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Au téléphone, Trump et Xi saluent “un dialogue très positif”… Sauf sur Taïwan

5 février 2026 à 14:46
Les présidents de Chine et des États-Unis ont échangé lors d’un appel téléphonique dans la nuit du 4 au 5 février. Derrière les nombreuses amabilités d’usage, Xi Jinping a appelé son homologue à la “prudence” concernant les ventes d’armes américaines à Taïwan.

© PHOTO ANDREW CABALLERO-REYNOLDS/AFP

Les présidents américain et chinois, Donald Trump (à gauche) et Xi Jinping, se serrent la main à l’aéroport international de Busan, en Corée du Sud, le 30 octobre 2025.

Deux archipels taïwanais ouvrent leurs portes aux résidents de Shanghai

5 février 2026 à 14:34
Administrées par Taïwan mais situées à quelques encablures de la côte de Chine continentale, les îles Kinmen et Matsu vont bientôt pouvoir accueillir les touristes shanghaïens. Une innovation saluée par la presse de chaque côté du détroit.

© PHOTO SAM YEH/AFP

Des touristes regardent les côtes chinoises depuis l’île taïwanaise de Kinmen.

Dépression Leonardo : alerte rouge au Portugal face au risque d’inondations

5 février 2026 à 15:53
La péninsule Ibérique affronte les conséquences de la dépression et de ses pluies exceptionnelles. Les autorités municipales de la commune de Santarém ont ordonné l’« évacuation obligatoire » des zones riveraines en l’espace de sept heures.

© PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP

Une porte protégée par des sacs de sable, suite à la crue du fleuve Sado, à Alcácer do Sal (Portugal), le 5 février 2026.

Emmanuel Bonne, le «sherpa» du président Macron en visite à Moscou

Par :RFI
5 février 2026 à 15:30
Le plus proche conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron s'est rendu à Moscou, mardi 3 février. Une information révélée par plusieurs médias et que l'Élysée n'a pas démentie. Ce déplacement du haut diplomate français s'inscrit dans une volonté de Paris et de Moscou de reprise du dialogue.

En Israël, le frère du chef du Shin Bet, le service de sécurité intérieure, inculpé pour « aide à l’ennemi en temps de guerre »

5 février 2026 à 15:17
Bezalel Zini ainsi que deux autres suspects sont soupçonnés d’avoir introduit des cartons de cigarettes de contrebande « en trompant les soldats aux points de passage vers la bande [de Gaza] ».

© OLIVIER FITOUSSI/AFP

Le chef du Shin Bet, David Zini, à Jérusalem, le 16 octobre 2025.

Au Japon, Kimi Onoda, la jeune ministre comparée à « Jeanne d’Arc », à la conquête de l’électorat conservateur

5 février 2026 à 15:00
Nouvelle égérie des conservateurs nippons, Kimi Onoda séduit les Japonais par son caractère de battante. Sénatrice et ministre, la quadragénaire fan de jeux vidéo occupe un poste central au sein du gouvernement Takaichi et met sa popularité au service de son parti à la veille des élections anticipées convoquées pour le 8 février.

© Eugene Hoshiko/AP

Kimi Onoda (au centre), ministre de la sécurité économique, à Tokyo, le 21 octobre 2025.

La Hongrie condamne l'antifasciste Maja T. à huit ans de prison ferme

Par :RFI
5 février 2026 à 14:28
La justice hongroise a condamné l'antifasciste de naitonalité allemande Maja T. à une peine sévère de huit ans de prison ferme. On lui reproche une attaque avec un groupe de 19 antifascistes européens contre un rassemblement d'extrême droite en 2023. Mais ses conditions d'extradition vers la Hongrie, ses conditions de détention, ainsi que le verdict suscitent de nombreuses polémiques et une campagne de solidarité.

EN DIRECT, guerre en Ukraine : les Etats-Unis et la Russie vont reprendre un dialogue militaire de haut niveau, annonce le Pentagone

5 février 2026 à 14:15
Dans le cadre des négociations d’Abou Dhabi pour mettre fin à la guerre en Ukraine, les Etats-Unis et la Russie ont décidé de reprendre « le dialogue entre les armées », considéré comme « un facteur important de stabilité et de paix dans le monde », selon le commandement européen des forces armées américaines.

© Alex Brandon/AP

Vue aérienne du Pentagone, à Arlington (Virginie), aux Etats-Unis, en septembre 2025.

