de l'eau, risquant alors de contaminer la vie marine de subsistance dont dépendent les peuples Inughuit. C’est une bombe à retardement écologique, dont tout le monde au Groenland a conscience aujourd’hui - et qui explique en partie la méfiance de la population vis-à-vis des Américains sur place.

Du reste, les installations enfouies sous la calotte glaciaire dans le cadre du projet Iceworm ont été abandonnées. Tout le matériel d'enrichissement, les matériaux de base de construction sont enfermés dans la glace et se déportent petit à petit vers la mer, bien plus vite qu'anticipé en raison du changement climatique. Qu’en fait-on ? Les Américains vont-ils dépolluer la zone un jour ? Ces questions restent aujourd'hui sans réponse.

© REUTERS

Donald Trump a clairement exprimé sa volonté de posséder le Groenland.

Mai Sato, rapporteure de l’ONU sur l’Iran : « Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes »

26 janvier 2026 à 06:00
La rapporteure spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran estime, dans un entretien au « Monde », que la coupure Internet dans le pays a dissimulé l’ampleur réelle des tueries lors de la répression par le régime au début du mois de janvier.

© Vahid Online via Telegram

« La communauté internationale doit défendre les Kurdes de Syrie »

26 janvier 2026 à 06:00
Alors que l’Union européenne s’est engagée, début janvier, à verser une aide de 620 millions d’euros à la Syrie, plus de 400 personnalités appellent, dans une tribune au « Monde », à ne pas sacrifier les droits humains et les aspirations des peuples sur l’autel des intérêts économiques et géopolitiques.

© BLANCA CRUZ/AFP

Des manifestants brandissent un immense drapeau du Rojava, la région kurde de Syrie, lors d’une manifestation de solidarité avec les Kurdes du nord de la Syrie, place de la République, à Paris, le 24 janvier 2026.

En Angleterre, le combat des mères de Corby contre le poison lent de la pollution industrielle

26 janvier 2026 à 05:45
A Corby, ancien haut lieu de la sidérurgie anglaise, le démantèlement de l’aciérie a massivement exposé la population à des substances toxiques. Pollutions diffuses, malformations, cancers pédiatriques : des mères de famille mènent un combat de longue haleine pour faire prendre conscience au pays de cet enjeu majeur de santé publique.

© Raphaël Neal/Agence VU’ pour « le monde »

Maggie Mahon, chez elle à Corby (Royaume-Uni), le 15 janvier 2026.

Après la mort d’Alex Pretti à Minneapolis, la politique d’immigration de Donald Trump plus contestée que jamais

26 janvier 2026 à 05:29
Le président américain tente en vain de convaincre l’opinion que les démocrates et les protestataires sont responsables des violences causées par l’opération « Metro Surge », alors que sa stratégie de tension est remise en question jusque dans son camp.

© ROBERTO SCHMIDT/AFP

Une foule de manifestants opposés à la police de l’immigration et des douanes (ICE) défile dans les rues du centre-ville de Minneapolis, dans le Minnesota, le 25 janvier 2026.

Brésil : la foudre s’abat sur une manifestation de partisans de Jair Bolsonaro et fait 89 blessés

26 janvier 2026 à 03:20
Des milliers de manifestants s’étaient rassemblés dimanche sous une pluie battante pour réclamer une « amnistie » de l’ancien président d’extrême droite, incarcéré dans la capitale brésilienne.

© SERGIO LIMA/AFP

Les partisans du député fédéral brésilien Nikolas Ferreira et de l’ancien président Jair Bolsonaro défilent lors d’une marche à Brasilia, le 25 janvier 2026.

Pression américaine pour ouvrir le passage de Rafah

26 janvier 2026 à 02:06
Les émissaires du président américain Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff ont exhorté le Premier ministre Netanyahu à rouvrir le passage de Rafah, fermé depuis mai 2024, sans attendre la restitution de la dépouille de Ran Gvili. Ce poste-frontière est un point d'entrée essentiel de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza. 

Gaza : Israël annonce une "réouverture limitée" du poste-frontière de Rafah

26 janvier 2026 à 01:10
Dans le cadre du plan de paix de Donald Trump, le gouvernement israélien a accepté une "réouverture limitée" du passage frontalier de Rafah "aux piétons et soumise à un mécanisme d'inspection israélien complet". Elle reste conditionnée à la restitution de la dépouille du dernier otage israélien retenu à Gaza, Ran Gvili. 

Au Venezuela, où le processus de libération avance au compte-gouttes, plus de 100 prisonniers relâchés

26 janvier 2026 à 02:53
Depuis son investiture le 5 janvier, la présidente par intérim Delcy Rodriguez, sous pression de Washington, a promis des libérations de prisonniers politiques, mais opposition et ONG dénoncent la lenteur du processus.

© Juan Carlos Hernandez/REUTERS

Carlos Andres Perez, libéré de prison, devant le complexe pénitentiaire « El Libertador », dans le cadre des libérations de prisonniers décidées par le gouvernement vénézuélien, à Tocuyito, le 25 janvier 2026.

