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Reçu hier — 7 février 2026 6.2 📰 Infos Monde

"Les Pins de Rachmaya" : écrire le Proche-Orient à deux voix

7 février 2026 à 20:55
"Les Pins de Rachmaya", publié aux Éditions Arthaud, est né d’une correspondance quasi quotidienne entre deux grands connaisseurs du Proche et du Moyen-Orient. Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de Libération, ancienne correspondante à Jérusalem lors de la Seconde Intifada, échange avec Fouad Elkoury, photographe et vidéaste de renommée internationale. Une écriture à chaud, intime et engagée : comment est née l’idée de ce livre à quatre mains ?

En Haïti, le conseil présidentiel de transition remet le pouvoir au premier ministre Alix Didier Fils-Aimé

7 février 2026 à 22:06
Déjà premier ministre, il devient la seule figure du pouvoir exécutif du pays. Il aura la lourde charge de composer avec une classe politique très divisée pour organiser des élections.

© Fildor Pq Egeder / REUTERS

Le premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé, à Port-au-Prince, en Haïti, le 7 février 2026.

« Parler de deux Occidents n’a rien d’exagéré : l’Europe et les Etats-Unis ont des modèles politiques distincts et des systèmes de valeurs incompatibles »

7 février 2026 à 21:00
Pour les Etats démocratiques qui ne sont pas de grandes puissances, l’alignement sur le trumpisme peut s’avérer rentable, déplore, dans une tribune au « Monde », Jaroslaw Kuisz, chercheur associé en études russes et est-européennes à l’université d’Oxford.

La Syrie et l’Arabie saoudite signent de nouveaux accords d’investissement

7 février 2026 à 20:51
En juillet 2025, Riyad avait déjà signé des accords d’investissement et de partenariat avec la Syrie d’une valeur de 6,4 milliards de dollars.

© HANDOUT / AFP

Le directeur général de l’Autorité syrienne des investissements Talal Al-Hilali (à gauche), le ministre de l’économie et de l’industrie syrien, Mohammad Nidal Al-Shaar (au centre), marchant aux côtés du ministre de l’investissement saoudien, Khaled Al-Faleh (deuxième à droite), à l’aéroport international de Damas, en Syrie, le 7 février 2026.

Vidéo raciste de Donald Trump contre les Obama : malaise inhabituel pour la Maison-Blanche

7 février 2026 à 18:18

Une condamnation tardive, mais pas d'excuses. Le président américain Donald Trump a finalement condamné, sans toutefois présenter d'excuses, une vidéo diffusée sur son compte Truth social représentant l'ancien président démocrate Barack Obama et la Première dame Michelle Obama comme des singes. Cette publication raciste a suscité une vague d'indignation, y compris de la part de membres du Parti républicain.

La vidéo d'une minute, partagée jeudi soir sur le compte Truth Social de Donald Trump, relayait de fausses allégations selon lesquelles sa défaite à l'élection présidentielle de 2020 face à Joe Biden aurait été entachée de fraude. Vers la fin de la vidéo complotiste, un court extrait, apparemment généré par intelligence artificielle, montrait des primates dansant, superposés aux visages des Obama.

La Maison-Blanche a d'abord défendu cette publication raciste vendredi, avant de la supprimer 12 heures après sa mise en ligne. Vendredi soir, Donald Trump a déclaré aux journalistes qu'il n'avait pas visionné la vidéo en entier avant qu'un conseiller de la Maison-Blanche ne la publie sur son compte. "J'ai regardé le début, et il s'agissait en fait de fraudes électorales liées aux machines, de leur caractère malhonnête et répugnant. Ensuite, je l'ai partagée. En général, les gens regardent la vidéo en entier. Mais apparemment, quelqu'un ne l'a pas fait", a-t-il indiqué. Interrogé par les journalistes sur sa condamnation de la vidéo, Donald Trump a répondu : "Bien sûr que oui." Mais il a donc toutefois refusé de présenter des excuses. "Je n'ai pas commis d'erreur. Je veux dire, je regarde beaucoup de choses, des milliers."

Une "fausse indignation" selon la Maison-Blanche

Les propos du milliardaire républicain ont conclu une journée marquée par des versions contradictoires au sein de la Maison-Blanche. Un porte-parole de l'administration a d'abord défendu la vidéo, la qualifiant de simple "mème internet", avant qu'un autre responsable n'annonce qu'elle avait été publiée par erreur et retirée. Avant que la publication ne soit supprimée, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, l'a défendue et a qualifié la vague de réactions négatives de "fausse indignation". Karoline Leavitt a déclaré qu'il s'agissait d'un extrait d'une vidéo humoristique circulant sur Internet, représentant le président Trump comme le roi de la jungle et les démocrates comme des personnages du Roi Lion. L'extrait publié incluait une chanson tirée de la comédie musicale Disney.

Mais, face à la montée des critiques, un responsable de la Maison-Blanche a donc annoncé que la publication avait été retirée. "Un membre du personnel a publié ce message par erreur", a déclaré cette source à Reuters. Donald Trump et des responsables de la Maison-Blanche ont refusé de révéler l'identité du membre du personnel ayant publié la vidéo.

