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La visite en Australie du président Israélien contestée par des militants pro-palestiniens

10 février 2026 à 13:21
DÉCRYPTAGE - Venu jusqu’à Sydney pour commémorer l’attentat antisémite de Bondi, Isaac Herzog est confronté à un mouvement de contestation. Dénonçant la guerre dans la bande de Gaza, des manifestants exigent l’arrestation du président israélien.

© JEREMY PIPER / REUTERS

Une manifestation contre la visite d’État du président israélien Isaac Herzog, en Australie.

"Rester aurait signifié mourir": le témoignage de Mélanie, survivante de l'incendie de Crans-Montana, dont l'image a fait le tour du monde

10 février 2026 à 12:32
Dans une lettre postée sur Facebook, la jeune femme écrit être "cette fille qui a sauté une rambarde" et dont les images avaient fait le tour du monde le 1er janvier dernier après le drame. Elle prend la parole "pour qu’on entende enfin la voix de celles et ceux qui paient le prix le plus lourd".

Exercice Orion : la France se prépare à une guerre de haute intensité

10 février 2026 à 12:06
DÉCRYPTAGE - Plus de 12 000 soldats français, épaulés par des détachements de 24 pays alliés, participent à cet entraînement triennal qui, dans tous les esprits, simule un affrontement avec la Russie.

© Camille Waeterloos

Exercices d’entraînement multidomaines axés sur la prévention et la gestion des crises.

EN DIRECT, guerre en Ukraine : des bombardements russes visent des installations énergétiques ; une partie des oblasts d’Odessa et de Zaporijia privés d’électricité

10 février 2026 à 12:06
Près de 6 000 clients étaient sans électricité dans l’oblast de Zaporijia, selon le chef de l’administration militaire régionale. Par ailleurs, quatre personnes, dont un enfant, ont été blessées dans la région en raison d’attaques de drones, dans la nuit.

© Valentyn Ogirenko/REUTERS

Sur le site d’une centrale électrique touchée par de multiples frappes de missiles russes, dans un lieu tenu secret, en Ukraine, le 9 février 2026.

Au Burkina Faso, la junte dissout officiellement tous les partis politiques

10 février 2026 à 11:47
Le régime du capitaine Ibrahim Traoré, qui assume « ne pas être une démocratie », avait déjà suspendu les activités des partis au lendemain du coup d’Etat de septembre 2022. Depuis, la répression des voix dissidentes a sévèrement accru.

© OLYMPIA DE MAISMONT/AFP

Le capitaine Ibrahim Traoré (au centre), chef militaire du Burkina Faso, à Ouagadougou, le 4 mars 2023.

En Australie, la visite du président israélien, Isaac Herzog, provoque débat et manifestations

10 février 2026 à 11:30
Le premier ministre, Anthony Albanese, avait invité Isaac Herzog au lendemain de l’attaque antisémite de Bondi au cours de laquelle 15 personnes avaient été tuées le 14 décembre 2025. Lundi, une manifestation propalestinienne a été marquée par des heurts avec la police.

© JEREMY PIPER/REUTERS

La police évacue des manifestants lors d’un rassemblement contre la visite d’Etat du président israélien Isaac Herzog, à Sydney, le 9 février 2026.

Jimmy Lai, symbole de la fin des libertés à Hongkong

10 février 2026 à 11:30
La condamnation à vingt ans de prison du militant prodémocratie et ancien magnat de la presse est la dernière illustration d’une mise au pas impitoyable sous la férule de Xi Jinping de l’ancienne colonie britannique.

© ALEX OGLE/AFP

Jimmy Lai, à Hong Kong, le 28 septembre 2014

La fin du rêve américain pour les migrants renvoyés au Guatemala

10 février 2026 à 11:15
En un an, plus de 350 000 migrants ont été expulsés des États-Unis. Notre focus du jour, vous emmène à la rencontre de certains d’entre eux, au Guatemala.  Dans ce pays d'Amérique centrale, ils sont des milliers à devoir reconstruire leur vie après un retour forcé. Reportage d'Andrés Suárez Jaramillo.

Au Sénégal, un étudiant meurt dans une université de Dakar le jour d’une intervention des forces de sécurité

10 février 2026 à 11:14
Plusieurs universités sénégalaises ont été sporadiquement secouées ces derniers mois par des mouvements de protestation d’étudiants, qui réclament le règlement d’arriérés de bourse, dans un contexte économique très difficile.

© PATRICK MEINHARDT/AFP

Des étudiants quittent l’université Cheikh Anta Diop à la suite du décès d’un étudiant lors d’affrontements avec la police, à Dakar, le 10 février 2026.

La monarchie britannique accusée de complicité esclavagiste dans le livre «The Crown’s Silence»

10 février 2026 à 10:17
La famille royale britannique doit-elle présenter des excuses pour son rôle dans le développement de l’esclavagisme ? C’est la thèse défendue par une chercheuse américaine qui vient de publier The Crown’s Silence, le silence de la Couronne, aux éditions HarperCollins au Royaume-Uni. Une publication qui fait du bruit.

Affaire Epstein : la famille royale britannique à nouveau plongée dans l'embarras

10 février 2026 à 08:42

Buckingham Palace veut à tout prix éviter un nouveau séisme. Lundi 9 février, la famille royale a assuré qu’elle se tenait prête à coopérer pleinement avec la justice dans le cadre d’une enquête policière visant Andrew Mountbatten-Windsor, le frère du roi Charles III. En cause : la transmission présumée par ce dernier, en 2010, de documents commerciaux officiels britanniques au pédocriminel américain Jeffrey Epstein. À 65 ans, l’ex-prince, qui fut envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce international entre 2001 et 2011, se retrouve une nouvelle fois au cœur de la tourmente à cause de son amitié avec l'homme d'affaires décédé dans sa cellule en 2019.