Deuxième Américain tué à Minneapolis : Clinton et Obama appellent les Américains au sursaut

25 janvier 2026 à 17:11
Après la mort d'un deuxième citoyen à Minneapolis, tué par la police fédérale, l'ex-président Barack Obama appelle à un "sursaut", quand son prédécesseur Bill Clinton exhorte les Américains à "se lever". Le président Donald Trump a imputé, dimanche, ces événements aux dirigeants démocrates.

Israël annonce une « réouverture limitée » du poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte

26 janvier 2026 à 01:37
La réouverture partielle du passage frontalier sera « réservée aux piétons et soumise à un mécanisme d’inspection israélien complet », annonce l’Etat hébreu, sans en préciser la date.

© Stringer/REUTERS

Un camion entre dans la bande de Gaza après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, au poste-frontière de Rafah, en Egypte, le 16 octobre 2025.

Ukraine: à Odessa, parler de la guerre aux enfants

26 janvier 2026 à 00:13
En Ukraine, voilà déjà bientôt quatre ans que l’invasion russe bouleverse le quotidien des familles. Le soir, à table, la guerre est souvent un sujet tabou. Alors c’est à l’école que le dialogue est initié, par des questions et des réponses entre professeurs et enfants, ou encore des activités artistiques. Théo Renaudon, correspondant en Ukraine, nous immerge aujourd'hui dans la classe de Madame Olikova, institutrice pour des enfants ukrainiens de 10 à 11 ans dans l’école primaire n°19 d’Odessa, dans le sud du pays. Chaque matin, la journée commence par une minute de silence. Puis, la classe commence.

L'ONU alerte face au "risque de violences massives contre les civils" au Soudan du Sud

26 janvier 2026 à 00:25
Des experts indépendants de l'ONU ont fait part, dimanche, de leurs craintes face au risque de "violences massives contre les civils" au Soudan du Sud, après des propos "incendiaires" de certains responsables militaires. La situation est particulièrement tendue à Jonglei, théâtre depuis fin décembre d'affrontements entre l'armée et le SPLA-IO.

L’UNRWA affirme que son siège à Jérusalem, partiellement démoli par les autorités israéliennes, a été incendié

26 janvier 2026 à 00:05
Israël avait saisi et commencé à détruire, mardi, les locaux de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens. L’organisation dénonce une « tentative continue de démanteler le statut des réfugiés palestiniens ».

© Mahmoud Illean/AP

Des bulldozers israéliens démolissent un complexe de l’UNRWA, à Jérusalem-Est, le 20 janvier 2026.

Volodymyr Zelensky

25 janvier 2026 à 23:59
Né le 25 janvier 1978 à Kryvyï Rig, une ville industrielle ukrainienne au cœur d'une région majoritairement russophone, Volodymyr Zelensky a succédé à Petro Porochenko et est devenu président de l'Ukraine le 20 mai 2019. Avant de se lancer en politique, il s'était forgé une belle carrière dans la comédie - en Ukraine, comme en Russie d'ailleurs. À partir de 2015, il interprète dans Le Serviteur du peuple, une série à succès, un professeur d'histoire honnête mais naïf qui devient par hasard président de l'Ukraine. La fiction rattrape donc la réalité avec son élection en 2019 par des Ukrainiens fatigués de leur classe politique corrompue et de leur président milliardaire, Petro Porochenko. Si Volodymyr Zelesnky n'a pas su répondre aux attentes de ses électeurs au début de son mandat, la guerre a tout changé. Quelques semaines avant l'invasion russe du 24 février 2022, sa présidence semblait en perte de vitesse, l'ancien comédien peinant à tenir ses promesses électorales dans un pays rongé par la pauvreté et la corruption. Facile alors pour ses rivaux de dire que le costume présidentiel est trop grand pour un amuseur public. Et aux Occidentaux de se désoler que le nouveau dirigeant ukrainien se montre incapable de réformer le pays. Quand, à l'aube du 24 février 2022, Vladimir Poutine lance l'invasion de l'Ukraine, Moscou est convaincu que l'offensive sera courte, que le faible pouvoir ukrainien s'écroulera. Kiev, Kharkiv, Lviv, Dnipro, Odessa: toutes les grandes villes ukrainiennes sont frappées, l'armée russe se dirige vers la capitale ukrainienne. Volodymyr Zelensky marque les esprits, apparaissant dans une vidéo filmée devant les bâtiments de l'administration présidentielle, en plein centre de Kiev, flanqué de ses conseillers. Depuis, Volodymyr Zelensky et son armée ont infligé des humiliations surprises à Vladimir Poutine: en avril 2022, le Kremlin renonce à Kiev, en septembre il perd la région de Kharkiv puis en novembre Kherson, capitale de la région éponyme. Faisant de lui son homme de l'année, le quotidien britannique Financial Times n'hésite pas à le comparer à Winston Churchill, chef de guerre britannique face aux nazis. Lui-même présente régulièrement son pays comme un rempart face à l'impérialisme russe, en défenseur des valeurs démocratiques, comme en juin, lorsqu'il dit devant les députés tchèques que Moscou vise "un vaste territoire de Varsovie à Sofia, de Prague à Tallinn".

Reçu hier — 25 janvier 2026 6.2 📰 Infos Monde
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