↩ Accueil

Vue normale

Reçu — 5 janvier 2026 6.2 📰 Infos Monde

"Je suis innocent" : les premiers mots de Nicolas Maduro face à un juge américain

5 janvier 2026 à 20:09

Un premier échange avec un juge. Le président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé par les Etats-Unis au terme d'une opération militaire à Caracas, dans la nuit du 2 au 3 janvier, comparaissait devant un tribunal de New York ce lundi 5 janvier. Le dirigeant a plaidé non coupable lors de cette audience, tout comme son épouse, Cilia Flores, elle aussi enlevée lors de cette intervention. Nicolas Maduro, présenté comme un "baron de la drogue" par le président américain Donald Trump, est notamment accusé de narcoterrorisme, de complot en vue d'importer de la cocaïne et de possession d'armes automatiques et d'engins destructeurs.

"Je suis un prisonnier de guerre"

Lors de cette comparution initiale, Nicolas Maduro a exprimé quelques mots devant le magistrat fédéral en charge de l'affaire, Alvin Hellerstein. "J'ai été arrêté à mon domicile à Caracas, au Venezuela", a d'abord lancé le dirigeant chaviste, avant d'être coupé par le juge. "Il y aura un moment et un lieu pour aborder tout cela", a expliqué ce dernier. En effet, comme relevé par CNN, il est très rare de voir un accusé prendre autant la parole lors d'une audience préliminaire aux Etats-Unis. Celle-ci n'est pas destinée à entrer dans le fond des débats. "Je suis innocent. Je ne suis pas coupable. Je suis un homme honnête. Je suis toujours président de mon pays", a toutefois déclaré, un peu plus tard, Nicolas Maduro, s'exprimant en espagnol. Avant d'ajouter, au moment de quitter la salle : "Je suis un prisonnier de guerre !"

Le juge a fixé la prochaine audience dans ce dossier au 17 mars prochain. En attendant, Nicolas Maduro et Cilia Flores vont rester en détention provisoire aux Etats-Unis. Pour le moment, leurs avocats ont précisé qu'ils ne comptaient pas demander de libération sous caution de leurs clients. En revanche, la défense de la première dame vénézuélienne a exigé des soins pour cette dernière, apparue affaiblie, avec ecchymoses et bandages, devant le tribunal. Selon des propos rapportés par NBC, celle-ci souffrirait de "graves contusions aux côtes". Lors de cette audience, Nicolas Maduro a par ailleurs déclaré souhaiter avoir droit à une visite consulaire, comme proposé lors de l'audience par le juge.

Maduro, "la cheville ouvrière d’un vaste réseau criminel" selon Trump

Le président vénézuélien, jusque-là au pouvoir à Caracas depuis 2013, est accusé depuis plusieurs mois par Donald Trump d'alimenter le trafic de drogue aux Etats-Unis. Samedi, lors d'une conférence de presse organisée après l'intervention militaire américaine, le milliardaire républicain avait décrit Nicolas Maduro comme "la cheville ouvrière d’un vaste réseau criminel" exportant des stupéfiants sur le territoire américain. "Comme allégué dans l’acte d’accusation, il supervisait personnellement le cartel vicieux connu sous le nom du 'cartel des soleils', qui a inondé notre nation de poison mortel, responsable de la mort d’innombrables Américains", avait-il justifié.

Durant la même prise de parole, Donald Trump avait indiqué sa volonté de "gérer" le Venezuela le temps d'obtenir la garantie d'une "transition sûre et pacifique" dans le pays. Ce lundi, la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, va prêter serment devant le Parlement du pays pour reprendre le poste vacant de son prédécesseur à la tête du régime. Ma fonction principale dans les jours à venir (...) sera de recourir à toutes les procédures, à toutes les tribunes et à tous les espaces pour réussir à ramener Nicolas Maduro Moros, mon frère, mon président", a lancé de son côté le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, Jorge Rodriguez.

