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Mort d'Ali Khamenei: "Les forces armées de la République islamique continueront à combattre les bases militaires de nos ennemies", dit Masoud Pezeshkian, président du pays

1 mars 2026 à 14:56
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué, samedi 28 février, par des frappes menées dans le pays par les États-Unis et Israël. Téhéran a riposté par des tirs de missiles contre Israël et les États du Golfe. Donald Trump a assuré que les frappes continueront dans les prochains jours.

Iran : après la mort d’Ali Khamenei, comment va se dérouler la succession du Guide suprême ?

1 mars 2026 à 14:52
Conformément à la Constitution iranienne, un conseil provisoire a été mis en place dimanche pour assurer la continuité du pouvoir après la mort d’Ali Khameini dans les bombardements israéliens et américains samedi.

© ATTA KENARE/AFP

Un manifestant brandit une photo du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tandis que des personnes en deuil se recueillent sur une place de Téhéran, le 1ᵉʳ mars 2026.

Mort d'Ali Khamenei: "Les Américains doivent savoir que c'est une honte pour eux", déclare Masoud Pezeshkian, président de la République islamique d'Iran

1 mars 2026 à 14:51
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué, samedi 28 février, par des frappes menées dans le pays par les États-Unis et Israël. Téhéran a riposté par des tirs de missiles contre Israël et les États du Golfe. Donald Trump a assuré que les frappes continueront dans les prochains jours.

Attaque israélo-américaine en Iran : les représailles iraniennes sur les monarchies du Golfe placent ces régimes face à un dilemme

1 mars 2026 à 14:19
Les souverains de la péninsule arabique sont confrontés à un choix cornélien entre la poursuite de leur politique d’apaisement vis-à-vis de Téhéran, qui a montré ses limites, et un plus grand alignement sur les Etats-Unis et Israël, qui pourrait les exposer encore davantage aux frappes de leur voisin.

© REUTERS

Un immeuble touché par une frappe de drone iranien, à Manama, capitale de l’Etat de Bahreïn, le 28 février 2026.

Iran : qui va succéder à l’ayatollah Khamenei ?

1 mars 2026 à 14:24
Selon la Constitution, le guide suprême est désigné par une Assemblée des experts, composée de 88 hauts dignitaires religieux. Mais celle-ci risque de ne pas pouvoir se réunir, dans le contexte de guerre actuel, tandis que l’assassinat de plusieurs hauts responsables politiques et sécuritaires a désorganisé le système politique.

© PHOTO/ Alaa Al-Marjani / REUTERS

Des religieux présentent leurs condoléances après l’assassinat du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, au bureau de son représentant à Najaf, en Irak, le 1er mars 2026.

Trump, Obama, Carter, Nixon... Entre les Etats-Unis et l'Iran, cinquante ans de conflit inextricable

1 mars 2026 à 13:26

En mai 1972, sur les hauteurs verdoyantes de Téhéran, le chah d'Iran et son épouse Farah Pahlavi reçoivent Richard Nixon et sa femme Pat, vêtue d'une robe longue en soie rose pour un dîner de gala. Sept ans avant la révolution islamique, les Etats-Unis et l'Iran sont encore de solides alliés en vertu de la doctrine Nixon selon laquelle Téhéran est, avec l'Arabie saoudite, l'un de ses deux piliers de sa politique de stabilité au Moyen Orient. Le président américain décuple l'aide militaire qu'il offre à la monarchie persique. Cela inclut des avions F-14 Tomcat, des navires destroyers, des systèmes Awacs.

L'Iran est alors le "gendarme" de Washington dans le Golfe, censé contenir l'URSS dans la région. Lors du dîner de gala, au palais Saadabad, Richard Nixon porte un toast. Le républicain va jusqu'à dire au Shah "Protégez-moi" [sous-entendu : dans la région]. Il vient ainsi d'offrir au monarque un chèque en blanc. Celui-ci, saisi d'hubris, accentue la répression contre les opposants politiques. Par ailleurs atteint par la folie des grandeurs, il va jusqu'à tenter de racheter la compagnie aérienne Pan Am et la chaîne d'hôtel Intercontinental. Interrogé des années plus tard sur son soutien au shah d'Iran, Richard Nixon dira: "Ce n'est pas tellement que nous approuvions toute sa politique, mais l'alternative au shah nous semblait pire." IL n'y avait pas de bonne solution, en somme.

Le Nouvel An iranien de Jimmy Carter

Après l'affaire du Watergate et la démission du président, son successeur Gerald Ford poursuit la même politique. En Iran, le clergé se sent humilié par la modernisation à marche forcée tandis que la bourgeoisie et l'élite intellectuelle nourrissent un ressentiment de plus en plus fort en raison des violations des droits de l'homme. En 1975, Gerald Ford reçoit le Shah à la Maison Blanche avec tous les honneurs, toasts et dîners, malgré les critiques internes aux États-Unis sur les ventes d'armes à un régime vilipendé par la presse occidentale.

