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Guerre en Ukraine: des explosions à Kiev et Lviv, deux jours avant le quatrième anniversaire de l'invasion russe

22 février 2026 à 14:26
Vers 4 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche 22 février la capitale ukrainienne a été la cible de frappes russes. L'alerte a été donnée sur tout le territoire et l'armée polonaise a déployé des avions pour protéger son espace aérien, comme souvent en cas d'attaques russes de grande ampleur et menaçant les régions frontalières.

Au Groenland, un membre de l’équipage d’un sous-marin américain évacué par l’armée danoise au large de Nuuk ; Donald Trump annonce l’envoi d’un navire-hôpital

22 février 2026 à 14:08
Copenhague a réagi en assurant que l’île arctique n’avait pas besoin d’une initiative sanitaire. « La population groenlandaise reçoit les soins de santé dont elle a besoin », a répondu le ministre de la défense danois, Troels Lund Poulsen.

© OLIVIER LABAN-MATTEI/MYOP POUR « LE MONDE »

Vue aérienne de Nuuk, la capitale du Groenland, le 22 janvier 2026. La veille, dans son discours à Davos, Donald Trump a déclaré : « Tout ce que je demande, c’est un bout de glace. »

En Russie, les soldats contraints de payer jusqu'à 35 000 euros pour échapper au front ukrainien

22 février 2026 à 12:44

C'est un cas de corruption de plus mis au jour au sein de l'armée russe. Pour échapper aux lignes de front les plus meurtrières, certains soldats doivent débourser des sommes colossales, de l'ordre de 10 000 à 35 000 euros. Une pratique qui serait systémique, à en croire le témoignage de plusieurs militaires cités par le Telegraph. Dans une vidéo diffusée par le journal britannique, un soldat russe révèle l’existence d’un système de corruption au sein de l’armée, impliquant non seulement une extorsion généralisée mais aussi un trafic illégal d’armes.

Extorsion financière systémique

La technique d'extorsion serait la suivante : faire pression sur les soldats en les menaçant d'être envoyés sur les lignes de front les plus meurtrières s'ils refusent de payer les sommes exigées. "Plus de la moitié de notre unité a été réinitialisée - comprendre "envoyée à la mort" - par les commandants", explique le soldat russe Denis Kolesnikov, qui apparaît sur la vidéo. "Tout le monde doit payer les commandants. Si quelqu’un ne paie pas, il est considéré comme inutile, envoyé au front et réinitialisé. J’ai personnellement vu plusieurs personnes être tuées", ajoute-t-il.

Si cet argent est censé permettre de remplacer du matériel "disparu", la réalité serait tout autre : les commandants empocheraient fréquemment une partie du salaire destiné au soi-disant "soutien de l’unité".

Le Centre ukrainien pour la sécurité et la coopération (USCC), qui a vérifié la vidéo, indique d'ailleurs que ces abus sont répandus et systémiques dans l’armée russe, principalement parmi les unités de première ligne.

Trafic illégal d'armes

Des cas fréquents de commandants volant du matériel — notamment des drones et des équipements électroniques — ont également été signalés, les soldats étant contraints d’acheter eux-mêmes ces équipements.

Selon l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), groupe de réflexion basé aux Etats-Unis, des commandants russes auraient aussi délibérément refusé d’envoyer des blessés à l’hôpital s’ils ne payaient pas, ou auraient refusé de délivrer les documents nécessaires pour obtenir des prestations d’ancien combattant.

L’ISW révèle par ailleurs que des commandants auraient envoyé des soldats russes commettre des attentats-suicides en Ukraine après leur refus de verser un pot-de-vin ou la tentative de certains de dénoncer la corruption dans leurs unités.