© REUTERS

Le président américain Nicolas Maduro arrive le 5 janvier 2026 au tribunal de Manhattan, à New York (États-Unis), pour comparaître devant un juge américain.

CAN 2025 : l'Egypte de Mohamed Salah se qualifie de justesse pour les quarts

5 janvier 2026 à 22:34
L'Egypte, l'un des favoris de la compétition, a eu besoin de la prolongation pour éliminer le Bénin en 8e de finale (3-1 a.p.), et se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations, lundi à Agadir. Le Bénin avait égalisé à la fin du temps réglementaire. Les Egyptiens affronteront soit la Côte d'Ivoire, tenante du titre, soit le Burkina Faso au tour suivant.

Devant un tribunal de New York, Maduro plaide non coupable, dit être un "prisonnier de guerre"

5 janvier 2026 à 22:21
Deux jours après sa spectaculaire capture par les forces américaines, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a comparu lundi devant un tribunal de New York. Le dirigeant déchu a plaidé non coupable aux chefs d'accusation retenus contre lui par la justice américaine, principalement pour trafic de drogue et a affirmé être un "prisonnier de guerre".

Capture de Maduro : le pétrole vénézuélien au centre des ambitions

5 janvier 2026 à 21:00
Après sa capture lors d'une opération américaine, Nicolas Maduro a été présenté lundi devant un tribunal de New York pour se voir signifier des accusations de trafic de drogue. Donald Trump revendique l’accès aux plus importantes réserves mondiales d’hydrocarbures. En justifiant ses ambitions par les anciennes politiques de nationalisation menées à Caracas.

Quand François Mitterrand utilisait le veto de la France à l’ONU pour empêcher la condamnation de l’invasion américaine au Panama

5 janvier 2026 à 21:00
RÉCIT - L’enlèvement de Nicolás Maduro n’est pas sans rappeler le précédent de 1989. L’armée américaine avait alors envahi le Panama pour destituer le président Manuel Noriega, avec le soutien de la France.

© DOMINIQUE FAGET / AFP

Le président français François Mitterrand (à droite) et le président américain George H. W. Bush (à gauche) assistent au 15e sommet du G7 à l’Arche de la Défense, le 16 juillet 1989, à Paris.

Présenté à la justice américaine, Nicolás Maduro plaide non coupable

5 janvier 2026 à 19:42
Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, enlevé par les forces spéciales américaines lors d’une opération militaire à Caracas, a été présenté pour la première fois à un juge lors d’une audience de procédure, le lundi 5 janvier. Il a annoncé plaider non coupable de toutes les charges retenues contre lui.

© Photo ADAM GRAY/REUTERS

Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, escorté vers un tribunal new-yorkais depuis sa prison de Brooklyn (New York), le 5 janvier 2026.

Venezuela : que veut vraiment Trump ?

5 janvier 2026 à 20:19
N.Maduro a été présenté ce lundi devant un tribunal de New York, où il est poursuivi principalement pour trafic de drogue. Face aux juges, le dirigeant vénézuélien a plaidé non coupable et affirmé être "toujours le président" de son pays. En attendant la prochaine audience, fixée au 17 mars, il demeure incarcéré à New York. De son côté, D.Trump a menacé la vice-présidente vénézuélienne D.Rodríguez, qui assure l’intérim : elle doit se soumettre aux demandes des États-Unis sous peine de riposte.

Comment l'intelligence artificielle a alimenté la désinformation sur la capture de Nicolas Maduro

5 janvier 2026 à 20:02
Plusieurs photographies massivement relayées sur les réseaux sociaux prétendent documenter la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par l'armée américaine. Ces clichés sont pourtant factices et témoignent d'une désinformation alimentée par les générateurs d'images par IA, dont les productions deviennent de plus en plus réalistes.

Venezuela : après la capture de Maduro, l'appareil chaviste veut-il coopérer ou résister ?