Lorsque le démocrate Jimmy Carter est élu président à son tour en novembre 1976, les opposants iraniens au monarque reprennent espoir. Mais le 31 décembre 1977 ils déchantent. A l'occasion d'une visite officielle à Téhéran (la dernière d'un président américain) où il passe le réveillon du Nouvel An, Carter chante les louanges du shah dont "le grand leadership" apporte "la stabilité dans une des régions les plus troublées du monde". L'intelligentsia iranienne, qui attendait autre chose du démocrate, se sent trahie. Les mois suivant, depuis la Maison Blanche, le président infléchit toutefois la politique américaine de soutien inconditionnel à son allié. Il fait pression sur le Shah pour qu'il libéralise un tant soit peu la vie politique. Mais trop tard. Treize mois après cette visite officielle, le Shah est en fuite. Encore quelques jours et l'ayatollah Khomeyni rentre de son exil à Neauphle-le-Chateau (Yvelines), accueilli par deux millions de fidèles.

Le fiasco de "l'Opération Eagle Claw"

Le 4 novembre 1979, le cauchemar commence: 66 diplomates américains sont pris en otage à Téhéran dans leur propre ambassade. Jimmy Carter est devenu l'ennemi numéro 1 de l'ayatollah Khomeyni qui entend lui faire payer son toast du Nouvel An deux ans deux ans plus tôt. Cinquante-deux membres de l'ambassade eux resteront captifs pendant 444 jours. C'est le plus long calvaire diplomatique de l'histoire américaine. Carter tente tout. Les sanctions, la rupture des relations, l'embargo pétrolier. Puis, le 24 avril 1980, il déclenche l'opération Eagle Claw (griffe d'aigle): huit hélicoptères sont lancés dans le désert pour un raid de sauvetage. Mais en raison d'un manque de coordination du commandement, de pannes mécaniques en série et, in fine d'une collision entre un hélicoptère et un C-130 qui coûte la vie à huit militaires, le fiasco est complet. Il coûtera à Jimmy Carter, sa réélection en novembre 1980. Alors que le shah d'Iran vient décéder en exil en juillet en exil (en Egypte), Ronald Reagan, tout juste élu, tire les leçons de cette bérézina: il réorganise le commandement militaire en vue d'une meilleure coordination et crée un commandement des opérations spéciales. Humiliation suprême pour Carter: les otages sont libérés quelques minutes seulement après que son successeur a prêté serment, le 20 janvier 1981.

La présidence Reagan ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre Washington et Téhéran. Pour commencer, des attentats-suicides de Beyrouth en octobre 1983 frappent les contingents américain et français de la Force multinationale de sécurité au Liban et tuent 241 soldats américains et 58 parachutistes français. Paris et Washington accusent le Hezbollah et l'Iran. Les deux capitales soutiennent d'ailleurs ouvertement – comme les autres puissances occidentales – Saddam Hussein dans la guerre Iran-Irak (1980-1988). Cela n'empêche pas Ronald Reagan d'être éclaboussée par l'affaire de l'Irangate des ventes d'armes... à l'Iran. En contradiction avec leur discours, les responsables de son administration vendent en effet secrètement des armes, y compris des missiles, à Téhéran en 1985-1986. Et cela, afin d'obtenir la libération d'otages américains au Liban et d'obtenir de l'argent pour financer secrètement les "Contras" nicaraguayens, en guerre contre les sandinistes procubains (au pouvoir depuis 1979). Le scandale est retentissant.

Les Etats-Unis abattent un Boeing

D'autres événements marquent la fin de la présidence Reagan, à commencer par l'Opération Praying Mantis (mante religieuse) en avril 1988. Lors du plus grand engagement naval américain depuis 1945, une frégate iranienne est coulée dans le golfe Persique en représailles à l'attentat à la mine contre un destroyer de l'US Navy. Puis, en juillet, le croiseur USS Vincennes abat le vol Iran Air 655, tuant 290 passagers dont 66 enfants. L'équipage a confondu un Airbus civil avec un chasseur F-14. Washington ne présentera jamais d'excuses. Convaincu d'affronter une guerre sur deux fronts, en Irak et contre les Etats-Unis, Khomeyni accepte le cessez-le-feu avec l'Irak. Il compare cet acte au fait de "boire du poison".

Lorsque le "guide suprême" meurt l'été suivant, le pragmatique président Hachemi Rafsandjani facilite la libération des derniers otages américains au Liban, faisant écho au discours inaugural de George H.W. Bush en janvier 1989 qui a tendu la main en déclarant: "La bonne volonté engendre la bonne volonté." Quoi qu'il en soit, les relations avec l'Iran passent au second plan en raison de l'Opération Desert Storm (tempête du désert) lors de la première guerre du Golfe contre l'Irak (août 1990-février 1991).

