↩ Accueil

Vue normale

Web-Check - Radiographiez n'importe quel site en un clic

Par :Korben
6 janvier 2026 à 17:58

Vous vous êtes déjà demandé ce que cache vraiment un site web ? Genre, au-delà de sa jolie façade ? Hé bien je vous présente Web-Check , un scanner OSINT qui va déshabiller n'importe quel domaine pour vous montrer tout ce qui se passe sous le capot.

Je vous ai déjà parlé d'OSINT.rocks qui centralise pas mal d'outils d'investigation. Et bien là, c'est un peu le même délire mais orienté analyse de sites web. Vous balancez une URL et hop, le projet vous ressort un rapport complet avec tout ce qu'il y a à savoir : certificat SSL, enregistrements DNS, en-têtes HTTP, géolocalisation du serveur, ports ouverts, stack technique utilisée... Bref, une vraie radio du site.

Ce qui est cool avec cette boîte à outils, c'est qu'elle ne se contente pas de gratter la surface puisque ça effectue plus de 30 types d'analyses différentes ! Vous voulez savoir si un site utilise un WAF (Web Application Firewall) ? Vérifier la configuration email (SPF, DKIM, DMARC) ? Voir l'historique du domaine via la Wayback Machine ? Tout est possible ! Et même les Core Web Vitals pour les obsédés de la performance !

Pour l'installer, c'est ultra simple. Si vous êtes team Docker (et vous devriez l'être), une seule commande suffit :

docker run -p 3000:3000 lissy93/web-check

Et vous avez votre instance perso qui tourne sur localhost:3000. Pas besoin de galérer avec des dépendances ou de configurer quoi que ce soit. Du coup, vous pouvez scanner vos propres sites sans que vos requêtes passent par un service tiers.

Pratique pour les paranos de la vie privée !

Le projet tourne sous TypeScript avec Astro en front, et tout le code est disponible sur GitHub sous licence MIT. Ça veut dire que vous pouvez le modifier, l'héberger où vous voulez, et même contribuer si le coeur vous en dit.

La partie détection de stack technique me plait beaucoup. C'est un peu comme ce que fait SSH-Audit pour les serveurs , sauf que l'outil identifie automatiquement les frameworks, CMS, bibliothèques JavaScript et autres composants utilisés par un site. Super utile donc pour les pentesters qui veulent mapper rapidement une cible, ou simplement pour les curieux qui se demandent "tiens, c'est quoi cette techno qu'ils utilisent ?".

Vous avez aussi une démo en ligne sur web-check.xyz si vous voulez tester avant d'installer quoi que ce soit. Mais bon, pour une utilisation régulière, je vous conseille vraiment l'instance locale. C'est plus rapide et vous gardez le contrôle sur vos données.

Voilà, si vous bossez dans la sécu, si vous êtes journaliste d'investigation, ou si vous êtes juste curieux de savoir ce que racontent les sites que vous visitez, ce scanner OSINT devrait rejoindre votre boîte à outils.

Allez jeter un œil, et vous me remercierez je pense !

Test du Engwe P20 : le petit vélo électrique urbain qui me suit partout

Par :Korben
6 janvier 2026 à 17:35

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –

Et bien écoutez, on va commencer par vous souhaitez la bonne année. Avec amour, gloire, argent, mais aussi santé. Et du coup je vais peut-être vous y aider, en vous évitant de prendre la voiture tout le temps pour aller bosser ou aller à la boulangerie.

On va donc parler mobilité douce avec un vélo électrique , vendu sur Amazon à prix franchement contenu, qui m'a franchement surpris. On a l'habitude de voir la marque Engwe sortir des "Fat Bikes" assez massifs, taillés pour rouler dans la neige ou le sable avec des pneus énormes. Mais avec ce modèle, le P20 , la marque propose quelque chose de très différent. C'est un vélo pliant, urbain, franchement mignon et surtout équipé d'une transmission par courroie. J'ai passé plusieurs semaines avec ce petit bolide pour voir s'il peut vraiment remplacer ma voiture ou les transports en commun au quotidien, et je dois dire que pour le prix, c'est une excellente surprise.

La première chose qui frappe dès le déballage, c'est le poids. Si vous avez déjà eu affaire aux tanks habituels du marché électrique, les 18,5 kg du P20 vont vous sembler franchement légers. C’est vraiment un vélo facile à manipuler, ce qui signifie qu'on peut enfin le monter dans l'appartement ou le glisser dans le coffre de la voiture sans risquer le tour de reins. Côté look, c'est très propre avec un cadre en alliage d'aluminium aux lignes angulaires et futuristes, des soudures lisses et une finition mat qui ne fait pas du tout "jouet". L'assemblage est d'ailleurs un jeu d'enfant, il faut juste enclencher les pédales, fixer le garde-boue et l'éclairage, et c'est parti.

Une fois en selle, l'expérience de conduite est étonnamment propre pour un vélo qui tourne autour des 1000 euros. Le gros point fort, c'est l'abandon de la chaîne classique au profit d'une courroie en carbone de marque JK. Fini le cambouis sur le bas de pantalon et l'entretien mega relou, c'est propre, silencieux et annoncé pour durer 33 000 km.

Couplé à un capteur de couple très réactif, le moteur arrière de 250W délivre une assistance fluide et naturelle. Contrairement aux capteurs de cadence basiques qui vous propulsent brutalement, ici le moteur amplifie votre effort instantanément. On a vraiment cette sensation agréable d'avoir des jambes bioniques ou un vent permanent dans le dos, ce qui rend la faufilement dans la circulation urbaine tout à fait agréable.

Il faut tout de même garder à l'esprit que le P20 est un "single-speed", c'est-à-dire qu'il n'a qu'une seule vitesse. Sur le plat et les faux-plats, c'est un régal absolu et le vélo est vif et nerveux. En revanche, si votre trajet implique des murs à plus de 15% de dénivelé, le petit moteur montrera quelques limites et il faudra accepter de pousser un peu. Maintenant je vous dis ça, je le teste sur les côtes de Clermont-Ferrand depuis plusieurs semaines, et c’est vraiment sans problème. Quoi qu’il en soit c’est un vélo optimisé pour rouler confortablement entre 20 et 25 km/h, ce qui est, soyons honnêtes, idéal pour les trajets de tous les jours.

Au quotidien, ce P20 se révèle donc être un compagnon très pratique. Le pliage se fait en trois étapes simples et prend moins de trente secondes, ce qui permet de le caser facilement au bureau ou dans un coffre de voiture standard. La batterie de 345Wh, discrètement intégrée derrière la tige de selle, est amovible pour la recharge. Si la marque promet jusqu'à 100 km d'autonomie, comptez plutôt sur 60 à 80km réels en utilisant une assistance confortable, selon votre poids, ce qui est largement suffisant pour la majorité des trajets. J'ai aussi beaucoup apprécié les bons freins qui assurent un freinage mordant même sous la pluie, et les clignotants intégrés aux haubans arrière, un petit détail sécurisant pour signaler ses intentions en ville.

Bref, selon moi le Engwe P20 est une réussite qui offre un rapport qualité-prix assez bluffant. Il vient chatouiller des concurrents bien plus onéreux, en proposant des technologies premium comme la courroie et le capteur de couple à un tarif accessible. Si vous cherchez un petit vélo nerveux, stylé et pratique pour tous pour vos trajets urbains, sans avoir à vendre un rein, c'est une option que je valide totalement. Et en plus il est sur Amazon, ce qui est bien pratique. Dispo à 1099 euros en cliquant ici !

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

Des lunettes autofocus qui rendent les verres progressifs inutiles

Par :Korben
6 janvier 2026 à 15:44

Vous portez des verres progressifs mais le truc relou c'est que ça vous oblige à pencher la tête dans tous les sens pour lire le menu au resto ou regarder votre écran... Alors ça tombe bien puisqu'une startup finlandaise vient de trouver LA solution pour nous débarrasser de cette galère.

En effet, IXI (anciennement Pixieray) a développé des lunettes autofocus qui font la mise au point toutes seules en fonction de ce que vous regardez. Le concept existe depuis un moment dans les labos, mais ça a été suffisamment miniaturisé pour ne rajouter que quelques gramme à des montures qui ressemblent à de vraies lunettes, et pas à un casque de réalité virtuelle.

Le prototype IXI mis à nu, avec sa finition élégante. ( Source )

En fait, ça fonctionne avec des cristaux liquides intégrés dans les verres, et des capteurs infrarouges et des LEDs permettent de tracker vos yeux et de calculer à quelle distance se trouve ce que vous fixez. Du coup, les verres ajustent automatiquement leur correction en quelques millisecondes. Vous regardez votre téléphone ? Correction de près. Vous levez les yeux vers la route ? Correction de loin. Et tout ça sans avoir à bouger la tête.

Et l'équipe derrière ce projet, c'est pas des rigolos puisque ce sont des anciens de chez Nokia, Microsoft HoloLens et Varjo (les gars qui font les casques VR haut de gamme). Ils sont 75 employés et ont levé 36,5 millions de dollars, avec notamment Amazon dans les investisseurs via leur Alexa Fund. Ça vous donne donc une idée du potentiel que les gros du secteur voient dans cette techno.

