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Reçu hier — 7 janvier 2026 6.2 📰 Infos Monde

Cathryn Clüver Ashbrook : "Trump ne renoncera pas à envahir le Groenland par respect de l'ordre mondial"

7 janvier 2026 à 18:00

C'était jusqu'ici un tabou, presque un sujet de plaisanterie : depuis des années, Donald Trump clame son ambition d'annexer le Groenland, territoire immense qui fait partie du royaume du Danemark. Le 3 janvier, tout a changé. L'intervention militaire américaine pour enlever Nicolas Maduro, à Caracas, a ébranlé toutes les certitudes européennes. Oui, les Etats-Unis de Donald Trump sont capables d'agir à l'intérieur de pays souverains, sans aucun respect pour le droit international. Oui, le président américain répète, ces derniers jours, sa détermination à "s'occuper" du Groenland dans les semaines qui viennent. Oui, il faut prendre au sérieux ce que dit Donald Trump.

"Les liens transatlantiques se défont à toute vitesse", constate Cathryn Clüver Ashbrook, politologue germano-américaine et vice-présidente de la fondation Bertelsmann Stiftung, inquiète des manoeuvres de l'administration Trump à la fois aux Etats-Unis et en Europe. Mais les Européens peuvent agir contre cette agressivité inédite, assure-t-elle, à condition de s'en donner les moyens.

L'Express : Depuis l'intervention américaine au Venezuela, les Européens redoutent les visées de Donald Trump sur le Groenland, territoire danois dont le président américain dit vouloir s'occuper "dans environ deux mois". A quel point ce scénario doit-il inquiéter les Européens ?

Cathryn Clüver Ashbrook : Nous devons prendre au pied de la lettre ce que l'administration américaine a écrit dans sa Stratégie de sécurité nationale, parue en décembre. Il s'agit d'un changement extrêmement important par rapport à la première administration Trump [2017-2021], pendant laquelle il fallait "prendre au mot Donald Trump, mais pas au sérieux". A présent, ses décisions ont des conséquences très concrètes pour l'ensemble de la planète.

Les Européens doivent établir une stratégie diplomatique vis-à-vis de cette administration américaine, mais aussi une stratégie de défense commune pour le Groenland comme pour tous les territoires et intérêts européens dans le monde. Il s'agit d'une nouvelle urgence : définir clairement les intérêts stratégiques communs et concentrer nos forces sur la région arctique. Ces dernières heures, les pays nordiques, notamment la Finlande et bien sûr le Danemark, ont esquissé les premiers pas de cette stratégie en contestant les plans de la Maison-Blanche pour le Groenland et en prenant très au sérieux la situation, même si leurs réponses restent vagues.

Les liens transatlantiques se défont à toute vitesse, ce qui requiert un partage d'informations sans précédent entre Européens et une coordination extrêmement étroite. Ce que font les Américains actuellement n'a aucun équivalent dans les 80 dernières années de collaboration entre nos deux continents.

Les Européens doivent-ils considérer les Etats-Unis, qui assurent pourtant leur protection depuis la Seconde Guerre mondiale, comme des ennemis ?

Oui, au moins dans la préparation stratégique. L'intervention militaire au Venezuela montre que le système d'alerte entre alliés n'existe plus, y compris pour les Five Eyes [l'alliance des services de renseignements des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande]. Au sein de ses propres institutions, l'administration américaine n'a pas respecté les processus prévus et n'a prévenu ni le Congrès ni l'ensemble des services de renseignements. Ces derniers mois, les zigzags américains sur l'Ukraine montrent que Washington n'est pas un partenaire fiable.

Après le coup de force américain au Venezuela, les réactions des dirigeants européens ont été pour le moins timides. Emmanuel Macron a, dans un premier temps, salué la chute de "la dictature Maduro" sans mentionner le droit international. Est-ce un aveu de faiblesse, de la peur ou simplement de la realpolitik ?

