↩ Accueil

Vue normale

Syrie : à Alep, après la chute de Cheikh-Maqsoud, la peur du lendemain des Kurdes

14 janvier 2026 à 20:01
Les habitants de ce quartier de la ville syrienne, repris par les forces gouvernementales aux combattants des FDS, redoutent d’être discriminés par le nouveau pouvoir en place. Ils estiment aussi avoir été abandonnés à leur sort par leurs frères de l’enclave kurde du Nord-Est.

© PHILÉMON BARBIER/HORS FORMAT POUR « LE MONDE »

Anne Krueger, économiste : « Les menaces de Trump contre Powell et la Fed ne doivent pas être prises à la légère »

14 janvier 2026 à 20:00
En demandant sans cesse à la Réserve fédérale américaine de baisser les taux d’intérêt, Donald Trump met en péril le principe d’indépendance des banques centrales qui permet à ses dirigeants de réguler l’inflation, sans subir de pressions politiques, explique l’ancienne directrice générale adjointe du FMI dans une tribune au « Monde ».

© JIM WATSON, ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

En direct : suivez la conférence de presse des chefs de la diplomatie du Danemark et du Groenland

14 janvier 2026 à 19:54
Les chefs de la diplomatie danoise et groenlandaise étaient, mercredi, à la Maison Blanche pour un entretien sous haute tension avec le vice-président américain, JD Vance, visant à désamorcer la crise autour du Groenland, territoire autonome danois dont Donald Trump affirme vouloir s'emparer. Suivez en direct leur conférence de presse.

Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen, suggère d'inscrire "les Gardiens de la révolution comme une organisation terroriste" pour "sauver les Français qui sont en prison" en Iran

14 janvier 2026 à 19:47
L'Iran fait face depuis plusieurs semaines aux plus importantes manifestations qu'a connues le pays depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Les témoignages des violences ordonnées par Téhéran sont rares, mais émergent peu à peu, alors qu'Internet est coupé dans le pays depuis le 8 janvier.  

Enlèvement, frappes ciblées, déstabilisation... les scénarios américains pour renverser le régime iranien

14 janvier 2026 à 19:44
Le pouvoir iranien a averti mercredi Donald Trump qu'il était capable de "riposter" à toute attaque américaine, Washington décidant de retirer par précaution une partie du personnel de sa base militaire au Qatar, frappée l'an dernier par Téhéran. Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation, l'un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Thomas Gomart, directeur de l’IFRI : « Donald Trump est devenu le parrain du système occidental, au sens sicilien du terme »

14 janvier 2026 à 19:42
En détruisant le cadre dans lequel les Etats-Unis ont exercé leur puissance depuis 1945, le président américain veut imposer « une nouvelle centralité », et montrer aux puissances étrangères sa capacité de réaction, comme pour l’attaque du Venezuela, explique le directeur de l’Institut français des relations internationales dans un entretien au « Monde ».

© SAUL LOEB/AFP

Iran: "Nous parlons d'un régime qui tue ses citoyens de façon systématique", souligne l'ambassadeur d'Israël en France

14 janvier 2026 à 19:35
L'Iran fait face depuis plusieurs semaines aux plus importantes manifestations qu'a connues le pays depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Les témoignages des violences ordonnées par Téhéran sont rares, mais émergent peu à peu, alors qu'Internet est coupé dans le pays depuis le 8 janvier. Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France, était en direct sur BFMTV pour évoquer la situation dans la région.

"C'est quoi ce pays ?": l'émotion de cette réfugiée iranienne qui évoque les exécutions des manifestants par le régime

14 janvier 2026 à 19:33
Les défenseurs des droits humains s'inquiètent d'exécutions express à venir. Amnesty International et d'autres ont notamment dit avoir des informations sur l'exécution d'un premier manifestant prévue mercredi, ce qu'a aussi avancé la diplomatie américaine.  "Plus de 10.600 manifestants ont été arrêtés (...) Erfan Soltani, 26 ans, dont l'exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l'un d'eux", a écrit le Département d'Etat dans un message en farsi sur X. Amnesty a demandé à l'Iran de "surseoir immédiatement à toutes les exécutions, y compris celle d'Erfan Soltani".

