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Tensions avec l'Algérie: Laurent Nuñez exclut de se rendre sur place tant que les "conditions minimalistes" de la France ne seront pas remplies

3 février 2026 à 08:58
Le ministre de l'Intérieur a réitéré ce mardi 3 février les conditions préalables avant que Paris n'organise une visite officielle à Alger: la reprise des expulsions d'Algériens en situation irrégulière sur le territoire français et une avancée sur le dossier de Christophe Glzeizes, journaliste français détenu arbitrairement sur place.

Tensions entre la France et l'Algérie

3 février 2026 à 08:58
Depuis l'été 2024, les tensions diplomatiques entre la France et l'Algérie n'ont cessé de croitre. Plusieurs dossiers sont au coeur de ces dissensions: la question du Sahara occidental, l'incarcération en Algérie de l'écrivain Boualem Sansal, mais aussi le refus de l'Algérie d'accueillir ses ressortissants visés par des Obligations de quitter le territoire français (OQTF). Des tensions qui ont connu un regain malgré une tentative d'apaisement en ce mois d'avril 2025, avec l'expulsion par les deux pays de fonctionnaires français ou d'agents consulaires algériens.

Arctique: les tensions autour du Groenland ravivent les craintes de la Norvège pour l’archipel du Svalbard

3 février 2026 à 08:30
Situé à 500 kilomètres à l'ouest du Groenland, l'archipel du Svalbard a longtemps été présenté comme un exemple de coopération internationale. Mais le territoire administré par la Norvège est désormais rattrapé par les enjeux géostratégiques et les rivalités entre grandes puissances dans l'Arctique.

Géorgie: une loi visant à rendre les financements étrangers illégaux étudiée au Parlement

Par :RFI
3 février 2026 à 07:50
Ce mardi 3 février 2026, le Parlement géorgien est saisi d’un texte de loi qui rendrait illégal tout financement étranger dans le pays, avec des peines de prison de six ans à la clé. L’annonce crée la panique partout dans le pays depuis plusieurs jours et consolide la dérive autoritaire du parti au pouvoir, Rêve géorgien. La loi pourrait largement affecter les ONG, les travailleurs indépendants ou encore les salariés de multinationales.

Donald Trump réclame un milliard de dollars de dommages et intérêts à Harvard, qu’il accuse d’antisémitisme et de « wokisme »

3 février 2026 à 08:02
Accusant Harvard et d’autres universités américaines de promouvoir une idéologie dite « woke » tout en ne protégeant pas suffisamment leurs étudiants juifs lors des manifestations propalestiniennes, l’administration Trump a déposé des plaintes judiciaires et exigé des indemnités exorbitantes.

© Evelyn Hockstein / REUTERS

Affaire Epstein: que contiennent les documents révélés?

3 février 2026 à 07:59
Le ministère de la Justice américain a publié ce vendredi quelque trois millions de nouveaux documents concernant Jeffrey Epstein, dont certains ont éclaboussé des personnalités à travers le monde, comme la princesse Mette-Marit, future reine de Norvège, ou l'ex-ministre français de la Culture Jack Lang. Cependant, la simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose, à elle seule, aucun acte répréhensible de sa part.

Dérives de l'ICE : Donald Trump, le sparadrap des droites populistes, par Catherine Fieschi

3 février 2026 à 07:45

À Minneapolis, la violence politique est devenue un message. Les événements de la semaine dernière le confirment. La démonstration de force, la brutalité policière exhibée, l’usage létal de l’appareil d’État — comme dans l’assassinat d’Alex Pettri par l’ICE — relèvent d’un même dispositif : rappeler ce que le pouvoir peut faire, et qui il peut viser. La violence du monde Maga n’est pas une dérive incontrôlée, mais un calcul politique fondé sur la dissuasion, la sidération et l’exemplarité. Le retrait partiel de l’ICE à Minneapolis n’a d’ailleurs été accompagné d’aucun infléchissement de discours de la part de l’administration Trump.

Hannah Arendt insistait sur un point essentiel : la violence surgit lorsque le pouvoir n’a plus besoin de convaincre. Instrument politique à part entière, elle vise des effets symboliques autant que matériels. La violence trumpiste serait donc une stratégie destinée à déplacer le seuil du tolérable.