C'est un jeu de realpolitik avant tout. Les Européens connaissent leur degré de dépendance aux Américains sur les questions de sécurité et de défense, malgré leurs immenses efforts entamés l'année dernière. De nombreux sujets doivent être abordés d'urgence, notamment celui du parapluie nucléaire qui provoque beaucoup d'émotions en France et au Royaume-Uni. Aussi, comment changer l'Otan sur le court terme, puisque les Etats-Unis sont prêts à en déchirer les fondations ?

La réaction timide au coup de force au Venezuela exprime cette relation complexe avec les Etats-Unis. Tout le week-end, les chefs d'Etat européens ont tenté de gagner du temps pour pouvoir coordonner leur approche. Il s'agit de réagir à un moment historique car, même en le comparant à l'Irak, la Libye ou l'Afghanistan, nous n'avions jamais été dans une situation semblable, dans laquelle les Etats-Unis, pouvoir fondateur du droit international, torpillent à ce point les fondements des relations internationales.

En décembre, l'administration américaine a sanctionné cinq individus européens, dont l'ancien commissaire européen Thierry Breton, pour leur supposée atteinte à la liberté d'expression. Là aussi, la réaction européenne a été faible, voire inexistante…

Nous, Européens, avons été pris au dépourvu, parce que nous n'avons pas anticipé que des sanctions américaines pourraient viser des individus européens d'une telle façon. C'est de l'hubris absolu de la part des Américains et la marque de fabrique des systèmes autoritaires, ou au moins de la naissance des systèmes autoritaires. Ils ne s'entourent que de gens loyaux, incapables de donner une opinion divergente, ce qui aveugle les gouvernants et leur donne une idée démesurée de leur propre pouvoir. L'idée qu'en contrôlant toutes les ressources — pétrole, informations, technologie — vous n'avez plus besoin de respecter les relations internationales, constitue une caractéristique des systèmes autoritaires.

Nicolas Maduro lors de son arrivée à New York, le 6 janvier.
Nicolas Maduro lors de son arrivée à New York, le 6 janvier.

De quelles armes dispose l'Europe pour contrer cette administration américaine ? Si demain son armée intervient au Groenland ou si davantage de sanctions touchent des dirigeants européens, que se passe-t-il ?

C'est la question la plus cruciale du moment. Nous avons besoin de stratégies qui planifient ces scénarios jusqu'au bout : s'il y a une invasion du Groenland, quelles réactions à la fois diplomatiques et militaires engageons-nous à chaque étape ? Jamais nous ne nous étions permis d'élaborer ce genre d'hypothèses, et surtout pas de les communiquer entre capitales européennes. Mais c'est la réalité aujourd'hui : l'espoir n'est pas une stratégie. Il est illusoire de penser que les Américains n'envahiront pas le Groenland pour des raisons de morale ou de respect de l'ordre mondial. Ces concepts ne signifient rien pour cette administration américaine.

La priorité doit être l'unité absolue. Ce qui signifie augmenter la coordination entre toutes les capitales, entre les conseils de sécurité nationaux, entre les services de renseignements. Les Britanniques vont avoir un rôle majeur à jouer sur ce dossier, notamment en convainquant les autres Five Eyes [Canada, Australie, Nouvelle-Zélande] d'aider les Européens à atteindre leurs objectifs de planification et de stratégie. Les Européens doivent s'aligner et coordonner leur action diplomatique au maximum, puis déterminer qui sera le porte-parole du continent sur des questions spécifiques et à des moments spécifiques. Ils le font déjà sur l'Ukraine, il faudra maintenant le faire pour tous les sujets relatifs aux Américains : le Groenland mais aussi les tentatives d'ingérence dans les élections en Allemagne cette année et, encore plus important, dans la présidentielle française de 2027.

Comment contrer ces ingérences américaines dans les élections en France et en Allemagne ?