Dans la vidéo, Kolesnikov affirme que les soldats ne se contentent pas d'un seul paiement : lorsque celui-ci est considéré "caduc", ils sont contraints de verser davantage d’argent, pour rester loin du front. Le soldat russe affirme pour sa part avoir été envoyé à Rostov - en première ligne donc -, faute d'avoir payé les plus de 30 000 euros qui lui avaient été demandés pour y échapper. Il a ensuite réussi à fuir et n'a bien entendu pas communiqué sa position actuelle.

Au moins cinq cas identifiés

Et il est loin d'être le seul. Le Telegraph a réussi à identifier au moins quatre autres cas de soldats russes victimes d’extorsion de la part de leurs commandants. L'un d’eux, Andreï Perevozchikov, a directement interpellé Vladimir Poutine dans une vidéo partagée en ligne, où il dénonce un trafic d'armes. Selon lui, certains commandants vendraient des drones, des caméras thermiques, des équipements de vision nocturne et de l’aide humanitaire destinés aux troupes, forçant les opérateurs de drones à dépenser tout ou partie de leur salaire en équipement.

Le père du soldat russe Valery Beloglazov, d'une autre unité militaire, a également lancé un appel à destination de Vladimir Poutine dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Cet homme est sans nouvelles de son fils, porté disparu après avoir donné son salaire à son unité. Il aurait versé l'équivalent de 9 000 euros pour "contribuer à l'achat de drones et d’autres fournitures".

Un autre soldat, Igor Korshunov, grièvement blessé au combat, aurait quant à lui reçu l’ordre de payer environ 20 000 euros pour confirmer un transfert loin des lignes de front, alors que ce transfert lui avait été préalablement accordé - sans condition - par le commandant en question.

Enfin, Armen Ovesepyan, également soldat au sein de l'armée russe, affirme avoir été contraint de donner la moitié de son salaire mensuel aux officiers pour être dispensé de missions de combat. En contrepartie, ce dernier aurait été affecté à une tour d’observation, et continuerait de percevoir le même salaire que les soldats en première ligne. "Les soldats russes ont tout simplement peur de leur commandement, qui les enverra à la mort", conclut la directrice adjointe de l'USCC, Olesia Horiaïnova.

© REUTERS

Un soldat russe s'entraîne au tir sur un drone lors d'un stage intensif de formation au combat sur un champ de tir de la région de Rostov, en Russie, le 19 janvier 2026.

Attaques du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël

22 février 2026 à 13:21
Les Brigades Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont annoncé ce samedi 7 octobre 2023, avoir déclenché l'opération "déluge d'Al-Aqsa" contre Israël et avoir tiré plus de "5.000 roquettes" pour "mettre fin à tous les crimes de l'occupation". L'armée israélienne a déclenché l'opération "Sabres de fer" et mené des frappes aériennes sur l'enclave palestinienne, disant avoir détruit plusieurs bâtiments présentés comme des "centres de commandement" du Hamas. Les combats se sont poursuivis au sol entre forces israéliennes et combattants palestiniens infiltrés. La date de l'attaque est doublement symbolique. D'abord car les personnes de confessions juives sont en plein Shabbat et en pleine fête juive de Simha Torah. Ensuite, car elle survient au lendemain de la commémoration de la guerre du Kippour qui avait frappé le pays à partir du 6 octobre 1973. Une guerre lancée, là aussi, par une attaque surprise, le jour de la fête de Yom Kippour. En France, la communauté juive s'inquiète de potentielles répercussions dans l'Hexagone. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin assure que la sécurité des "lieux communautaires juifs" sera renforcée.

EN DIRECT, guerre en Ukraine : la Hongrie compte mettre son veto à l’adoption de la vingtième série de sanctions européennes contre la Russie, prévue pour lundi

22 février 2026 à 13:16
La Hongrie et la Slovaquie menacent depuis plusieurs jours Kiev de mesures de rétorsion si l’oléoduc Droujba, qui traverse l’Ukraine depuis la Russie, n’est pas remis en marche.

© NICOLAS TUCAT/AFP

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, à Bruxelles, le 18 décembre 2025.