Perso, ce qui me plaît dans ce concept, c'est qu'on élimine enfin les zones aveugles des verres progressifs. Ce sont ces endroits sur les côtés du verre où tout devient flou alors qu'avec les cristaux liquides, toute la surface du verre est utilisable. Et pour ceux qui flipperaient à l'idée de porter des lunettes high-tech au volant, IXI a prévu un mode failsafe qui fait que si le système plante, les verres se calent automatiquement sur la vision de loin. Pas bête.

Niveau fabrication, l'électronique sort des usines finlandaises et les montures sont finies à la main en Italie. Le prix n'est pas encore annoncé bien sûr mais ce sera pour les richous qui en ont marre de jongler avec deux ou trois paires de lunettes.

Les lunettes IXI, élégantes comme des lunettes classiques, oh yeah ! ( Source )

Le lancement est prévu dans l'année qui vient. En attendant, si vous voulez en savoir plus sur ces histoires de lunettes connectées et de vie privée, jetez un oeil à Ban-Rays , un projet open source qui fait l'inverse à savoir détecter les gens qui vous filment avec leurs Ray-Ban Meta.

Source

TermsTooLong - L'outil qui note les CGU que vous ne lisez jamais

Par :Korben
6 janvier 2026 à 11:39

Pour une fois dans votre vie, soyez honnêtes !! Je le sais, vous le savez, PERSONNE ne lit les conditions d'utilisation. On clique sur "J'accepte" comme des automates, et on file nos données personnelles sans même savoir ce qu'on signe. Perso, la dernière fois que j'ai lu des CGU en entier, c'était... celles de hotmail.com en 1996.

Et c'est exactement pour ça que TermsTooLong existe. Ce site analyse et note les politiques de confidentialité et les termes de service de plus de 200 plateformes, de Mozilla à TikTok en passant par Discord et Blizzard. Du coup, au lieu de vous farcir 47 pages de jargon juridique, vous avez une note claire de A- à F.

Et les résultats sont assez révélateurs. Dans le camp des bons élèves, on retrouve Mozilla avec 8.8/10 (note A-), Signal au même niveau, et DuckDuckGo avec 8.5/10. Ces services collectent un minimum de données et sont plutôt transparents sur leur utilisation.

Et puis y'a les cancres. Ubisoft se tape un magnifique 1.8/10 (note F), Blizzard n'est pas loin avec 2.0/10, et TikTok récolte un joli 2.8/10. Si vous vous demandiez pourquoi ces services sont gratuits, vous avez maintenant une partie de la réponse.

Le truc cool, c'est la méthodologie car le site utilise une analyse assistée par IA pour décortiquer chaque document. Il cherche les clauses problématiques telles que la collecte excessive de données, la partage avec des tiers, l'absence de suppression sur demande, ce genre de joyeusetés. Le tout est ensuite vérifié et noté sur des critères précis par des humains.

Y'a même une fonction de comparaison côte à côte. Vous hésitez entre deux services de cloud ? Hop, vous comparez leurs politiques de confidentialité en un clic. Pratique pour faire des choix éclairés sans perdre trois heures à décrypter du juridique.

Voilà, si le sujet de la protection des données personnelles vous intéresse, ce site est une vraie mine d'or. Au moins maintenant, vous saurez exactement ce que vous acceptez quand vous cliquez sur ce fichu bouton.

Source

DoNotNotify - Reprenez le contrôle de vos notifications Android

Par :Korben
6 janvier 2026 à 11:29

Vous le savez, les notifications sur Android c'est devenu n'importe quoi. Entre les promos, les rappels débiles et les alertes dont vous n'avez strictement rien à foutre, votre téléphone vibre plus qu'un marteau-piqueur ou que le jouet préféré de votre sœur. Et les options natives d'Android pour gérer tout ça ? Bof, c'est du tout ou rien.

Bref, c'est là qu'arrive DoNotNotify, un petit pare-feu pour vos alertes qui fait exactement ce que son nom indique.

Ça vous permet de créer des règles pour bloquer ce qui vous gonfle, et vous gardez ce qui compte vraiment. Vous pouvez ainsi filtrer par application, par mots-clés dans le contenu du message, ou même utiliser des expressions régulières pour les plus geeks d'entre vous. Du coup, fini les popups "Profitez de -20% !" toutes les 5 minutes pendant que vous essayez de vous concentrer sur vos orteils pour la méditation guidée.

Et le truc vraiment cool, c'est le système de whitelist/blacklist. Vous pouvez mettre une app en mode "je bloque tout sauf les messages urgents" ou au contraire "je garde tout sauf ce spam précis". Hop, vous configurez ça une fois et c'est réglé.

L'interface de création de règles - sobre et efficace

L'autre point qui m'a bien plu, c'est que l'app garde un historique de TOUTES vos alertes, y compris celles que vous avez bloquées. C'est super pratique si vous avez un doute et que vous voulez vérifier que vous n'avez pas loupé un truc important.

L'historique des notifications bloquées - rien ne vous échappe

Côté vie privée, c'est du béton. Tout se passe en local sur votre téléphone, zéro serveur externe, zéro tracking, zéro pub. L'app ne collecte aucune donnée personnelle, ce qui est plutôt rare pour une app gratuite et d'ailleurs, si le sujet vous intéresse, j'avais parlé d' Oversec pour chiffrer vos messages Android , c'est dans la même philosophie.

Pour l'installer, direction le Play Store ou tapez simplement "DoNotNotify" dans le champs de recherche. L'app pèse que dalle et ne bouffe pas de batterie en arrière-plan.

Seul bémol, les notifications "Live Update" d'Android ne peuvent pas être bloquées (c'est une limitation système) et l'app vous prévient avec une petite icône quand c'est le cas.

Voilà de quoi enfin retrouver un peu de sérénité sur votre smartphone !

Source

LiteTube - L'extension Firefox qui fait sauter les verrous de YouTube

Par :Korben
6 janvier 2026 à 11:19

Si vous passez un temps de fou sur YouTube et que vous en avez marre de vous faire traiter comme un criminel par Google parce que vous utilisez un bloqueur de pubs, j'ai peut-être trouvé la parade.

En effet, depuis fin 2023, Google a déclaré la guerre aux utilisateurs d'adblockers . Et quand je dis guerre, c'est pas une figure de style. Ils ont commencé d'abord avec des popups "veuillez désactiver votre bloqueur", puis les vidéos qui refusent de démarrer, et maintenant le pompon : des ralentissements artificiels qui transforment votre expérience en torture. Voilà pourquoi Youtube devient "malade" dès qu'il détecte que vous ne voulez pas vous taper 3 pubs de 30 secondes pour regarder une vidéo de 2 minutes.

Et le pire, c'est que Firefox semble particulièrement visé (oui c'est le navigateur que j'utilise, alors je souffre plus que vous, OK ? ^^). Alors si vous voulez embrouiller les sites qui vous trackent , y'a des solutions, mais pour YouTube c'est une autre histoire. Vous utilisez simplement un navigateur qui respecte votre vie privée et hop, 5 secondes de lag avant chaque vidéo. Sympa les zamerloques de youteub !

LiteTube AdFree - l'extension qui contourne les restrictions YouTube

Heureusement, j'ai trouvé LiteTube, une extension Firefox et Chrome qui prend le problème à la racine. Au lieu de se battre contre les systèmes de détection de YouTube (une bataille perdue d'avance vu les moyens de Google), LiteTube passe par l'interface web mobile de YouTube (m.youtube.com). Et là, c'est le jour et la nuit.

L'astuce est simple mais efficace, l'interface mobile est beaucoup plus légère et contient moins de scripts anti-adblock que la version desktop. Du coup, plus de ralentissements, plus de popups qui vous culpabilisent, et surtout plus de vidéos qui mettent 10 plombes à charger.

Mais LiteTube ne se contente pas de régler le problème de lag. L'extension embarque aussi :

  • SponsorBlock intégré : les passages sponsorisés dans les vidéos sont automatiquement zappés (merci la communauté)
  • Lecture en arrière-plan : fermez l'onglet, la vidéo continue de jouer (genre c'est pas une feature basique qu'on devrait tous avoir ?)
  • Forçage 4K : même si YouTube essaie de vous servir du 720p pour "économiser de la bande passante"
  • Codec H.264 : pour ceux qui ont des soucis avec le VP9 sur certaines configs

Je l'ai testé et ça marche trop bien. Plus aucun lag artificiel, les pubs passent à la trappe, et j'ai même récupéré la lecture en arrière-plan que YouTube réserve normalement aux abonnés Premium. Bref, que du bon !

L'extension est développée par une petite équipe, et compte peu d'utilisateurs, ce qui fait qu'elle passe sous le radar de Google. Pour l'instant...

Google finira probablement par trouver un moyen de bloquer aussi cette extension ou de consolider sa version mobile mais en attendant, autant en profiter !

Pour installer LiteTube, rendez-vous sur la page de l'extension sur le site des addons Mozilla ou chez Google Chrome . C'est gratuit, open source , et ça prend 30 secondes !