Ces ingérences vont se produire : la Stratégie de sécurité nationale indique clairement que des ressources américaines seront dévolues à cet effet, ce qui jusqu'à présent se faisait de manière clandestine via des réseaux de droite, qui se sont développés dans l'ombre depuis dix ans et opèrent maintenant en pleine lumière. La principale réponse doit consister à renforcer nos propres systèmes. En Allemagne, les réseaux Maga cherchent les failles dans nos démocraties, en particulier les aspects qui reposent sur des habitudes et ne sont pas protégés par des normes. Le système allemand a par exemple des faiblesses sur les dons d'argent faits aux partis politiques, qui devraient être bien plus encadrés et régulés.

Dans toutes les démocraties, ces mouvements commencent par menacer et affaiblir les réseaux d'éducation publique, puis ils sapent la confiance dans les autorités et dans les médias avec de la désinformation. Ils visent tous les secteurs où demeurent des insécurités, d'ordre législatif ou structurel. Nous devons renforcer ces secteurs d'urgence, dans les six prochains mois en Allemagne, puisque les premières élections régionales ont le lieu le 6 septembre prochain. C'est à nous, Européens, de faire nos devoirs.

L'AfD, parti d'extrême droite allemand, semble particulièrement important pour l'Amérique Maga : Elon Musk l'a soutenu publiquement, plusieurs de ses dirigeants ont voyagé à Washington… Pourquoi ce parti politique paraît-il central en Europe pour l'administration Trump ?

En France, le Rassemblement national est très bien organisé, complet sur la stratégie et opérationnel. Jordan Bardella a du charisme et peut gagner les élections. Ce genre de profil n'existe pas en Allemagne. L'AfD, à l'inverse des autres mouvements à tendance autoritaire en Europe, a besoin d'aide pour se renforcer politiquement, structurellement et stratégiquement. Si ce parti trouve autant d'écho à Washington, c'est parce qu'en Allemagne il leur reste beaucoup à faire pour concrétiser leur ascension politique et que les stratèges Maga pensent qu'il peut réussir.

Le président Trump a tenu une conférence de presse à Palm Beach samedi 3 janvier, à la suite de l'attaque militaire américaine au Venezuela.
Le président Trump a tenu une conférence de presse à Palm Beach samedi 3 janvier, à la suite de l'attaque militaire américaine au Venezuela.

Des élections vont aussi avoir lieu aux Etats-Unis cette année, avec les midterms en novembre…

Cette administration est tellement remplie de courtisans et de partisans que, soit elle ne s'intéresse même plus aux élections à venir, soit elle se pense capable de manipuler le système électoral et le mode de scrutin pour garder la main sur son électorat, malgré un rejet très net de ses décisions. Tous les sondages parus aux Etats-Unis depuis le 3 janvier indiquent que les Américains, de tous bords politiques, ne veulent pas que leur pays soit impliqué au Venezuela. Les électeurs veulent voir leurs problèmes résolus à la maison, sur leur territoire, ils veulent des solutions pour le coût de la vie, et leur gouvernement n'agit pas sur ces questions. Sur cette base, les démocrates mènent de 16 points sur l'ensemble du pays.

A moins que les changements du système électoral ne bouleversent largement la motivation des électeurs américains, le contrôle des deux chambres par les Républicains se trouve plus que jamais en danger. Mais cette administration, qui redéfinit le pouvoir exécutif, semble n'en avoir rien à faire : ils pensent que, quand viendra l'heure des élections, ils auront arraché tellement de pouvoir aux institutions de contrôle démocratique — les deux chambres du Congrès, la Cour suprême, le département de la Justice — qu'elles ne pourront plus les stopper.

Dans un essai paru dans Foreign Policy, vous encouragez les Européens à aider la démocratie américaine. Mais, concrètement, que peuvent faire les Européens ?

