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Des artistes et des chercheurs dénoncent les restrictions d’accueil de Gazaouis en France

26 janvier 2026 à 20:04
Le programme français d’accueil Pause, créé en 2017, a suspendu en janvier l’instruction des dossiers des universitaires et des artistes de Gaza, a déploré le collectif Maan pour les artistes de Gaza, lundi.

© OMAR AL-QATTAA / AFP

Des tentes abritant des personnes déplacées sont installées sur le terrain endommagé de l’université islamique de Gaza, le 3 janvier 2026.

Incendie de Crans-Montana : le gouvernement italien exige une enquête conjointe avec la Suisse

26 janvier 2026 à 20:00
Tant que cette condition ne sera pas remplie, Rome a prévenu que son ambassadeur en Suisse, rappelé samedi, ne reprendrait pas ses fonctions sur place. Six jeunes Italiens ont péri dans l’incendie du bar Le Constellation la nuit du Nouvel An.

© MAXIME SCHMID / AFP

Devant le bar Le Constellation, à Crans-Montana, en Suisse, le 2 janvier 2026.

EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky affirme que la remise en état du secteur énergétique après les bombardements russes se poursuit jour et nuit

26 janvier 2026 à 19:46
Le président ukrainien a, par ailleurs, annoncé que de nouvelles réunions trilatérales devraient se tenir dans la semaine, après les pourparlers entre les délégations russe, ukrainienne et américaine qui ont eu lieu la semaine dernière à Abou Dhabi.

© PETRAS MALUKAS / AFP

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Vilnius (Lituanie), le 25 janvier 2026.

"Il y a des gens qui étaient là depuis deux, trois ans": un Français raconte sa détention par l'ICE aux États-Unis

26 janvier 2026 à 19:39
Alors que la police de l'immigration a fait deux victimes ces dernières semaines à Minneapolis, ses méthodes brutales sont de plus en plus décriées outre-Atlantique. Julien Pereira, 26 ans, a habité six ans aux États-Unis et a été détenu pendant un mois par l'ICE. Il témoigne d'un climat de "peur" que font régner les agents.

Froid polaire aux Etats-Unis : au moins 21 morts, plus de 800 000 foyers sans électricité

26 janvier 2026 à 19:24
Cette vague de froid, qui s’explique par l’action d’une masse d’air arctique, est considérée par certains spécialistes comme l’un des pires épisodes hivernaux de ces dernières décennies dans le pays.

© JOSEPH PREZIOSO / AFP

Une femme déneige sa maison à Winthrop (Massachusetts), aux Etats-Unis, le 26 janvier 2026.

Nigeria : l’armée va juger des officiers pour une tentative de coup d’Etat en 2025

26 janvier 2026 à 19:14
L’armée nigériane avait annoncé en octobre que 16 officiers avaient été arrêtés pour « problèmes d’indiscipline ». En annonçant leur jugement, elle reconnaît l’existence d’un complot contre le président nigérian, Bola Tinubu, que le gouvernement avait initialement nié.

© Temilade Adelaja/REUTERS

Le président nigérian, Bola Tinubu, lors de sa cérémonie d’investiture, à Abuja, le 29 mai 2023.

Le corps de Ran Gvili, «défenseur d’Aloumim» et dernier otage israélien, a été rendu par le Hamas

26 janvier 2026 à 18:30
RÉCIT - Après 843 jours de captivité à Gaza, le corps de ce sous-officier de la police israélienne, tombé en défendant le kibboutz Aloumim le 7 octobre 2023, a été restitué à Israël. Son retour referme un chapitre ouvert par l’attaque du Hamas.

© Stanislas Poyet / Le Figaro

À l'entrée de la petite ville de Meitar, le portrait de Ran Gvili, enlevé le 7-octobre et dernier otage décédé dont le corps a été rendu le 26 janvier 2026..

En Iran, 18 jours sans Internet : un black-out qui met en péril tout un pan de l'économie

26 janvier 2026 à 19:04

Des familles sans nouvelles de leurs proches, des parents coupés de leurs enfants, des personnes qui s'inquiètent du sort d'amis d'activistes... Depuis le 8 janvier, une avalanche de messages demeure encore sans réponse sur les téléphones iraniens. Même si l'on note une légère reprise des connexions ces derniers jours, la population iranienne reste encore plongée dans un black-out numérique quasi complet.

Comme il l’a déjà fait par le passé, le régime iranien a décidé de couper l’accès au réseau alors que les manifestations, démarrées le 28 décembre, prenaient de l’ampleur. A mesure que le voile numérique se lève progressivement sur l'Iran, l'ampleur du massacre grandit : au moins 5 400 manifestants ont été tués selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), qui dit enquêter sur près de 17 000 autres décès possibles. Ce week-end, le magazine américain Time a avancé le nombre de 30 000 victimes en s’appuyant sur des sources au sein du ministère iranien de la Santé.

Tandis que les familles à l’étranger en sont réduites à guetter la moindre bribe d’information, le blocage d'Internet fait d'autres victimes : les acteurs économiques dont les revenus dépendent de leur activité en ligne. Dans un pays où plus de 80 % de la population est connectée, la plupart de ces d'entrepreneurs passent par les réseaux sociaux, notamment Instagram, WhatsApp ou Telegram, pour réaliser leurs transactions.