Source

Dembrandt - Aspirez le design system de n'importe quel site en une commande

Par :Korben
6 janvier 2026 à 09:30

Vous bossez sur un projet et vous vous dites "Tiens, le site de [insérez ici une grosse boîte] a un design plutôt bien foutu, j'aimerais bien voir comment ils ont structuré leurs css".

Hé bien y'a un outil pour ça, et il s'appelle Dembrandt .

Dembrandt en action

En gros, c'est un petit outil en ligne de commande qui va analyser n'importe quelle URL et en extraire tout le design system : les couleurs (primaires, secondaires, variables CSS), la typographie (familles, tailles, graisses), les espacements, les bordures, les ombres et même les patterns de composants UI.

Le truc s'installe en une ligne avec npm (npm install -g dembrandt) et après vous avez juste à taper dembrandt stripe.com par exemple. En moins d'une seconde, l'outil va alors faire un rendu de la page avec Playwright, analyser le DOM, détecter les styles et vous ressort tout ça bien structuré avec des scores de confiance pour chaque couleur.

Ce que j'aime bien, c'est que ça exporte directement en JSON ou au format W3C Design Tokens si vous voulez l'utiliser avec Style Dictionary. Pratique pour alimenter votre propre design system ou pour documenter celui d'un client qui n'a jamais pris le temps de le faire... (il en faut)

Y'a aussi quelques options sympas comme --dark-mode pour extraire la palette sombre, --mobile pour simuler un viewport iPhone, ou --browser=firefox si le site que vous voulez analyser a des protections Cloudflare qui bloquent Chromium.

Bon, ça marche pas sur les sites qui utilisent Canvas ou WebGL pour le rendu, et faut pas s'attendre à des miracles sur les SPA qui chargent tout en async. Mais pour la majorité des sites, c'est vraiment efficace.

Le projet est open source sous licence MIT, donc vous pouvez l'auditer, le forker, le modifier comme bon vous semble. Et niveau légalité, analyser du HTML/CSS public pour de la veille concurrentielle ou de la documentation, c'est considéré comme du fair use dans la plupart des juridictions, donc vous êtes good !

Bref, si vous faites du design system, de l'audit UX ou juste de la veille sur ce que font les autres, c'est un outil à garder sous le coude.

Merci à Lorenper pour le partage !

GOG Patrons - 5$ par mois pour sauver les jeux vidéo de l'oubli

Par :Korben
6 janvier 2026 à 09:15

Avec tous les abonnements gaming qui se multiplient et qui littéralement vident votre compte en banque, en voici un nouveau qui va encore plus vous plaire : GOG Patrons ! Sauf que cette fois, c'est pas pour accéder à un catalogue, c'est pour sauver des jeux de l'oubli.

Si vous êtes un amoureux du pixel qui a grandi avec Resident Evil, Diablo ou System Shock, vous allez comprendre l'enjeu. Il faut savoir que ces jeux mythiques ne tournent plus sur les machines modernes sans un sacré travail de restauration. Et c'est exactement ce que propose le GOG Preservation Program depuis des années : rendre les classiques jouables sur Windows 10/11 sans vous prendre la tête avec des émulateurs ou des patchs communautaires.

Le programme de soutien, c'est donc 5 dollars par mois. Pas grand-chose pour contribuer à la sauvegarde du patrimoine vidéoludique. En échange, vous avez accès à un Discord exclusif où vous pouvez voter sur les prochains jeux à restaurer, un badge qui s'affiche sur votre profil, et une reconnaissance publique dans les crédits des futurs projets de préservation.

Et ça marche puisque les chiffres c'est plus de 200 jeux classiques qui ont déjà été sauvés de l'obsolescence grâce à ce travail de fourmi. Resident Evil 1, 2 et 3, la trilogie originale Diablo, System Shock... Des titres qui auraient fini aux oubliettes de l'histoire du jeu vidéo sans cette équipe de passionnés.

Le truc, c'est que la préservation des jeux vidéo, c'est un enfer technique. Entre les systèmes d'exploitation obsolètes, les codes sources perdus à jamais et les licences expirées qu'il faut renégocier, chaque titre restauré est une petite victoire. GOG a d'ailleurs rejoint l'EFGAMP (la fédération européenne pour la préservation des jeux) pour structurer tout ça au niveau international.

Bref, si vous avez la nostalgie des jeux qui ont marqué votre jeunesse et que vous voulez qu'ils restent accessibles aux générations futures, devenir patron c'est une façon concrète de contribuer. Et si l'idée de soutenir des projets qui vous tiennent à cœur vous parle, j'ai aussi mon petit Patreon pour ceux qui veulent m'aider à continuer ce blog depuis plus de 20 ans maintenant.

De quoi verser une petite larme en retrouvant des sensations qu'on pensait à jamais disparues.

Source

Boston Dynamics et Google DeepMind s'allient pour donner un vrai cerveau à Atlas

Par :Korben
6 janvier 2026 à 09:08

Vous vous souvenez de mes explications sur comment Boston Dynamics comptait construire un cerveau pour Atlas ? Hé bien, ils viennent de trouver le partenaire parfait pour y arriver. Et pas n'importe lequel !

Annoncé au CES 2026 à Las Vegas lors de la présentation Hyundai, le fabricant de robots s'allie avec Google DeepMind pour intégrer les modèles fondationnels Gemini Robotics directement dans leurs humanoïdes. Du coup, Atlas va pouvoir percevoir son environnement, raisonner, utiliser des outils et même interagir avec des humains. Bref, passer du robot acrobate impressionnant au robot vraiment utile.

Atlas en pied, prêt à conquérir les usines ( Source )

L'idée, c'est de combiner le meilleur des deux mondes. D'un côté, vous avez l'intelligence athlétique de chez Boston Dynamics, ces années d'expertise à créer des machines capables de faire des saltos et de se relever après une gamelle. De l'autre, les modèles multimodaux de DeepMind qui comprennent le langage, la vision et peuvent générer des actions. Le mariage parfait entre le corps et l'esprit, en quelque sorte.

Alberto Rodriguez, le directeur du comportement robot chez Boston Dynamics (un ancien prof du MIT qui a lâché sa chaire pour rejoindre l'aventure), explique qu'ils avaient besoin d'un partenaire capable de développer des modèles fiables et scalables. Et Carolina Parada de DeepMind confirme que leurs modèles Gemini Robotics ont justement été conçus pour apporter l'IA dans le monde physique. Hop, le puzzle s'assemble.

Le regard d'Atlas, bientôt alimenté par Gemini

Mais ne vous attendez pas à voir un Atlas débarquer chez vous pour faire le ménage demain matin. Sniiiif... La cible, c'est l'industrie manufacturière, et plus précisément les usines du groupe Hyundai (qui possède Boston Dynamics, rappelons-le). Parce que même dans les chaînes de production les plus automatisées, il reste des dizaines de milliers de tâches manuelles impossibles à robotiser avec les méthodes traditionnelles. Le coût et le temps de développement sont juste délirants.

Avec un humanoïde doté d'un cerveau généraliste, on peut théoriquement lui apprendre une nouvelle tâche en une journée au lieu d'un an. C'est le même principe que ChatGPT, mais appliqué au monde physique et ça, c'est un vrai changement de paradigme.

La recherche conjointe démarre dans les prochains mois. Alors est-ce que ça va révolutionner les usines ? Peut-être. Est-ce que c'est le début d'une nouvelle ère pour la robotique humanoïde ? Moi j'y crois.

En tout cas, dans tout ce bordel ambiant autour des robots et de l'IA, cette alliance entre le hardware le plus avancé et le software le plus puissant a du sens. Et si vous voulez en savoir plus sur l'évolution d'Atlas ces dernières années , je vous avais déjà fait un petit récap.

Source

NVIDIA libère Rubin et Alpamayo - Quand l'IA passe la seconde (au sens propre)

Par :Korben
6 janvier 2026 à 09:03

Après Blackwell, après les GPU qui chauffent comme des radiateurs nucléaires, après les promesses de révolution IA à chaque keynote, voici Rubin ! Et cette fois, NVIDIA ne se contente pas de balancer une nouvelle puce, mais lâchent carrément un modèle open source pour la conduite autonome.

Rubin, c'est donc la nouvelle architecture qui succède à Blackwell. Mais attention, on ne parle pas d'une simple évolution. C'est un système à 6 puces qui travaillent de concert : le GPU Rubin évidemment, mais aussi le CPU Vera avec ses 88 cœurs Olympus, le NVLink 6 qui balance du 3,6 To/s par GPU, et toute une armada de DPU et de switches réseau. Le tout crache 50 pétaflops en NVFP4 et divise par 10 le coût d'inférence par token par rapport à Blackwell. Pour entraîner des modèles MoE, vous aurez besoin de 4 fois moins de GPU. Pas mal pour faire baisser la facture électrique.