Le premier élément consiste à faire prendre conscience aux Américains que tout un système travaille de manière déterminée à détruire la démocratie américaine et les démocraties dans le monde. Il faut aussi soutenir les poches de résistance, non seulement ceux qui manifestent dans les rues des Etats-Unis mais aussi les Etats américains directement : vous avez par exemple onze procureurs généraux qui mettent en cause la légalité des droits de douane devant la Cour suprême, décidés par le président sur la base de ses pouvoirs d'urgence. Sur les questions médicales, plusieurs Etats — qui ont des gouverneurs démocrates comme républicains — s'allient contre le département de la Santé afin de protéger leurs citoyens avec leurs propres recommandations vaccinales. Ces décisions ouvrent de nouveaux canaux diplomatiques aux Européens, différents de la Maison-Blanche mais essentiels pour préserver le dialogue transatlantique et les valeurs américaines, alors que les Etats-Unis célèbrent leur 250e anniversaire cette année.

Les Européens n'ont pas l'habitude de ces procédés et ne sont, là encore, pas dotés des bonnes stratégies : ils doivent pourtant les mettre en place d'urgence, alors que les gouverneurs américains cherchent des moyens pour préserver la viabilité économique de leur Etat, sa santé, sa capacité à organiser des élections… Ils auront besoin d'un soutien international, à la fois moral mais aussi structurel. Ce sont des opportunités pour les Européens.

© REUTERS

Donald Trump lors d'un discours en Pennsylvanie, le 9 décembre 2025.
Reçu — 2 janvier 2026 6.2 📰 Infos Monde

Chaman, cocaïne et procès pour viols : en Norvège, la famille royale la plus scandaleuse d'Europe

2 janvier 2026 à 08:45

Bonne nouvelle pour les Britanniques : en matière de scandales, leur famille royale se trouve sur le point d’être détrônée. Oubliez Harry et Meghan, le couple sulfureux de 2026 se nomme Durek Verret et Märtha Louise de Norvège. La princesse de 54 ans, fille du roi Harald V, a eu la brillante idée de se marier, il y a deux ans, avec un chaman californien et d’ouvrir grand les coulisses de leurs noces aux caméras de Netflix. Le documentaire sorti en septembre 2025, intitulé Rebel Royals : l’improbable romance, ressemble davantage à un règlement de comptes royaux qu’à un conte de fées. "Clairement, ce documentaire a bien plus embarrassé les Norvégiens qu’il ne les a éclairés", souffle Tove Taalesen, ancienne employée de la Couronne, désormais écrivaine.

Au sein du paisible royaume scandinave, Durek Verret et la princesse Märtha Louise constituent une source inépuisable de scandales. Lui se dit "à moitié reptilien", sixième génération d’une lignée de chamans, ancien mannequin new-yorkais toxicomane. Il a été accusé d’avoir abusé sexuellement de certains de ses clients, affirme que "le cancer est un choix" et, pendant la pandémie, vendait des "médaillons magiques" pour guérir du Covid-19… La princesse n’est pas en reste, elle qui a commencé sa carrière en ouvrant un centre pour communiquer avec les anges.

Après un millénaire de discrétion, tous les projecteurs se braquent aujourd’hui sur la monarchie norvégienne. Chaque jour ou presque, la famille royale fait la une des journaux : le roi a été accusé de racisme par son gendre, la princesse Mette-Marit espère une transplantation pulmonaire, une des petites-filles du roi Harald V s’éclate dans l’émission Danse avec les stars… "J’écris des polars et j’ai développé une imagination débordante, mais jamais je n’aurais pu concevoir tous les événements qui secouent la famille royale depuis deux ans, assure Tove Taalesen, auteure de Dronningen (Panta, 2020), un thriller au cœur du palais royal d’Oslo. Le job d’expert de la royauté n’a jamais été aussi passionnant !"

Le procès qui va secouer la monarchie

C’est toutefois une affaire sordide qui fait trembler l’institution millénaire en ce début de 2026. Dans la glaciale Oslo, où le mercure affiche -15°C, les médias norvégiens sont en ébullition. "Je n’ai jamais rien vu de tel", témoigne Caroline Vagle, malgré sa longue carrière de "reporter royale" pour le magazine Se og Hør.

