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EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky annonce sanctionner des entreprises et des individus impliqués dans la production de drones et de missiles pour la Russie

8 février 2026 à 12:04
« La production de ces armes serait impossible sans des composants étrangers essentiels, que les Russes continuent d’obtenir en contournant les sanctions », a affirmé le président Ukrainien, en désignant « les fournisseurs de composants ainsi que les fabricants de missiles et de drones ».

© Ludovic Marin/AP

Au lendemain de la cérémonie d'ouverture, des heurts ont éclaté entre des manifestants anti-JO et la police à Milan

8 février 2026 à 11:59
Comme vendredi en marge de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques 2026 de Milan-Cortina, des manifestations anti-JO ont été à l’origine de violences avec les policiers samedi à Milan. Les manifestants protestent contre l’impact néfaste des Jeux sur l’environnement, l'augmentation du coût de la vie et la présence de membres de l'agence américaine de contrôle de l'immigration ICE.

Fermeture des bureaux de vote en Thaïlande : "forte participation" pour ces législatives anticipées

8 février 2026 à 11:54
Les Thaïlandais se sont rendus aux urnes dimanche pour une élection législative anticipée à laquelle l'opposition réformiste est donnée favorite, certains électeurs ayant particulièrement en tête le conflit frontalier avec le Cambodge au moment de glisser le bulletin dans l'urne. Les précisions de notre correspondant à Bangkok, Constantin Simon.

Royaume-Uni : Keir Starmer sur la sellette, qui pour lui succéder au poste de Premier ministre ?

8 février 2026 à 11:28

"Qui pourrait succéder à Sir Keir Starmer au poste de Premier ministre britannique ?", titre d’emblée The Economist. Dix-neuf mois après son arrivée au pouvoir, le travailliste voit sa cote s’effriter et les spéculations enfler à Westminster. Dernier sujet explosif : la nomination, en 2024, de Peter Mandelson comme ambassadeur du Royaume-Uni aux Etats-Unis, dont le nom vient de surgir dans le dossier du pédocriminel Jeffrey Epstein, financier américain condamné pour crimes sexuels et mort en prison en 2019.

Si les répercussions de cette nomination pourraient fragiliser un mandat déjà chancelant, la question se pose de la succession de Keir Starmer à la tête du gouvernement britannique. Spoiler : "Le vivier de talent est limité", tance The Economist. Pour défier Keir Starmer, il suffirait que 81 députés travaillistes soutiennent un autre candidat, qui, s’il obtient au moins 20 % des voix, serait soumis avec Keir Starmer à un vote plus large impliquant environ 250 000 membres et sympathisants du parti.

"Angela Rayner manie le couteau qui pourrait terrasser Keir Starmer"

Parmi les prétendants, on retrouve Angela Rayner, ancienne vice-Première ministre issue de la classe ouvrière et favorite des parieurs pour succéder à Keir Starmer. Seul bémol : elle a démissionné de son poste en septembre 2025 après avoir reconnu un défaut de paiement d’impôt lors de l’achat d’un appartement. Malgré cette controverse, la quadragénaire conserve un capital politique solide, renforcé par une crédibilité populaire et un réseau fort au sein des députés les plus à gauche du parti. Elle patiente donc sur les bancs de l’arrière-ban du Parti travailliste, intervenant rarement mais restant une figure politique scrutée.

Début février 2025, l'ex-aide soignante s’est publiquement démarquée de Keir Starmer lors d’un vote sensible lié à la nomination de Peter Mandelson, convergeant ponctuellement avec les conservateurs. De quoi révéler au grand jour les tensions internes au Labour. "Angela Rayner manie le couteau qui pourrait terrasser Keir Starmer – mais remportera-t-elle la couronne ?", ironisait The Independant. Certains députés estiment toutefois qu’elle pourrait rester en retrait le temps que le fisc britannique conclût son enquête à propos des 40 000 livres sterling de droits de timbre non payés sur l'achat de son appartement, limitant temporairement ses ambitions.