Mais le truc qui m'a vraiment excité les neurones, c'est Alpamayo. NVIDIA appelle ça le "moment ChatGPT de l'IA physique" et pour une fois, j'crois pas que ce soit juste du marketing. Alpamayo 1, c'est un modèle vision-langage-action de 10 milliards de paramètres qui fait de la conduite autonome avec du raisonnement en chaîne. Concrètement, au lieu de juste détecter des obstacles et calculer une trajectoire, le truc réfléchit. Il décompose les situations complexes en sous-problèmes et peut même expliquer pourquoi il prend telle ou telle décision.

Et NVIDIA balance tout ça en open source sur Hugging Face OKLM. Les poids du modèle, AlpaSim (leur framework de simulation), et plus de 1700 heures de données de conduite. De quoi permettre aux développeurs de créer leurs propres variantes optimisées. Côté constructeurs, la Mercedes-Benz CLA sera d'ailleurs la première caisse à embarquer NVIDIA DRIVE AV dès le premier trimestre 2026 aux États-Unis.

Les produits basés sur Rubin débarqueront ensuite chez les partenaires cloud (AWS, Google, Azure, Oracle...) au second semestre 2026. Jensen Huang a rappelé que 10 000 milliards de dollars d'infrastructure informatique sont en train de basculer vers ce nouveau paradigme. Bref, on verra si les promesses tiennent la route, mais une chose est sûre, ça va être intéressant de voir ce que la communauté va faire avec un modèle de conduite autonome open source entre les mains. Et si le sujet vous branche, jetez un œil à mon chouchou, OpenPilot , le projet de Geohot qui fait ça depuis quelques années sur des voitures lambda.

Source

100 trillions de tokens analysés - Comment l'IA est-elle vraiment utilisée ?

Par :Korben
6 janvier 2026 à 08:58

100 trillions de tokens, c'est assez incroyable comme chiffre ! Et si vous vous demandez ce que c'est, hé bien c'est le volume de données qu'OpenRouter vient d'analyser pour publier son rapport "State of AI" de décembre dernier. Et perso, je ne m'attendais vraiment pas à ces résultats.

OpenRouter, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un routeur de modèles IA qui permet d'accéder à tous les LLM du marché via une seule API. Du coup, ils ont une vue unique sur comment les gens utilisent vraiment ces outils. Pas ce qu'ils prétendent en faire sur LinkedIn (loool), mais ce qu'ils font vraiment avec.

Et là, première surprise : le roleplay représente 52% de l'usage des modèles open-source. Y'a plus de la moitié des tokens qui passent par DeepSeek, Qwen et compagnie servent à... jouer des rôles, à discuter avec des personnages fictifs, à faire du chat de base avec l'IA. Pas à coder, pas à bosser, pas à révolutionner l'humanité. Juste à s'amuser.

Du coup, ça relativise pas mal le discours ambiant sur l'IA qui va tous nous remplacer au boulot. Visiblement, pour l'instant, elle nous aide surtout à nous divertir.

Le roleplay domine largement l'usage des modèles open-source ( Source )

Deuxième claque : l'Asie est passée de 13% à 31% de l'usage mondial en un an. Singapour est maintenant le deuxième pays utilisateur après les États-Unis, devant l'Allemagne et la Chine. L'Europe, elle, stagne à 21%. Et l'Afrique ? 0,46%. Y'a encore du boulot niveau démocratisation...

L'Asie explose, l'Europe stagne, l'Afrique reste à la traîne ( Source )

Côté modèles, DeepSeek écrase tout le monde en volume avec 14,37 trillions de tokens. Qwen suit avec 5,59 trillions, puis Meta LLaMA. OpenAI ? Seulement 1,65 trillion. Mais attention, c'est du volume brut. Quand on regarde les usages pros, Claude écrase la programmation (60%+ du trafic code), pendant que DeepSeek se tape... le roleplay et le chat casual.

Le truc vraiment remarquable, c'est la montée des modèles capables de raisonner (genre o1). En janvier 2025, ils représentaient 0% mais aujourd'hui, ils sont à la tête de 50% des nouveaux usages. L'inférence multi-étapes, la délibération, la planification... Tout ça a explosé en moins d'un an. On est passés de chatbots basiques à des systèmes qui réfléchissent avant de répondre.

Les modèles raisonnants passent de 0% à 50%+ en un an ( Source )

Et les prompts ? Ils ont quadruplé de longueur. De 1 500 tokens en moyenne à plus de 6 000. Les gens sont devenus plus bavards avec leurs assistants numériques, ou alors ils ont compris qu'il fallait être plus précis pour obtenir de bons résultats.

Dernier point intéressant, le prix n'a quasiment aucun impact sur l'usage. Une baisse de 10% du prix ne génère que 0,5 à 0,7% d'usage supplémentaire. Les utilisateurs choisissent leurs modèles sur la qualité, pas sur le tarif. Bref, ce n'est pas encore un marché de commodité. La course à la meilleure performance continue.

Alors oui, l'étude a ses limites car c'est une seule plateforme, et pas l'ensemble du marché. Mais avec 100 trillions de tokens, c'est quand même un sacré échantillon. Et ça dit des choses sur notre rapport à ces outils qu'on ne peut pas ignorer, encore une fois.

Source

Anna's Archive perd son domaine en .org mais reste debout

Par :Korben
6 janvier 2026 à 08:51

Bon, fallait s'y attendre. Le domaine annas-archive.org vient de tomber, placé en statut "serverHold" par le Public Interest Registry (PIR), l'organisme qui gère tous les domaines en .org. Du coup, si vous tapez l'adresse habituelle, vous tombez dans le vide.

Et là vous allez me dire : "Mais PIR, c'est pas les mêmes qui ont toujours refusé de suspendre thepiratebay.org ?" Hé bien si, exactement. Ce qui laisse penser qu'il y a probablement une décision de justice derrière tout ça, parce que PIR ne fait pas ce genre de chose de gaieté de coeur.

L'équipe d'Anna's Archive a réagi sur Reddit en mode "on est chill, on a l'habitude". Ils rappellent que ce genre de mésaventures arrive régulièrement aux bibliothèques "alternatives" et pointent vers leurs domaines alternatifs qui fonctionnent toujours : annas-archive.li, annas-archive.se, annas-archive.in et annas-archive.pm. Bref, business as usual.

Ce qui est marrant, c'est que l'équipe nie tout lien avec leur récent coup d'éclat : le backup de 300 To de Spotify qu'ils ont balancé en décembre 2025. Vous savez, les 256 millions de lignes de métadonnées et les 86 millions de fichiers audio qui ont fait trembler les majors ? Apparemment, ce n'est pas ça qui leur vaut cette suspension. Du moins selon eux.

Anna's Archive, pour ceux qui débarquent, c'est un méta-moteur de recherche créé en 2022 qui agrège les catalogues de plusieurs bibliothèques pirates (LibGen, Sci-Hub, Z-Library...). Le site fait déjà face à des poursuites, notamment pour avoir scrappé WorldCat , donc les ennuis juridiques ne sont pas vraiment une nouveauté pour eux.

Le jeu du chat et de la souris continue... Et comme toujours avec ce genre de projets, couper une tête ne sert pas à grand chose quand il y en a quatre autres qui poussent. Les gens qui veulent accéder au site trouveront toujours un chemin, et l'équipe recommande de checker leur page Wikipedia pour avoir la liste à jour des domaines actifs.

Source

GNOME et Firefox veulent tuer le copier-coller au clic molette

Par :Korben
6 janvier 2026 à 08:45

Bon, si vous êtes un vieux de la vieille sous Linux, j'ai une nouvelle qui va vous faire verser une petite larme ! GNOME et Firefox envisagent tous les deux de désactiver la possibilité de coller avec le clic milieu par défaut. Vous savez, ce truc où vous sélectionnez du texte, puis un coup de clic molette et hop, c'est collé ailleurs sans passer par Ctrl+C/Ctrl+V.

Jordan Petridis, développeur chez GNOME, vient de soumettre une merge request pour désactiver cette fonctionnalité dans les paramètres par défaut. D'après lui ce serait un véritable désastre... Des mots forts pour une fonctionnalité que beaucoup adorent mais faut dire que le mec n'a pas tort car avec les trackpads modernes et les souris à molette cliquable un peu sensibles, on finit souvent par coller des trucs sans faire exprès.

Du coup, c'est quoi exactement ce "primary paste" ? Hé bien c'est une spécificité historique de X11, le système de fenêtrage qui fait tourner les bureaux Linux depuis des lustres. Quand vous sélectionnez du texte, il est automatiquement copié dans un buffer séparé (le "PRIMARY selection"), différent du presse-papier classique . Et le clic du milieu colle ce buffer directement. C'est comme avoir deux presse-papiers en parallèle, c'est pratique mais ça peut foutre le bordel si vous cliquez au mauvais moment.

Et Firefox n'est pas en reste puisqu'une révision chez Mozilla propose exactement la même chose à savoir désactiver le collage au clic molette par défaut. Les arguments sont similaires... surtout que les utilisateurs qui découvrent cette fonctionnalité par accident (coucou les Windowsiens) ne comprennent pas d'où sort le texte qui vient de s'afficher dans leur barre de recherche. Perso, j'avoue que ça m'est arrivé de coller des trucs gênants dans un chat parce que j'avais cliqué sur la molette sans faire gaffe ^^.

