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"Une affaire comme celle-là peut prendre jusqu'à 10 ans" estime l'un des avocats de famille de victimes de l'incendie de Crans-Montana

12 janvier 2026 à 14:02
Un tribunal du canton du Valais a ordonné lundi le placement en détention provisoire de Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar Le Constellation de la station de ski suisse de Crans-Montana incendié la nuit du nouvel an, pour une durée initiale de trois mois. Jacques Moretti est mis en cause dans l'enquête ouverte après cette tragédie qui a fait 40 morts et 116 blessés. Il pourrait être libéré sous caution.

EN DIRECT, Iran : des contre-manifestations en soutien au gouvernement organisées dans plusieurs villes du pays

12 janvier 2026 à 13:58
La chaîne iranienne Press TV rapporte une « participation massive » à des rassemblements à travers le pays en faveur du régime, notamment dans les provinces d’Azerbaïdjan du nord-ouest du pays et dans la ville d’Arak. A Téhéran, une marche a rassemblé des « dizaines de milliers » de participants, selon la chaîne qatarie Al-Jazira.

© Bureau du Guide suprême iranien / Agence WANA / REUTERS

"Il va être extrêmement difficile pour les familles" si Jacques Moretti est libéré sous caution, estime un avocat de victimes

12 janvier 2026 à 13:56
Un tribunal du canton du Valais a ordonné lundi le placement en détention provisoire de Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar Le Constellation de la station de ski suisse de Crans-Montana incendié la nuit du nouvel an, pour une durée initiale de trois mois. Jacques Moretti est mis en cause dans l'enquête ouverte après cette tragédie qui a fait 40 morts et 116 blessés. Il pourrait être libéré sous caution.

Le régime iranien organise une contre-manifestation à Téhéran alors qu'il est contesté dans les rues depuis le 28 décembre

12 janvier 2026 à 13:42
Le mouvement, initialement lié au coût de la vie et à l'hyper inflation, défie à présent ouvertement le pouvoir. Il survient dans un pays affaibli par la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025 et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire, rétablies en septembre par l'ONU. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants depuis le début de la contestation le 28 décembre, mais averti que le bilan pourrait être beaucoup plus lourd, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien". 

Guerre Israël-Hamas

12 janvier 2026 à 13:28
La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par l'attaque sanglante sans précédent du mouvement terroriste palestinien le 7 octobre 2023 sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza. D’après les autorités israéliennes, plus de 1.400 personnes, en majorité des civils, sont mortes - fauchées par balles, brûlées vives ou mortes de mutilations. Selon leur dernier bilan, au moins 239 otages ont par ailleurs été enlevés par les terroristes et seraient retenus dans la bande de Gaza. En représailles, l'armée israélienne bombarde sans relâche la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007, et assiège ce territoire palestinien exigu où s'entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens. Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a affirmé le 29 octobre 2023 que la guerre contre le Hamas était "entrée dans une nouvelle phase". Tsahal conduit désormais également des opérations terrestres dans la bande de Gaza. Au pouvoir depuis 2007 dans l’enclave palestinienne, les terroristes du Hamas affirment que plus de 8.000 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements israéliens. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est alarmé le 29 octobre 2023 d'une situation "de plus en plus désespérée" dans la bande de Gaza, déplorant qu'Israël y ait "intensifié ses opérations militaires". Il a réclamé un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" et "l'acheminement d'une aide humanitaire soutenue à une échelle qui réponde aux besoins de la population" du territoire palestinien.

"Je suis très surpris": l'historien français Vincent Lemire, qui a dénoncé la situation humanitaire à Gaza, interdit de se rendre en Israël

12 janvier 2026 à 13:27
L'historien français devait se rendre en Israël pour une série de séminaires et de rencontres universitaires, mais a été interdit de voyager dans le pays. Spécialiste du conflit israélo-palestinien, il a dénoncé publiquement à plusieurs reprises la situation humanitaire désastreuse de la population et des otages israéliens à Gaza ces deux dernières années.

Développement durable : au Bénin, le vaudou au secours de la mangrove

12 janvier 2026 à 12:12
Des fétiches vaudou pour protéger la nature ? La méthode fait ses preuves au Bénin. Alors que 30% de la mangrove a disparu dans ce pays en 30 ans, les zones sacralisées ces 10 dernières années restent intactes. Partout dans le monde la mangrove est déboisée à cause de l’urbanisation, de la construction de route et des activités humaines. Au Bénin, le site classé de la Bouche du Roi n’est pas épargné. La population utilise les palétuviers pour construire des pêcheries traditionnelles ou extraire du sel. Pour concilier fin du mois et fin du monde, l’ONG Éco-Bénin a fait le détour par le vaudou. Et tout commence par une cérémonie de sacralisation.

