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En Iran, 18 jours sans Internet : un black-out qui met en péril tout un pan de l'économie
Des familles sans nouvelles de leurs proches, des parents coupés de leurs enfants, des personnes qui s'inquiètent du sort d'amis d'activistes... Depuis le 8 janvier, une avalanche de messages demeure encore sans réponse sur les téléphones iraniens. Même si l'on note une légère reprise des connexions ces derniers jours, la population iranienne reste encore plongée dans un black-out numérique quasi complet.
Comme il l’a déjà fait par le passé, le régime iranien a décidé de couper l’accès au réseau alors que les manifestations, démarrées le 28 décembre, prenaient de l’ampleur. A mesure que le voile numérique se lève progressivement sur l'Iran, l'ampleur du massacre grandit : au moins 5 400 manifestants ont été tués selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), qui dit enquêter sur près de 17 000 autres décès possibles. Ce week-end, le magazine américain Time a avancé le nombre de 30 000 victimes en s’appuyant sur des sources au sein du ministère iranien de la Santé.
Tandis que les familles à l’étranger en sont réduites à guetter la moindre bribe d’information, le blocage d'Internet fait d'autres victimes : les acteurs économiques dont les revenus dépendent de leur activité en ligne. Dans un pays où plus de 80 % de la population est connectée, la plupart de ces d'entrepreneurs passent par les réseaux sociaux, notamment Instagram, WhatsApp ou Telegram, pour réaliser leurs transactions.
Un rapport du Centre de statistiques de l’Iran, datant de 2021, indiquait que l'emploi de 11 millions d'Iraniens dépendait des réseaux sociaux, pour vendre des vêtements ou des produits d’artisanat par exemple. Et ce, alors que l'accès aux géants du web - quasiment tous Américains - est systématiquement entravé. Après la vague de colère provoquée par la mort en détention de Mahsa Amini en septembre 2022, le régime avait suspendu pendant près de deux ans l’accès à Instagram et à WhatsApp, qui étaient devenues les plateformes les plus utilisées depuis les précédentes interdictions visant YouTube, Facebook et Twitter. Pour contourner la censure, les Iraniens ont massivement recours à des VPN. Ces outils permettent de simuler une connexion depuis l’étranger, mais ils ne suffisent pas en cas de blocage intégral du réseau. Une déconnexion forcée dont restent exemptés les hauts dirigeants du régime, qui n’ont cessé de poster leur communication officielle sur X.
"Des entreprises meurent"
La situation actuelle suscite une inquiétude bien plus vive qu’auparavant. "La résilience de ces commerces est faible, et chaque jour où Internet est coupé, des entreprises meurent, a récemment mis en garde Pashootan Pourpezeshk, l’un des responsables de l'Association iranienne des entreprises en ligne. Le marché numérique a déjà été frappé de plein fouet par les événements de 2022 et par la guerre (NDLR: la "guerre de 12 jours" avec Israël en juin 2025), mais il avait réussi par deux fois à se redresser. Aujourd'hui, (les acteurs du web) sont privés d'Internet sur une trop longue période."
D’une durée sans précédent, cette coupure numérique totale risque de tuer de nombreuses entreprises au sein d'une économie déjà moribonde. C'est son effondrement qui avait jeté les bazaris dans la rue, au départ de la contestation actuelle. Le propriétaire d'une animalerie à Téhéran raconte à l’agence AP que son chiffre d'affaires a chuté de 90 % depuis le début des protestations. "Avant cela, je travaillais principalement sur Instagram et Telegram, auxquels je n'ai plus accès. Le gouvernement a proposé deux alternatives nationales (NDLR : les messageries Rubika ou Eitaa). Le problème, c'est que nos clients n'y sont pas, ils ne les utilisent pas", déplorait le chef d’entreprise.
S'il assure le fonctionnement des services quotidiens comme les taxis en ligne et les banques, cet intranet maintient surtout la population dans une bulle numérique isolée du reste du monde. Derrière cette apparente continuité des services, la paralysie numérique s'accompagne d'une hémorragie économique majeure. L’agence de presse étatique IRNA a cité Ehsan Chitsaz, vice-ministre des communications et des technologies de l'information, affirmant que le black-out coûtait au pays entre 2,8 et 4,3 millions de dollars par jour. Le coût réel serait largement sous-estimé : selon l’organisation de surveillance britannique NetBlocks, l'impact financier d'une journée de déconnexion totale en Iran dépasserait en réalité les 37 millions de dollars.
"Nous ne pouvons toujours pas reprendre le travail officiellement, déplore de son côté Leila, jointe par téléphone. Pour les créateurs d'entreprise comme pour les indépendants, la situation économique est catastrophique." Cette trentenaire basée à Téhéran, qui travaille dans le marketing en ligne, dit avoir perdu tout espoir.
Des dommages psychologiques
Au-delà de l'asphyxie économique, c'est l'efficacité de cette stratégie de répression qui est aujourd'hui discutée au sein même des cercles de pouvoir. "La politique de filtrage n'a pas été une politique couronnée de succès", a lâché Abolhassan Firouzabadi, ancien secrétaire du Conseil suprême du cyberespace, évoquant des dommages psychologiques sur la population. Selon lui, ces coupures deviendront un outil "obsolète" qui ne sera plus utilisé par les autorités d’ici quelques années.
Le 24 janvier, le patron des télécoms a annoncé une levée imminente des restrictions, quand des responsables du ministère des communications assuraient que la remise en service prendrait du temps "en raison de complexités techniques". Le président Masoud Pezeshkian y était favorable "compte tenu de la nécessité de faciliter les activités commerciales en ligne". Dix jours plus tôt, selon le site spécialisé basé à l’étranger IranWire, la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, aurait prévenu en coulisses que la connexion ne reviendrait pas à la normale d’ici au Nouvel an persan, le… 20 mars prochain.

© via REUTERS
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