La bonne nouvelle, c'est que ça reste réactivable pour ceux qui y tiennent. Sous GNOME, il suffira de taper :

gsettings set org.gnome.desktop.interface gtk-enable-primary-paste true

Bref, c'est un peu la fin d'une époque. Avec l'arrivée de Wayland qui remplace progressivement X11 (et les solutions pour faire cohabiter les deux ), ces vieilles conventions Unix passent à la trappe. Les nouveaux utilisateurs Linux n'auront probablement jamais connu ce confort du triple clic + clic molette pour copier-coller une ligne entière. C'était pourtant bien pratique ! Mais bon, c'est vrai que ça pouvait aussi poser des problèmes de sécurité quand on collait accidentellement un mot de passe dans le mauvais champ.

Adieu l'artiste !

Source

WOLS, le standard open source qui fait pousser les QR codes comme des champignons

Par :Korben
6 janvier 2026 à 08:37

Après les standards pour les APIs, après les standards pour le web, après les standards pour à peu près tout ce qui touche à l'informatique, voici... un standard pour les champignons !

Et non, je ne parle pas des champignons de Mario qui vous font grandir de partout (hi hi). Je parle de vrais champignons. Ceux qu'on cultive pour les manger. Bref, ceux qui représentent une industrie de 50 milliards de dollars qui gère encore ses données sur des feuilles Excel et des bouts de papier collés sur des bocaux.

Shiitake happens, comme on dit ^^.

Heureusement des champignonistes plus malin que les autres ont créé WOLS, pour WeMush Open Labeling Standard . L'idée c'est d'encoder toutes les infos de traçabilité de vos cultures fongiques directement dans un QR code. Origine du mycélium, substrat utilisé, dates d'inoculation, conditions de croissance... Hop, tout ça compressé dans un petit carré noir et blanc que vous pouvez scanner.

Le truc couvre 5 types de spécimens (de la culture mère jusqu'à la récolte), 4 stades de croissance, et propose 3 formats de QR différents selon vos besoins. Vous voulez juste un truc compact ? 500 octets. Vous voulez du JSON-LD pour faire le malin avec vos métadonnées ? 400 octets en mode embedded. Vous êtes parano et vous voulez chiffrer vos précieuses données de pleurotes ? AES-256-GCM, mon ami.

D'ailleurs, le projet est agnostique côté espèces : Que vous cultiviez du Lion's Mane (le champignon du hipster), du Shiitake (le classique), des pleurotes ou même du Reishi pour vos smoothies santé, le standard s'en fiche et encode tout pareil. De quoi faire pleurer de joie tous les myciculteurs de la planète. Ou les faire pleurote de joie, si vous préférez.

(Oui, je vous ai eu "champignoniste", c'est pas un vrai mot ^^)

Côté technique, c'est du sérieux malgré le sujet rigolo. Y'a des implémentations en JavaScript (@wemush/wols), en Python (wols), et même un conteneur Docker pour les feignasses qui veulent pas installer de dépendances. Le tout sous licence open source , donc vous pouvez forker ça et l'adapter à vos besoins sans vous prendre le cèpe. D'ailleurs si vous cherchez un nom pour votre propre projet open source , évitez les jeux de mots sur les champignons, c'est déjà pris.

Bref, si vous cultivez des champignons (légaux, hein les toxicos) et que vous en avez marre de noter vos infos sur des post-it qui finissent par moisir comme vos substrats ratés, ce standard pourrait bien être la truffe numérique que vous attendiez.

Tailsnitch - L'expert qui surveille votre réseau Tailscale

Par :Korben
6 janvier 2026 à 08:25

Vous utilisez Tailscale pour créer votre petit réseau privé virtuel sans vous prendre la tête ? Moi aussi, j'adore ce truc. Mais entre nous, est-ce que vous avez déjà vérifié si votre config était vraiment sécurisée ? Genre, vraiment ?

Hé bien c'est exactement pour ça qu'un développeur a créé Tailsnitch . L'idée est simple puisqu'il s'agit de faire passer votre réseau Tailscale au peigne fin pour détecter les failles de sécurité potentielles. Et y'a de quoi faire puisque l'outil embarque 52 vérifications réparties dans 7 catégories (accès, authentification, réseau, SSH, logs, appareils et DNS).

Du coup, comment ça marche ? Vous installez le bazar avec Go :

go install github.com/Adversis/tailsnitch@latest

Ensuite, vous configurez vos credentials Tailscale (soit via OAuth avec TS_OAUTH_CLIENT_ID et TS_OAUTH_CLIENT_SECRET, soit avec une simple clé API TSKEY), et hop, vous lancez tailsnitch. En quelques secondes, l'outil analyse votre configuration et vous sort un rapport avec des niveaux de sévérité : critique, élevé, moyen, faible ou informatif.

Et là, le truc vraiment cool c'est que si vous êtes flemmard (comme moi), y'a un mode --fix interactif. L'outil vous propose de corriger les problèmes un par un. Vous validez, il corrige. Et si vraiment vous n'avez pas envie de réfléchir, y'a même un mode --auto (combiné avec --fix) qui corrige tout ce qu'il peut sans rien demander. Perso, je vous conseille quand même de lancer un --dry-run avant pour voir ce qu'il compte faire, histoire de pas avoir de mauvaises surprises.

Pour les entreprises qui doivent prouver leur conformité, Tailsnitch peut aussi exporter ses résultats au format SOC 2. De quoi rassurer vos auditeurs sans vous galérer à compiler des preuves à la main.

Parmi les trucs vérifiés, on trouve : les clés d'authentification qui n'expirent jamais (mauvais plan), les ACL trop permissives, le MagicDNS désactivé, les appareils non mis à jour, ou encore les nœuds avec le transfert SSH activé alors qu'ils ne devraient pas. Bref, tout ce qu'on oublie de vérifier quand on configure son réseau mesh à l'arrache.

L'outil est open source (licence MIT), codé en Go, et tourne sur n'importe quel OS. C'est donc un truc à lancer de temps en temps pour s'assurer que personne n'a ouvert une brèche dans votre joli tunnel chiffré.

LEGO dévoile la Smart Brick - Un mini-ordinateur dans une brique 2x4

Par :Korben
6 janvier 2026 à 07:36

On avait les Mindstorms, les Boost, les Powered Up, et maintenant voici la Smart Brick ! LEGO vient en effet de lâcher une bombe au CES 2026 : un micro-ordinateur complet qui tient dans une brique 2x4 classique. Et visiblement, c'est pas qu'un gadget marketing !

La Smart Brick, une brique 2x4 qui cache une puce ASIC de 4,1mm ( Source )

Le concept est fou puisque LEGO a réussi à caser une puce ASIC de 4,1mm (plus petite qu'un tenon LEGO !), des capteurs (accéléromètre, lumière, son), un mini haut-parleur avec synthétiseur intégré, du Bluetooth et des bobines de charge sans fil... le tout dans le format exact d'une brique 2x4 standard. De l'extérieur, impossible donc de faire la différence avec une brique normale.

Le truc cool, c'est que ça fonctionne avec des Smart Tags, des tuiles 2x2 qui servent à donner du contexte à la brique. Vous approchez une minifig Star Wars équipée d'un tag NFC et hop, la brique sait qu'elle doit jouer le thème de Dark Vador. Vous posez votre X-wing sur un socle taggé et les bruitages de moteur se déclenchent. Pas de caméra, pas d'IA générative, juste des interactions physiques bien pensées.

D'ailleurs, la fascination de LEGO pour l'automatisation n'est pas nouvelle. Mais cette fois, c'est directement dans les briques que ça se passe.

Le pad de recharge sans fil permet de charger jusqu'à 10 briques simultanément ( Source )

Pour la batterie, LEGO annonce plusieurs années d'autonomie en veille. Et pour la recharge, un pad sans fil à 39,99$ permet de charger jusqu'à 10 briques simultanément. Fini les piles à changer ou les câbles qui traînent partout.

Côté sets, LEGO démarre fort avec Star Wars dès le 1er mars 2026 :

  • Le TIE Fighter de Dark Vador (75421) à 69,99$
  • Le X-wing de Luke (75423) à 99,99$
  • Le Duel de la Salle du Trône avec A-wing (75427) à 159,99$

Le TIE Fighter de Dark Vador (75421) avec Smart Bricks intégrées ( Source )

Chaque set embarque des Smart Bricks, des minifigs NFC et des accessoires son/lumière. Julia Goldin, la directrice produit et marketing de LEGO, parle carrément de "plus grande évolution depuis la minifig en 1978". Bref, ils y croient fort.

Et le meilleur dans tout ça ? La Smart Brick reste 100% compatible avec vos millions de briques existantes. Votre vieux château fort des années 90 pourra accueillir des briques qui font du bruit. De quoi verser une petite larme en retrouvant des sensations qu'on pensait à jamais disparues.

Les précommandes ouvrent le 9 janvier 2026. Après Star Wars, LEGO City, Technic et Harry Potter suivront dans l'année.