Négociations avec le Royaume-Uni : l’UE veut assurer ses arrières avec une "clause Farage"

12 janvier 2026 à 13:29

Les relations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni pourraient-elles se refroidir ? Alors que le pays a entamé des démarches pour se rapprocher de Bruxelles depuis l'arrivée au pouvoir du travailliste Keir Starmer en 2024, le retour sur le devant de la scène du leader du parti d'extrême droite Reform UK, Nigel Farage, fait craindre un revirement. Au point que les 27 exigent que tout futur gouvernement britannique verse une importante compensation financière s'il devait se retirer de l'accord de "réinitialisation" post-Brexit, visant à alléger les contraintes administratives sur les échanges de produits alimentaires, dont le résultat pourrait être une augmentation des exportations agroalimentaires britanniques vers l'UE de 22 %, selon une étude des universités d'Aston et de Bristol de 2024.

Ce projet de texte, fortement voulu par les organisations professionnelles et industrielles, exige que le Royaume-Uni "s’aligne de manière dynamique et applique simultanément" toutes les législations européennes régissant les produits animaux et végétaux. Pour le sécuriser, la "clause Farage", qui interviendrait dans le cas où celui-ci devient Premier ministre, stipule que la partie qui se retire unilatéralement de l'accord devra verser une indemnisation couvrant les coûts de mise en place "des infrastructures et équipements, du recrutement et de la formation initiaux, nécessaires à l'établissement des contrôles frontaliers", rapporte le Financial Times.

Cette "mesure de sécurité [vise] à assurer la stabilité et à dissuader Farage et ses alliés", précise au journal anglais un diplomate, ajoutant que Bruxelles souhaite signer un accord qui perdurerait au-delà de la législature britannique actuelle, qui s'achève en 2029. "L'UE souhaite un accord à long terme et pas seulement jusqu'en 2029, en cas de changement de majorité lors des prochaines élections", a-t-il indiqué.

Une atteinte à la souveraineté

Du côté de Reform UK et des conservateurs, une telle clause représente au contraire une atteinte à la souveraineté juridique du Royaume-Uni, et ces derniers ont déjà promis de l'abroger. "Aucun parlement ne peut lier son successeur, nous n'honorerons aucune clause. Si Starmer signe cet accord, ce sera une atteinte à la démocratie", a déclaré Nigel Farage, accusant son rival de "brader [la] souveraineté parlementaire". La cheffe des conservateurs, Kemi Badenoch, rejette elle aussi tout accord "impliquant une influence de la Cour de justice de l’Union européenne". Selon eux, ce rapprochement avec l'UE est une trahison des résultats de 2016 en faveur de la sortie de l'organisation supranationale, bien que l’accord n’envisage nullement un retour du Royaume-Uni dans le marché unique.

"Les clauses de sortie sont un élément fondamental de tout accord commercial international. Prétendre que ces clauses juridiques de routine constituent une atteinte à la démocratie est franchement exaspérant", clarifie un responsable travailliste auprès du Financial Times, expliquant que dans tous les cas, "les négociations détaillées avec Bruxelles sur les modalités précises de l'accord n'avaient pas encore débuté".

Après avoir caracolé en tête des sondages l'année dernière, la dynamique de Nigel Farage semble toutefois s'essouffler. Fin décembre, Reform UK recueillait 25 % des intentions de vote, soit son niveau le plus faible depuis plus de six mois après avoir atteint un pic à 32 % en septembre, selon un sondage réalisé par YouGov, rapporté par The Independent. Les travaillistes et les conservateurs se redressent légèrement (20 % et 19 % des intentions de vote), mais restent en grande difficulté.

© REUTERS

Iran : ces options "très fortes" dont dispose Donald Trump pour une intervention

12 janvier 2026 à 10:50

Il s'est dit "prêt à intervenir", et a affirmé que les États-Unis "ouvriraient le feu" si les autorités tiraient sur les manifestants. Alors que des mobilisations secouent l'Iran depuis deux semaines, le président américain Donald Trump envisage de faire pression sur le pays, et étudie plusieurs réponses militaires "très fortes" qui lui seront proposées ce mardi 13 janvier, lors d'une réunion avec de hauts responsables de l'administration.

Selon le Wall Street Journal, différents scénarios sont possibles : le déploiement d'armes cybernétiques secrètes contre des sites militaires et civils iraniens, l'imposition de nouvelles sanctions contre des personnalités du régime ou des secteurs de l'économie iranienne, ou encore des frappes militaires. Une autre option évoquée est la mise en place en Iran de terminaux Starlink, le service Internet par satellite d'Elon Musk, permettant aux manifestants de contourner la récente coupure d'internet dans le pays - Donald Trump devrait bientôt rencontrer Elon Musk pour en discuter, a-t-il fait savoir ce dimanche 11 janvier.