Sur la liste des possibles successeurs de Keir Starmer, Wes Streeting, ministre de la Santé, s’impose également depuis la démission d’Angela Rayner comme une figure de proue de la saga de succession. Wes Streeting a obtenu des résultats jugés satisfaisants à la tête du ministère de la Santé, réduisant le nombre de sites d’implantation pour le NHS et investissant dans l'intelligence artificielle pour améliorer les diagnostics, démontrant sa compétence. De quoi lui donner une crédibilité en termes de gestion publique. "Wes Streeting est celui qui bénéficie du plus grand nombre de soutiens parlementaires prêts à prendre le risque de le soutenir", rapporte The Guardian.

Wes Streeting, Andy Burnham...

Salué pour ces talents de communicant, l'homme politique de 43 ans avait nié toute manœuvre contre l'actuel Premier ministre, à la suite d’informations de presse évoquant une possible tentative de déstabilisation après la présentation du budget le 26 novembre. Contrairement à Angela Rayner, aucun scandale public notable ne ternit son image. Enfin presque, puisque ses relations passées avec Peter Mandelson ont refait surface dans la presse britannique. Par ailleurs son approche plus centriste divise : il est impopulaire auprès de l’aile gauche du parti, notamment à cause de sa politique interdisant au NHS de prescrire des bloqueurs d’hormones aux mineures.

En parallèle, les chances d’Andy Burnham, maire de Manchester depuis 2017, ont récemment diminué après que des alliés de Keir Starmer au sein du Comité exécutif national du parti l’ont empêché de se présenter à une élection partielle. Or, au Royaume-Uni, pour devenir chef du Parti travailliste, il faut en effet être député (MP). Pourtant Andy Burnham avait comme principal atout d'avoir construit une image de figure populaire, notamment lorsqu'il a négocié, durant la pandémie du Covid-19, afin d'obtenir des aides financières pour la ville et la commune voisine.

On peut également citer Ed Miliband, ancien chef du Parti travailliste entre 2010 et 2015, qui a déjà perdu l’élection générale face à David Cameron. Malgré cette défaite passée, il conserve une influence notable, occupant aujourd’hui un rôle clé sur les questions climatiques et énergétiques comme Secrétaire d’État à la Sécurité énergétique et à la Neutralité carbone. Selon The Economist, ses chances dans la course à la succession de Starmer ont récemment doublé, passant de 4 % à 7 %, signe qu’il reste un acteur à ne pas négliger dans le jeu interne du Labour.

© via REUTERS

Nucléaire : Téhéran "n'y renoncera pas même en cas de guerre" (chef de la diplomatie iranienne)

8 février 2026 à 11:07
L'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement d'uranium, objet de contentieux avec les Etats-Unis, "même si une guerre nous est imposée", a déclaré dimanche le chef de la diplomatie iranienne. L'émissaire de Donald Trump pour le Moyen-Orient s'est rendu à bord du porte-avions américain Abraham Lincoln, dans la région du Golfe, au lendemain de pourparlers avec l'Iran qui doivent reprendre prochainement.

Guerre en Ukraine : Destinus, les secrets des drones low cost destinés à Kiev

8 février 2026 à 09:00

Parfois, l’espoir réside dans un grand drapeau ukrainien accroché sur le mur d’un entrepôt anonyme. Histoire sans doute de rappeler aux occupants des lieux l’urgence de leur mission. Un peu plus de 3 600 kilomètres séparent Kiev de Madrid. Pourtant, dans cette vaste zone industrielle de Villaverde, au sud de la capitale espagnole, les horreurs de la guerre résonnent ici aussi. Dans un vaste hangar entouré de friches industrielles et de centres commerciaux tout juste sortis de terre, l’avenir du conflit est peut-être en train de s’écrire. Il n’y a pas si longtemps, une montagne de colis Amazon, le géant américain du commerce en ligne, tapissait cet entrepôt de 6 000 mètres carrés. Depuis septembre dernier, quelques dizaines d’ingénieurs et techniciens affûtés de Destinus, l’une des start-up européennes du secteur de la défense les plus en vue du moment, ont pris leur quartier. Au milieu de la grande salle, trois lignes de production ont été installées. Sur de vastes tables gisent les carcasses rutilantes du Ruta Block 1, un drone missile d’attaque kamikaze. A chaque étape de la chaîne d’assemblage, deux employés se penchent sur les entrailles de l’engin, un animal de guerre de 4 mètres et demi de long, d’une portée de 300 kilomètres et dotée d’une charge utile – la masse d’explosif - de près de 150 kilos. Silence de cathédrale, gestes chirurgicaux. Un travail d’orfèvre.