Sous Bill Clinton, un léger dégel

Sous Bill Clinton, l'élection du président Khatami en 1997 ouvre une fenêtre d'apaisement. Dans une interview sur CNN, ce dernier exprime son admiration pour "l'essence de la civilisation américaine", cite Lincoln et propose un "dialogue entre les civilisations". La secrétaire d'Etat (ministre des Affaires étrangères) Madeleine Albright, elle, reconnaît publiquement le rôle américain dans le coup d'État de 1953 contre le premier Mossadegh, renversé par la CIA américaine et le Mi6 britannique sous la présidence d'Ike Eisenhower (1953-1960) et le second gouvernement de Winston Churchill (1951-1955). Mossadegh est soupçonné de se rapprocher de l'Union soviétique. Le dégel clintonien s'arrête là. Certes, le climat entre Téhéran est Washington est légèrement apaisé. Mais pas au point que Washington renonce à sa politique de double sanction contre l'Irak et contre l'Iran, accusé de soutenir le terrorisme.

Accaparé, comme son père, par l'Irak, George Bush fils se consacre avant tout à traquer Oussama Ben Laden en Afghanistan, puis Saddam Hussein lors de la seconde guerre du Golfe. Elu en 2008, Barack Obama, lui, combine la carotte et le bâton. Pour commencer, il applique des sanctions contre le pétrole iranien, procède au gel d'avoirs appartenant aux gardiens de la révolution ou déconnecte l'Iran du réseau SWIFT. En 2013, une opération conjointe américano-israélienne détruit un millier de centrifugeuses à Natanz grâce à un virus introduit dans le logiciel iranien.

Et Donald Trump arriva...

La même année, l'élection du président réformateur Hassan Rohani (qui succède à Mahmoud Ahmadinejad) débloque un peu le processus : Obama et lui s'appellent pendant quinze minutes; c'est le premier contact présidentiel direct depuis 1979. Puis, le 14 juillet 2015 est signé le l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien (en anglais : Joint Comprehensive Plan of Action ou JCPOA). L'Iran réduit son stock d'uranium enrichi et accepte la présence permanente de contrôleur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

En mai 2018, Donald Trump déchire l'accord et lance sa politique de "pression maximale". Les exportations pétrolières iraniennes s'effondrent sous 500 000 barils par jour. Mais les sanctions américaines accélèrent la fuite en avant nucléaire de l'Iran qui reprend l'enrichissement de son uranium. En janvier 2020, un drone Reaper pulvérise le convoi du général Qassem Soleimani alors que le commandant de la Force Al-Qods du corps des gardiens de la révolution islamique se trouve en Irak. L'Iran riposte symboliquement en tirant des missiles sur une base américaine en Irak mais sans faire de blessés. L'escalade s'arrête là. Elu en 2020 Joe Biden promet de revenir dans l'accord JCPOA. Il n'y parviendra jamais malgré huit cycles de négociations à Vienne et à Oman. La fin de sa présidence est marquée par l'attaque et le pogrom perpétré le 7 octobre 2023 contre Israël par le Hezbollah pro-iranien.

Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche voilà un peu plus d'un an, s'ouvre une nouvelle phase marquée par la collaboration militaire étroite les Etats-Unis et Israël, pays décrit comme "l'allié modèle" dans la récente "Stratégie de défense nationale", document publié par le Pentagone. A la guerre des Douze jours entre Israël et l'Iran déclenchée le 13 juin denier, et, immédiatement après, l'Opération Midnight Hammer (Marteau de minuit, du 21 au 22 juin 2025) américaine contre les installations nucléaires iraniennes suit maintenant, suit maintenant l'Operation Epic Fury (fureur épique). Le 45e et 47e président américain espère clore avec elle un chapitre ouvert voilà cinquante ans et entrer dans l'Histoire. Y parviendra-t-il ?

© REUTERS

Donald Trump à Washington le 16 janvier 2026.

Iran : qui pourrait succéder au guide suprême, Ali Khamenei ?

1 mars 2026 à 12:13

Il s'efforçait depuis près de quatre décennies de faire de l'Iran chiite une puissance régionale rivalisant avec les Etats sunnites du Golfe tout en entretenant une rivalité avec les Etats-Unis. L'ayatollah et guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, est mort samedi 28 février à l'âge de 86 ans. Les médias officiels iraniens ont déclaré qu'il avait été tué dans les frappes aériennes menées par Israël et les Etats-Unis qui ont détruit sa résidence dans le centre de Téhéran.

Peu après, l'agence de presse officielle iranienne IRNA a indiqué que le président iranien Massoud Pezeshkian le chef du pouvoir judiciaire Gholamhussein Mohseni Ejei et un juriste du Conseil des Gardiens assureraient la transition du régime iranien. Puis, ce dimanche, l'agence de presse ISNA news a annoncé que Alireza Arafi a été nommé à la tête du conseil des dirigeants, cet organe chargé de remplir le rôle du guide suprême dans l'attente de nouvelles élections. Membre du Conseil des Gardiens, Alireza Arafi siègera donc aux côtés de Massoud Pezeshkian et de Gholamhossein Mohseni Ejei.

Trois successeurs potentiels

Ali Khamenei était en place depuis 1989 et détenait l'autorité suprême sur toutes les branches du gouvernement, sur l'armée et sur le pouvoir judiciaire. Il était vénéré par ses fidèles comme un représentant de Dieu et comme le commandant en chef des forces armées, ayant le dernier mot sur toutes les questions d'État importantes.