Cette grammaire doit informer notre lecture de la situation européenne. L’extrême droite et la droite populiste s’installent dans les institutions, accèdent au pouvoir ou s’en rapprochent. Pourtant, une conviction semble persister : ces forces "dédiabolisées" auraient neutralisé leur rapport à la violence. Comme si l’ascension politique impliquait mécaniquement un assagissement. Comme si l’Union européenne constituait, par nature, un garde-fou suffisant. Or c’est précisément ce cadre que ces forces s’emploient à affaiblir de l’intérieur, tout en maintenant la violence hors champ tant que dure la phase de conquête.

Face au trumpisme, une partie de l’extrême droite européenne affiche désormais l’embarras. Donald Trump gêne. On critique ses outrances, on feint la distance, on évoque ses provocations géopolitiques — au Groenland notamment — au nom d’une souveraineté soudain sourcilleuse. Le Slovaque Fico, pourtant soutien affiché du président américain, confie publiquement ses craintes face à son "état d’esprit". Mais sur l’ICE, rien. Pas un mot. Les atteintes à la souveraineté embarrassent les patriotes autoproclamés ; les exécutions publiques, beaucoup moins. Meloni, pourtant critique de l’opération Groenland, ne semble aucunement troublée par l’irruption de l’ICE aux JO de Milan-Cortina.

La dédiabolisation n’est pas une pacification

Depuis des années, ces droites expliquent qu’il faut "prendre Trump au sérieux, mais pas au pied de la lettre". Admirer l’énergie (sic), la force, la personnalité — surtout pas le fond. Dissocier le style de la politique réelle. Or depuis sa réélection, cette distinction ne tient plus. Il n’y a plus d’écart entre la parole et l’acte, entre la mise en scène et la décision publique. Continuer à jouer l’embarras relève désormais du théâtre.

Ce double spectacle est la matrice des populistes. Tandis que la distance se joue devant les caméras, les échanges et les courbettes se poursuivent en coulisses — et se sont intensifiés depuis le retour de Trump au pouvoir. En 2025, plusieurs enquêtes ont documenté de nouveaux déplacements de responsables du Rassemblement national aux États-Unis, lors de conférences conservatrices à Washington et en Floride. Des cadres du RN y ont rencontré des consultants proches de l’administration Trump, spécialisés dans la polarisation électorale et la communication de crise. Des proches de Jordan Bardella ont multiplié les échanges informels avec des élus trumpistes autour des questions migratoires et de l’autorité de l’État. Quant à Sarah Knafo, elle est passée par le Claremont Institute, cet écosystème intellectuel au cœur du pouvoir Maga.

Le phénomène est européen. En Allemagne, Alice Weidel, figure centrale de l’AfD, revendique ses liens avec le camp trumpiste – la fine bouche n’est de mise qu’en matière d’invasions potentielles. En Hongrie, Orbán s’inscrit depuis longtemps dans cette même trajectoire. Et même récemment, l’affinité idéologique l’emporte sur toute mise à distance. Partout, la même grammaire : une respectabilité affichée, une radicalité assumée, et une violence maintenue à la lisière du visible, prête à être mobilisée sans jamais être pleinement exposée.

La dédiabolisation n’est pas une pacification : c’est une mise en scène. Violence et respectabilité sont les deux faces d’un même spectacle. L’une rassure, l’autre menace. Ensemble, elles préparent l’épreuve de force tout en prétendant l’éviter. La réussite ne tient qu’à un fil : la crédulité des électeurs.

Catherine Fieschi est chercheuse au centre Robert Schuman de l’Institut universitaire européen (IUE) de Florence

© EPA

LE MONDE DE CLEMENCEAU - Rafah : une réouverture contestée

3 février 2026 à 07:13
Steve Witkoff, l’émissaire de Donald Trump, arrive ce mardi en Israël pour aborder le dossier iranien et faire le point sur la réouverture du passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte, fermé depuis 18 mois dans le cadre du blocus israélien. Cette mesure s’inscrit dans la phase 2 du plan de paix, mais suscite déjà des critiques.

«Les politiciens occidentaux manquent de compréhension» : comment les Russes en exil veulent aider l’UE à contrer Poutine

3 février 2026 à 07:10
VU D’AILLEURS - Des opposants russes, parmi lesquels Garry Kasparov et Mikhaïl Khodorkovski, ont été officiellement nommés conseillers auprès du Conseil de l’Europe. Leur mission : aider l’Union européenne à concevoir des sanctions plus efficaces contre la Russie et à préparer l’après-Poutine.