Alors, prêts à ressortir vos LEGO du placard pour y ajouter un peu de jus de cervelle ?

Source

Star Wars Racer Revenge - Le jeu obscur devenu le Graal des hackers PS5

Par :Korben
5 janvier 2026 à 17:34

Un jeu de course Star Wars sorti en 2002 vaut aujourd'hui plus de 400 dollars sur eBay. Pas parce qu'il est devenu culte... mais parce qu'il permet de déverrouiller les PS5.

Vous allez voir, l'histoire est dingue ! Star Wars Racer Revenge , un titre obscur de l'ère PS2, cachait depuis plus de 20 ans une vulnérabilité dans son code. Et cette faille vient d'être exploitée pour extraire les clés ROM de la PlayStation 5 , c'est à dire le Saint-Graal des hackers de consoles dont je vous parlais y'a 5 jours...

L'édition PS4 de Limited Run Games - 8 500 exemplaires seulement ( Source )

Le chercheur en sécurité Gezine a balancé la nouvelle sur Twitter le 31 décembre dernier, du coup, le prix des copies physiques de la version PS4 (éditée par Limited Run Games en 2019 à seulement 8 500 exemplaires) est passé de 20 dollars à plus de 400 dollars en quelques heures. Une hausse de 1900% ! Y'a des gens qui ont fait une sacrée affaire ce jour-là...

L'exploit utilise la technique " mast1core " et cible le firmware 12.00 de la console. En gros, le menu "Hall of Fame" du jeu contient une faille qui permet d'injecter du code et comme Sony n'a jamais pensé à patcher un vieux jeu de podracing de l'époque de la préquelle, eh bien... la porte est restée grande ouverte pendant deux décennies.

Le truc vraiment flippant pour Sony, c'est que les clés bootrom extraites sont au niveau le plus fondamental du système. On ne parle pas d'une faille logicielle qu'une mise à jour peut corriger. Non, ces clés sont gravées pour toujours dans le silicium, donc c'est impossible à patcher ! Sony peut toujours sortir des firmwares pour compliquer la tâche, mais le mal est fait.

Pour ceux qui espéraient chopper une copie, c'est un peu tard par contre. Les exemplaires physiques s'arrachent sur eBay entre 230 et 500 dollars. Perso, j'aurais jamais imaginé qu'un jeu Star Wars médiocre deviendrait un jour un outil de hacking aussi précieux. D'ailleurs, si vous l'avez chez vous, c'est peut-être le moment de le revendre ^^.

Et le plus marrant dans tout ça c'est Limited Run Games avait produit ce jeu en petite quantité justement parce que personne n'en voulait vraiment.

Et dire qu'aujourd'hui, chaque copie est devenue une clé magique pour faire tourner du homebrew sur la dernière console de Sony...

Source

Telegram héberge le plus grand marché noir de l'histoire (et tout le monde s'en fout)

Par :Korben
5 janvier 2026 à 17:15

Vous vous souvenez du dark web , ce truc mystérieux qui fait flipper les politiques, les journalistes et votre belle-maman avec Tor, les .onion et tout le folklore ? Hé bien figurez-vous qu'une bonne partie du crime en ligne s'est déplacée ailleurs. Maintenant en 2026, pour monter le plus grand marché illicite en ligne jamais mesuré, y'a plus besoin de toute cette sophistication technique.

Y'a juste à aller sur Telegram, une simple app de messagerie, et hop, c'est parti.

La firme d'analyse crypto Elliptic vient en effet de publier des chiffres qui donnent le tournis. Huione Guarantee, une plateforme de "garantie" pour arnaqueurs sinophones hébergée sur Telegram, a brassé 27 milliards de dollars de transactions entre 2021 et 2025. Vingt-sept milliards les gars !

Pour vous donner une idée, AlphaBay , le célèbre marché noir du dark web démantelé par les autorités en 2017 et considéré comme dix fois plus gros que Silk Road , n'avait fait "que" 1 milliard en un peu plus de deux ans. Hydra, le mastodonte russe qui a terrorisé les autorités pendant environ six ans, culminait quand à lui à 5 milliards.

Hé bien Huione les a atomisés en opérant... en plein jour sur une app grand public.

Chute brutale des volumes Huione après le ban Telegram du 13 mai 2025 ( Source Elliptic )

Finalement, le 13 mai 2025, Telegram a fini par bannir Huione Guarantee. Victoire ? Pas vraiment. Car deux marchés concurrents ont immédiatement pris le relais : Tudou Guarantee et Xinbi Guarantee.

Et là, le magie-magie, on découvre que Huione détient 30% des parts de Tudou. Autant dire qu'ils ont juste changé d'enseigne...

Et aujourd'hui, ces deux plateformes traitent environ 2 milliards de dollars par mois en blanchiment d'argent, vente de données volées, faux sites d'investissement, outils de deepfake et autres joyeusetés. Elliptic surveille actuellement plus de 30 marchés de ce type sur Telegram et c'est pas triste...

Tudou prend le relais : explosion des volumes après la fermeture de Huione ( Source Elliptic )

Et tout ça sert à quoi ?

Principalement aux arnaques dites "pig butchering" (littéralement "boucherie de cochon"), ces escroqueries sentimentalo-crypto où l'arnaqueur vous "engraisse" patiemment avant de vous plumer. Le FBI estime que ces arnaques siphonnent près de 10 milliards de dollars par an aux victimes américaines.

Juste aux États-Unis, hein. Mais nous aussi on en reçoit tous les jours...

Et derrière ces arnaques, on trouve malheureusement des centres au Cambodge, au Myanmar et au Laos où des milliers de personnes sont forcées de travailler sous la menace. C'est ça l'envers cauchemardesque de ces chiffres astronomiques.

Ce qui me sidère, c'est que pendant des années, on nous a vendu le dark web comme l'eldorado intraçable des criminels, avec Tor, le chiffrement bout en bout, les protocoles anonymes... Et au final, le plus grand marché illicite de tous les temps opère sur une app que votre grand-mère pourrait installer. Les seules compétences requises c'est juste de parler chinois et d'être assez teigneux pour recréer un channel quand on se fait bannir.

Tom Robinson, cofondateur d'Elliptic, explique que c'est tout simplement "le plus grand marché illicite en ligne à avoir jamais existé". Plus grand que Silk Road, AlphaBay et Hydra réunis, tout ça OKLM sur Telegram.

On se demande ce que fout Pavel Durov... hmm...

En tout cas, ça montre que la sophistication technique n'est pas le facteur limitant du crime en ligne. Par contre, on est visiblement loin d'avoir résolu le problème. Quand Telegram en bannit un, y'en a deux autres qui poussent. C'est sans fin !

Bref, la prochaine fois qu'on vous parle du "dark web" comme de la grande menace, vous pourrez sourire car le vrai game se joue sur des apps qu'on trouve en libre accès sur l'App Store.

Source

Meshtastic - Le réseau mesh radio qui fonctionne même quand tout s'effondre

Par :Korben
5 janvier 2026 à 15:06

Vous vous souvenez de Byzantium , ce projet de réseau mesh sur Raspberry Pi pour communiquer quand tout est coupé ? Bah y'a mieux maintenant. Et ça coûte 25 balles.

Meshtastic , c'est un protocole open source qui transforme de petits modules radio LoRa en nœuds d'un réseau maillé complètement décentralisé. Pas besoin d'internet ni de carte SIM. Et la licence radio, on s'en balec'. Ce sont juste des ondes qui rebondissent de relais en relais pour faire passer vos messages chiffrés.

Du coup, comment ça marche ?

Hé bien d'abord vous achetez un petit boîtier sur Amazon (entre 25 et 40 dollars, ou même 10 si vous êtes patient avec la livraison depuis la Chine). Vous installez l'app sur votre smartphone, vous connectez le module en Bluetooth, et hop, vous pouvez envoyer des messages à n'importe qui dans le réseau. Plus y'a de nœuds, plus la portée augmente puisque chaque appareil relaie les communications aux autres.

Et là, vous allez me dire "ouais mais c'est un gadget de survivaliste parano". Sauf que non. L'ouragan Helene qui a ravagé la Caroline du Nord a prouvé que c'était loin d'être un délire. Quand les antennes relais sont tombées, quand internet a disparu, les gens équipés de ces petits modules radio ont pu continuer à communiquer, à demander de l'aide, à coordonner les secours. Bref, le genre de truc qui peut sauver des vies.

Du coup, y'a toute une communauté de bricoleurs qui s'est mise à fabriquer des nœuds DIY pour mailler leur quartier. Y'en a même qui ont transformé une lampe solaire de jardin en relais autonome. Vous savez, les machins à 3 euros chez Action. Bah vous virez la LED, vous collez un module LoRa alimenté par le petit panneau solaire, et vous avez un répéteur qui coûte 30-40 dollars et qui fonctionne tout seul. Certains ont même monté des répéteurs communautaires sur des points en hauteur avec des panneaux solaires plus costauds pour environ 100 dollars.

