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Reçu hier — 19 février 2026 6.2 📰 Infos Monde

Iran : Donald Trump se donne « dix » à « quinze jours » pour décider si un accord est possible ou s’il recourt à la force

19 février 2026 à 23:03
Malgré deux sessions de pourparlers depuis début février pour tenter de régler leur différend, les deux pays ennemis continuent à échanger des menaces sur fond d’escalade militaire.

© SAUL LOEB / AFP

Le président américain, Donald Trump, s’adresse aux journalistes à bord d’Air Force One avant le décollage de la base militaire Andrews, dans le Maryland, jeudi 19 février 2026.

En Pologne, Karol Nawrocki, président nationaliste, bloque un texte visant à rétablir l’indépendance de la justice

19 février 2026 à 22:42
En 2023, le premier ministre, Donald Tusk, de centre droit, avait promis de revenir sur les réformes du parti nationaliste Droit et justice, qui a gouverné la Pologne de 2015 à 2023 – en particulier celle sur le Conseil national de la magistrature, qui avait provoqué des tensions avec l’Union européenne.

© Kuba Stezycki / REUTERS

Le président polonais, Karol Nawrocki, s’exprime lors d’une réunion du Bureau national de la sécurité au palais présidentiel, à Varsovie, en Pologne, le 11 février 2026.

Le nouveau président malgache choisit Moscou, avant Paris

19 février 2026 à 22:27
Le président de la Refondation de Madagascar, Michaël Randrianirina, a rencontré, jeudi, Vladimir Poutine. Alors qu’il doit se rendre dans quelques jours à Paris, il a loué le partenariat avec son homologue russe, notamment dans le domaine sécuritaire.

© ALEXANDER ZEMLIANICHENKO/AFP

Le président russe, Vladimir Poutine, et le président malgache, Michaïl Randrianirina, lors de leur rencontre au Kremlin, à Moscou, le 19 février 2026.

«Une incompétente avide de publicité» : aux États-Unis, le ministère de la Sécurité intérieure dans la tourmente

19 février 2026 à 22:01
RÉCIT - Après les événements de Minneapolis, le département de la Sécurité intérieure est entré en «shutdown». Sa chef Kristi Noem et son proche conseiller Lewandowski sont sous le feu des critiques.

© Rebecca Noble / REUTERS

La chef du Department of Homeland Security (DHS), le ministère de l’Intérieur américain.

Affaire Epstein : l’ex-prince Andrew relâché par la police, après neuf heures de garde à vue

19 février 2026 à 21:23
Selon un courriel daté du 24 décembre 2010 et adressé à Jeffrey Epstein, Andrew Mountbatten Windsor a transmis « un rapport confidentiel » sur les possibilités d’investissements internationaux dans la province du Helmand, en Afghanistan.

© Phil Noble / REUTERS

Andrew Mountbatten Windsor, frère cadet du roi Charles III, anciennement connu sous le nom de prince Andrew, quitte le commissariat d’Aylsham à bord d’un véhicule, au Royaume-Uni, le 19 février 2026.

Sur le front du Donbass, le combat dantesque des Ukrainiens pour leur survie face à l’ogre russe

19 février 2026 à 21:00
REPORTAGE - Traqués par les drones ennemis, frappés par l’artillerie et les missiles, ils s’accrochent dans leurs villes en ruine balayées par l’hiver glacial, pour contenir l’avancée des forces de Vladimir Poutine qui veulent faire main basse sur l’est de l’Ukraine.

© Albert Lores

Un membre d’une unité de chasseurs de drones de la 93e brigade mécanisée de l’armée ukrainienne.

«Les gens ne parlent plus d’avenir» : à Gaza, la trêve sans la paix

19 février 2026 à 20:40
DÉCRYPTAGE - Alors que Donald Trump a réuni à Washington son «conseil de la paix», le territoire palestinien reste soumis à une trêve fragile : frappes quotidiennes, Hamas toujours présent, aide limitée et reconstruction à l’arrêt.

© Dawoud Abu Alkas / REUTERS

À Gaza, des Palestiniens se rassemblent pour rompre leur jeûne, près des décombres.

Iran : quels moyens militaires les Etats-Unis ont-ils déployés dans la région ?

19 février 2026 à 20:29

Donald Trump n'en finit pas de souffler le chaud et le froid sur l'Iran. Prônant tantôt la voie diplomatique, tantôt l'intervention militaire, le président américain continue d'entretenir le flou. Mais la presse américaine l'assure : Donald Trump a désormais l'arsenal suffisant pour lancer dès ce weekend une guerre contre l'Iran sur plusieurs semaines. "La plupart des Américains ne se rendent pas compte à quel point le gouvernement Trump est proche d’une guerre de grande ampleur au Moyen-Orient", écrit le journaliste Barak Ravid dans les colonnes d'Axios.