© DPA/ABACA / DPA / Eventpress/DPA/ABACA / Eventpress

Les Européens sont les champions du pessimisme : et si c’était leur principal problème ?

3 février 2026 à 06:30

Les Européens sont les champions du monde du pessimisme. A les écouter, tout va mal en ce début 2026. L’ordre international déraille sous les coups de boutoir de Vladimir Poutine et de Donald Trump ; l’économie est à l’agonie ; l’immigration est hors de contrôle ; le crime organisé règne en maître ; l’extrême droite est aux portes du pouvoir ; l’islamisme progresse dans la jeunesse issue de l’immigration.

Le cafard qui fut longtemps l’apanage des Français se répand comme une traînée de poudre à travers le continent. Trois enquêtes publiées ces dernières semaines l’attestent. Les personnes interrogées par FGS Global pour le média Politico dans les 27 Etats de l’Union pensent en majorité que leur pays est engagé sur une mauvaise pente. Seuls trois d’entre eux font exception : la Pologne, le Danemark et la Lituanie. La même question posée par Ipsos indique que 91 % des Français, 79 % des Hongrois, 74 % des Néerlandais, 71 % des Allemands et des Italiens ont une vision négative de l’avenir de leur pays. Un autre sondage, réalisé par Gallup sur les cinq continents, présente la Bulgarie, la Bosnie, l’Autriche et la Belgique comme les nations les plus déprimées de la planète !

Ce tableau n’est pas sans raison, mais sa noirceur dissimule d’autres réalités qui devraient inciter à plus d’optimisme. Dans les Etats de l’Union européenne, contrairement à beaucoup d’autres pays, les droits individuels et collectifs des citoyens sont protégés, les libertés sont garanties, les systèmes de protection sociale sont sûrs. La démocratie, malgré ses défauts, y règne en maître. L’économie y est résiliente et continue à progresser. Résultat, le niveau de vie des Européens n’a jamais été aussi élevé dans l’Histoire. Dans le classement 2025 réalisé par The Economist, sept des dix économies les plus performantes du monde, Portugal en tête, font partie de l’UE.

Quand on se regarde on se désole mais quand on se compare, on se console… La liste est longue des traits qui rendent l’Europe attractive. Les inégalités sont moins marquées qu’ailleurs. L’offre culturelle et artistique est au top niveau. Les congés payés sont généreux. Les métropoles figurent parmi les plus vivables du monde. Le système éducatif est solide. La transition écologique est bien engagée. On se bouscule pour venir en Europe mais les modèles alternatifs, eux, n’attirent pas. Rares sont ceux qui souhaitent aller s’installer en Russie, en Iran ou à Cuba. Même en Chine, où l’économie est puissante, le solde migratoire est négatif sans discontinuer depuis les années 1960.

L’inconvénient du pessimisme exagéré est qu’il est la prophétie autoréalisatrice par excellence : il est toxique pour la croissance ; il paralyse l’investissement et l’innovation ; il accélère les récessions. Nos politiciens devraient s’inspirer du président Franklin D. Roosevelt qui, lors de la grande crise économique des années 1930 aux Etats-Unis, exhortait les Américains à reprendre espoir : "La seule chose dont nous devons avoir peur, c’est de la peur elle-même. Cette terreur sans nom, sans raison, sans justification, qui paralyse les efforts nécessaires pour transformer le déclin en progression".

Ce qui a changé par rapport aux générations précédentes n’est pas seulement que notre bien-être a atteint des niveaux inégalés, et donc que l’angoisse de le voir s’étioler devient prégnante. C’est aussi que les réseaux sociaux nous mettent en contact sans filtre avec la planète. La proximité des guerres et des catastrophes devient immédiate, au détriment des nouvelles locales et familiales qui nous incitent parfois à l’optimisme. Quelques heures passées sur X ou sur TikTok nous laissent penser que la civilisation est sur le point de s’écrouler. Le même laps de temps consacré à se promener en forêt pourrait nous réconcilier avec la vie. Mais selon Ipsos, les Européens jugent tout à fait improbable, dans leur grande majorité, une diminution de leur consommation des réseaux sociaux cette année. Le pessimisme a de beaux jours devant lui.

© REUTERS

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