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Pérou : José Maria Balcazar devient président par intérim après la destitution de José Jeri

19 février 2026 à 06:04
Le parlementaire de gauche dirigera le pays jusqu’à l’entrée en fonction de son successeur fin juillet, après l’élection présidentielle d’avril.

© Angela Ponce/REUTERS

José Maria Balcazar après son élection en tant que nouveau président du Congrès, et donc président par intérim du Pérou, à Lima, le 18 février 2026.

L’avion de combat franco-allemand, chronique d’un crash annoncé

19 février 2026 à 06:00
Si Paris et Berlin veulent encore croire à une sortie de crise, le blocage politique et industriel compromet la concrétisation du projet de système de combat aérien du futur (SCAF) annoncé en 2017.

© Gilles ROLLE/REA

De gauche à droite, Dirk Hoke, directeur général d’Airbus Defence and Space, Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, Ursula von der Leyen, ministre de la défense allemande, ​Emmanuel Macron, Margarita Robles, ministre de la défense espagnole, et Florence Parly, ministre des armées, au 53ᵉ Salon international de l’aéronautique et de l’espace, au Bourget (Seine-Saint-Denis), le 18 juin 2019.

Argentine : début d’une grève générale contre la réforme du travail de Javier Milei

19 février 2026 à 05:42
La mobilisation illustre un regain de conflictualité sociale, quatre mois après le succès électoral du président ultralibéral, sorti renforcé des législatives de mi-mandat.

© Rodrigo Abd/AP

Manifestation des syndicats contre le projet de réforme du travail proposé par le gouvernement du président Javier Milei, devant le Congrès, à Buenos Aires, le 11 février 2026.

Affaire Epstein : Bill Gates annule son discours au sommet mondial sur l’IA

19 février 2026 à 05:40
Le président des bureaux en Afrique et en Inde de la Fondation Gates prendra la parole à la place de son fondateur, qui apparaît à de multiples reprises dans le dossier Epstein.

© ARUN SANKAR / AFP

Le philanthrope américain et cofondateur de Microsoft, Bill Gates, assiste à un événement à New Delhi, en Inde, le 19 mars 2025.

Poutine, Trump et l’Europe : les coulisses des négociations sur l’Ukraine

19 février 2026 à 05:00
Alors qu’une nouvelle session de pourparlers vient de se terminer à Genève entre Russes et Ukrainiens, sous la médiation des Etats-Unis, Claire Gatinois et Philippe Ricard, journalistes au service International du « Monde », nous expliquent dans ce podcast les enjeux des négociations pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine.

© THOMAS KIENZLE / AFP

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, en Allemagne, le 14 février 2026.

Mark Zuckerberg se défend d’avoir cherché à rendre Facebook et Instagram addictifs, lors d’un procès des réseaux sociaux

19 février 2026 à 04:30
Auditionné mercredi devant un jury à Los Angeles, le PDG de Meta a toutefois reconnu qu’il n’avait pas été assez prompt à interdire aux enfants l’accès à ses plateformes.

© WALLY SKALIJ/AFP

Mark Zuckerberg, PDG de Meta, après son témoignage à la cour supérieure de Los Angeles (Californie), le 18 février 2026.

En Australie, l’envol d’un parti populiste aux accents trumpistes

19 février 2026 à 04:00
Pour la première fois dans l’histoire politique du pays, les libéraux sont devancés, dans les sondages d’opinion, par One Nation, une formation prônant une immigration zéro, la fin du multiculturalisme ainsi que le protectionnisme économique.

© STRINGER/REUTERS

Pauline Hanson, sénatrice et cheffe du parti One Nation, au Parlement à Canberra, le 17 août 2017.

Le chef du commandement militaire américain pour l’Amérique latine a visité le Venezuela et rencontré sa présidente

19 février 2026 à 01:54
Le général Francis Donovan a aussi rencontré les ministres de l’intérieur et de la défense, lors de cette visite symbolisant la relance des discussions sécuritaires entre les Etats-Unis et le Venezuela.

© Ambassade des États-Unis au Venezuela/AFP

Le général américain Francis Donovan, chef du Southcom, avec des soldats après son arrivée à l’aéroport international Simon Bolivar de Maiquetia (Venezuela), le 18 février 2026, sur une photo diffusée par l’ambassade des Etats-Unis au Venezuela.

Corée du Nord : Kim Jong-un dévoile un nouveau lance-missiles nucléaire, défiant la Corée du Sud et les Etats-Unis

19 février 2026 à 01:13
Des responsables et des experts ont estimé que ces lance-missiles multiples pouvaient être utilisés contre la Corée du Sud, y compris contre sa capitale, Séoul.

© KCNA via REUTERS

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un assiste à une cérémonie de présentation d’un imposant lance-missiles multiple capable de tirer des ogives nucléaires, lors du neuvième congrès du Parti des travailleurs de Corée, à Pyongyang, le 18 février 2026, sur cette photo diffusée par l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Après les pourparlers, les États-Unis estiment que l'Iran serait "bien avisé" de conclure un accord

Par : FRANCE 24
18 février 2026 à 21:59
La porte-parole de la Maison Blanche a estimé mercredi que l'Iran serait "bien avisé" de conclure un accord avec les États-Unis car il existe "de nombreuses raisons" de frapper le pays. Washington et Téhéran ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects, et ont indiqué vouloir poursuivre leurs discussions. Selon la presse, l'armée américaine est prête à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end.