Un rapport du Centre de statistiques de l’Iran, datant de 2021, indiquait que l'emploi de 11 millions d'Iraniens dépendait des réseaux sociaux, pour vendre des vêtements ou des produits d’artisanat par exemple. Et ce, alors que l'accès aux géants du web - quasiment tous Américains - est systématiquement entravé. Après la vague de colère provoquée par la mort en détention de Mahsa Amini en septembre 2022, le régime avait suspendu pendant près de deux ans l’accès à Instagram et à WhatsApp, qui étaient devenues les plateformes les plus utilisées depuis les précédentes interdictions visant YouTube, Facebook et Twitter. Pour contourner la censure, les Iraniens ont massivement recours à des VPN. Ces outils permettent de simuler une connexion depuis l’étranger, mais ils ne suffisent pas en cas de blocage intégral du réseau. Une déconnexion forcée dont restent exemptés les hauts dirigeants du régime, qui n’ont cessé de poster leur communication officielle sur X.

"Des entreprises meurent"

La situation actuelle suscite une inquiétude bien plus vive qu’auparavant. "La résilience de ces commerces est faible, et chaque jour où Internet est coupé, des entreprises meurent, a récemment mis en garde Pashootan Pourpezeshk, l’un des responsables de l'Association iranienne des entreprises en ligne. Le marché numérique a déjà été frappé de plein fouet par les événements de 2022 et par la guerre (NDLR: la "guerre de 12 jours" avec Israël en juin 2025), mais il avait réussi par deux fois à se redresser. Aujourd'hui, (les acteurs du web) sont privés d'Internet sur une trop longue période."

D’une durée sans précédent, cette coupure numérique totale risque de tuer de nombreuses entreprises au sein d'une économie déjà moribonde. C'est son effondrement qui avait jeté les bazaris dans la rue, au départ de la contestation actuelle. Le propriétaire d'une animalerie à Téhéran raconte à l’agence AP que son chiffre d'affaires a chuté de 90 % depuis le début des protestations. "Avant cela, je travaillais principalement sur Instagram et Telegram, auxquels je n'ai plus accès. Le gouvernement a proposé deux alternatives nationales (NDLR : les messageries Rubika ou Eitaa). Le problème, c'est que nos clients n'y sont pas, ils ne les utilisent pas", déplorait le chef d’entreprise.

S'il assure le fonctionnement des services quotidiens comme les taxis en ligne et les banques, cet intranet maintient surtout la population dans une bulle numérique isolée du reste du monde. Derrière cette apparente continuité des services, la paralysie numérique s'accompagne d'une hémorragie économique majeure. L’agence de presse étatique IRNA a cité Ehsan Chitsaz, vice-ministre des communications et des technologies de l'information, affirmant que le black-out coûtait au pays entre 2,8 et 4,3 millions de dollars par jour. Le coût réel serait largement sous-estimé : selon l’organisation de surveillance britannique NetBlocks, l'impact financier d'une journée de déconnexion totale en Iran dépasserait en réalité les 37 millions de dollars.

"Nous ne pouvons toujours pas reprendre le travail officiellement, déplore de son côté Leila, jointe par téléphone. Pour les créateurs d'entreprise comme pour les indépendants, la situation économique est catastrophique." Cette trentenaire basée à Téhéran, qui travaille dans le marketing en ligne, dit avoir perdu tout espoir.

Des dommages psychologiques

Au-delà de l'asphyxie économique, c'est l'efficacité de cette stratégie de répression qui est aujourd'hui discutée au sein même des cercles de pouvoir. "La politique de filtrage n'a pas été une politique couronnée de succès", a lâché Abolhassan Firouzabadi, ancien secrétaire du Conseil suprême du cyberespace, évoquant des dommages psychologiques sur la population. Selon lui, ces coupures deviendront un outil "obsolète" qui ne sera plus utilisé par les autorités d’ici quelques années.

Le 24 janvier, le patron des télécoms a annoncé une levée imminente des restrictions, quand des responsables du ministère des communications assuraient que la remise en service prendrait du temps "en raison de complexités techniques". Le président Masoud Pezeshkian y était favorable "compte tenu de la nécessité de faciliter les activités commerciales en ligne". Dix jours plus tôt, selon le site spécialisé basé à l’étranger IranWire, la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, aurait prévenu en coulisses que la connexion ne reviendrait pas à la normale d’ici au Nouvel an persan, le… 20 mars prochain.

© via REUTERS

Les Iraniens sont inquiets après la coupure d'Internet instaurée le 8 janvier 2026 suite aux manifestations en Iran, à Téhéran, le 24 janvier 2026.

"C'étaient des balles de guerre" : des médecins iraniens témoignent d'une répression sans précédent

26 janvier 2026 à 19:03
France 24 a recueilli les témoignages de médecins iraniens sur les nuits des 8 et 9 janvier, lors du pic des manifestations antigouvernementales en Iran. Hôpitaux débordés, blessés soignés à domicile, tirs de balles de guerre : ils décrivent une répression d’une violence extrême, qui a fait d'innombrables morts et blessés graves.

Chine : comment le "héros" militaire Zhang Youxia est tombé de son piédestal

26 janvier 2026 à 18:11
Le général Zhang Youxia a été écarté du pouvoir en Chine. Cette décision, motivée par "de graves violations de la discipline", fait de la campagne anticorruption dans l’armée de Xi Jinping la purge la plus importante depuis la Révolution culturelle. Et la chute du numéro 2 de l'appareil militaire aura des conséquences sur l'armée chinoise.

Irak : Al-Maliki de retour ? Les États-Unis contre un gouvernement “contrôlé par l’Iran”

26 janvier 2026 à 17:28
Cette figure de l’Irak post-Saddam Hussein, dont les deux précédents mandats à la tête de l’exécutif ont été entachés par les tensions communautaires, a reçu l’appui de la majorité chiite pour diriger le prochain gouvernement. Au grand dam de Washington, qui accentue la pression pour limiter l’influence de Téhéran dans le pays.

© Photo AHMAD AL-RUBAYE/AFP

L’ancien Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki, après avoir voté dans un bureau de vote de Bagdad, le 11 novembre 2025 à l’occasion des élections législatives.
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