Avant que les bombes américaines et israéliennes ne commencent à tomber samedi, l'ayatollah Ali Khamenei, qui se considérait comme le responsable de la survie de la République islamique, avait déjà prévu une transition du pouvoir en cas de décès et désigné des successeurs potentiels. Le guide suprême, dont la Constitution autorise à déléguer ses pouvoirs, doit être un haut dignitaire chiite, nommé par un comité de religieux appelé l'Assemblée des experts.

Comme l'explique le New York Times, en juin 2025, durant les douze jours de guerre contre Israël, alors que l'ayatollah Khamenei était en fuite, ce dernier a désigné trois candidats susceptibles de lui succéder rapidement. Selon le quotidien américain, ces trois personnalités sont Gholamhussein Mohseni Ejei ; le chef de cabinet de l'ayatollah Khamenei, Ali Asghar Hejazi - tué samedi ; ainsi que Hassan Khomeini, un religieux modéré issu de la faction politique réformiste et petit-fils de l'ayatollah Khomeini.

Le fils de l'ayatollah Khamenei, Mojtaba, qui a été une figure influente dans l'ombre, est pourtant plébiscité par certaines factions, mais l'ayatollah Khamenei a déclaré à ses partisans qu'il ne souhaitait pas que le poste de guide suprême soit héréditaire, précise le New York Times.

L'influence majeure d'Ali Larijani

Il est un autre homme dont l'influence est notable, et dont le nom circule pour la succession de l'ayatollah : le vétéran de la politique Ali Larijani, chef du plus haut organe de sécurité iranien, le Conseil suprême de sécurité nationale. Avant les frappes aériennes de samedi, l'ayatollah Khamenei a délégué la direction du pays à ce proche allié - l'un des plus proches en réalité -, qui a de facto marginalisé le président Massoud Pezeshkian. Dans les faits, Ali Larijani semble donc déjà avoir une influence prépondérante. Politicien expérimenté, Ali Larijani a émergé l'an dernier comme l'une des figures majeures du système sécuritaire iranien. Nommé secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale (SNSC) d'Iran en août, Ali Larijani, ex-conseiller d'Ali Khamenei, a fait carrière grâce à sa loyauté envers lui et à un pragmatisme lui permettant de naviguer à travers les factions rivales au sein du régime iranien.

Professeur de philosophie - sa spécialité étant Emmanuel Kant - et mathématicien qualifié, précise The Economist, Ali Larijani est issu d'une lignée cléricale. Son père était ayatollah (un religieux chiite d'un rang élevé) ; son beau-père était le principal théoricien de la révolution islamique et le bras droit du fondateur de la République islamique ; son frère Sadeq Larijani, lui aussi un haut fonctionnaire, a dirigé le pouvoir judiciaire pendant dix ans. Il lui est même arrivé de diriger la prière du vendredi à la place d'Ali Khamenei. Il a servi dans les Gardiens de la révolution islamique, a occupé quatre postes ministériels et a été président du Parlement pendant douze ans.

Son statut de stratège de confiance du guide suprême iranien a été mis en avant lors de son déplacement à Oman, négociateur dans le dossier du nucléaire iranien, lors de discussions indirectes avec Washington, alors que les Etats-Unis positionnaient ses forces au Moyen-Orient, rappelle Reuters. "Il était l'éminence grise de Khamenei", explique à The Economist Lynette Nusbacher, une ancienne agente de renseignement britannique.

Comme le relève le New York times, qui a interrogé plusieurs hauts responsables iraniens, l'ayatollah Khamenei avait également autorisé un petit cercle d'alliés politiques et militaires à prendre des décisions s'il venait à être tué ou injoignable pendant une guerre, et avait désigné quatre niveaux de succession pour les hauts responsables militaires et politiques qu’il nomme personnellement. Parmi eux figurent son chef d'état-major, Mohammad Hejazi, décédé en 2021 ; le général de brigade Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et ancien commandant du Corps des Gardiens de la révolution ; et son principal conseiller militaire et ancien commandant en chef des Gardiens, le général Yahya Rahim Safavi.

© via REUTERS

Une photo du défunt guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, est diffusée à la télévision lors de l'annonce de son décès, à Téhéran, en Iran, le 1er mars 2026. Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS

La mort de Khamenei va "beaucoup déstabiliser les Gardiens de la révolution et le clergé chiite"

1 mars 2026 à 11:49
Au lendemain de la mort du guide suprême dans l'attaque israélo-américaine, l'Iran a entamé un deuil de 40 jours. Pour la journaliste Maya Khadra, spécialiste du Moyen-Orient, l'élimination de l'ayatollah Ali Khamenei représente une réelle rupture. Si le régime devait tomber, ce serait un changement avant tout venu de l'intérieur "par le peuple iranien qui, dans sa majorité, refuse ce régime théocratique et liberticide".