Israël "n'a pas l'intention de participer à une attaque ou d'attaquer directement" l'Iran, déclare l'ambassadeur d'Israël en France

14 janvier 2026 à 19:31
L'Iran fait face depuis plusieurs semaines aux plus importantes manifestations qu'a connues le pays depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Les témoignages des violences ordonnées par Téhéran sont rares, mais émergent peu à peu, alors qu'Internet est coupé dans le pays depuis le 8 janvier.

Qatar: une partie du personnel de la base américaine a reçu l'ordre de partir

14 janvier 2026 à 19:19
Le Qatar a confirmé mercredi le départ d'une partie du personnel de la base américaine d'Al-Udeid, en raison des "tensions régionales", après que Washington a menacé d'intervenir en Iran, qui s'est dit prêt à riposter. Le président américain devrait se souvenir de l'attaque menée en juin par Téhéran contre cette base après des frappes américaines sur son territoire, qui a prouvé "la volonté et la capacité de l'Iran à riposter", a écrit un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, sur son compte X.

Thierry Oberlé : "Malgré sa maladie, Mohammed VI n’a jamais envisagé d'abdiquer"

14 janvier 2026 à 18:00

Dans Mohammed VI, le mystère (Flammarion), à paraître le 15 janvier, le journaliste Thierry Oberlé ose aborder les sujets les plus tabous du royaume du Maroc. Jusqu’à sa maladie, sa vie privée ou l’imprégnation du trafic de drogue dans le Rif, devenus au fil du temps des clés de lecture indispensables de son règne.

L'Express : Mohammed VI va-t-il lire votre livre ? Autrement dit, se tient-il informé de l’actualité, y compris de ce qui s’écrit sur lui ?

Thierry Oberlé : Mohammed VI a la réputation de ne pas lire. Il regarde la télévision, les chaînes d’information en continu, mais il ne lit ni ouvrages, ni presse écrite. Pour le reste, il se tient informé par des notes et des entretiens avec ses proches. Il est dans l’oralité alors que paradoxalement il parle peu en public.

Ce n’est pas le seul aspect étonnant dans le fonctionnement de ce roi. Vous relatez son désinvestissement progressif des affaires du royaume. Comment l’expliquer ?

Mohammed VI donne l’impression d’être tiraillé. D’un côté, il a été élevé pour exercer le pouvoir. C’est un Alaouite, les Alaouites font leur devoir, c’est ce que son père, son grand-père lui ont appris. Il n’a d’ailleurs jamais envisagé d’abdiquer, malgré ses états d’âme et sa maladie, qui l’affaiblit considérablement. Mais en même temps, il n’exerce pas le pouvoir avec appétit. Il a ce goût d’ailleurs, ce besoin de fuite hors des frontières du royaume. Il s'est toujours aménagé des périodes très longues de voyage à l'étranger. Il aime la plage, les plaisirs de la mer et les plaisirs tout court.

Ses selfies avec des passants alors qu’il est vêtu d’un t-shirt, notamment à Paris, ont fasciné le monde. S’agit-il d’une communication rodée de la part du roi ?

C’est son idée. S’il avait demandé l’avis de ses communicants, ils auraient probablement tenté de le dissuader de se faire prendre en photo en t-shirt avec une feuille de cannabis, comme ça a été le cas pendant des vacances à Zanzibar. Et puis le Maroc est un pays conservateur, ce type de déambulations peut choquer dans la mesure où le roi est censé être le commandeur des croyants. Mais ces clichés correspondent à son mode de vie, à ce que Mohammed VI est profondément. Quand il se rend à Paris, ou à Dubaï, ses villes-mondes fétiches, il fait invariablement les boutiques, du shopping. Il croise du monde, il s’arrête.

Quel est son rapport à Paris, où il se rend fréquemment ?

C’est un amoureux de Paris, davantage d’ailleurs qu’un amoureux de la France. Lors de la seule interview qu’il a donnée, enfant, on lui a demandé quel serait son rêve. Il a répondu : ce serait de marcher seul sur les quais de Seine. La capitale française est pour lui synonyme d’évasion.

Quelles sont les personnes dont il aime s’entourer ?