Le T-Echo de Lilygo, un module compact avec écran e-ink ( Source )

Pour ceux qui veulent un truc plus fini, y'a également le Lillygo T-Echo avec son écran e-ink qui affiche les messages même en plein soleil. Et si vous voulez taper sans téléphone, le T-Deck a carrément un petit clavier intégré.

Le T-Deck avec son clavier intégré, pour les vrais ( Source )

Perso, ce qui me plaît dans ce protocole, c'est qu'il remet la communication entre les mains des gens. Pas de serveur central, pas d'entreprise qui peut couper le robinet, pas de gouvernement qui peut tracer vos échanges. C'est le genre d'infrastructure que les pionniers d'internet auraient adoré. Un réseau qui appartient à ceux qui le construisent, nœud par nœud.

Alors est-ce que ça va remplacer votre forfait mobile ?

Bah non mais quand la prochaine tempête aura mis à terre les infrastructures de votre coin, vous serez peut-être content d'avoir un petit boîtier LoRa chargé dans un tiroir.

Source

Les contrôles parentaux sont-ils une arnaque conçue pour vous épuiser ?

Par :Korben
5 janvier 2026 à 14:15

Vous voulez protéger vos enfants sur internet ? Cool. Préparez-vous à configurer 17 paramètres sur la Nintendo Switch, 29 réglages différents pour Minecraft (sur un site web séparé, évidemment), et à lire 572 articles de blog pour comprendre comment fonctionne le téléphone "sécurisé" que vous venez d'acheter.

Bienvenue dans le monde merveilleux de la protection parentale.

Un développeur américain, Chris Ferdinandi, vient de publier un constat qui résume parfaitement la situation . Il raconte comment son fils s'est retrouvé ajouté à un groupe de discussion GroupMe par un parfait inconnu, sans aucune vérification. L'application avait été installée via le compte familial, donc techniquement "approuvée". Sauf que le gamin de 12 ans pouvait maintenant recevoir des messages de n'importe qui sur la planète.

Et là, vous vous dites "ah mais y'a forcément un paramètre pour ça". Oui. Quelque part bien planqué dans un sous-menu. D'une autre application évidemment, sinon, ce serait trop facile. Et c'est accessible uniquement depuis le navigateur web du téléphone de l'enfant. Ou le vôtre. Ou les deux. Bonne chance pour le découvrir !

Et ce que dit Chris dans son article, c'est que ce n'est pas un accident de conception. C'est un choix délibéré.

La FTC américaine (l'équivalent de notre DGCCRF) a commencé à taper du poing sur la table. Par exemple, Epic Games a dû cracher 520 millions de dollars fin 2022 pour un combo COPPA + dark patterns dans Fortnite (dont 245 millions rien que pour les dark patterns).

Y'a aussi Disney qui a pris 10 millions d'amende pour violation de la vie privée des enfants. Et plusieurs États américains comme le Connecticut, le Montana et le Nebraska ont adopté des lois spécifiques pour interdire ces manipulations qui ciblent les mineurs. Même l'Union européenne s'y met avec le Digital Services Act qui impose de nouvelles obligations.

Mais pendant que les régulateurs jouent au chat et à la souris avec les géants de la tech, les parents sont coincés avec des systèmes de protection de la vie privée des enfants qui ressemblent à des usines à gaz soviétiques.

Prenez l'app Temps d’Écran d'Apple. Sur le papier, c'est génial mais en pratique, des experts en sécurité et sites spécialisés ont documenté au moins une demi-douzaine de méthodes de contournement bien connues. Votre gamin peut changer le fuseau horaire de l'appareil pour gagner quelques heures. Il peut utiliser Siri pour ouvrir des applications bloquées. Les widgets iMessage permettent d'accéder à du contenu normalement restreint. Et le grand classique : la réinitialisation d'usine qui efface toutes les restrictions d'un coup.

Sans parler des navigateurs intégrés dans les applications qui permettent de surfer même quand Safari est désactivé.

YouTube Kids, c'est encore mieux puisque Google nous promet un environnement "sûr et adapté". Sauf que des chercheurs ont retrouvé des vidéos violentes, des contenus à caractère sexuel, et des publicités manipulatrices qui passaient à travers les filtres.

L'algorithme, conçu pour maximiser le temps d'écran (et donc les revenus publicitaires), recommande parfois du contenu problématique sous prétexte qu'il "ressemble" à ce que l'enfant aime regarder (au hasard : des nichons ^^).

Et là, accrochez-vous.

Car des études scientifiques récentes commencent à montrer que les restrictions numériques strictes peuvent être... contre-productives . Des recherches publiées dans des revues de psychologie ont trouvé que les enfants soumis à des contrôles parentaux stricts développaient en fait PLUS de comportements à risque en ligne. Alors pourquoi Jamy ? Hé bien Fred, parce que le système repose sur la méfiance plutôt que l'éducation. Les gamins apprennent ainsi à contourner plutôt qu'à comprendre et le jour où ils ont enfin un accès libre (parce que oui, ce jour arrive forcément), ils n'ont aucune compétence pour naviguer de manière responsable.

C'est le paradoxe ultime ! On essaie de protéger nos enfants avec des outils qui les rendent potentiellement plus vulnérables.

Je pense que le vrai problème après, c'est qu'on a vendu aux parents l'idée que la technologie pouvait remplacer l'éducation. "Installez cette application et dormez tranquille." Sauf que ça ne marche pas comme ça. Gabb , un fabricant de téléphones "sécurisés" pour enfants, propose des centaines d'articles de blog et un peu moins d'un millier d'applications pré-approuvées. C'est du délire ! Aucun parent n'a le temps de lire tout ça en plus de son boulot, de la gestion du quotidien et des devoirs de maths du petit dernier.

Le système est donc conçu pour échouer. Ou plutôt, il est conçu pour que vous achetiez le prochain gadget "encore plus sécurisé", le prochain abonnement premium "avec surveillance avancée", ou la prochaine application "approuvée par des experts". C'est un business model, pas une solution éducative.

Ce qui fonctionne vraiment, d'après les études ? La communication.

Hé oui, il faut se retrousser les manches et expliquer pourquoi certains contenus sont problématiques plutôt que simplement les bloquer. Être présent quand le gamin découvre internet plutôt que déléguer à un algorithme. C'est moins sexy qu'un logiciel à 9,99€ par mois, mais c'est tellement plus efficace !

Bref, si vous voulez vraiment protéger vos enfants en ligne, la première étape c'est peut-être d'arrêter de croire que les outils de surveillance vont faire le taf à votre place. Car maintenant, on le sait, ils sont conçus pour vous donner l'illusion du contrôle, générer du fric et surtout pas pour éduquer.

Et ça, aucune mise à jour logicielle ne va le changer.

Source

Seanime - Le media server qui comprend vraiment les otakus

Par :Korben
5 janvier 2026 à 13:58

Vous en avez marre de configurer Plex pendant 3 heures pour qu'il reconnaisse enfin que "Shingeki no Kyojin S4 Part 2 Final" c'est bien "L'Attaque des Titans" ? Et même Jellyfin ou Kyoo galèrent avec les noms de fichiers japonais ? Alors laissez-moi vous présenter Seanime , un media server qui parle couramment le weeb .

L'outil est développé en Go et TypeScript par 5rahim, et contrairement aux mastodontes généralistes, lui se concentre sur une seule mission : streamer vos séries japonaises et lire vos mangas sans prise de tête. Le truc cool, c'est qu'il s'intègre directement avec AniList . Du coup, tout ce que vous regardez se synchronise automatiquement avec votre profil. Plus besoin de faire le tracking à la main comme un sauvage.

Côté acquisition de contenu, la bestiole gère les clients torrent (qBittorrent, Transmission) mais aussi les seedbox comme TorBox ou Real-Debrid. Vous cherchez un épisode, il fouille les trackers, lance le téléchargement, et hop, c'est dans votre bibliothèque. Le tout avec un scanner intelligent qui comprend les noms de fichiers même quand ils ressemblent à du code Morse.

Et pour les puristes du manga, un lecteur intégré permet de dévorer vos chapitres directement depuis l'interface. Et si vous avez des potes otakus, les watch parties permettent de mater ensemble à distance avec synchronisation de la lecture. De quoi organiser des soirées visionnage sans être dans la même pièce, ce qui est pratique parce que vos potes sentent tous des dessous de bras.

Perso, ce qui me plaît bien dans ce projet, c'est qu'il assume son positionnement. Au lieu de faire un énième clone de Plex/Jellyfin qui fait tout moyennement, Seanime fait un seul truc mais le fait bien : Gérer le contenu japonais.

Le transcodage FFmpeg est là pour les appareils capricieux, le mode hors-ligne permet de télécharger sur mobile, et un système d'extensions JavaScript laisse la communauté ajouter des fonctionnalités.

L'installation propose aussi Seanime Denshi , une app desktop complète avec serveur embarqué, ou simplement le mode serveur web pour ceux qui préfèrent accéder via navigateur. Ça tourne sur Windows, macOS et Linux et le projet est open source sous GPL-3.0.