"Que le monde entende enfin cela": un évêque polonais devant la justice pour avoir couvert des actes de pédocriminalité commis par des prêtres de son diocèse

18 février 2026 à 23:32
368 signalements de violences sexuelles impliquant 292 prêtres et religieux ont été enregistrés entre 2018 et 2020 concernant la période 1958-2020, selon des chiffres publiés par l'Église polonaise en 2021. L'évêque de Tarnow encourt jusqu'à trois ans de prison.

Le tribunal spécial pour le Kosovo entre en délibéré dans le procès des anciens chefs de l'UCK

Par : RFI
18 février 2026 à 23:14
Après plusieurs années de procédure et dix jours de plaidoiries finales, la justice internationale s'apprête à trancher dans un dossier majeur lié à la guerre du Kosovo. Les juges ont entamé leur délibéré mercredi 18 février dans la soirée. Les accusés, eux, ont livré leurs derniers mots devant le tribunal.

Reçu hier — 18 février 2026 6.2 📰 Infos Monde

Inondations : face aux crues, pourquoi les Pays-Bas ont une longueur d’avance

18 février 2026 à 21:21

Il n'a jamais plu aussi longtemps en France. Avec 35 jours de pluie consécutifs, le pays enregistre sa plus longue série de jours de précipitations depuis le début des mesures en 1959, battant le précédent record de 2023, a annoncé Météo-France ce mercredi 18 février. Depuis le 1er janvier dernier, "il est tombé l'équivalent d'un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, un large quart Sud-Ouest et le pourtour méditerranéen", a indiqué le prévisionniste. Les précipitations tombent sur des sols saturés en eau, limitant l'infiltration des pluies et provoquant des inondations remarquables sur une grande partie du pays.

Alors que la France subit ces importantes inondations, les Pays-Bas ont appris à cohabiter avec l’eau et à gérer ces crues depuis des siècles. Les Néerlandais sont devenus une référence sur la scène internationale pour leur politique en matière d'adaptation à la montée des eaux. Ils n'ont de toute façon pas vraiment le choix : les Pays-Bas sont traversés par trois fleuves importants, le Rhin, la Meuse et l'Escaut, formant un delta jouxtant la mer du Nord. Environ 60 % de la superficie du pays, dont les 26 % du territoire situés sous le niveau de la mer, présentent des dangers d'inondations. Le changement climatique aggrave la situation, et ces risques sont amenés à se multiplier : selon une étude publiée en 2017 par des chercheurs de l'Université d'Utrecht, le niveau de la mer du Nord pourrait s'accroître d'1 mètre à 1,5 mètre d'ici à 2100. Environ 70 % des Néerlandais sont menacés d'inondations dans les années à venir. Par ailleurs, environ 18 % du territoire des Pays-Bas sont des territoires gagnés sur la mer, des "polders".

Le "plan Delta" pour faire barrage contre la mer

L'ambitieuse politique des Pays-Bas en matière de gestion de l'eau et des inondations est née d'un raz-de-marée dramatique : la combinaison d'une violente tempête en mer du Nord avec une grande marée dans la nuit du 31 janvier au 1er février 1953. Cette nuit-là, la Zélande, une région d’îles formées par les deltas de l’Escaut, de la Meuse et du Rhin se retrouve sous l’eau. En mer, l’eau s'élève jusqu'à 4,50 mètres au-dessus du niveau normal, rappelle la RTBF.

Les digues n'arrivent plus à contenir les vagues et des milliers d'habitations sont emportées. Le bilan final des victimes s'établit à 1836 morts. Il faut aussi compter 200 000 hectares sous eau, rendus incultivables par le sel, 10 000 maisons détruites et des dizaines de milliers de têtes de bétail noyées. Les Néerlandais tirent rapidement les leçons de cette catastrophe et mettent en place le "plan Delta".

Cet immense chantier de génie civil a permis de construire 20 000 kilomètres de digues dans la partie sud-ouest du pays. Un certain nombre d'estuaires sont alors ainsi fermés par des digues, des écluses et des barrières anti-tempête. De 1956 à 1986, huit immenses barrages limitant les submersions marines sont au total construits dans le cadre de ce plan, qui ferme définitivement les bras de mer et protège désormais la Zélande. Le plus impressionnant est l'Oosterscheldekering, inauguré en 1986. Long de près de 9 kilomètres au total, il est notamment constitué de 64 portes en métal de 42 mètres de large chacune, en moyenne, pouvant être fermées en cas de tempête ou de niveau des eaux menaçant. Le gouvernement néerlandais envisage d’investir encore dans ce plan Delta, relancé en 2012 afin de rénover 1320 km de digues d'ici 2050, en injectant 20 milliards d'euros.

