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Are You Dead? - L'application chinoise qui attend votre mort

Par :Korben
13 janvier 2026 à 10:17

Debout les mort ! Aujourd'hui on va parler d'un truc qui va vous faire froid dans le dos, mais qui au fond, est d'une utilité redoutable pour tous les ermites numériques que nous sommes. Imaginez une application qui vous demande régulièrement, avec la subtilité d'un rouleau compresseur : "Hé Ducon, est-ce que tu es mort ?".

Non, ce n'est pas vraiment le début d'un mauvais film d'horreur, mais le concept bien réel d'une application chinoise baptisée Sileme (ou "Are You Dead?" pour les intimes). Le principe c'est de configurer des check-ins réguliers comme ça si vous ne répondez pas présent à l'appel, hop, l'application active son système d'alerte et envoie une notification à vos contacts d'urgence par e-mail (le développeur prévoit aussi d'ajouter les SMS très bientôt).

Vous l'aurez compris, le but de cette app c'est d'éviter que vous ne finissiez en momie numérique dans votre studio de 15m² sans que personne ne s'en aperçoive.

Alors oui, le nom est moche de ouf et a même choqué pas mal de monde en Chine, mais le créateur assume totalement ce côté provocateur. L'app est même passée d'un modèle gratuit à une contribution de 8 yuans (soit un peu plus d'un euro) pour couvrir les frais de fonctionnement des serveurs. On peut dire que c'est le prix de la tranquillité d'esprit de ceux qui vivent seuls.

Ce qui est marrant surtout, c'est que l'app se retrouve le cul entre deux chaises car d'un côté, les autorités chinoises tiquent sur le nom jugé offensant, et de l'autre, des milliers d'utilisateurs y voient un véritable service public pour les isolés. Il y aurait même des demandes pour intégrer des capteurs de santé (fréquence cardiaque, sommeil) pour automatiser tout ça. C'est un vrai truc de malade !

Alors bien sûr, le concept n'est pas nouveau. On connaît déjà le "Check In" d'Apple sur iOS 17 ou de vieux services comme Plerts qui faisaient déjà ce genre de boulot dès 2010 mais c'est la première fois qu'une app assume un ton aussi direct et une interface aussi épurée.

Et en attendant que ça débarque en France, restez vivants les amis, c'est quand même plus sympa pour lire mes prochains articles !

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En Chine, les vans de livraison autonomes sèment un joyeux bordel

Par :Korben
13 janvier 2026 à 10:01

Le futur, c’est maintenant ! Enfin, si le futur c’est de voir un van de livraison se foutre en l'air tout seul, alors oui, on y est en plein dedans ! Et en Chine, les clips de robots de livraison autonomes font un carton sur les réseaux sociaux, mais pas vraiment pour les raisons espérées par leurs constructeurs...

C’est plutôt pour leur capacité à transformer chaque trajet en un joyeux bordel. Entre ceux qui décident que le ciment frais est une excellente piste cyclable et ceux qui continuent leur route avec une moto littéralement coincée sous le châssis, on est loin de la précision chirurgicale promise par certains acteurs de la Silicon Valley.

Le chaos en images - Dans ces clips viraux, rien ne semble arrêter ces automates à roulettes.

Le truc c’est que ces véhicules sans chauffeur, notamment ceux testés par des géants comme ZTO Express, fonctionnent souvent sur des trajets pré-cartographiés (L4 géo-clôturé). Ils sont bardés de capteurs, mais dès que la réalité dépasse la carte (genre un chantier surprise ou un motard un peu trop collant), le système semble parfois avoir un cerveau électronique de bulot.

Et là où ça devient surréaliste dans ces vidéos, c'est que les engins semblent forcer le passage. Un ouvrier essaie de barrer la route ? Le van trace. Une moto s'encastre dans l'une de ses roues ? Il continue de rouler vers sa destination comme si de rien n'était.

Bref, c’est fascinant de voir ce décalage entre la technologie de pointe et l'imprévu du quotidien urbain. Pour l'instant, ces machines sont censées être surveillées à distance, mais on se demande si les opérateurs n'ont pas parfois décidé de laisser l'entropie et le chaos gagner la partie ^^.

Voilà, la prochaine fois que vous recevrez un colis Temu un peu poussiéreux ou avec une trace de pneu, vous saurez pourquoi !

