↩ Accueil

Vue normale

Du Venezuela au Groenland, Trump et la doctrine Monroe

5 février 2026 à 11:00
GRAND RÉCIT - Le coup de force de Donald Trump au Venezuela et ses prétentions sur le Groenland s’inscrivent dans la lignée de la doctrine Monroe, dans sa version qui justifie, à partir de 1845, l’expansionnisme des États-Unis.

© Photo12

Caricature in «Judge» : La doctrine de Monroe appliquée à l'Amérique latine sous certaines conditions Janvier 1903 Etats-Unis Washington, Bibliothèque du Congrès

Le PLD, ce phénix de la vie politique japonaise

5 février 2026 à 10:59
DÉCRYPTAGE - La formation conservatrice qui a quasiment toujours dirigé l’archipel nippon se dirige vers une nouvelle victoire aux législatives de dimanche. Derrière ce succès, un mélange de populisme et de pragmatisme, qui assure la stabilité mais tue dans l’œuf les réformes.

© Kim Kyung-Hoon / REUTERS

Sanae Takaichi, Première ministre du Japon et dirigeante du Parti libéral-démocrate (PLD).

Le marché de la collecte de vêtements à bout de souffle

5 février 2026 à 10:44
L’effondrement des exportations dans les pays tiers fragilise les opérateurs du secteur, qui demandent une hausse des aides à la collecte.

© STEPHANE MORTAGNE/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Centre de collecte de vêtements de Bruay-la-Buissiere, dans les Hauts-de-France, le 18 juillet 2025.

LES ÉCLAIREURS - Missiles iraniens, un sujet au cœur des tensions

5 février 2026 à 10:23
Depuis la répression du mouvement de contestation en Iran par le pouvoir au mois de janvier, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays médiateurs s'efforcent de réduire les tensions. Téhéran a souligné à plusieurs reprises que les discussions devaient rester strictement limitées à la question nucléaire, rejetant toute négociation sur son programme de missiles ou ses capacités de défense.

Etats-Unis - Iran : ce que l'on sait des négociations prévues vendredi à Oman

5 février 2026 à 09:09

Tout juste quelques semaines après la répression sanglante des manifestations en Iran, menée par le régime des mollahs, et les menaces du président américain de renverser ce dernier, Washington et Téhéran semblent privilégier la désescalade. Les Etats-Unis et l'Iran ont convenu de prendre part à des discussions ce vendredi 6 février à Oman, ont déclaré mercredi des représentants des deux pays, après des heures de confusion sur la tenue réelle de ces négociations et leur lieu.

La possible annulation de ces pourparlers, face aux divergences quant à leur organisation, a suscité de vives inquiétudes à travers le Moyen-Orient, alors que le président Donald Trump menace de recourir à la force militaire. Interrogé mercredi après-midi par la chaîne de télévision américaine NBC News, le locataire de la Maison-Blanche a répondu par l'affirmative à la question de savoir si le guide suprême de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, devait être inquiet. "Je pense qu'il devrait être très inquiet", a-t-il déclaré.

A Oman plutôt qu'en Turquie

Selon le site américain Axios, au moins neuf pays de la région ont contacté mercredi la Maison-Blanche aux plus hauts niveaux, dont le Pakistan, l'Arabie saoudite, le Qatar, l'Égypte et les Émirats arabes unis, exhortant fortement les États-Unis à ne pas annuler la rencontre. "Ils nous ont demandé de tenir la réunion et d'écouter ce que les Iraniens ont à dire. Nous avons dit que nous ferons la réunion s'ils insistent. Mais nous sommes très sceptiques", a ainsi déclaré un responsable américain au média en ligne. En fin de journée, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a finalement confirmé la tenue des pourparlers à Oman, après des heures d'incertitude.

Après que les Etats-Unis ont donné leur accord pour ce changement, initialement refusé selon Axios, c'est donc finalement à Oman plutôt qu'en Turquie que les négociations devraient avoir lieu. Et pour cause : Téhéran insiste pour que la réunion soit bilatérale pour n'aborder qu'un seul sujet, celui de son programme nucléaire. Or, la Turquie avait travaillé pour organiser à Istanbul, avec d'autres pays de la région, des discussions axées sur des questions telles que le programme de missiles balistiques de l'Iran et d'autres préoccupations dont la répression meurtrière des manifestations anti-régime de début janvier, qui aurait fait près de 30 000 morts selon plusieurs ONG.