Des frappes contre le nucléaire iranien ? "Donald Trump se trouve face à un test décisif"

1 mars 2026 à 11:45

Il y avait pourtant des "progrès" si l'on en croit le médiateur omanais. Mais Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont finalement décidé d'intervenir. Alors que plusieurs rounds de négociation indirecte entre Américains et Iraniens ont eu lieu ces dernières semaines, centrés sur la question du programme nucléaire, la campagne de frappes menées par Tel-Aviv et Washington a enterré l'éventualité d'un accord diplomatique. "Je suis consterné. Des négociations actives et sérieuses ont une fois de plus été sapées", a déclaré le 28 février, Badr Al-Boussaïdi, le ministre des affaires étrangères omanais, sur le réseau social X alors que les premières opérations militaires de grande envergure dans toute la région venaient de débuter.

Si pour le moment, aucune information crédible ne fait état de nouvelles actions menées contre les installations nucléaires, les Etats-Unis pourraient bien à l'action dans les heures ou les jours à venir, anticipe David Albright, président de l’Institute for Science an International Security (ISIS). Pour ce grand spécialiste de la prolifération nucléaire qui a collaboré avec l'AEIA, si rien n'est fait, "la question de la finalité même de la guerre se poserait". Entretien.

A l’époque de la guerre des douze jours, Donald Trump avait dit que le programme nucléaire iranien était "anéanti". Mais lors de son allocution où Trump annonce le lancement de la guerre, il a de nouveau insisté sur le fait que l’Iran ne devait jamais obtenir d’arme nucléaire. Comment expliquer cette contradiction ?

Le président des États-Unis a pris le risque de la controverse en utilisant le mot "anéanti". Donald Trump a donné l’impression qu’il ne reste absolument rien, ce qui n’est pas exact. Dans les faits, le programme nucléaire iranien a été gravement endommagé. L’Iran ne retrouvera pas avant longtemps les capacités dont il disposait auparavant. Mais on ne peut affirmer qu’il s’agit d’une disparition totale et définitive. Il subsiste des éléments du programme, notamment des stocks d’uranium enrichi, y compris hautement enrichi. Il est également possible que certaines centrifugeuses n’aient pas été détruites à Fordo et à Natanz.

Dans ces conditions, l’Iran pourrait théoriquement reconstituer une installation d’enrichissement de taille réduite afin de porter de l’uranium hautement enrichi au niveau militaire. Cela doit cependant être analysé dans un contexte où l’infrastructure industrielle principale a été démantelée : les installations de fabrication de centrifugeuses ont été détruites, de même que celles produisant le gaz d’hexafluorure d’uranium, et jusqu’à 22 000 centrifugeuses auraient été éliminées.

Mais après les frappes des États-Unis et d’Israël en juin 2025, l’Iran a suspendu sa coopération avec l’AIEA sur ses sites nucléaires. Téhéran avait-il eu le temps de relancer son programme nucléaire ?

On ne connaît pas précisément ses stocks d’uranium enrichi, y compris ceux hautement enrichis. Des mouvements ont été observés vers un complexe de tunnels souterrains qui semblerait abriter une partie de ses stocks, sans que l’on sache s’ils y ont été déplacés ou laissés sur place. Il y a eu aussi par exemple des opérations de remise en état de certaines structures. Les autorités iraniennes ont notamment installé des toitures au-dessus de bâtiments liés au programme de centrifugeuses et entrepris divers travaux de récupération. À Natanz, par exemple, sur le site pilote où se trouvaient de l’uranium hautement enrichi et des équipements de centrifugation, certaines activités ont repris.

Des travaux d’enfouissement ont aussi été observés à "Montagne de la Pioche" (NDLR : un site souterrain profondément enfoui près du complexe nucléaire de Natanz), où les entrées de tunnels ont été renforcées, ainsi qu’au complexe montagneux d’Ispahan, dont les accès ont été consolidés puis recouverts de terre. Ces sites sont désormais entièrement protégés. L’objectif semble clairement être la mise à l’abri d’infrastructures sensibles. Ces développements ont alimenté les inquiétudes quant à une éventuelle reconstitution d’un programme d’armement nucléaire, en violation des engagements pris au titre du Traité de non-prolifération.

De ce point de vue, la guerre vous semblait-elle inéluctable ?

L’enchaînement des événements n’est pas surprenant en soi, même si Donald Trump a souvent tendance à accélérer les calendriers politiques et stratégiques. Mais l’analyse repose sur une dynamique stratégique relativement simple : Israël, pour sa part, a agi selon une logique sécuritaire claire, redoutant qu’un tel programme puisse être relancé et considérant qu’il serait la cible prioritaire en cas d’acquisition d’une arme nucléaire par l’Iran. Dès lors, du point de vue israélien, il serait préférable de frapper tôt plutôt que tard. Il existait donc une incitation structurelle pour Israël à agir.

Il n’y a pas encore d’information concernant d’éventuelles frappes sur les installations nucléaires iraniennes. Mais quelle peut être la stratégie américaine pour en finir avec le programme ?

Si les États-Unis sont réellement déterminés, ils devraient viser la destruction complète de "Montagne de la pioche" ainsi que du complexe souterrain d’Ispahan. Il s’agirait d’enfouir définitivement l’uranium hautement enrichi, ainsi que les nouveaux équipements éventuellement installés à la "Montagne de la pioche", si le site est effectivement à un stade avancé. L’objectif devrait être aussi d’éliminer les vestiges du programme de centrifugeuses subsistant depuis le mois de juin. Il s’agit d’un test décisif : si ces actions ne sont pas menées, il sera difficile d’affirmer que Washington est pleinement engagé dans la volonté de mettre un terme au programme nucléaire iranien. Dans ce cas, la question même de la finalité de la guerre se poserait.