5 janvier 2026 à 19:32
Après la capture de Nicolas Maduro par l'armée américaine, le Venezuela est plongé dans l'incertitude politique. Que vont faire les chavistes ? S'accrocher au pouvoir ou s'ouvrir à la démocratie ? Quid de la position de l'armée ? Sur la scène diplomatique, comment vont réagir les plus proches alliés de Maduro ? Décryptage.

Amérique latine : ces autres Etats désormais dans le viseur de Donald Trump

5 janvier 2026 à 19:05

Une région du monde plongée dans l’incertitude. L’opération militaire américaine au Venezuela, dans la nuit du 2 au 3 janvier, a abouti à la capture du dirigeant du pays, Nicolas Maduro. Une intervention qui marque une nouvelle étape dans la politique étrangère menée par le président américain Donald Trump. Ce coup de force peut-il en appeler d’autres en Amérique latine ? Depuis ce week-end, le républicain n’a pas hésité à multiplier les menaces contre plusieurs Etats de la zone. Des propos qui font écho à la publication de la nouvelle stratégie de défense nationale américaine, mi-décembre. Ce document appelait à retrouver une "suprématie" des Etats-Unis sur l'ensemble du continent américain.

Lors de sa conférence de presse au lendemain de l’opération à Caracas, Donald Trump a fait référence à sa volonté de renouer avec une forme modernisée de la "doctrine Monroe", du nom du 5e président américain, James Monroe. Au XIXe siècle, ce dernier avait promu l’idée selon laquelle les Etats-Unis devaient maintenir un certain contrôle sur l’ensemble du continent américain. Et ce, au détriment, à l’époque, des colons européens. "Selon notre nouvelle stratégie de sécurité nationale, la domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question", a ainsi exhorté l’actuel locataire de la Maison-Blanche dans son discours.

Cuba, l’obsession de Marco Rubio

Pour restaurer cette influence, l’administration républicaine s’est fixée plusieurs objectifs. La chute du régime chaviste de Nicolas Maduro, accusé d’alimenter le narcotrafic aux Etats-Unis, en était une. Mais d’autres pays ont aussi été ouvertement cités comme des cibles éventuelles par le président américain et ses soutiens. Cuba, opposé de longue date à Washington, est l’un d’entre eux. Lors de son premier mandat, Donald Trump avait déjà fourni rétabli des sanctions contre La Havane, après une période de détente initiée sous le mandat de Barack Obama. Ces restrictions ont encore été durcies lors de son retour au pouvoir l’an dernier.

Très affaibli économiquement, soumis à des crises sanitaires successives, des coupures de courant incessantes et une pauvreté grandissante, Cuba risque d’être encore plus fragilisé après la chute de Nicolas Maduro. En effet, Caracas approvisionnait jusqu’ici principalement l’archipel caribéen en pétrole. De manière plus générale, le pays constituait un allié fidèle du Venezuela. Le gouvernement cubain a ainsi indiqué que 32 de ses militaires avaient été tués lors de l’opération américaine contre le dirigeant chaviste. Ces hommes faisaient en réalité office de garde rapprochée pour ce dernier.

Lors de sa conférence de presse, Donald Trump a jugé "similaire" la situation à Cuba par rapport à celle connue au Venezuela. "Cuba va être un sujet dont on va finir par parler, car Cuba est actuellement un pays en faillite", a-t-il asséné. Derrière ce projet, un homme espère plus que tout voir le président cubain, Miguel Diaz-Canel, renversé du pouvoir : le secrétaire d’Etat, Marco Rubio. Fils d’immigrés cubains aux Etats-Unis, le chef de la diplomatie américaine se montre opposé de longue date à la dynastie Castro et à ses héritiers, au pouvoir sur l’île depuis 1959. Comme rapporté par le New York Times mi-décembre, le responsable considérait la chute de Nicolas Maduro comme la condition sine qua non pour envisager une déstabilisation du régime cubain. "Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet", a averti samedi Marco Rubio.

