↩ Accueil

Vue normale

Dans le nord de la Syrie, le barrage de Tichrine, la forteresse qui a résisté aux remous de la guerre civile

17 février 2026 à 15:00
L’infrastructure énergétique située sur l’Euphrate, point de passage stratégique vers le nord-est du pays, a été reprise par les forces gouvernementales syriennes à la mi-janvier. Théâtre de violents combats, passé sous le contrôle des rebelles anti-Al-Assad, des djihadistes de l’organisation Etat islamique, puis des forces kurdes, l’ouvrage d’art n’a jamais cessé d’être en service.

© NABIAHA AL TAHA/Anadolu via AFP

« En appelant à la démission de Francesca Albanese, les autorités françaises fragilisent les mécanismes onusiens »

17 février 2026 à 15:00
Devant les critiques visant la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, basées sur des propos sortis de leur contexte, la France doit donner le bon exemple et défendre l’indépendance des rapporteurs spéciaux, estime un collectif d’universitaires dans une tribune au « Monde ».

© FABRICE COFFRINI / AFP

Iran: les Gardiens de la révolution ont lancé des exercices dans le détroit d'Ormuz en pleine négociation avec Washington

17 février 2026 à 14:53
Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont débuté lundi 16 février des exercices militaires dans le stratégique détroit d'Ormuz, selon la télévision d'État iranienne, à la veille de pourparlers sur le nucléaire avec les États-Unis à Genève.

En Colombie, les restes du "curé guérillero" Camilo Torres identifiés 60 ans après sa mort

Par : FRANCE 24
17 février 2026 à 14:36
Figure influente dans les années 1960 de la théologie de la libération, le prêtre Camilo Torres avait choisi de rejoindre les rangs de l'Armée de libération nationale (ELN) en 1965. Il avait perdu la vie quelques mois plus tard lors de combats. Soixante ans après, ses restes viennent d'être formellement identifiés.

Les turbulences mondiales vont-elles pousser la Suède à adopter l’euro ?

17 février 2026 à 13:53

La Suède s'y était opposée par référendum il y a vingt ans. Mais le contexte actuel semble pousser le royaume à revoir sa copie. Si l'adoption de l'euro est encore loin de faire consensus, l'idée a refait irruption dans le débat politique, raconte Bloomberg. Vue par les économistes comme un gage de stabilité dans le contexte géopolitique actuel, elle trouve un certain écho au Parlement suédois. Et un certain soutien chez les pays voisins, Finlande en tête. Explications.

Instabilité géopolitique

Pour comprendre la position de Stockholm, il faut remonter à 1995. A cette date, la Suède rejoint l'Union européenne et s'engage à adopter l'euro une fois tous les critères requis remplis. Seulement, une fois la zone euro instaurée en 1999, la Suède renonce à y prendre part. Elle craint alors une perte de sa souveraineté, et préfère conserver sa monnaie nationale : la couronne suédoise. En 2003, 56 % des Suédois rejettent l'euro par référendum. Décision sur laquelle ne reviendront pas les gouvernements successifs...

Jusqu'au déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022, qui amorce une première réflexion. Inquiète pour sa sécurité, la Suède s'empresse d'abord de rejoindre l'Otan dans les mois qui suivent l'invasion russe. Puis face à la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump, Stockholm s'interroge sur sa capacité à faire le poids seule, en cas de crise plus grave et de volatilité du marché. Le débat autour de l'adhésion à l'euro est relancé. Et cette fois, les spécialistes ont un avis plus tranché.

Effets positifs pour l'économie

En décembre 2025, l'éminent économiste Lars Calmfors, à la tête de la Swedish Free Enterprise Foundation, qui recommandait en 2003 de ne pas s'engager immédiatement dans la zone euro, change de ton. Après analyse des effets de cette monnaie sur plus de vingt ans, son constat est clair : "Les avantages commerciaux pour les membres de la zone euro sont plus importants que prévu et le maintien d'une politique monétaire indépendante présente moins d'avantages", écrit-il.

Alors que 60 % des échanges de la Suède se font aujourd'hui avec le reste de l'UE, Lars Calmfors l'assure : "Pour la Suède, partager une monnaie commune faciliterait les échanges commerciaux avec les pays de la zone euro, permettant un rapprochement avec ses voisins. Et l'élimination des fluctuations des taux de change réduirait les coûts et l'incertitude. D'autant, dit-il, que "le cycle économique suédois s'est davantage synchronisé avec celui de la zone euro".