Sujets de discussion non définis

L'émissaire du président américain, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner, devraient participer aux pourparlers face à Abbas Araqchi. Mais à 24 heures du début des discussions, les sujets qui devraient être abordés ne sont toujours pas clairs. Téhéran a répété être disposé à évoquer uniquement son programme nucléaire, qui se trouve de longue date au cœur des préoccupations des puissances occidentales. Mais le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré mercredi qu'il était nécessaire que les discussions concernent plusieurs autres sujets, pour être significatives. "Si les Iraniens veulent une rencontre, nous sommes prêts", a-t-il dit aux journalistes, insistant sur le programme balistique de Téhéran, son soutien à des groupes armés au Proche-Orient et la façon dont le peuple iranien est traité. Les autorités iraniennes ont décrit leur programme de missiles balistiques comme une "ligne rouge" pour les négociations, présentant ces armes comme indispensables à la sécurité du pays. Selon un représentant iranien interrogé par Reuters, l'insistance des Etats-Unis à discuter de questions autres que le nucléaire pourrait ainsi compromettre les négociations.

Interrogé par l'agence de presse AP, un responsable de la Maison-Blanche a pour sa part indiqué que Washington restait "très sceptique" quant au succès des pourparlers, mais a accepté le changement de plans par respect pour les alliés de la région. Reste que la désescalade semble être le chemin privilégié par les deux puissances, alors qu'aucune d'entre elles n'a vraiment intérêt à un conflit armé qui pourrait déstabiliser l'ensemble de la région, déjà largement fragilisée par la guerre à Gaza.

Mardi 3 février, deux incidents sont déjà intervenus. Un drone iranien a d'abord été abattu par un avion de chasse américain, après s'être trop approché du porte-avions USS Abraham Lincoln, qui naviguait à environ 800 kilomètres au sud des côtes de l'Iran. Quelques heures plus tard, deux navires du Corps des gardiens de la révolution islamique et un drone iranien menaçaient d'arraisonner un pétrolier battant pavillon américain. Un destroyer américain, avec le soutien de l’armée de l’air, a finalement escorté le bateau pour le mettre en sécurité.

© REUTERS/Elizabeth Frantz

Le président américain Donald Trump, ici à Washington (États-Unis) le 20 janvier 2026, dispose de plusieurs options pour agir en Iran.

Dépression Leonardo : fin de l’alerte rouge aux pluies dans le sud de l’Espagne, une femme portée disparue

5 février 2026 à 10:05
La dépression Leonardo, septième tempête depuis le début de l’année, a frappé mercredi la péninsule Ibérique avec des précipitations de plus de 400 mm, faisant un mort au Portugal et entraînant l’évacuation de milliers de personnes.

© JORGE GUERRERO / AFP

Un homme traverse une rue inondée à Jimera de Libar (Espagne), le 4 février 2026.

Aux Etats-Unis, l’envolée des prix des loisirs exclut la classe moyenne

5 février 2026 à 10:00
La hausse vertigineuse des prix des loisirs révèle une transformation profonde du modèle économique du divertissement américain, désormais largement réservé aux consommateurs les plus aisés.

© Kirby Lee/IMAGN IMAGES via Reuters Connect

Des fans de foot américain lors du Super Bowl Experience, au Moscone Center, à San Francisco (Californie), le 4 février 2026.

Emmanuel Macron envoie son conseiller diplomatique en visite à Moscou

5 février 2026 à 09:58
Emmanuel Bonne, le chef de la cellule diplomatique de l’Elysée, a rencontré mardi le conseiller diplomatique du chef du Kremlin, Iouri Ouchakov, afin de préparer une reprise des échanges entre le président français et Vladimir Poutine.

© LUDOVIC MARIN / AFP

Emmanuel Macron et Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique, à Paris, le 17 avril 2025.

VIDEO Les premiers mots de Tom Félix, Français qui risquait la peine de mort en Malaisie

5 février 2026 à 09:55
« La Malaisie m’a volé neuf cents jours de ma vie » : voici les premiers mots de Tom Félix lors de son retour en France après avoir risqué la peine de mort pour trafic de drogue en Malaisie.

© GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Tom Félix est accueilli par ses amis et ses proches à son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle après avoir été acquitté de huit chefs d’accusation liés à la drogue par la Haute Cour de Malaisie, le 5 février 2026.

Affaire Epstein

5 février 2026 à 09:55
Accusé d'avoir monté un vaste réseau d'exploitation sexuelle de jeunes filles mineures, Jeffrey Epstein s'est suicidé en prison en août 2019, avant d'être jugé. L'homme d'affaires entretenait des liens avec un certain nombre de personnalités (Donald Trump, Bill Clinton, le prince Andrew...), des noms qui se retrouvent associés à lui dans des documents de l'affaire. Plusieurs milliers de ces documents ont été révélés par le département de la justice américain.

Le Hamas se cherche un nouveau chef pour succéder à Yahya Sinouar

5 février 2026 à 09:30
La Turquie et le Qatar font pression sur le mouvement islamiste, à l’heure où Washington exige que celui-ci abandonne les armes.

© Al-Qahera News / via REUTERS

A gauche, Khalil Al-Hayya, le chef des négociateurs du Hamas, lors d’une réunion avec les délégations égyptienne, qatarie et turque, avant l’annonce d’un accord de cessez-le-feu à Gaza, à Charm El-Cheikh, en Egypte, le 8 octobre 2025.
❌