Ukraine : de Macron à Meloni, l'idée de discussions directes avec Moscou refait surface en Europe

5 février 2026 à 13:52

Les dirigeants européens ne sont pas encore tous alignés, mais l'idée devient prégnante en ce début 2026. Alors que la guerre en Ukraine dure depuis bientôt quatre ans, la reprise d'un dialogue avec le président russe Vladimir Poutine est de plus en plus évoquée. Un revirement alors que jusqu'à présent les Vingt-Sept ont été plutôt tenus à l'écart des discussions directes dans les négociations de paix menées principalement par les États-Unis, sous la gouvernance de Donald Trump.

"Parler d'une seule voix"

Ce mercredi 4 février, dans deux interviews distinctes accordées au site d'information Euronews, la Première ministre lettonne, Evika Siliņa, et le président estonien, Alar Karis, ont ainsi appelé à des discussions directes avec la Russie. Les deux dirigeants plaident pour que l'Union européenne nomme un envoyé spécial pour rouvrir les canaux diplomatiques avec la Russie, dans le cadre des négociations en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine. "Nous devons être à la table des négociations parce que les Ukrainiens eux-mêmes ont commencé à négocier. Alors pourquoi les Européens ne négocieraient-ils pas ?", a déclaré la Première ministre lettone en marge du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, faisant référence aux négociations entre Kiev et Moscou par l'intermédiaire de Washington à Abou Dhabi, mais sans Européens. "Il y a quelques années, nous étions dans une position où nous ne parlions pas avec les agresseurs, et maintenant, nous sommes inquiets de ne pas être à la table", a relevé de son côté Alar Karis.

Deux semaines plus tôt, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni avait évoqué la même idée lors de sa conférence de presse de rentrée, suggérant déjà la nomination d'un envoyé spécial de l'UE pour l'Ukraine, en vue de cette reprise éventuelle d'un dialogue avec Moscou. Cela "permettrait de faire la synthèse, de parler d'une seule voix" car "depuis le début des négociations, de nombreuses voix parlent, de nombreux formats existent", avait alors justifié la dirigeante italienne. Fin janvier, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel a lui aussi rejoint l'appel à renouer le contact avec la Russie.

L'Allemagne pas favorable

A l'instar de la dirigeante italienne, le président français Emmanuel Macron s'est également dit favorable à l'idée dès la fin 2025. Le 19 décembre, à l'issue d'un sommet à Bruxelles où l'Union européenne a trouvé un accord pour débloquer 90 milliards d'euros pour soutenir Kiev, le président avait déjà ouvert la porte à ces négociations, estimant qu'il allait "redevenir utile de parler" à son homologue russe, après près de six mois sans communication. Ce mardi, il a assuré que des choses étaient en train de se mettre en place, avec "des discussions en cours au niveau technique", précisant qu'une telle action se faisait en concertation avec la présidence ukrainienne. Selon des informations de L'Express, le conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, Emmanuel Bonne, s’est d'ailleurs rendu discrètement à Moscou, ce 3 février, pour y rencontrer son homologue du Kremlin Iouri Ouchakov.

L'idée ne fait toutefois pas l'unanimité. La semaine dernière, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a tenté de balayer toute tentative. "Nous ne pouvons pas demander à la Russie de nous parler", a-t-elle déclaré à l'issue d'une réunion des ministres des affaires étrangères à Bruxelles, ajoutant que Vladimir Poutine devait d'abord faire des concessions, tout comme les Etats-Unis demandent à l'Ukraine des concessions "assez fortes".

Sur la même ligne, l'Allemagne n'est pas favorable à la réouverture des canaux diplomatiques avec Vladimir Poutine, estimant que les exigences de la Russie sont "maximalistes" pour mettre fin à la guerre. "Nous soutenons des discussions directes entre la Russie et l'Ukraine au plus haut niveau car il ne peut y avoir de paix juste et durable sans la participation de l'Ukraine", a déclaré à Euronews un porte-parole du ministère fédéral des affaires étrangères de l'Allemagne. "Malheureusement, nous n'avons vu aucun changement dans la position de la Russie jusqu'à présent : la Russie continue de répéter des exigences maximalistes et ne montre aucune volonté réelle de négocier alors qu'elle poursuit ses attaques brutales contre l'infrastructure énergétique ukrainienne et d'autres cibles civiles."

© REUTERS

Emmanuel Macron à l'Elysée, le 5 février 2026.
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