Une option plébiscitée par les 21 pays de la zone euro, convaincus qu'une intégration de la Suède renforcerait la crédibilité de la monnaie (à une heure où la prévalence du dollar est remise en cause). Les pays voisins du royaume - Danemark et Finlande en particulier - ont abondé en ce sens. En témoigne le discours tenu il y a peu par le directeur de la banque centrale finlandaise : "Soyons réalistes, à nous seuls, nous ne pesons pas beaucoup, mais en nous unissant, nous pourrions jouer dans la cour des grands et peser davantage dans le système monétaire européen et dans l'Union européenne au sens large", faisait-il valoir.

Les Suédois divisés

Mais si cette piste séduit en Europe, les premiers concernés sont, eux, loin d'être convaincus. La majorité des Suédois (environ les deux tiers) se dit encore opposée à l'adoption de l'euro, et attachée à son indépendance monétaire. Un second référendum est à envisager, selon les experts, pour prendre la température sur cette question.

Du côté des partis politiques, les avis divergent. Certains ne se sont pas encore positionnés sur la question, comme les Sociaux-Démocrates, actuellement en tête des intentions de vote pour les élections législatives prévues en septembre. Le Premier ministre actuel, issu du parti de centre droit, s'y montre plutôt favorable, mais se garde bien de le crier sur tous les toits à l'approche du scrutin.

Donné deuxième dans les sondages, le parti nationaliste est quant à lui fermement opposé à toute intégration monétaire. "Les tendances actuelles en matière d'emprunt dans la zone euro pourraient conduire à l'effondrement de la monnaie unique", va jusqu'à affirmer l'un de ses députés Oscar Sjöstedt. Il pointe du doigt un taux d'emprunt largement inférieur en Suède (où la dette représente 33 % du PIB) que dans le reste de la zone euro (80 %).

Quoi qu'il advienne, l'adoption de l'euro reste un processus assez long. Si elle s'y résolvait, la Suède devrait avant tout adhérer au mécanisme de change européen (MCE II) et maintenir la couronne stable par rapport à l'euro pendant au moins deux ans, rappellent les économistes. Mais la députée Cecilia Rönn, du parti libéral, veut y croire : "la question n'est pas de savoir si l'euro sera adopté, mais quand", assure-t-elle.

© Shutterstock

"La suspicion est toujours là" : Européens et Américains peinent à préserver le lien transatlantique

17 février 2026 à 12:30

Cette fois, pas une larme n'a coulé. Ce 13 février, les Européens sont arrivés fébriles à l'hôtel Bayerischer Hof, théâtre de la 62ème Conférence de sécurité de Munich. Le violent réquisitoire du vice-président américain J.D. Vance contre l'Europe a laissé des traces. "Je ne me suis jamais vraiment remise de l'année dernière. A mes côtés, un ami allemand avait pleuré", se souvient la sénatrice (PS) Hélène Conway-Mouret, présente dans la salle. Un an après, assise sous le décor rococo du Falk's bar, à quelques mètres de la salle de conférences, elle constate que l'émotion a laissé place au réalisme.

Plus tôt dans la journée, l'allocution du Secrétaire d'État américain a été accueillie avec soulagement par les Européens. Moins agressif, plus diplomate, Marco Rubio a rassuré - mais seulement sur la forme. "Sur le fond, rien n'a changé, estime la sénatrice. La suspicion entre Américains et Européens est toujours là."

Pendant trois jours, plus de mille participants se sont pressés à l'événement - une affluence record. Absent cette année, J.D. Vance est pourtant devenu le meilleur ambassadeur de la conférence. Des contrôles de police à chaque coin de rue, des commerces réquisitionnés, un cœur de ville vidé de ses résidents… Il fallait bien ça pour accueillir la soixantaine de chefs d'États et de gouvernement, les 50 dirigeants d'organisations internationales et les centaines de journalistes venus assister à l'acte II de la querelle transatlantique.

Et quoi de mieux que les moelleux fauteuils du Bayerischer Hof, ou les somptueuses moulures de son voisin, le Rosewood, pour s'expliquer entre alliés ? Un an après la bombe Vance, la Conférence de sécurité est redevenue une bulle hors du temps. Mais pour les Européens, son tic-tac n'a jamais été aussi assourdissant.

