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Hongrie : Viktor Orban promet de « balayer » la « machine oppressive de Bruxelles » s’il remporte les élections législatives d’avril

14 février 2026 à 13:49
A l’instar des Etats-Unis de Donald Trump, dont s’inspire le dirigeant nationaliste, « nous aussi, nous pouvons (…) chasser de Hongrie l’influence étrangère qui limite notre souveraineté », a-t-il dit, samedi, lors de son discours annuel sur l’état de la Nation.

© Prime Minister's Press Office / REUTERS

Les contempteurs de l’Europe, “alliés objectifs de Donald Trump”

14 février 2026 à 13:34
Cible du président américain et de ses amis autocrates à travers le monde, le Vieux Continent, bâti sur la paix et les libertés plutôt que sur la puissance, est attaqué pour ce qu’il est. Dans un monde régi par la force brute, le “meilleur endroit du monde” devra s’adapter, quitte à sacrifier une partie de son modèle, regrette le directeur de la rédaction du quotidien panarabe “Al-Araby Al-Jadid”.

© MANDEL NGAN, VANO SHLAMOV / AFP

Grèce: après 55 jours de blocage, les agriculteurs poursuivent la mobilisation devant le Parlement

Par : RFI
14 février 2026 à 13:25
En Grèce, la colère des agriculteurs ne baisse pas d’un cran. Ces derniers ont manifesté à Athènes et campé devant le Parlement vendredi 13 février pour augmenter la pression sur le gouvernement. Ils réclament le versement de centaines de millions d’euros d’aides agricoles, bloquées par le gouvernement suite à un scandale de corruption. Les agriculteurs accusent le Premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis de bafouer toutes ses promesses.

A Munich, Marco Rubio tente de rassurer l'Europe un an après la charge de J.D. Vance

14 février 2026 à 13:01

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a souhaité transmettre, ce samedi 14 février, un message d'unité aux Européens, affirmant que Washington ne cherchait pas à abandonner l'alliance transatlantique. Le discours de Marco Rubio, axé sur la cohésion et l'héritage commun avec l'Europe, a été plutôt bien accueilli par les diplomates réunis à la Conférence annuelle sur la sécurité de Munich.

Mais le chef de la diplomatie américaine a également repris certaines critiques de l'administration Trump visant l'Europe, notamment sur l'immigration de masse et le changement climatique, et a parfois visé les responsables européens. Son intervention contraste toutefois nettement avec celle du vice‑président J.D. Vance prononcée un an plus tôt au même endroit, dans laquelle il affirmait que le principal danger pour le Vieux Continent venait de la censure et du recul démocratique, plutôt que de menaces extérieures comme la Russie.

"À une époque où les gros titres annoncent la fin de l'ère transatlantique, qu'il soit clair pour tous que ce n'est ni notre objectif ni notre souhait, car pour nous, Américains, notre foyer est peut‑être dans l'hémisphère occidental, mais nous restons toujours un enfant de l'Europe", a déclaré Marco Rubio. "Pour les États-Unis et l'Europe, nous sommes ensemble."

"Nos plus anciens amis"

Alors que l'agenda "America First" (l'Amérique d'abord) de Donald Trump est de plus en plus perçu par les alliés et adversaires comme "America Alone" (l'Amérique seule), et que les treize premiers mois de son deuxième mandat ont été marqués par des dissensions avec l'Europe, Marco Rubio a cherché à appeler à l'unité. "Je suis ici aujourd'hui pour préciser que l'Amérique trace la voie d'un nouveau siècle de prospérité, et que, de nouveau, nous voulons le faire ensemble, avec vous, nos alliés précieux et nos plus anciens amis", a-t-il affirmé.

Le discours était cependant notablement avare en détails. Marco Rubio n'a pas mentionné la Russie – principal adversaire géopolitique de l'Europe – durant les quelque trente minutes de son intervention, ni même cité l'Otan, principal bloc de sécurité du continent, ou a exprimé un soutien américain à la sécurité européenne.

Soulagement et prudence chez les Européens

Le fait que le message général de Marco Rubio ait été perçu comme un soulagement par les responsables européens illustre l'évolution du paysage transatlantique de ces dernières années. Alors que la grande majorité des responsables et parlementaires américains affichaient un engagement indéfectible envers l'Europe avant la montée en puissance de Donald Trump, l'administration actuelle a bousculé cette norme.

Dans le document présentant la stratégie de sécurité nationale des Etats-unis publiée en décembre, Washington avertissait que l'Europe risquait un "effacement civilisationnel" et pourrait perdre un jour son statut d'allié fiable. Plus récemment, Donald Trump a menacé d'imposer des droits de douane aux alliés européens pour ne pas l'avoir soutenu dans sa volonté d'arracher le Groenland au Danemark, même si la crise transatlantique autour de l'île semble aujourd'hui en partie retombée.