Si l’usine n’est pas entièrement robotisée comme le sont aujourd’hui les chaînes de production dans l’industrie, c’est justement pour gagner en agilité et s’adapter presque en temps réels aux besoins du client. Comprendre aux demandes de l’armée ukrainienne. Un peu plus loin, une poignée d’ingénieurs phosphorent sur la courbure d’une aile en aluminium. Timothée, bouille ronde sortie à peine de l’adolescence, fraîchement diplômé de l’ENSTA, une école d’ingénieurs de Brest, travaille, lui, sur les spécificités des têtes militaires remplies d’explosifs. Devant un grand écran, comme dans un jeu vidéo, l’un de ses collègues passe en boucle les images des tests où l’on voit l’engin transpercer un mur de béton avec une précision étonnante. Une fois assemblés, les drones seront précieusement rangés dans de grandes boîtes en bois et expédiés dans une autre usine de Destinus, aux Pays-Bas, où l’avionique, les caméras et les boosters seront intégrés. Deux jours plus tard, ils se retrouveront sur le champ de bataille à l’est de l’Ukraine. Entre la commande et la livraison, deux semaines à peine se seront écoulées.

L’usine madrilène est la troisième de Destinus en Europe, après celles implantées aux Pays-Bas et en Allemagne. S’y ajoute un quatrième site, une chaîne d’assemblage, en Ukraine. L’entreprise née en 2021 en Suisse, juste avant le déclenchement de la guerre, a déménagé son siège fin 2024 à Hengelo, au nord-est des Pays-Bas. Des cieux plus cléments pour obtenir une licence de défense. "Nous sommes une véritable entreprise européenne, vante Mikhail Kokorich, le fondateur et PDG. Notre objectif à long terme est de contribuer au renforcement de la base industrielle et technologique de défense européenne, en apportant des capacités complémentaires à celles des acteurs établis". Avec une stratégie bien définie : une mise en production rapide de systèmes de frappe et de défense aérienne low cost. "L’enjeu n’est pas l’innovation pour elle-même, mais la capacité à transformer l’excellence technologique européenne en capacités opérationnelles disponibles, produites en masse", poursuit le patron.

Curieux parcours que celui de Mikhail Kokorich, dissident russe, inscrit sur la liste des "terroristes" par le Kremlin. Petit génie des mathématiques, né en Sibérie, il passe, au début des années 2000, pour l’un des entrepreneurs du spatial les plus connus en Russie. Mais ce proche de Mikhaïl Khodorkovski, l’ancien patron du gérant pétrolier Ioukos, sent le vent tourner et s’enfuit en 2012 pour la Silicon Valley, aux Etats-Unis. Sous le soleil californien, il crée deux start-up, côtoie Elon Musk, cote ses sociétés au Nasdaq, la Bourse américaine des valeurs technologiques. Las : pour continuer à travailler avec la Nasa et l’armée, il lui faut la nationalité américaine, qu’il n’obtiendra jamais. Sous la pression du gouvernement américain, il revend son empire et revient en Europe en 2021. Pas en Russie où il n’est guère en cour, mais en Suisse où il développe un projet d’avion à hydrogène, embarquant dans l’aventure Vitaly Shkliarov, un opposant de Vladimir Poutine, expert en géopolitique et fraîchement sorti d’une prison biélorusse.

Spécialisée dans les engins kamikazes et intercepteurs, Destinus, start-up néerlandaise, a ouvert en Espagne une nouvelle usine pour monter en cadence.
Spécialisée dans les engins kamikazes et intercepteurs, Destinus, start-up néerlandaise, a ouvert en Espagne une nouvelle usine pour monter en cadence.