Un changement de stratégie au tournant du siècle

La stratégie hollandaise a évolué au fil des années. A la fin des années 1990, les Pays-Bas ont décidé de réviser leur stratégie en matière de prévention des inondations. L'idée, désormais ? Cesser de bloquer les cours d'eau avec des digues et des barrages et les libérer dans le but de mieux les contrôler. Le lit des cours d'eau est élargi, plutôt que de construire des digues. Les zones inondables naturelles sont restaurées, certaines digues existantes sont détruites ou décalées pour laisser l'eau prendre sa place, tandis que des canaux secondaires sont élargis. Depuis les années 2000, le pays laisse donc déborder par endroit ses cours d'eau, laissant des champs entiers être inondés très en amont afin de baisser le niveau de l'eau, en aval, au niveau de la digue.

"Il s'agissait de rendre à la nature ce qui lui appartenait. Et, automatiquement, si les rivières ont davantage d'espace, le niveau d'eau sera abaissé si d'éventuelles inondations se produisent", expliquait en 2024 à Libération Erik Mosselman, ingénieur hydraulique chez Deltares, le principal institut néerlandais de recherche appliquée dans le domaine de l’eau, du sous-sol et des infrastructures.

Les inondations ayant frappé le pays en 1993 et 1995, avec le débordement du Rhin et de la Meuse, ont initié ce tournant majeur. Les Néerlandais craignaient alors une rupture de la digue qui protège le pays, avec des conséquences qui seraient alors immenses et graves. Comme le relève Libération, Room for the River ("De la place pour la rivière"), le nom de ce projet, a vu jour en 2006 après d'intenses études hydrauliques et géologiques. Ce programme, parachevé en 2015, comprend plus d'une trentaine de projets. Son coût total équivaut à 2,3 milliards d’euros, selon une estimation du gouvernement émise en 2018.

Ce programme a toutefois entraîné le déplacement des populations résidant dans les zones concernées, provoquant des controverses et des manifestations. Selon Erik Mosselman, associé au projet "Room for the River" depuis ses débuts, ce programme n'est pas "une panacée qui marcherait dans tous les pays". Pour cet ingénieur hydraulique, cela pourrait fonctionner "le long de larges rivières", comme en France "le long du Rhône ou de la Loire". En revanche, en ce qui concerne des cours d'eau plus étroits, qui ne possèdent pas de digues déjà existantes, appliquer cette stratégie peut se révéler plus complexe.

Les solutions fondées sur la nature ont donc gagné en importance ces vingt dernières années aux Pays-Bas. Comme le relate Les Echos, le cordon dunaire présent le long de la côte, qui agit comme une barrière naturelle contre les inondations, est régulièrement entretenu afin de ne pas finir érodé par la mer. Le sable, aspiré depuis la mer du Nord et les lacs néerlandais, sert à recouvrir les dunes et les digues préexistantes ou encore à allonger les plages. Un autre volet de la politique néerlandaise de protection de l'eau s'appuie sur la mise en place d'agences de crise qui s'entraînent en permanence à établir des plans d'évacuation.

En outre, comme le détaille le quotidien économique, la bonne gestion des mesures d'adaptation doit beaucoup au système politique en vigueur dans ce pays, peu centralisé et essentiellement basé sur le compromis. Les citoyens jouent un rôle important dans le domaine de la lutte contre les inondations et les submersions. Aux Pays-Bas, une taxe d'eau versée par la population permet aussi bien de financer le traitement des eaux usées que l'entretien des ruisseaux, des canaux, des barrages et la protection contre d'éventuelles inondations.

Innovations et technologies dernier cri

Les Néerlandais comptent sur l'innovation et les technologies dernier cri pour faire face aux risques de montée des eaux. Les exemples sont nombreux. Des drones inspectent ainsi les digues et les barrages, produisant des données qui sont ensuite analysées par l'intelligence artificielle afin d'identifier les points faibles. En outre, un dispositif permettant de créer les plus grandes vagues artificielles du monde dans un canal long de 300 mètres a été lancé. Il est utilisé pour tester la solidité de digues et dunes avant leur éventuelle construction.

La ville de Rotterdam, concentré de l'ensemble des problématiques rencontrées par les Pays-Bas, est généralement présentée comme un modèle de créativité face à la montée des eaux. Certaines parties du premier port d'Europe et capitale économique du pays se situent six mètres en dessous du niveau de la mer. La ville a récemment redoublé de créativité pour permettre à sa population de garder les pieds au sec, rappelle Les Echos. Des parkings pouvant se convertir en cuves de récupération des eaux ont été ainsi créés, tandis que des jardins publics capables de se muer en lacs en cas de déluge ont été instaurés. Le Maeslantkering, un portail d'acier qui protège le principal chenal reliant le port à la mer, a quant à lui été installé en 1997.

© imageBROKER/alimdi/Arterra /Johan De Meester/MaxPPP

De 1956 à 1986, huit immenses barrages limitant les submersions marines sont au total construits dans le cadre de ce plan, qui ferme définitivement les bras de mer et protège désormais la Zélande. Le plus impressionnant est l'Oosterscheldekering, inauguré en 1986.
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