Pakistan - Afghanistan: À la frontière afghane, des dizaines de morts et blessés

Par : FRANCE24
22 février 2026 à 11:47
Le Pakistan a mené des frappes meurtrières en Afghanistan, faisant des dizaines de victimes, parmi lesquelles des civils et notamment des enfants. Sept sites situés à la frontière ont été ciblés. Selon Islamabad, ces opérations visaient à réagir aux attentats-suicides perpétrés sur son territoire par des groupes armés basés en Afghanistan, notamment des Talibans pakistanais ainsi qu’un groupe affilié à l’État islamique. Axelle Simon.

La Côte d'Ivoire à l'honneur au Salon de l'agriculture 2026

Par : FRANCE24
22 février 2026 à 11:40
La Côte d'Ivoire est l’invité d’honneur du Salon de l’Agriculture, qui a ouvert ses portes hier à Paris. L’occasion de revenir sur la production agricole du pays, notamment celle du riz, en nette hausse. Invitée de ce journal, Mariam Touré, productrice de riz en Côte d’Ivoire, nous parle de la situation dans son pays et pose la question de l’autosuffisance alimentaire sur le continent.

Le Somalidand, en quête de reconnaissance internationale, propose aux Etats-Unis un accès exclusif à ses minerais voire à ses bases militaires

22 février 2026 à 12:14
Le territoire, république autoproclamée depuis 1991, a été reconnu par Israël mais reste illégitime aux yeux d’une grande majorité des Etats dans le monde.

© TONY KARUMBA / AFP

Khadar Hussein Abdi, ministre de la présidence du Somaliland, à Hargeisa, samedi 21 février 2026.

"Une certaine lassitude": pour la première fois depuis 2022, moins de 50% des Français soutiennent la fourniture d’armes à Kiev, selon un sondage

22 février 2026 à 11:57
Selon un sondage Ifop réalisé les 18 et 19 février pour La Tribune Dimanche, publié ce 22 février le soutien des Français à la fourniture d’armes à Kiev passe sous les 50 %. Des chiffres qui montreraient, selon le député démocrate Bruno Fuchs, "une certaine lassitude" des Français.

Iran : Donald Trump se demande pourquoi Téhéran n’a pas déjà « capitulé » après le déploiement militaire des Etats-Unis, selon son émissaire Steve Witkoff

22 février 2026 à 11:33
L’émissaire américain a, par ailleurs, confirmé avoir rencontré Reza Pahlavi, le fils du dernier chah, à la demande du président, alors que Washington a dépêché deux porte-avions dans la région.

© Francis Chung/POLITICO via AP

Le président américain, Donald Trump, sous le regard de son envoyé spécial Steve Witkoff, à la Maison Blanche, à Washington, le 6 mai 2025.

Groenland : Trump annonce l’envoi d’un navire-hôpital, le Danemark rejette toute nécessité sanitaire

Par : FRANCE 24
22 février 2026 à 11:29
Le président américain Donald Trump a affirmé vouloir dépêcher un navire-hôpital au Groenland pour soigner des habitants de l'île, relançant les tensions autour de ce territoire autonome danois convoité par Washington. Copenhague rappelle que la population bénéficie déjà d’un accès gratuit aux soins et nie tout besoin d’intervention spéciale de la part des États-Unis.

Trump envoie un navire-hôpital au Groenland

22 février 2026 à 11:28
Donald Trump a annoncé qu’un navire-hôpital américain va se rendre au Groenland afin d’y soigner “les nombreux malades qui ne reçoivent aucun soin”. Au Groenland comme au Danemark, on s’interroge sur le sens de cette initiative, alors que le territoire autonome compte cinq hôpitaux et que les soins y sont gratuits.

© PHOTO INA FASSBENDER / AFP

Un navire hébergeant des militaires danois stationné dans le port de Nuuk, capitale du Groenland, le 4 février 2026.
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