Certains pourraient rétorquer que l’objectif prioritaire est un changement de régime, lequel abandonnerait l’ensemble des capacités nucléaires et réglerait définitivement la question. Toutefois, cette option constitue un objectif nettement plus ambitieux et incertain. La destruction supplémentaire des infrastructures nucléaires apparaît, en comparaison, plus accessible - même si ces installations sont fortement protégées. Une telle opération exigerait néanmoins l’emploi par les États-Unis de certaines de leurs armes conventionnelles les plus avancées et les plus puissantes.

Des scientifiques risquent-ils aussi d’être pris pour cibles comme au mois de juin ?

Cela ne me surprendrait pas. Ils disposent d’une liste établie de longue date. Cette liste trouve son origine dans les archives nucléaires iraniennes saisies par Israël. Elle remonte à l’ancien programme militaire du début des années 2000. Même après l’arrêt du plan Amad (NDLR : le nom donné par les services de renseignement occidentaux et israéliens à un programme iranien de développement d’armes nucléaires actif à la fin des années 1990 et au début des années 2000), une partie des personnels impliqués a poursuivi ses activités.

Un document recensait environ 300 personnes actives dans le plan Amad. Il s’agissait d’un tableau détaillé mentionnant les noms, numéros d’identification, filiation, ainsi que les parcours académiques. Ce type d’information constitue une base précieuse pour identifier les profils susceptibles de jouer un rôle clé dans des efforts actuels. À cela s’ajoutent les renseignements collectés par la suite. Ils disposent donc d’une base de données substantielle. En juin, cette liste a été croisée avec des informations opérationnelles permettant de localiser certaines de ces personnes au moment des frappes. Il ne serait donc pas étonnant que d’autres opérations ciblées soient envisagées si leur localisation est confirmée.

Sait-on ce qu’il est advenu des fameux 400 kilos d’uranium enrichi à 60 % qui inquiétaient tout l’Occident ?

Dans son rapport adressé récemment aux États membres, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué qu’une partie des stocks d’uranium enrichi se trouverait dans le complexe montagneux d’Ispahan. Il est toutefois possible que l’ensemble des matériaux n’y soit pas concentré. Une partie pourrait encore se trouver dans les décombres de Fordo. D’autres quantités étaient présentes dans l’usine pilote, où l’Iran aurait tenté de récupérer certains matériaux. Néanmoins, la majeure partie des stocks d’uranium - notamment ceux enrichis à 20 % - semblerait désormais localisée dans le complexe montagneux d’Ispahan.

Pourquoi y a-t-il aussi une inquiétude concernant les stocks d’uranium enrichi à 20 % ?

La raison est technique : dans le processus d’enrichissement, atteindre 20 % signifie avoir parcouru environ 90 % du chemin vers l’uranium de qualité militaire (90 % d’enrichissement). À 60 %, on est à près de 99 % du chemin. Le processus n’est pas linéaire : plus le niveau d’enrichissement est élevé, plus la progression vers le seuil militaire devient rapide. En d’autres termes, disposer de stocks à 20 % ou à 60 % réduit considérablement le nombre de centrifugeuses nécessaires et le temps requis pour atteindre un niveau militaire. Ces stocks constituent donc une réserve stratégique, comparable à un capital disponible, mobilisable rapidement pour produire de l’uranium de qualité militaire.

Il convient toutefois de noter que les quantités d’uranium enrichi à 20 % ont diminué au cours de l’année écoulée. À partir de la fin de l’année 2024, l’Iran a accéléré la conversion de l’uranium à 20 % en uranium enrichi à 60 %. La majeure partie des stocks à 20 % a ainsi été portée à 60 %. Il resterait aujourd’hui moins de 200 kilogrammes d’uranium enrichi à 20 %, quantité théoriquement suffisante pour produire environ une à une bombe et demie. En revanche, les stocks à 60 % seraient beaucoup plus importants, potentiellement suffisants, selon certaines estimations techniques, pour une dizaine d’engins nucléaires si un enrichissement final était réalisé.

Quelles sont les craintes concernant le centre Taleghan 2 à Parchin ?

Dans le cadre du programme clandestin de développement d’armes nucléaires, cette installation jouait un rôle central dans la mise au point de l’explosif nucléaire lui-même, destiné à comprimer le cœur nucléaire. Le site disposait d’une chambre d’essais pour explosifs à haute puissance, ainsi que d’un système de radiographie flash aux rayons X permettant d’observer le comportement interne du dispositif au moment de la compression ou de la détonation. Ces équipements sont caractéristiques des phases avancées de développement d’une arme à implosion. Au cours des années 2010, le site aurait été vidé de ses équipements sensibles. Par la suite, l’Iran y aurait installé une nouvelle installation apparemment destinée à produire un sous-composant essentiel du système d’initiation.