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Fabriquer une disquette de zéro - Le défi fou d'un maker

Par :Korben
13 janvier 2026 à 10:00

Vous vous souvenez de ce bruit ? "Clac-clac-bzz-grrr".

Le chant mélodieux du lecteur de disquette 3,5 pouces qui essayait de lire votre exposé de géographie ou d'installer Windows 95 (disquette 12 sur 13, erreur de lecture, le drame). Une technologie qu'on pensait enterrée avec le 56k et le Minitel (coucou les vieux ).

Faut dire que Sony, le dernier à en produire, a jeté l'éponge en 2011. Mais pour polymatt, un maker qui a visiblement trop de temps libre (je suis jaloux), ce n'était pas suffisant de juste s'en souvenir avec nostalgie. Il a décidé d'en fabriquer une. De. Zéro.

Et quand je dis de zéro, c'est pas juste imprimer une coque en 3D. Non, non. Le gars a fait sa propre soupe chimique magnétique pour enduire un film plastique. Un grand malade.

Beaucoup de gens, quand ils veulent une disquette en 2026, vont sur eBay où ils achètent également une carte de transport taïwanaise qui y ressemble pour le style. Mais polymatt, lui, il voulait comprendre "comment ça marche vraiment" et surtout prouver qu'on pouvait le faire dans son garage.

Le résultat final : une disquette en aluminium brossé ( Source )

Première étape : le boîtier. Au lieu du plastique beige moche de notre enfance, il a sorti l'artillerie lourde avec une CNC Carvera Air pour usiner de l'aluminium. Résultat ? Une disquette qui pèse son poids et qui a un look absolument incroyable avec sa texture brossée. C'est un peu la Rolls de la disquette, le genre de truc qu'Apple aurait pu sortir à l'époque de l'iMac G3 (celui de 1998 qui avait justement abandonné le lecteur de disquette, ouvrant la voie à la fin du format).

Mais le vrai défi, c'est le disque magnétique à l'intérieur. C'est là que la vidéo se transforme en cours de chimie niveau Breaking Bad.

Car il a fallu créer une encre magnétique maison capable de stocker des 0 et des 1.

La recette ?

  • De l'oxyde de fer noir (la base magnétique)
  • Du PVA (comme liant)
  • Un peu d'alcool isopropylique (pour aider à la dispersion)
  • De la glycérine (pour la souplesse)
  • Et du Tween 20 (un tensioactif pour que ça s'étale bien)

Secouez le tout, et vous obtenez une pâte noire qui tâche probablement tout ce qu'elle touche.

Ensuite, il faut étaler ça sur un film plastique (PET) de manière parfaitement uniforme. Matt a visé une épaisseur de 5 à 6 microns. Il a utilisé une technique de pros avec une Meyer rod (une tige en métal entourée d'un fil très fin) pour racler l'excédent et obtenir une couche fine et régulière.

Évidemment, ça a raté plein de fois. L'encre qui s'écaille, le disque qui ondule comme une crêpe sous la chaleur, les trous mal alignés... Il a même dû improviser un traitement de surface à la flamme (pour activer la surface du polymère) pour que la chimie accroche enfin au plastique. C'est ça la vraie vie de maker : 90% d'échecs, 10% de gloire.

Mais le moment de vérité, c'est quand il l'a enfin insérée dans le lecteur. Avec un outil appelé Greaseweazle (qui permet de lire et écrire des données au niveau flux magnétique via USB), on voit l'écran s'illuminer. Des secteurs verts. Des données qui s'écrivent.

Ça marche.

Alors oui, c'est pas fiable à 100%, ça stocke environ 1,44 Mo (le standard HD de l'époque), et ça a coûté probablement plus cher en temps et matériaux qu'un SSD de 4 To. Mais voir quelqu'un recréer une technologie aussi complexe dans son garage avec des outils modernes, ça force le respect.

Et pour ceux qui se demandent "Pourquoi ?", la réponse est simple : Parce qu'on peut. Et parce que comprendre comment la magie opère, c'est quand même plus satisfaisant que de juste cliquer sur "Acheter" chez Amazon.

Bref, si vous avez une vingtaine de minutes, regardez la vidéo, rien que pour voir l'usinage de l'alu, c'est hypnotisant.

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