Le déclenchement de la guerre en Ukraine début 2022 rebat les cartes. Dans l’urgence, il change ses plans et se met à produire des drones. Ce sera d’abord le LORD, un très gros engin à hélice, rudimentaire mais solide, capable de voler sur près de 2 000 kilomètres. Dès les premiers mois du conflit, il en livre près d’une centaine, gratuitement, à Kiev. L’arrivée début 2023 à la présidence de l’entreprise d’Alexander Danyliuk, un ex-McKinsey, ancien ministre des Finances ukrainien et proche de Volodymyr Zelensky, permet à l’entreprise de grossir très vite. Les capitaux affluent. "Tous les actionnaires sont européens", jure Kokorich, sans en dire davantage. Le catalogue de Destinus s’étoffe avec le Ruta Block 1, puis le Hornet, un petit engin intercepteur de drones ultraléger, très efficace pour dévier les redoutables Shahed iraniens utilisés par l’armée russe. Tous ont passé l’épreuve du feu en Ukraine.

Le grand frère, le Ruta Block 2, un drone missile de croisière avec une portée de 420 kilomètres et une charge utile alourdie d’une bonne centaine de kilos, est déjà en phase finale de test. Une machine de guerre bourrée d’intelligence artificielle, au fuselage cubique et non plus sphérique avec des ailes carrées rétractables.

Pour rester dans la course, Destinus a racheté l’été dernier pour 225 millions de dollars Daedalean, une pépite suisse de l’IA. L’entreprise peaufine déjà son futur bébé : un drone kamikaze capable de voler en essaim, avec un mode de projection digne d’un nouvel épisode de "Mission impossible". Soigneusement alignés par 8 ou 10 sur des palettes en bois, les engins ont vocation à être embarqués dans un avion de transport militaire, comme l’A400M, et largués par parachute. Ils seraient alors capables de déployer leurs ailes, de se regrouper et de voler ensemble pour atteindre leur cible. Pour cela, Destinus a signé un partenariat avec le géant français Thales, qui devrait apporter une grande partie de l’avionique, le guidage terminal, le système de communication et la charge utile. "On peut être près d’ici la fin de l’année", promet le fondateur.

A condition de trouver l’argent pour monter en puissance. L’entreprise serait sur le point de finaliser une levée de fonds de plusieurs centaines de millions d’euros. Mais l’absence d’une véritable "Europe de la défense" complique la tâche. "C’est vrai qu’aux défis techniques et à l’exigence de rapidité s’ajoute la complexité liée à la coordination entre cadres nationaux, réglementaires et industriels différents. Cette diversité est une richesse, mais elle nécessite une capacité d’alignement étroite avec les priorités des États et leurs autorités compétentes. Notre ambition n’est pas de proposer un modèle unique, mais de contribuer, là où cela fait sens, à combler certains écarts capacitaires", martèle le patron. Lequel se verrait bien installer en France une gigafactory - le mot est à la mode - alors que des discussions sont en cours avec la Direction générale de l’Armement. La compétition s’annonce rude : le constructeur automobile Renault vient de signer avec le spécialiste de la défense Turgis Gaillard un partenariat pour produire des drones tactiques "Made in France".

© EPA

Iran en direct : la pression militaire américaine "n'effraie pas" Téhéran, assure Abbas Araghtchi

8 février 2026 à 08:53
Le déploiement militaire américain dans le Golfe "ne nous effraie pas", a déclaré dimanche le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, deux jours après des pourparlers sur le nucléaire avec Washington qui maintient la pression sur Téhéran. L'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement d'uranium, objet de contentieux avec les États-Unis, "même si une guerre nous est imposée", a-t-il ajouté. Suivez notre direct.

Gaza : Khaled Mechaal, l’un des principaux leaders du Hamas, refuse le désarmement et « toute intervention extérieure »

8 février 2026 à 10:21
« Criminaliser la résistance, ses armes et ceux qui l’ont menée est quelque chose que nous ne devrions pas accepter », a déclaré, dimanche lors d’une conférence au Qatar, celui qui dirige actuellement le bureau de la diaspora du mouvement islamiste palestinien.

© KHALIL/AFP

"Nous paierons": la journaliste de NBC News dont la mère a été enlevée s'adresse à ses ravisseurs dans une nouvelle vidéo

8 février 2026 à 09:26
L’animatrice de l’émission "Today", Savannah Guthrie, et ses frères et sœurs ont diffusé samedi 7 février une nouvelle vidéo implorant le retour de leur mère enlevée depuis une semaine aux États-Unis. Le FBI offre 50.000 dollars à toute personne donnant une information permettant de retrouver l'octogénaire.

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