Mais cette infrastructure a été frappée par Israël en 2024. On pensait alors que les activités avaient cessé. Toutefois, avant même le déclenchement de la guerre de juin, l’Iran aurait entrepris des travaux de reconstruction, incluant l’édification d’une structure cylindrique dotée d’extensions latérales conçues pour absorber ou dévier les effets d’une explosion. La finalité exacte de cette nouvelle installation demeure inconnue, mais elle pourrait être destinée à des essais d’explosifs à haute intensité. Un élément notable est que les fondations, capables de supporter des charges importantes, n’avaient pas été détruites lors des frappes précédentes. Les nouvelles constructions reposent donc sur cette base intacte. Depuis, la structure a été recouverte de béton, puis de terre, et des dispositifs supplémentaires de protection - possiblement une cage anti-drones ou anti-missiles - semblent en cours d’installation. L’ampleur des mesures de protection suggère qu’il s’agit d’une infrastructure jugée stratégique par les autorités iraniennes.

Alors que l’Iran a confirmé la mort de Khamenei, quel a été son rôle dans le programme nucléaire ?

Lorsqu’il était président (NLDR : il a été élu en 1981 avant de devenir guide suprême), c’est lui qui a officiellement lancé le programme. En réalité, il s’agissait d’une initiative provenant de l’autorité supérieure, le bureau du guide suprême, mais il a ordonné le démarrage du programme en 1984. Après cette date, les progrès ont été très lents et le programme a rencontré de nombreuses difficultés.

Cependant, à la fin des années 1990, il a donné son approbation en tant que guide suprême au programme nucléaire Koresh (Amad). Il a également été impliqué dans la suspension de ce programme, tout en poursuivant certaines activités de manière réduite et discrète. Il est donc impliqué dans l’effort nucléaire depuis ses débuts. Cela étant dit, ce n’est pas, selon toute vraisemblance, la raison de son assassinat.

Lors des négociations, comment avez-vous interprété le fait que les Iraniens auraient accepté de ne pas stocker d’uranium enrichi ainsi que de diluer l’uranium enrichi. Était-ce un coup de bluff ?

Trump souhaitait mettre fin totalement à l’enrichissement de l’uranium. Une mesure dans ce sens consisterait à diluer ou transférer les stocks d’uranium enrichi hors d’Iran. Cependant, si l’Iran peut continuer à enrichir, il lui est facile de reconstituer rapidement des stocks d’uranium enrichi à 5 %, 20 % et 60 %, ce qui ne change rien à la situation. C’est comparable à quelqu’un qui vous enlève les balles de votre arme, alors que vous pouvez en acheter d’autres et que l’arme reste intacte. Ainsi, si l’objectif des États-Unis est de mettre fin à l’enrichissement, ces mesures étaient insuffisantes.

Les Iraniens tiennent fermement à ce programme d’enrichissement, bien que celui-ci ait été largement détruit. Mais il faut bien comprendre que l’uranium enrichi n’est pas nécessaire pour des usages civils. En effet, ils peuvent l’acheter, ce qu’ils font pour le réacteur de Bushehr (NDLR : le principal réacteur nucléaire civil de l’Iran, situé sur la côte sud du pays, sur le golfe Persique) en acquérant des quantités importantes chaque année. De plus, l’Iran dispose d’un stock d’uranium enrichi à 20 % provenant d’un accord précédent et stocké en Russie, qui est périodiquement transféré en Iran pour alimenter le réacteur de recherche de Téhéran. Ce maintien d’un stock et la capacité à enrichir contribuent à la méfiance internationale. Et ce, même si l’Iran n’a pas procédé à l’enrichissement depuis juin.

Y a-t-il un risque de fuite radioactive si les Américains ou les Israéliens frappent des installations nucléaires ?

Non. Si l’objectif est de démanteler les installations et d’enterrer l’uranium hautement enrichi, il n’y aura pas de fuite. En juin, alors que le risque était plus élevé, aucune fuite ne s’est produite. L'hexafluorure d'uranium n’a pas non plus fui. L’uranium n’est pas fortement radioactif, mais il émet un rayonnement faible. Son association avec le fluor fait toutefois de l'hexafluorure d'uranium un composé très dangereux : le fluor réagit violemment avec l’eau et forme des particules relativement lourdes qui retombent localement.

Ainsi, si le complexe souterrain d’Ispahan subissait d’importants dommages, il serait nécessaire de porter une combinaison de protection pour vérifier la présence d'hexafluorure d'uranium ou d’uranium hautement enrichi, car le fluor reste très réactif. L’inhalation d’uranium hexafluorure constitue un risque grave : il brûle les poumons et peut être mortel. C’est une substance extrêmement dangereuse, mais paradoxalement, sa forte réactivité limite en partie sa dispersion, ce qui contribue à contenir le danger localement.

Selon vous, la chute du régime iranien entraînerait-elle mécaniquement la fin du programme nucléaire du pays ?