Mohammed VI a une attirance particulière pour les "people", les musiciens, les sportifs comme Teddy Riner, les chanteurs comme Gim’s, les rappeurs. Il aime aussi côtoyer des personnages qui viennent d’un milieu social différent du sien, par exemple des athlètes qui s’imposent par la sueur, le sang et les tripes, avec un intérêt pour les personnes d’origine maghrébine, souvent marocaines afin de flatter le nationalisme royal. D’où l’émergence, à partir de 2017, des frères Azaitar, ces jeunes combattants sulfureux de MMA maroco-allemands, devenus incontournables au Palais, où ils bousculent les traditions et le savoir-vivre de l’entourage institutionnel. Ils semblent incarner à ses yeux une liberté qu’il n’a jamais trouvée et à laquelle il s’identifie. Ces sportifs se battent dans un octogone, une cage, tandis que lui est, de par son destin, prisonnier d’une cage dorée.

Ce rapprochement coïncide avec le divorce de Mohammed VI d’avec son épouse Lalla Selma, également en 2018. Que sait-on de la vie privée du roi depuis ?

Ce sujet agite beaucoup les réseaux sociaux. Personnellement je ne connais pas sa vie privée, qui lui appartient. Il y a des ragots sur son orientation sexuelle, effectivement, mais pas de témoignage direct. Sur la sexualité du roi du Maroc de façon plus large, Hassan II disposait d’un harem d’une trentaine de femmes. Dans l’imaginaire marocain, subsiste l’idée qu’un roi peut se permettre ce qu’il veut. Sa majesté vit comme elle l’entend.

L’état de santé de Mohammed VI pourrait-il également expliquer son désinvestissement progressif ?

Son dossier médical est le secret le mieux préservé du Maroc. Cela dit ses proches reconnaissent qu'il est malade. Ce qui est clair, c'est qu'il a des problèmes de poumon, une obstruction des voies respiratoires. Il se fatigue rapidement. Il a perdu une cinquantaine de kilos ces dernières années. Lors de la cérémonie annuelle de la bay’a, durant laquelle les dignitaires du royaume lui prêtent allégeance, il a l’interdiction de mettre pied à terre, puisqu’il est l’ombre de Dieu sur terre. Il est longtemps apparu sur un cheval, mais depuis qu’il est malade, il se tient dans une voiture, ce qui est moins fatigant. Il souffre beaucoup. Il n’est pas présent au Maroc actuellement et n’assiste pas à la Coupe Afrique des Nations de football. Officiellement, pour un mal de dos.

Lors de ces périodes loin du Maroc, gouverne-t-il tout de même son pays ?

Étonnamment, oui. Il ne se tient pas au courant de tous les dossiers, tous les jours, et ses conseillers possèdent une large marge de manœuvre. Mais il reste le chef, et peut piquer des colères, se montrer irascible. Il s’intéresse à certains sujets, par exemple le développement des TGV au Maroc mais s’est passionné surtout pour la construction de ses hôtels d’ultra-luxe qu’il suit dans les moindres détails.

Lors des premières années de son règne, on le surnommait "le roi des pauvres". Ce narratif s’est estompé avec les années. Que s’est-il passé ?

Son désinvestissement est allé de pair avec une de ses déceptions personnelles, celle d’avoir échoué dans le développement de l’arrière-pays du Rif, région déshéritée du nord du Maroc, délaissée par son père Hassan II. Dans ses premières années de règne, il a montré une sensibilité réelle aux questions sociales, une fibre caritative qui a permis à ses conseillers de développer effectivement cette mythologie autour du "roi des pauvres". En 2016, le Rif a pourtant été secoué par un soulèvement, un hirak, sur fond de misère. Le roi en a été meurtri. Et à l’automne dernier, les jeunes de la génération Z se sont révoltés en réclamant des "écoles plutôt que des stades".

La fortune colossale du roi et la façon dont elle prospère n’ont-elles pas également brouillé cette image ?