Une nouvelle opération, cette fois en Colombie ? "Une bonne idée"

Si l’ex-sénateur de Floride fait de Cuba une obsession, Donald Trump a étendu ses menaces bien au-delà des Caraïbes. Voisine du Venezuela, la Colombie, importante productrice de cocaïne, est également dans le viseur du milliardaire. Ses critiques ciblent plus particulièrement son président de gauche Gustavo Petro. Mi-novembre, il le qualifiait déjà de "baron de la drogue qui encourage fortement la production massive de stupéfiants" dans son pays. "Petro, un dirigeant peu apprécié et très impopulaire (...) ferait mieux de fermer ces champs de la mort immédiatement, sinon les Etats-Unis les fermeront pour lui et cela ne se fera pas gentiment." Dès les premiers jours de son second mandat, le républicain avait mis la pression sur Bogota pour la forcer à accepter le retour de migrants colombiens sur son sol.

Gustavo Petro ne cache pas son hostilité à l’égard de Donald Trump. Après l’arrestation de Nicolas Maduro, qualifié lui aussi de narcotrafiquant par Washington, le président colombien, ex-guérillero, s’est dit prêt à "reprendre les armes" en cas d’intervention américaine. Plus tôt ce week-end, Donald Trump l’avait exhorté à "faire gaffe à ses fesses" face à sa prétendue implication dans l’exportation de cocaïne aux Etats-Unis. Des menaces réitérées dimanche : à bord d’Air Force One, le dirigeant a estimé que l’organisation en Colombie d’une opération semblable à celle de Caracas serait "une bonne idée".

Des frappes aériennes au Mexique évoquées par Donald Trump

L’essor du trafic de stupéfiants et ses effets ravageurs sur la population américaine sont des motifs également invoqués pour justifier d’une potentielle action militaire au Mexique. "Est-ce que je lancerais des frappes au Mexique pour mettre fin au trafic de drogue ? Ça ne me pose aucun problème", avait assuré Donald Trump mi-novembre. Une de ses nombreuses saillies à ce sujet ces derniers mois. Pour autant, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, elle aussi située à gauche, n’a pas totalement rompu le canal de discussions avec Donald Trump. Cet été, le président américain vantait même la qualité de ses échanges avec son homologue mexicaine. "De plus en plus, nous apprenons à nous connaître et à nous comprendre", louait-il alors le 31 juillet, sur Truth Social.

Mais, galvanisé par le succès de son opération au Venezuela, le républicain a dorénavant changé de discours. "Je lui ai demandé à maintes reprises si elle souhaitait que nous éliminions les cartels", a indiqué Donald Trump sur Fox News samedi matin. Une proposition à laquelle Claudia Sheinbaum a répondu par la négative. "Alors, nous devons agir", a conclu le président américain. Ce lundi, la dirigeante a, elle aussi, élevé le ton pour dénoncer la vision de la zone latino-américaine à présent en vigueur à Washington. "Le Mexique soutient fermement que l’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance", a-t-elle développé, lors de sa conférence de presse quotidienne. "Le continent américain appartient aux peuples de chacun des pays qui le forment."

© REUTERS/Evelyn Hockstein

Le président américain Donald Trump dans la salle Roosevelt de la Maison-Blanche à Washington, le 19 décembre 2025.

«Donald Trump est notre libérateur» : la diaspora vénézuélienne en France respire à nouveau depuis la capture de Nicolas Maduro

5 janvier 2026 à 18:42
TÉMOIGNAGES - Heureux de la chute du «dictateur» au pouvoir depuis 2013, ces Vénézuéliens interrogés par Le Figaro regardent maintenant vers l’avenir. Une aube incertaine dans laquelle les enjeux politiques, économiques et démocratiques s’enchevêtrent.

© IAN LANGSDON / AFP

Des manifestants participent à un rassemblement organisé par l’opposition politique vénézuélienne, place de la République à Paris, le 6 décembre 2025.
❌