Parmi les documents rendus publics vendredi 30 janvier par le ministère de la Justice américain figurent notamment des photos montrant l'ex-prince agenouillé au-dessus d’une femme allongée, dont le visage est flouté. Mais si les frasques sexuelles du fils d'Elizabeth II étaient déjà connues, plusieurs courriels montrent également que, le 7 octobre 2010, le prince Andrew a adressé à Jeffrey Epstein des détails précis concernant ses prochains voyages officiels à Singapour, au Vietnam, à Shenzhen et à Hongkong. Puis, le 30 novembre suivant, il aurait transféré à Epstein les comptes rendus officiels de ces visites – cinq minutes seulement après les avoir reçus de son assistant spécial de l’époque, Amit Patel. De quoi raviver, au sommet de la monarchie britannique, la crainte d’un nouvel épisode embarrassant.

Les envoyés spéciaux au commerce sont soumis à des règles de confidentialité particulièrement strictes. À ce titre, ils ne peuvent divulguer ni documents sensibles ni informations à caractère stratégique, rappelle The Guardian. Les directives gouvernementales rappellent que cette fonction implique une obligation formelle de discrétion concernant toute donnée sensible relative aux marchés prospectés ou aux visites officielles. Cette obligation ne s’éteint pas avec la fin du mandat : elle perdure au-delà des fonctions exercées, précisent les textes.

Le projet de lancer un business en Chine

Dans ce contexte, les révélations de la presse britannique prennent une dimension particulière. Selon le Telegraph, Andrew Mountbatten-Windsor et Jeffrey Epstein auraient secrètement envisagé de lancer ensemble une entreprise en Chine — et ce, plusieurs années après la condamnation du financier en 2008 à treize mois de prison pour une affaire de prostitution impliquant des mineures en Floride. Le journal affirme également que l’ancien duc d’York aurait profité de ses déplacements officiels en Chine, dans le cadre de ses fonctions d’envoyé commercial, pour organiser des rencontres d’affaires susceptibles de servir ses intérêts personnels et ceux d’Epstein.

Les échanges entre les deux hommes, menés par l’intermédiaire d’un certain David Stern, se seraient poursuivis plus de cinq ans après la sortie de prison d’Epstein. De quoi fragiliser la ligne de défense d’Andrew Mountbatten-Windsor, qui avait assuré avoir mis fin à toute relation avec le financier lors d’une promenade à Central Park, en décembre 2010. À la lumière de ces éléments, cette rencontre apparaît moins comme une rupture que comme un épisode supplémentaire dans des négociations d’ordre commercial.

L’abréviation "PA", pour Prince Andrew

David Stern, proche collaborateur d’Andrew Mountbatten-Windsor, évoque pour la première fois ce projet d’entreprise dans un courriel adressé à Jeffrey Epstein le 24 juillet 2010. Dans ces échanges, il est désigné par l’abréviation "PA", pour Prince Andrew, rapporte le Telegraph. Au fil des mois, les discussions prennent de l’ampleur. Les courriels montrent un projet qui se structure progressivement, jusqu’à déboucher, en 2011, sur la création de la société Witan Group, avec l’aval d'Andrew Mountbatten-Windsor et Jeffrey Epstein. Loin d’un échange informel, il s’agit d’une initiative organisée, inscrite dans la durée.

Si l’enquête doit se poursuivre, la trajectoire d’Andrew Mountbatten-Windsor illustre déjà le prix politique et symbolique de son amitié avec Jeffrey Epstein. Deuxième fils de la défunte Elizabeth II, il a été contraint, dès 2019, de se retirer de l’ensemble de ses fonctions royales officielles. En octobre dernier, le roi Charles III lui a en outre retiré son titre de prince — une décision rare, à la portée autant institutionnelle que personnelle. Le malaise traverse désormais toute la famille royale. Lundi, le prince William et son épouse Kate ont exprimé leur "profonde préoccupation" face aux révélations contenues dans les dossiers liés à Epstein.

© REUTERS

Le nom de l'ex-prince Andrew apparaît de nouveau dans les derniers documents du dossier Epstein publiés.

Israël franchit une nouvelle étape dans la colonisation de la Cisjordanie

10 février 2026 à 11:00
Par une série de nouvelles mesures techniques, le gouvernement simplifie l’acquisition de terres par des Juifs israéliens et élargit les possibilités d’intervention de l’administration dans les zones sous contrôle palestinien.

© HAZEM BADER/AFP

Un drapeau israélien flotte au-dessus de la colonie de Beit Romano, dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie, le 9 février 2026.

Jack Lang, figure des réseaux d’influence entre la France et le Maroc

10 février 2026 à 11:00
A la tête de l’Institut du monde arabe depuis 2013, l’ancien ministre de la culture, contraint de présenter sa démission de la direction du musée parisien, samedi 7 février, a incarné les « réseaux français » au service du roi du Maroc, Mohammed VI.

© GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Jack Lang, alors président de l’Institut du monde arabe, et le roi du Maroc, Mohammed VI, lors d’une visite du musée, à Paris, le 17 février 2016.
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