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L'Iran "ne cherche pas la guerre" mais y est "préparé": Téhéran se dit prêt à des négociations basées sur le "respect mutuel" après les menaces de Donald Trump

12 janvier 2026 à 09:49
Abbas Araghchi, ministre iranien des affaires étrangères, a assuré que Téhéran était prêt à des négociations basées sur le "respect mutuel". Dans le même temps, si l'Iran ne cherche pas la guerre, le pays y est "tout à fait préparé", a-t-il assuré.

EN DIRECT, Iran : l’ayatollah Ali Khamenei compare Donald Trump aux « tyrans et [aux] arrogants de ce monde » et affirme qu’il « sera renversé »

12 janvier 2026 à 09:40
Le président américain a déclaré dimanche que le régime iranien était prêt à « négocier » après ses menaces d’opération militaire, ajoutant qu’« une rencontre est en cours de préparation ». Il a cependant prévenu que les Etats-Unis pourraient « devoir agir avant une rencontre ».

© Bureau du Guide suprême iranien/Agence WANA via REUTERS

En direct : Trump affirme que l'Iran veut négocier, Washington étudie des options militaires

12 janvier 2026 à 06:44
Le président américain a déclaré dimanche que les dirigeants iraniens avaient appelé pour "négocier" après ses menaces d'opération militaire. De son côté, le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains". Suivez notre direct.

Démissions, invitations déchirées… vague de boycott contre un festival australien après la désinvitation d'une autrice palestino-australienne

12 janvier 2026 à 07:44
Le festival d'Adélaïde, l'un des plus grands événements culturels d'Australie, subit une vague de désistements depuis une semaine à la suite de la désinvitation d'une autrice palestino-australienne au motif d'une venue qui ne serait pas "culturellement appropriée".

EN DIRECT, guerre en Ukraine : l’armée russe progresse dans les oblasts de Kharkiv et de Donetsk ; la situation reste « sous contrôle total », affirme Kiev

12 janvier 2026 à 07:32
Les forces russes tentent de consolider leurs positions dans le nord-est de l’Ukraine, selon les analystes du groupe ukrainien Deep State, pour lancer une offensive vers Khotine, une manœuvre visant à menacer directement Soumy, la capitale régionale.

© TETIANA DZHAFAROVA / AFP

Aide à mourir : un débat qui divise nos voisins européens

12 janvier 2026 à 06:15

Le débat français sur la fin de vie dure depuis vingt-cinq ans, et il n'est pas près d’être clos. Amendée par l’Assemblée le 27 mai 2025, la proposition de loi sur le "droit à l’aide à mourir" sera examinée à partir du 20 janvier par le Sénat. Et les échanges promettent d’être animés, tant le sujet divise.

À huis clos, ce 7 janvier, la Commission des affaires sociales de la chambre haute en a fortement atténué l’esprit. Plutôt qu’accorder au patient un droit au suicide assisté ou à l’euthanasie, les sénateurs se sont prononcés pour un dispositif "d’assistance médicale à mourir" pour les seules personnes en "phase terminale". Ce qui en restreint la portée à "ceux qui vont mourir" et non à "ceux qui veulent mourir", comme le résument les co-rapporteurs LR, Christine Bonfanti-Dossat et Alain Milon. Le vote aura lieu le 28 janvier, avant que le texte ne revienne à l’Assemblée en deuxième lecture. L’occasion de se rendre compte que, chez nos voisins aussi, ce sujet clivant et douloureux suscite des débats.

En Espagne, un fragile consensus

Depuis 2021, la "Ley Organica" autorise l’euthanasie et le suicide assisté. L’épilogue d’un long combat politique et philosophique, porté depuis 2002 par les partis de gauche et des organisations civiles. Mais le pays reste traversé par une profonde fracture éthique, du fait de l'opposition de certains mouvements chrétiens, pour qui cette loi viole l’article 15 de la Constitution, garantissant le droit à la vie. Si "l’aide à mourir" se développe lentement (334 euthanasies en 2023, sur 766 demandes), le débat est loin d’être clos.

En Belgique, une législation soutenue par la société

En Belgique, la mort par euthanasie représentait 3 décès sur 100 en 2023. Votée en 2002, la loi indique que le patient doit être capable de discernement, souffrir d'une pathologie incurable, et un double avis médical reste obligatoire. Depuis 2014, l’euthanasie est autorisée pour les mineurs dans des situations médicales sans issue. Une législation soutenue par la majorité, et qui incite certains Français à franchir la frontière : 106 y ont été euthanasiés en 2024, selon l’Autorité belge de contrôle, soit deux fois plus qu'en 2022.

De plus en plus d'euthanasies sont pratiquées chaque année outre-Quiévrain.
De plus en plus d'euthanasies sont pratiquées chaque année outre-Quiévrain.

Aux Pays-Bas, un système précurseur et très encadré

En devenant le premier pays du monde à légaliser l'euthanasie, en 2001, les Pays-Bas ont suscité des débats dans le monde entier. Pour que sa demande soit acceptée, un patient doit remplir des conditions draconiennes, dites "critères de minutie". Son cas doit notamment être examiné par une commission composée d’un médecin, d’un expert en éthique et d’un juriste. Depuis février 2024, les enfants de moins de 12 ans souffrant de maladies incurables, et dont la mort est imminente, y sont éligibles.

En Allemagne, un sujet douloureux, qui ravive l'Histoire

En Allemagne, le mot "euthanasie" évoque une époque sombre, celle du régime nazi et de son programme d’extermination de masse. Pour cette raison, l’Allemagne refuse toute forme d’euthanasie active. En 2015, la Cour de Karlsruhe a toutefois stipulé qu’un patient avait le droit de mourir de manière autonome, même avec l'aide de tiers (suicide assisté). Un millier d’Allemands y ont recours chaque année. Le Bundestag a lancé des consultations, qui pourraient donner lieu, à terme, à une réforme de l'euthanasie.

La Pologne, un pays encore très religieux

Dans ce pays où l’influence de l’Église catholique reste forte, l’euthanasie est illégale et le restera sans doute encore longtemps. Si les rares sondages semblent indiquer que la population polonaise est partagée sur la question, le droit à l’aide à mourir n’est pas très présent dans le débat public. Dans la pratique médicale, un patient atteint d’un mal incurable a la possibilité de refuser la poursuite d’un traitement qui lui est administré, si celui-ci n’a aucun effet.

© Shutterstock

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