Voilà, si vous êtes du genre à avoir une collection d'animes qui ferait rougir un data center, c'est peut-être le compagnon qu'il vous faut !

Source

Dittytoy transforme votre navigateur en studio de musique qui se code

Par :Korben
5 janvier 2026 à 13:04

Est-ce que vous avez déjà rêvé de composer de la musique comme on code un programme ? Genre, écrire une boucle for et qu'elle génère un beat au lieu d'afficher des nombres dans la console ?

Hé bien, c'est exactement ce que propose Dittytoy . Et le truc de fou, c'est que ça tourne directement dans votre navigateur. Une simple URL et hop, vous voilà compositeur.

Vous allez sur le site, vous tapez du code JavaScript dans un éditeur, vous cliquez sur "Compile", et votre navigateur se transformera alors en synthétiseur. La plateforme utilise la Web Audio API pour générer le son en temps réel, ce qui donne des possibilités assez dingues côté créativité sonore.

Dittytoy repose sur 4 briques de base. D'abord les synthés qui génèrent le son brut via des fonctions mathématiques (sinus, carrée, triangle...). Ensuite les boucles qui répètent des patterns avec des commandes play() et sleep(). Puis les enveloppes pour contrôler l'attaque et le decay des notes. Et enfin les filtres pour sculpter le son avec des passe-bas, passe-haut et compagnie.

La syntaxe est inspirée de Sonic Pi , le fameux outil de programmation musicale utilisé dans les écoles pour apprendre le code aux gamins. Si vous avez déjà joué avec, vous serez en terrain connu. Sinon, la documentation est plutôt bien foutue avec des exemples qui fonctionnent direct.

Niveau fonctionnalités, y'a également de quoi faire. Plus de 70 gammes intégrées (majeure, mineure, pentatonique...), 50 types d'accords, et même un système d'entrées qui permet de créer des sliders pour tweaker les paramètres en temps réel. Vous pouvez aussi exporter vos créations en MP3, ce qui est quand même pratique pour les partager.

Perso, ce qui me plaît dans ce genre d'outils, c'est qu'ils démocratisent la création musicale pour les gens qui ont le cerveau câblé "code" plutôt que "solfège". Vous savez, ceux qui comprennent mieux un Math.sin(phase * 2 * Math.PI) qu'une portée avec des croches dessus.

Et puis y'a un côté hypnotique à voir son code se transformer en musique surtout avec leur visualiseur.

C'est un peu comme le Chipophone , mais version navigateur et sans avoir à recycler un vieil orgue.

Le créateur, Reinder Nijhoff, a même sorti un package npm pour les développeurs qui voudraient intégrer le moteur dans leurs propres projets.

C'est gratuit, le package npm est sous licence MIT, et les créations partagées sur la plateforme sont sous CC BY-NC-SA par défaut. De quoi vous la jouer compositeur de chiptune entre deux commits.

Bon, évidemment ça ne remplacera pas Ableton pour produire un album. Mais pour s'amuser, apprendre les bases de la synthèse sonore, ou juste épater vos collègues à la pause café en générant un beat avec 10 lignes de code, ça fait largement le taf.

Source

Log Voyager - L'analyseur de logs massifs qui tourne dans votre navigateur

Par :Korben
5 janvier 2026 à 12:55

Bon, si vous êtes dev ou admin sys, vous connaissez forcément ce moment de solitude. Celui où VS Code se fige pendant 3 minutes parce que vous avez eu l'audace d'ouvrir un fichier de logs de 2 Go. Ou pire, Notepad qui vous affiche un joli message d'erreur en guise de bienvenue.

Bref, la galère classique du lundi matin.

Heureusement, je viens de tomber sur Log Voyager , un outil open source qui analyse des fichiers de logs massifs... directement dans votre navigateur Chrome ou Firefox sans faire exploser votre RAM.

Log Voyager en action - navigation fluide dans un fichier de logs massif ( Source )

Son secret ?

Toniglandil bien sûr ! Non, je plaisante ! En fait ce truc utilise la File Slicing API pour lire vos fichiers par petits bouts de 50 Ko. C'est comme du streaming, sauf que c'est pour vos logs. Du coup, que votre fichier fasse 500 Mo ou 10 Go, seul le chunk visible est chargé en RAM. C'est chouette non ?

D'ailleurs, par conception ("by design" comme disent les titi consultants), toute l'analyse se fait côté client dans votre navigateur. Vous pouvez vérifier dans le code source sur GitHub : aucune requête réseau pour vos fichiers. Du coup, ça fonctionne même hors connexion et pour ceux qui bossent avec des logs contenant des données sensibles (genre des infos clients ou des tokens), c'est plutôt rassurant.

Côté fonctionnalités, y'a aussi de quoi faire. Le scroll infini permet de naviguer dans des fichiers énormes sans que le navigateur ne bronche. Il y a un système de filtrage par regex pour trouver exactement ce que vous cherchez, un prettifier JSON intégré qui formate automatiquement les lignes JSON dans vos logs (super pratique quand vous avez du JSON imbriqué partout), et un système de bookmarks avec position en octets pour retrouver facilement un endroit précis dans le fichier.

Pour l'installer, soit vous passez par Docker. Notez que j'ai du nettoyer un peu le Dockerfile car y'a des choses mal comitée dedans... Breeeef...

git clone https://github.com/hsr88/log-voyager.git
cd log-voyager
docker build -t log-voyager .
docker run -d -p 8080:80 log-voyager

Et hop, vous accédez à http://localhost:8080. Sinon, pour bidouiller en local avec npm :

git clone https://github.com/hsr88/log-voyager.git
cd log-voyager
npm install && npm run dev

L'outil est développé en React et TypeScript par hsr88, avec Vite et Tailwind CSS pour le front et c'est gratuit et open source, comme il se doit !

Perso, ça m'aurait évité pas mal de galères sur certains projets où les logs de prod faisaient plusieurs Go. Mais maintenant vous savez que ça existe et au lieu de faire du grep dans le terminal en croisant les doigts, là vous avez une vraie interface pour explorer tout ça proprement.

Source

Orla - L'outil CLI qui transforme votre terminal en assistant IA local

Par :Korben
5 janvier 2026 à 12:38

Ce qui est super relou avec les assistants IA en ligne, c'est qu'on doit leur faire confiance avec nos données. On tape une question, ça part dans le cloud, et on espère que personne ne stocke nos conversations sur la recette secrète du cassoulet de mémé.

Bah ça, c'est fini les amis !

Car Orla est là et c'est un outil en ligne de commande qui fait tourner des agents directement sur votre machine via Ollama . Pas de cloud, pas d'abonnement, pas de données qui partent on ne sait où. Juste votre CPU (ou GPU) qui bosse en local.

Orla - Dead-simple local AI agents ( Source )

Petit fun fact, en cherchant des infos pour écrire cet article, j'ai découvert que "Orla", ça voulait dire " prépuce " en hébreu... Hé ouais, je sais pas si le dev a capté ou pas mais fallait le préciser ^^.

L'installation sous macOS c'est :

brew install --cask dorcha-inc/orla/orla

Sous Linux ou si vous préférez le script :

curl -sSL https://raw.githubusercontent.com/dorcha-inc/orla/main/install.sh | bash

Et hop, c'est prêt.

Du coup, une fois installé, vous lancez votre première requête comme ça :

orla agent "Explique-moi les design patterns en Go"

Bref, deux mots et votre terminal se transforme en prof particulier. Mais là où ça devient vraiment sympa, c'est avec les pipes Unix. Vous pouvez balancer n'importe quoi à Orla :

cat mon_code.go | orla agent "Trouve les bugs potentiels"
git diff | orla agent "Rédige un message de commit"

Perso, c'est ce genre de trucs qui me fait kiffer car on retrouve la philosophie Unix avec des petits outils qui font une chose et qui la font bien, et surtout qu'on peut chaîner à l'infini.

Orla en action - simple et efficace ( Source )

Et le truc qui tue, c'est le mode serveur MCP. Vous lancez orla serve et paf, votre assistant local devient compatible avec Claude Desktop, Cursor, et tous les outils qui supportent le protocole MCP. C'est comme si vous aviez votre propre backend IA prêt à servir n'importe quelle interface.

Côté modèles, Orla supporte tout ce que propose Ollama : Llama, Mistral, Qwen, DeepSeek... Vous choisissez avec --model et c'est parti. Par défaut c'est qwen3, mais rien ne vous empêche de tester les modèles spécialisés code comme qwen3-coder.

Le projet embarque aussi un système de registre d'outils. Un orla tool install fs et hop, votre assistant peut lire et écrire des fichiers. Et comme vous pouvez créer vos propres outils, vous pouvez comme ça, ajouter des capacités modulaires à activer selon vos besoins.

Ce qui me plaît vraiment avec Orla, c'est donc cette philosophie où l'IA reste un outil que vous possédez, et pas un service que vous louez. Le projet est encore jeune bien sûr, mais activement maintenu et tourne sur macOS, Linux et Windows.

Mais si vous cherchez un moyen simple de bricoler avec des agents IA sans passer par les GAFAM, Orla c'est à tester !

Source

❌