Les dangers d'une intervention

Si le secrétaire d'Etat Marco Rubio et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou se sont entretenus samedi des manifestations et d'autres sujets relatifs au Moyen-Orient, comme la guerre à Gaza, certains responsables de l'administration craignent toutefois qu'une riposte américaine n'exacerbe les tensions dans la région, risquant de provoquer une confrontation directe entre les États-Unis, l'Iran et, éventuellement, Israël. L'administration est également consciente qu'une action plus symbolique, nuisant au régime sans pour autant le dégrader, pourrait démoraliser les manifestants qui croient au soutien de Washington.

Dans le cas d'une frappe militaire contre l'Iran, le sénateur démocrate Mark Warner met en garde : "L'histoire a démontré les dangers d'une intervention américaine", a-t-il affirmé sur "Fox News Sunday", précisant que le renversement du gouvernement iranien en 1953, orchestré par les États-Unis, avait déclenché une série d'événements ayant progressivement conduit à l'avènement du régime islamique iranien à la fin des années 1970. Pour lui toujours, une attaque contre l'Iran risquerait d'unir les Iraniens contre les États-Unis "d'une manière que le régime n'a pas su faire jusqu'à présent". "Je ne suis pas certain que bombarder l'Iran produise l'effet escompté. Au lieu de déstabiliser le régime, une attaque militaire contre l'Iran pourrait galvaniser la population contre un ennemi extérieur", a appuyé le sénateur républicain Rand Paul, sur le plateau de "This Week" d'ABC News.

L'Iran "préparé pour la guerre"

D'après d'autres responsables américains cités par CNN, des frappes pourraient avoir pour conséquence d'inciter l'Iran à riposter par la force militaire. "Si les États-Unis entreprennent une action militaire contre l'Iran ou les territoires occupés, les bases militaires et navales américaines seront considérées comme des cibles légitimes", a d'ailleurs prévenu Mohammad Baqer Qalibaf, le président du Parlement iranien.

En réponse, Donald Trump s'est montré menaçant : "Si l'Iran riposte à une attaque américaine en ciblant les troupes américaines dans la région, nous les frapperons à un niveau jamais atteint auparavant", a-t-il notamment déclaré. Pour l'heure, le Pentagone n'a déployé aucune force en prévision d'éventuelles frappes militaires, mais dans le cas où elles auraient lieu, les États-Unis devront en plus songer à protéger leurs forces dans la région. Le pays a récemment transféré le porte-avions USS Gerald R. Ford et son groupe aéronaval de la Méditerranée vers l'Amérique latine, ne laissant aucun porte-avions au Moyen-Orient ni en Europe.

La semaine dernière, le vice-président J.D. Vance a déclaré que l'Iran pourrait encore se montrer disposé à négocier avec les États-Unis au sujet de son programme nucléaire, signe que Washington privilégie néanmoins une solution diplomatique à la crise actuelle plutôt qu'une solution militaire. "La chose la plus judicieuse qu'ils auraient dû faire, et c'était vrai il y a deux mois, c'est d'entamer de véritables négociations avec les États-Unis sur ce que nous attendons de leur programme nucléaire", a-t-il expliqué aux journalistes lors d'un point presse à la Maison-Blanche. L'Iran, justement, s'est dit "prêt à des négociations", à condition qu'elles soient "équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel", a précisé lundi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Le pays "ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparé pour", a-t-il ajouté.

© REUTERS

L’historien Vincent Lemire interdit de se rendre en Israël

12 janvier 2026 à 12:44
Dénonçant publiquement la situation humanitaire désastreuse de la population et des otages israéliens à Gaza et réclamant notamment des sanctions contre Israël, le chercheur avait prévu une vingtaine de séminaires et de rencontres avec des chercheurs et étudiants, notamment israéliens et palestiniens.

© RONALDO SCHEMIDT / AFP

Au Venezuela, Diosdado Cabello est l’“homme à abattre”

12 janvier 2026 à 12:10
Après la capture de Maduro, les États-Unis composent avec le ministre de l’Intérieur vénézuélien. Mais pour combien de temps ? Chaviste convaincu, à la tête des “colectivos”, il est à la fois garant d’une certaine stabilité et celui qui peut, d’un geste, faire basculer le pays dans le chaos.

© PHOTO Leonardo Fernandez Viloria/REUTERS

Zbigniew Ziobro, ancien ministre polonais accusé d’abus de pouvoir et d’association de malfaiteurs, dit avoir obtenu l’asile en Hongrie

12 janvier 2026 à 11:31
L’homme de 55 ans a refusé de répondre aux convocations de la justice au motif que les poursuites seraient le fruit d’une persécution « politique » orchestrée par l’exécutif de Donald Tusk.

© Robert Kowalewski / Agencja Wybo / Agencja Wyborcza.pl via REUTERS

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