Le président américain, qui s'est entretenu mercredi avec ses conseillers diplomatiques sur le dossier, a en effet menacé à plusieurs reprises d'attaquer l'Iran si ses conditions n'étaient pas acceptées. "Je ne pense pas qu'ils souhaitent subir les conséquences d'un échec des négociations", a-t-il fait savoir. S'il se dit favorable à une résolution diplomatique, Donald Trump a bien conscience que l'Iran est peu susceptible de se plier à toutes ses exigences. Celles-ci incluent notamment l'élimination du programme nucléaire iranien, mais aussi le démantèlement des missiles balistiques, un point bloquant pour Téhéran, dont la principale force de dissuasion repose sur ses missiles.

Il est donc possible que Donald Trump intervienne en Iran, comme il l'avait promis aux manifestants descendus en masse dans les rues pour protester contre le régime. Mais rien ne dit, à ce stade, quel serait l'objectif de l'opération. Selon le Wall Street Journal, la Maison-Blanche serait encore indécise sur le type d'intervention : renverser le régime, détruire le programme nucléaire, ou anéantir des missiles balistiques ? En cas de renversement du régime, s'agirait-il uniquement de Khamenei ou aussi de sa garde rapprochée ? Qui lui succéderait ? Rien ne semble avoir été défini à ce stade.

Force de frappe considérable

Reste que l'arsenal déployé dans la région est considérable. Il aurait même atteint une puissance de feu inédite depuis l'invasion américaine de l'Irak en 2003, même si celle déployée aujourd'hui reste bien inférieure. Chasseurs, bombardiers et systèmes de défense aérienne ont notamment été rassemblés ces dernières semaines, ainsi que treize navires de guerre, notamment le porte-avions Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, accompagné de neuf destroyers capables de se défendre contre les missiles balistiques. Un second porte-avions (l'USS Gerald Ford), le plus grand au monde, se dirige également vers la région, chargé d'avions d'attaque, et accompagné par trois destroyers. Des avions de commandement et de contrôle, indispensables à la coordination de vastes opérations aériennes, sont également en route.

A la puissance matérielle s'ajoute en outre des dizaines de milliers de soldats présents à bord de ces porte-avions et dans des bases militaires à travers la région. La base aérienne de Muwaffaq Salti, dans l'est de la Jordanie, semble être devenue un nœud central pour ces déploiements. Et comme le rappellent les experts, certains systèmes de frappes comme les bombardiers B2, qui ne sont pas présents sur place, sont entraînés depuis longtemps à mener des missions au Moyen-Orient directement depuis les États-Unis, comme ce fut le cas en juin, ou depuis la base conjointe américano-britannique de Diego Garcia, dans l'océan Indien.

Vraie supériorité américaine ?

Avec une telle armada, les Etats-Unis seraient donc en capacité de mener une guerre aérienne soutenue, durant plusieurs semaines, contre l'Iran - à la différence de la frappe ponctuelle "Midnight Hammer" menée en juin contre trois sites nucléaires iraniens. L'armée américaine serait donc en position de force sur l'Iran, notamment grâce à sa technologie furtive et à ses armes de précision à distance. Néanmoins, l'Iran dispose aussi de plusieurs atouts, notamment un arsenal de missiles encore conséquent qui pourrait être dirigé contre les bases américaines et leurs alliés dans la région, et des forces militaires qui pourraient tenter de fermer le détroit d'Ormuz, une voie maritime vitale pour les pétroliers.

Devant ces incertitudes, plusieurs anciens officiers militaires ont appelé Washington à privilégier la voie diplomatique. "Le meilleur scénario qui puisse résulter de cette opération, c'est d'indiquer que Trump ne plaisante pas avec l'usage de la force", incitant ainsi les dirigeants iraniens à parvenir à un accord, explique David Deptula, général trois étoiles de l'armée de l'air américaine à la retraite qui a joué un rôle majeur dans la campagne Tempête du désert de 1991 contre l'Irak. Mais les responsables américains et étrangers sont de plus en plus pessimistes quant à la possibilité que l'Iran accepte les exigences des États-Unis.

© via REUTERS

Images satellites du porte-avion USS Gerald R. Ford le 24 janvier 2026. PLANET LABS PBC/Handout via REUTERS
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