Je ne pense pas qu’il reste beaucoup du programme nucléaire en activité. Si le régime venait à s’effondrer, les scientifiques impliqués chercheraient probablement à protéger leurs intérêts personnels : ils pourraient dérober des documents ou du matériel classifié, et éventuellement tenter de récupérer de l’uranium enrichi. Il y aurait une perte de contrôle et la situation serait donc très chaotique. Il est possible qu’un nouveau régime émerge, peut-être une autre forme de dictature dirigée par des généraux du CGRI (Corps des Gardiens de la révolution islamique).

Dans le meilleur scénario, le régime se transformerait de manière comparable à ce qui s’est passé en Afrique du Sud (NDLR : dans les années 1970 et 1980, l’Afrique du Sud a développé un programme d’armes nucléaires), où le président de l’ancien régime de l’apartheid F. W. de Klerk a décidé d’abandonner le programme nucléaire. Dans ce cas, la transition vers une démocratie permettrait de supprimer de manière vérifiable les capacités nucléaires, sous contrôle de l’AIEA. Mais si le régime arrive à se maintenir après le conflit - ce dont je doute -, la probabilité d’une relance du programme militaire pourrait augmenter.

© REUTERS

U.S. President Donald Trump speaks to the media after arriving in Corpus Christi, Texas, U.S., February 27, 2026. REUTERS/Elizabeth Frantz

En direct - guerre au Moyen-Orient : nouvelles explosions à Abu Dhabi, Dubaï, Doha et Manama

1 mars 2026 à 06:54
L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir lancé une vaste offensive aérienne au cœur de Téhéran, au deuxième jour de frappes israélo-américaines en Iran ayant causé la mort du guide suprême Ali Khamenei. De nouvelles explosions ont par ailleurs retenti dans plusieurs villes du Golfe – Dubaï, Abu Dhabi, Doha et Manama – visées depuis samedi par des tirs de riposte de Téhéran. Suivez notre direct.

EN DIRECT, Iran : au moins huit personnes sont mortes en Israël à la suite d’une frappe iranienne ; Emmanuel Macron convoque un nouveau conseil de défense

1 mars 2026 à 14:03
Après la mort d’Ali Khamenei, dans les frappes survenues samedi, la transition politique se met en place en Iran. L’ayatollah Alireza Arafi, directeur des séminaires islamiques d’Iran, a été nommé au sein du triumvirat assurant la transition après la disparition du Guide suprême, ont annoncé les médias d’Etat iraniens.

© AHMAD GHARABLI / AFP

Sur le site d’une frappe iranienne, à Bet Shemesh (Israël), le 1ᵉʳ mars 2026.

Frappes iraniennes: "Depuis hier huit heures du matin, on ne fait que des allers-retours dans les abris", témoigne Shirielle, habitante en banlieue de Tel-Aviv

1 mars 2026 à 13:53
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué, samedi 28 février, par des frappes menées dans le pays par les États-Unis et Israël. Téhéran a riposté par des tirs de missiles contre Israël et les États du Golfe. Donald Trump a assuré que les frappes continueront dans les prochains jours.

«Pari audacieux», «du président de la paix à celui de la guerre» : la presse étrangère questionne le devenir de l’intervention américaine en Iran

1 mars 2026 à 13:11
REVUE DE PRESSE - Au lendemain des frappes américaines et israéliennes qui ont conduit à l’élimination du Guide suprême en Iran, la presse internationale s’accorde sur le bouleversement géopolitique majeur que signe cette intervention. Mais reste prudente sur l’issue du «pari» qu’a tenté Donald Trump.

© Majid Asgaripour / REUTERS

La fumée s’élève suite à une explosion, après qu’Israël et les États-Unis ont lancé des frappes sur l’Iran, à Téhéran, en Iran, le 1er mars 2026.

«J’essaie d’ignorer mon sentiment de culpabilité» : comment Julia, miraculée de Crans-Montana, se reconstruit après l’incendie

1 mars 2026 à 12:30
ENTRETIEN EXCLUSIF - Julia fait partie des rares rescapés sortis presque indemnes physiquement des flammes du Constellation. Deux mois après le drame, l’étudiante de 19 ans s’efforce de reprendre une vie normale alors que les terribles images de l’incendie la tourmentent encore.

© David Lanaspa

En signe de soutien à sa meilleure amie grièvement brûlée aux bras, à la tête et au dos dans la catastrophe, Julia a décidé de se raser les cheveux. 

Deux pétroliers ciblés, dont un intercepté dans le détroit d'Ormuz

1 mars 2026 à 12:58
 L'Arabie saoudite, la Russie et six autres membres de l'Opep+ ont augmenté dimanche 1er mars leurs quotas de production de pétrole de 206.000 barils par jour pour le mois d'avril, un volume supérieur aux anticipations, alors que la guerre en Iran déstabilise le Moyen-Orient et les routes d'acheminement du brut.

Mort d'Ali Khamenei: "L'Opep est en train d'anticiper que demain, sur les marchés, il devrait y avoir une hausse du prix du Brent", dit Thierry Breton, ancien Commissaire européen

1 mars 2026 à 12:55
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué, samedi 28 février, par des frappes menées dans le pays par les États-Unis et Israël. Téhéran a riposté par des tirs de missiles contre Israël et les États du Golfe. Donald Trump a assuré que les frappes continueront dans les prochains jours.

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