L'Europe de Tanguy

Le choc américain oblige le Vieux continent à augmenter ses dépenses de défense. En marge d'un panel, verre à la main, un diplomate venu de Bruxelles et un ancien conseiller démocrate de la Maison Blanche devisent. "Avouons-le : les Européens se sont endormis. On a peu dépensé pour les armées, au profit du système de santé. Maintenant, on va faire des efforts !", assure le Bruxellois.

En juin, les alliés de l'OTAN se sont engagés à affecter chaque année au moins 3,5 % de leur PIB à la défense d'ici à 2035. "Cela va renforcer l'alliance, abonde le Démocrate. Enfin, jusqu'à ce que l'on vous prenne le Groenland". Un ange passe. Les deux hommes éclatent de rire.

D'après un sondage Politico publié le 11 février, 44 % des Français et 50 % des Allemands estiment que les États-Unis ne sont plus un allié fiable. "J'appelle ça l'Europe de Tanguy. Washington a vidé le frigo et oblige les Européens à aller travailler", plaisante un haut gradé français, à Munich.

Pour la première fois depuis le début de l'agression russe, le continent a quasiment financé seul en 2025 les équipements militaires de l'armée ukrainienne. A la conférence, Marco Rubio a même séché une réunion sur le conflit à laquelle il devait assister avec les dirigeants européens.

La lucidité européenne

Echaudés, les Européens utilisent la scène de la Conférence pour formuler leur riposte. Prenant acte d'un ordre international qui "n'existe plus", le Chancelier allemand a répété aborder la question d'une dissuasion nucléaire commune avec Emmanuel Macron. "Nous devons maintenant définir clairement comment nous souhaitons nous organiser à l'échelle européenne - non pas comme un substitut à l'Otan, mais comme un pilier solide et autonome au sein de l'alliance", a déclaré Friedrich Merz.

A sa suite, le président français a pressé le Vieux Continent d'être fier. "Une Europe plus forte sera une meilleure amie pour nos alliés, en particulier les États-Unis", a assuré Emmanuel Macron. "Nous devons repenser le lien transatlantique pour avoir une vraie relation équilibrée et mature avec les Américains", insiste auprès de L'Express Benjamin Haddad, ministre délégué à l'Europe, présent à Munich.

Et qu'importent les esprits chagrins ayant perçu une dissonance dans les discours des deux chefs d'États - l'Allemand étant toujours vu comme plus "atlantiste" que le Français. "Qu'ils prennent un Xanax !", lâche, agacé, un conseiller élyséen dans un couloir du Bayerischer Hof. Dans son allocution, Merz a pourtant insisté sur un point : la nécessité de "refonder" un partenariat stratégique avec les États-Unis "tant que nous ne sommes pas en mesure d'assurer notre sécurité". "Ensemble, nous sommes plus forts", a-t-il insisté. Conscients de leurs failles, les Européens n'ont pas encore les moyens de leur lucidité.

Incertitude sur les troupes américaines

Dans les pays de l'Est, où la présence américaine sert toujours de substitut à une puissance militaire nationale, le désengagement américain est une source d'angoisse constante. En septembre 2025, les États-Unis ont réduit leur soutien à la sécurité des États baltes, les pressant d'augmenter leurs propres budgets de défense.

En Lituanie, celui-ci atteint désormais 5,38 % du PIB. "Une décision difficile pour les sociaux-démocrates, habitués à investir dans l'éducation et le système de santé", concède Mindaugas Sinkevicius.

A Munich, le président du parti social-démocrate lituanien au pouvoir a croisé son compatriote, Andrius Kubilius. Vendredi, le Commissaire européen à la Défense a encore évoqué la création d'une force d'intervention rapide européenne. Depuis des mois, les rumeurs du retrait d'une partie des soldats américains du continent donnent des sueurs froides aux 27.

La voix légèrement tremblante, Sinkevicius constate l'impréparation européenne. "Nous ne savons pas combien de temps vont rester les troupes américaines. Les Européens sont volontaires, mais il s'agit d'une vingtaine de volontés, avec presque autant d'équipements et de commandements différents. Comment avoir une réponse coordonnée en cas d'attaque ?", s'interroge-t-il. Le désir d'émancipation européen se heurte à la crainte d'être pris trop vite au sérieux par Washington.