Ce qui est sûr, c’est que la façon dont le roi s’enrichit relève du mélange des genres. La holding royale est le premier producteur agricole du pays, Mohammed VI possède également les supermarchés Marjane, donc il vend ses propres produits à sa population dans ses propres supermarchés. A la fin de l’année, les dividendes sont redistribués à l’actionnaire, c’est-à-dire la holding royale, pas l’Etat marocain. Il y a dix ans, on estimait sa fortune à 6 milliards d’euros, elle atteindrait aujourd’hui les 10 milliards.

Quant au Rif, il est réputé être le grenier à cannabis de l’Europe. Comment le roi se positionne-t-il sur ce dossier sensible ?

Le roi n’a jamais parlé du trafic de drogue. Ce que je crois pouvoir démontrer, grâce à des documents inédits, c’est la complaisance, voire plus, du pouvoir marocain sur cette question. Rien n’est fait pour stopper réellement la production de cannabis car les bénéfices du haschich remplissent trop de poches dans un pays miné par la corruption. Les chiffres sont éloquents : 80 % du cannabis en France vient du Maroc et le Maroc est le premier producteur mondial de cette drogue de moins en moins "douce".

Ce sujet cause-t-il des tensions entre la France et le Maroc ?

Ce qui est assez surprenant, c’est que la France ne semble pas hausser le ton plus que ça. La reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara occidental, en juillet 2024, ne s’est pas accompagnée d’une pression particulière en amont sur la question du narcotrafic, qui a été longtemps un sujet tabou et le reste en partie.

Avec le Sahara occidental, Mohammed VI aura réussi là où son père Hassan II avait échoué.

Sur certains dossiers, Mohammed VI et ses conseillers ont su se comporter en stratège, avec une véritable vision, et le Sahara occidental en fait partie. Il a très tôt opté pour la politique du fait accompli, c'est-à-dire l'occupation de la région disputée et sa transformation en investissant des sommes folles pour défendre et développer ce désert de cailloux. Sa démarche est trumpiste : il a eu le flair de comprendre qu’on entrait dans une époque où le droit international devient une notion en voie de disparition. Il a également réussi à imposer la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental avec des méthodes de diplomatie extrêmement musclées, de type lobbying souterrain mêlant argent et espionnage, en utilisant aussi l’arme des migrants clandestins contre l’Europe.

© EPA/MAXPPP

Accord sur la création d’un comité technocratique palestinien pour Gaza

14 janvier 2026 à 17:17
L’Égypte a annoncé, mercredi, qu’un accord avait été trouvé entre les différentes parties palestiniennes sur la composition d’un comité technocratique chargé d’administrer la bande de Gaza. Cette instance de transition, prévue par le plan de Donald Trump, doit gouverner le territoire sous la supervision d’un Conseil de la paix dirigé par le président américain.

Trois millions de manifestants pro-régime à Téhéran ? Les chiffres très exagérés des médias iraniens

14 janvier 2026 à 17:01
Alors que les manifestations contre le régime se poursuivent en Iran, des rassemblements de soutien au pouvoir ont été organisés dans plusieurs villes du pays. À Téhéran, les médias iraniens ont annoncé trois millions de participants le 12 janvier. Mais notre analyse, confirmée par deux spécialistes, indique que ce chiffre est très exagéré.

Iran : « Toute intervention militaire américaine aurait des répercussions imprévisibles sur l’avenir du régime »

14 janvier 2026 à 19:00
La République islamique n’a jamais été aussi près de tomber, souligne Arman Mahmoudian, spécialiste du Proche-Orient, dans une tribune au « Monde ». Cependant, si les Etats-Unis décidaient d’intervenir pour appuyer la contestation, ils feraient face à l’absence d’une opposition unifiée capable de gérer une transition politique.

© Andreea Alexandru / AP

"Il n'y avait aucune mousse avant" raconte l'ancien gérant du "Constellation" sur BFMTV

14 janvier 2026 à 18:48
Deux semaines après l'incendie du bar de la station de ski de Crans-Montana qui a fait 40 morts - principalement des adolescents et jeunes adultes - et 116 blessés, une enquête a été ouverte pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence, à l'encontre du couple de Français propriétaires du bar. L'homme a été placé en détention provisoire pour trois mois tandis que son épouse reste libre mais fait l'objet de mesures de contrainte.

❌