"La réaction de la Maison-Blanche à la vidéo tout au long de la journée - de la défiance au repli puis au durcissement de sa position - a offert un aperçu remarquable d'une administration tentant de limiter les dégâts face à l'indignation généralisée, y compris au sein du propre parti du président", note The New York Times, constatant que ce revirement est inhabituel de la part d’une Maison-Blanche généralement inflexible dans sa défense de Donald Trump. "Elle répond généralement aux critiques sur ce genre de choses en persistant dans son erreur, en les minimisant par l'humour ou en suggérant que les critiques n'ont pas d'humour", rappelle le quotidien américain.

La pression semble cette fois avoir pesé sur l'administration Trump. Car cette publication a non seulement suscité des critiques de la part des démocrates mais aussi chez certains républicains, notamment du sénateur républicain Tim Scott de Caroline du Sud, un proche allié de Donald Trump. "J'espère que c'est un canular, car c'est la chose la plus raciste que j'aie vue venant de cette Maison-Blanche", a déclaré Tim Scott sur X. D'autres élus du Parti républicain de Donald Trump l'ont exhorté à présenter des excuses et à supprimer la publication.

De son côté, un porte-parole des Obama interrogé par Reuters a refusé de commenter. Les Obama ont rarement répondu aux attaques de Donald Trump au fil des ans, rappelle The New York Times. Michelle Obama, lors d'un discours à la Convention nationale démocrate de 2024, a toutefois parlé ouvertement du racisme dont elle a été la cible de la part de Donald Trump.

Propos racistes et théorie du complot

Le président américain est connu pour ses propos racistes. Il a longtemps propagé la fausse théorie du complot selon laquelle Barack Obama, président américain de 2009 à 2017, ne serait pas né aux Etats-Unis. Depuis des siècles, les suprémacistes blancs représentent les personnes d'ascendance africaine comme des singes dans le cadre de campagnes visant à déshumaniser et à dominer les populations noires. "La 'blague' propagée par le compte de Donald Trump est tout simplement sinistre. L'idée que les Noirs se situent quelque part entre les Blancs et les singes a longtemps servi à justifier la cruauté", déplore The Atlantic.

"Cette vidéo s'inscrivait dans la continuité des propos dégradants tenus par Donald Trump à l'encontre des personnes de couleur, des femmes et des immigrés, et il s'en prend depuis des années aux Obama", constate également The New York Times. Au sein de son administration, les images et slogans racistes se sont multipliés sur les sites web et comptes gouvernementaux, rappelle le célèbre quotidien. "La Maison-Blanche, le ministère du Travail et le ministère de la Sécurité intérieure ont tous relayé des publications reprenant des messages suprémacistes blancs." Maureen Dowd, chroniqueuse au New York Times, qui a reçu le prix Pulitzer 1999, estime dans une tribune publiée par ce média que cet épisode est une "nouvelle preuve que le président est inapte à sa fonction". "Il provoque ses adversaires de manière grossière et inquiétante et tente d'imposer sa marque partout", juge-t-elle. Pour Maureen Dowd, Donald Trump "salit son nom et celui de l'Amérique".

Donald Trump utilise depuis longtemps les réseaux sociaux pour dévoiler ses propositions politiques, donner son avis sur divers sujets et partager du contenu créé par ses fans avec ses près de 12 millions d'abonnés sur Truth Social. La publication de jeudi a soulevé des questions quant aux protocoles encadrant les communications du président américain sur les réseaux sociaux, qui peuvent influencer les marchés et provoquer ses adversaires. Seuls quelques conseillers de haut rang ont un accès direct au compte de Donald Trump sur les réseaux sociaux, selon un conseiller du président et une source proche du dossier à la Maison-Blanche interrogée par Reuters.

© REUTERS/Nathan Howard

Le président américain Donald Trump à Mar-a-Lago, ici en Floride, le 1er février 2026, est connu pour ses propos racistes.

En Thaïlande, le parti orange, favori des élections de dimanche, espère dépasser son score de 2023

7 février 2026 à 19:00
Le Parti du peuple, la formation progressiste « orange » qui a succédé en 2024 au Move Forward dissout, a mis en sourdine ses propositions de réformes de la monarchie et de l’armée, mais incarne aux yeux d’une majorité de Thaïlandais le camp du changement.

© LILLIAN SUWANRUMPHA / AFP

Le chef du Parti du peuple et candidat au poste de premier ministre, Natthaphong Ruengpanyawut, lors d’un meeting électoral, à Bangkok, le 6 février 2026.

L’Afrique, anneau invisible des Jeux olympiques d’hiver

7 février 2026 à 19:00
Seuls quinze athlètes africains participent aux Jeux d’hiver de Milan-Cortina d’Ampezzo, sur quelque 2 900 sportifs. Cette absence pose la question des limites de l’universalisme de la compétition, ardemment promu par le Comité international olympique.

© David Madison/Getty Images

Le skieur sénégalais Lamine Guèye lors de l’épreuve de slalom géant messieurs des Jeux olympiques d’hiver d’Albertville, à Val-d’Isère (Savoie), le 18 février 1992.

Affaire Epstein: "Toute la confusion autour de cette affaire alimente aujourd'hui le complotisme", explique Perla Msika, journaliste à "Conspiracy Watch"

7 février 2026 à 18:47
Sous pression depuis les révélations concernant ses liens avec Jeffrey Epstein il y a quelques jours, Jack Lang a "proposé" ce samedi 7 février sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe à Jean-Noël Barrot, selon une lettre consultée par l'AFP. Le ministre des Affaires étrangères "prend acte" de cette offre de démission. 

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