"Le discours semblait apaisé et c'est une bonne chose", a déclaré un haut diplomate européen sous le sceau de l'anonymat. "Il reste beaucoup de questions en suspens, mais je pense qu'utiliser ces notes émotionnelles est un signal qu'il est encore possible d'être ensemble, sous une forme différente." D'autres diplomates et élus américains se montrent plus sceptiques, affirmant que le discours comportait les mêmes sous‑entendus que celui de J.D. Vance. "Il n'a pas eu la virulence de Vance, mais il a abordé beaucoup des mêmes thématiques, tout en n'évoquant pas les principaux défis de sécurité auxquels nous sommes confrontés", a déclaré à Reuters le sénateur démocrate Andy Kim. "Il aurait pu parler de l'Ukraine, de la Russie, de la Chine, d'autres sujets. À la place, il a parlé d'immigration de masse et de questions internes liées à la honte de notre propre histoire."

De fait, tout au long de son intervention, Marco Rubio a mêlé compliments et critiques subtiles. Il a notamment évoqué ses propres ancêtres européens et les trésors culturels et architecturaux du continent, tout en suggérant que les dirigeants européens s'étaient parfois détournés d'éléments précieux de leur passé.

"Nous voulons des alliés fiers de leur culture et de leur héritage, conscients que nous sommes les héritiers d'une même grande et noble civilisation, et qui, avec nous, sont prêts et capables de la défendre. Et c'est pourquoi nous ne voulons pas d'alliés qui cherchent à rationaliser un statu quo brisé", a-t-il affirmé.

Les discours des dirigeants européens à la conférence de Munich ce vendredi ont montré qu'ils s'efforcent de tracer une voie plus indépendante après une année de bouleversements sans précédent dans les relations transatlantiques, tout en cherchant à préserver leur alliance avec les Etats-Unis. Dans son intervention, le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que Berlin avait entamé des discussions avec la France au sujet d'une dissuasion nucléaire européenne, tandis que le président Emmanuel Macron a affirmé que l'Europe devait devenir une puissance géopolitique, la menace russe n'étant pas appelée à disparaître.

© Alex Brandon/Pool via REUTERS

La CIA défie la Chine sur YouTube pour recruter des espions dans l'armée de Xi Jinping

14 février 2026 à 12:36

Dans la bataille de l'espionnage, tous les outils peuvent être utiles, même les plus simples. Alors que le président chinois Xi Jinping opère une violente purge au sein de son armée, les services de renseignement américains tentent d'en profiter pour recruter des espions au sein de l'armée populaire de libération (APL). Pour toucher le plus largement, la CIA a trouvé sa solution : YouTube. L'agence américaine a publié, jeudi 12 février, une nouvelle vidéo en mandarin sur sa chaîne appelant les citoyens chinois à les contacter. Un court-métrage d'un peu plus d'une minute trente, empruntant le ton des films d'action hollywoodiens. À l'image, un officier chinois fictif décidant de contacter les renseignements américains pour lutter contre la corruption de son pays. En fond, une voix off de ses plaintes : "Chaque jour qui passe, il devient plus clair que la seule chose à laquelle nos dirigeants de parti sont intéressés à défendre, ce sont leurs propres poches".

Contourner le contrôle du gouvernement

Musique épique, pluie battante et réalisation léchée : la CIA compte bien glaner des informations dans "les domaines du renseignement, de la diplomatie, de l'économie, de la science et de la technologie de pointe". Pour convaincre de potentielles sources à les contacter, l'agence de renseignement mise tout sur les sentiments et appelle, paradoxalement, au patriotisme : "J'étais un soldat, j'ai servi pour défendre mes compatriotes, et le chemin que j'ai choisi était ma façon de servir", lance la voix off. En bref : contacter la CIA serait la meilleure manière de protéger le pays de la corruption au sein de l'APL. Une vidéo qui se clôt par le sceau de l'agence américaine et des consignes pour la contacter via le dark web et le système Tor pour ne pas se faire attraper par le gouvernement chinois.

Ce n'est pas la première fois que la CIA utilise ce procédé baroque. Cette stratégie avait été inaugurée en mai 2023 par une vidéo similaire à destination des Russes. Depuis, plusieurs vidéos en russe ou en arabe ont été publiées sur la chaîne YouTube, mais le recrutement chinois est clairement l'objectif premier, alors que les quatre dernières vidéos sont en mandarin. Si la censure chinoise interdit l'accès à YouTube et à de nombreux sites occidentaux, un responsable de la CIA a assuré au New York Times que les vidéos avaient bien été vues par des citoyens chinois. "L'année dernière, la campagne vidéo Mandarin de la CIA a atteint de nombreux citoyens chinois, et nous savons qu'il y en a beaucoup d'autres à la recherche d'un moyen d'améliorer leur vie et de changer leur pays pour le mieux", a affirmé le directeur de l'agence John Ratcliffe dans un communiqué.