190 journalistes accrédités, sept semaines d’audience : à partir du 3 février, la Norvège va vivre au rythme du procès de Marius Borg Høiby, 28 ans. Le fils de la princesse héritière Mette-Marit se retrouve poursuivi pour quatre viols, plusieurs cas de violences conjugales, une agression contre un fonctionnaire ou encore des menaces de mort. Trente-deux chefs d’accusation au total, pour lesquels il risque jusqu’à seize ans de prison. "Peu importe le verdict, ce procès pèsera lourd sur la réputation de la famille royale, explique Caroline Vagle. Bien qu’il n’ait pas de rôle officiel au sein de la Couronne, Marius en est inséparable aux yeux du public : son procès fait tanguer l’image de stabilité et de confiance sur laquelle s’est bâtie la monarchie norvégienne." Circonstance aggravante, un des viols se serait déroulé sur le domaine royal de Skaugum, où vivait le jeune homme.

Marius Borg Hoiby
Marius Borg Hoiby

Depuis sa première arrestation, en août 2024, les médias norvégiens multiplient les révélations sur "l’affaire Marius". Les enquêteurs ont saisi des centaines de milliers de fichiers sur ses téléphones et ordinateurs, qui révéleraient un véritable modus operandi de prédateur sexuel : le fils de la princesse héritière aurait abusé de ses partenaires dans leur sommeil, filmant à chaque fois ses agressions.

Pour enfoncer le clou, un livre choc paru en octobre, Hvite striper, sorte får ("Rayures blanches, moutons noirs"), détaille la vie tumultueuse de Marius Borg Høiby, sa violence, sa toxicomanie et ses liens avec des réseaux de trafic de cocaïne. "En Norvège, personne ne vit au-dessus des lois, même s’il est proche de la famille royale, souligne Tove Taalesen, qui a connu Marius enfant, lors de son arrivée au palais. Les Norvégiens attendent de la justice une indépendance totale vis-à-vis de la politique ou d’éventuelles pressions de la Couronne, ce procès sera un véritable test pour nos institutions."

La famille royale reste populaire

La monarchie se trouve-t-elle en danger pour autant ? Historiquement populaire en Norvège, sa cote varie au gré des scandales. En 2017, 81 % des Norvégiens se disaient en faveur de la royauté, avant de toucher le fond en septembre 2024, juste après l’arrestation de Marius Borg Høiby, avec seulement 62 % d’opinions favorables. Récemment, les sondages remontent autour de 70 % de popularité. "Mais il y aura d’autres scandales dans les années qui viennent, nous prédit Eva Grinde, chroniqueuse au Dagens Næringsliv. L’institution royale est, par nature, bourrée de paradoxes et devient de plus en plus difficile à défendre."

Chaque année, le palais coûte près de 26 millions d’euros à l’Etat norvégien, et les affaires donnent des ailes au mouvement républicain. "La monarchie reste toutefois un symbole d’unité et de continuité pour notre pays, tout en jouant un rôle diplomatique important, soutient Caroline Vagle. Pour de nombreux Norvégiens, la famille royale représente la stabilité au-dessus des partis politiques et le roi Harald joue le rôle de grand-père de la nation."

Ces dernières semaines, la Couronne met en avant une carte maîtresse avant le procès de Marius : sa demi-sœur, la princesse Ingrid Alexandra, qui sera un jour la première reine de Norvège (une réforme de 1990 permet à la fille aînée d’hériter du trône). Etudiante en Australie après avoir effectué son service militaire, la jeune femme de 21 ans a profité de son passage dans le royaume pour visiter maisons de retraite, casernes de pompiers ou encore assister à la remise du prix Nobel de la Paix. "C’est une jeune femme magnifique, grande, très populaire, et qui apprécie de remplir ses devoirs royaux, raconte Tove Taalesen. Elle incarne l’espoir de la famille royale !" God save the future Queen ?

© Marius Gulliksrud/ STELLA Pictur

Le roi Harald et la reine Sonja, entourés de la famille royale norvégienne, le 17 mai 2025 à Oslo.
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