Avancées budgétaires

Certes, des avancées ont été obtenues. Le programme Safe - qui permet de financer la commande d'équipements militaires venant majoritairement de l'industrie européenne - en est un exemple. Mais ces éclaircies sont en partie assombries par des dissensions. L'enlisement du projet franco-allemand d'avion de combat nouvelle génération, le Scaf, fournit un argument de choix aux contempteurs de la Défense européenne.

"Le projet connaît des difficultés, admet Natalia Pouzyreff, députée (Renaissance) et membre de l'Assemblée parlementaire de l'Otan. Mais d'autres programmes structurants ont été lancés avec l'Allemagne. Et les besoins opérationnels pour l'avion de combat et le système SCAF restent similaires, il s'agit de la crédibilité de notre défense commune et de notre projection de forces".

Ces projets communs se heurtent toutefois aux réalités politiques et économiques internes aux deux pays. Sur le patio de l'hôtel Rosewood, jeudi soir, un cadre de l'Otan exprimait ses inquiétudes. "La France a beaucoup de projets, mais Macron part dans un an. Si Jordan Bardella s'installe à l'Elysée, qu'est-ce qui nous garantit qu'il tiendra les engagements ?" L'incertitude est alimentée par les difficultés économiques allemandes, moteur de la zone euro. "Berlin espère sortir de la récession. Paris est dans une situation politique très compliquée. L'après 2027 obsède nos partenaires européens, résume Thomas Gomart, directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Mais en même temps, le discours tenu par Emmanuel Macron sur l'autonomie stratégique européenne prouve sa pertinence dans cette nouvelle phase."

Une ère où l'Europe est désormais une préoccupation secondaire pour les Etats-Unis. "Les Américains font face à un système où la mondialisation a cessé de les enrichir, et où la montée en puissance militaire et économique chinoise pose un problème de sécurité globale", décrypte un haut gradé de l'Otan. Obnubilés par ce nouvel adversaire, les États-Unis de Donald Trump ne font que lever le voile sur une stratégie américaine déjà enclenchée depuis Barack Obama.

Le "pivot vers l'Indo-Pacifique" des États-Unis oblige l'Europe à se prendre en charge. Peu importe qui remplacera Donald Trump à la Maison Blanche. "Même si un démocrate gagne en 2028, il poursuivra sans doute une version de la trajectoire actuelle de l'administration, en donnant la première responsabilité de la défense de l'Europe aux Européens", estime Chris Chivvis, directeur de programme au Carnegie Endowment for International Peace. La même analyse est faite par un ancien haut cadre de la Maison Blanche sous Joe Biden, lors de la clôture de la Conférence. "Si nous gagnons, les démocrates seront probablement plus souriants avec vous que les hommes de Trump. Mais ne vous y trompez pas, prévient-il. Vous ne pouvez plus nous faire confiance".

© REUTERS

Guerre Israël-Hamas

17 février 2026 à 12:57
La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par l'attaque sanglante sans précédent du mouvement terroriste palestinien le 7 octobre 2023 sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza. D’après les autorités israéliennes, plus de 1.400 personnes, en majorité des civils, sont mortes - fauchées par balles, brûlées vives ou mortes de mutilations. Selon leur dernier bilan, au moins 239 otages ont par ailleurs été enlevés par les terroristes et seraient retenus dans la bande de Gaza. En représailles, l'armée israélienne bombarde sans relâche la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007, et assiège ce territoire palestinien exigu où s'entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens. Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a affirmé le 29 octobre 2023 que la guerre contre le Hamas était "entrée dans une nouvelle phase". Tsahal conduit désormais également des opérations terrestres dans la bande de Gaza. Au pouvoir depuis 2007 dans l’enclave palestinienne, les terroristes du Hamas affirment que plus de 8.000 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements israéliens. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est alarmé le 29 octobre 2023 d'une situation "de plus en plus désespérée" dans la bande de Gaza, déplorant qu'Israël y ait "intensifié ses opérations militaires". Il a réclamé un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" et "l'acheminement d'une aide humanitaire soutenue à une échelle qui réponde aux besoins de la population" du territoire palestinien.

❌