"Les plans des forces anti-chinoises ne réussiront pas"

Alors que la purge du président chinois frappe l'APL depuis plusieurs mois, elle a pris une autre dimension avec l'arrestation il y a deux semaines du général Zhang Youxia, pourtant proche de Xi Jinping, qui l'avait élevé au rang le plus élevé de l’Armée populaire de libération. Un fait marquant qui a poussé Xi lui-même à reconnaître à demi-mot les problèmes de corruption, affirmant que l'armée avait été fidèle au Parti communiste chinois et s'était montrée "capable et fiable".

Preuve que la campagne a touché sa cible, la Chine n'a pas tardé à répondre à la vidéo américaine. "La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour lutter résolument contre l'infiltration et les activités de sabotage des forces anti-chinoises à l'étranger, a commenté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lin Jian. Les plans des forces anti-chinoises ne réussiront pas." Alors que la bataille politique entre les Etats-Unis et la Chine s'est renforcée avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l'agence de renseignement américaine a dû renforcer son réseau en Chine, après avoir perdu une dizaine de sources entre 2010 et 2012, tuées ou emprisonnées, selon le New York Times. Un drame pour leur capacité d'espionnage en Chine, causé par des défaillances dans le système de communication de la CIA au début des années 2010.

© REUTERS

« Dans certains cas, porteurs d’enjeux financiers gigantesques, les barrières empêchant l’Europe de s’émanciper des Gafam sont surmontables »

14 février 2026 à 13:00
L’Europe se déleste de plus de 20 milliards d’euros par an pour de simples logiciels bureautiques, développe le mathématicien et entrepreneur Jérôme Kalifa, dans une tribune au « Monde ». Cet argent renforce d’autres monopoles et rentes des Gafam, alors qu’il pourrait en être autrement, regrette-t-il.

© Dado Ruvic / REUTERS

"Il est temps d'en finir avec la République islamique": le fils du chah déchu en Iran demande à Donald Trump d'"aider" la population

14 février 2026 à 12:31
Le fils du chah d'Iran, exilé à New York, a renouvelé vendredi son appel à une "intervention" étrangère en Iran. "C'est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l'enterrer", a-t-il dit ce samedi 14 février lors d'une conférence de presse.

Relations entre Washington et l'Europe: "Nous ne pouvons plus faire confiance aux États-Unis", estime le général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre

14 février 2026 à 12:25
Les États-Unis et l'Europe sont "faits pour être ensemble", a déclaré Marco Rubio, secrétaire d'État américain depuis la conférence sur la sécurité de Munich, ce samedi 14 février. Et ce, un an après un discours incendiaire du vice-président JD Vance contre le vieux continent. L'Américain a également expliqué que l'administration Trump, était prête à mener la "restauration" de l'ordre mondial. Selon lui, les États-Unis ne cherchent pas à "diviser", mais à "revitaliser une vieille amitié et à renouveler la plus grande civilisation de l'histoire humaine. Ce que nous voulons, c'est une alliance (atlantique NDLR) revigorée."

Lors de son discours à la conférence de Munich, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a appelé à une "reconstruction d'une relation transatlantique forte"

14 février 2026 à 12:20
Les États-Unis et l'Europe sont "faits pour être ensemble", a déclaré Marco Rubio, secrétaire d'État américain depuis la conférence sur la sécurité de Munich, ce samedi 14 février. Et ce, un an après un discours incendiaire du vice-président JD Vance contre le vieux continent. L'Américain a également expliqué que l'administration Trump, était prête à mener la "restauration" de l'ordre mondial. Selon lui, les États-Unis ne cherchent pas à "diviser", mais à "revitaliser une vieille amitié et à renouveler la plus grande civilisation de l'histoire humaine. Ce que nous voulons, c'est une alliance (atlantique NDLR) revigorée."

Avec le désengagement militaire de Syrie, les Etats-Unis recalibrent la mission de la coalition internationale anti-EI

14 février 2026 à 12:11
La fermeture de la base stratégique d’Al-Tanf marque l’aboutissement d’un désengagement amorcé de longue date. Les Etats-Unis affirment rester prêts à frapper l’organisation Etat islamique, tout en laissant aux autorités syriennes la responsabilité du terrain.

© BAKR AL KASEM/Anadolu via AFP

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