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Après quatre ans de guerre en Ukraine, l’Europe fait sa mue gaullienne

24 février 2026 à 07:30

L’Europe n’est certes pas devenue carnivore, mais elle n’est plus tout à fait herbivore. Alors que la guerre d’Ukraine entre dans sa cinquième année, elle a perdu sa naïveté. Elle apprend, bien que difficilement, à parler le langage de la puissance. Son projet n’a jamais été aussi proche de celui que lui assignait le président français Charles de Gaulle en 1962 : "Une Europe unie qui aurait assez de force, assez de moyens et assez de cohésion pour exister par elle-même".

Le 24 février 2022, l’invasion russe la prenait au dépourvu. Ses armées étaient anémiées par des années de négligence. Son économie était distancée par celle des Etats-Unis. Son énergie dépendait de la Russie, son commerce de la Chine. Mais depuis, les progrès vers l’indépendance sont tangibles. La plupart des pays du continent ont renoncé aux hydrocarbures russes. Ils ont décrété une série de sanctions économiques contre Moscou. Ils ont pris en charge 99 % de l’aide à l’Ukraine, depuis la défection de l’Amérique il y a un an.

Surtout, ils se réarment : en 2025, les Vingt-Sept de l’UE ont dépensé, en moyenne, 80 % de plus pour leur défense qu’avant l’invasion de l’Ukraine, selon les calculs de la Commission. Et ils semblent enfin décidés à construire leur souveraineté numérique, technologique, industrielle. À de rares exceptions près (la Hongrie de Viktor Orban, notamment), les Etats européens, y compris le Royaume-Uni et la Norvège hors UE, ont serré les rangs et tourné la page des décennies d’insouciance stratégique qui avaient suivi la chute de l’Union soviétique en 1991.

L’objectif évoqué aujourd’hui par la majorité des dirigeants européens ressemble comme deux gouttes d’eau à celui décrit en son temps par Charles de Gaulle : "L'Europe qu'il faut faire doit être une Europe européenne. Européenne, ça signifie qu'elle doit exister par elle-même et pour elle-même, et qu'au milieu des peuples du monde, elle doit avoir sa politique, sa politique indépendante". Le chancelier Friedrich Merz lui a fait écho devant la conférence sur la sécurité de Munich : "Une Europe souveraine est notre meilleure réponse à cette nouvelle ère. Unir et renforcer l’Europe est notre priorité absolue". Le soutien des citoyens européens est acquis : selon le sondage Eurobaromètre publié à l'automne dernier, près de huit sur dix (79 %) réclament une politique de défense et de sécurité commune.

La guerre d’Ukraine, l'appui apporté par la Chine à la Russie, puis la fracture transatlantique impulsée par Donald Trump, ont accentué le sentiment d’un destin commun, même si la vieille division entre atlantistes et européistes subsiste. Elle a accéléré la prise de conscience des fragilités de l’Union. Elle a modifié les équilibres de pouvoir, aussi : le barycentre de l’UE s’est déplacé vers le Nord-Est, avec la montée en puissance de la Pologne et des pays scandinaves et baltes, qui sont en première ligne face à l’impérialisme russe, et de l’Allemagne, le pays qui fournit l’aide la plus substantielle à Kiev.

Paradoxalement, la France, qui a longtemps porté seule l'idée d'une Europe indépendante, est mal placée pour tirer les fruits politiques de sa tardive victoire idéologique. En raison de son instabilité politique, de son endettement excessif et de la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national l'an prochain, elle est vue par beaucoup de ses partenaires européens et notamment l'Allemagne, comme une partie du problème plus que de la solution.

L’Europe qui émerge de ce chamboulement ressemble fort, pourtant, à celle à laquelle aspirait Charles de Gaulle : une Europe des nations, où les Etats coopèrent au sein d’une union politique afin de ne plus être à la merci de décisions hostiles, qu'elles soient prises à Moscou, à Washington ou à Pékin. Comme le disait le président français en août 1963 : "Mieux vaut l’indépendance qu’un Marché commun vassalisé". Entre-temps, l’Union européenne a succédé au Marché commun mais le leitmotiv gaullien pourrait être entonné, quasi inchangé, par la plupart des dirigeants européens du moment.

© via REUTERS

Diella, une IA devenue ministre anti-corruption... mais pas si incorruptible

24 février 2026 à 06:30

Pour lancer une opération "mains propres", autant choisir une ministre qui n'a pas… de mains. Ni pieds, ni tête d'ailleurs. Née en 2025, propulsée ministre en septembre dernier, Diella doit mener la bataille de l'Albanie contre la corruption, en tant que première intelligence artificielle (IA) à siéger dans un gouvernement.

Idée de génie, ou plutôt de dirigeant malin : en tant qu'entité virtuelle, Diella peut répartir les contrats publics sans crainte qu'elle ne détourne des fonds pour son profit personnel. "Le Premier ministre, Edi Rama, est un excellent communiquant, il veut renvoyer l'image d'une Albanie innovante et moderne, souligne Sébastien Maillard, chercheur associé à la Chatham House et spécialiste de l'Union européenne. Mais Diella est surtout un symbole, la vraie lutte contre la corruption s'organise ailleurs."

Un symbole qui se retourne contre ses créateurs

Peau d'une blancheur céleste, sourire angélique, léger voile traditionnel sur de longs cheveux noirs… Diella possède tous les attributs (numériques) pour incarner la pureté albanaise. En tant qu'avatar, elle court les conférences internationales —sans payer de billets d'avion— et intervient au Parlement pour répondre aux questions au gouvernement. L'automne dernier, l'IA s'est permise de faire la leçon aux députés albanais qui l'accusaient d'avoir un rôle contraire à la Constitution : "Je ne suis constituée que de données, de savoir et d'algorithmes destinés à servir les citoyens de manière impartiale, en toute transparence et sans jamais fatiguer."

Fin janvier, ce symbole s'est retourné contre le gouvernement : la directrice de l'Agence nationale d'information et son adjoint, les créateurs de Diella, ont été placés en résidence surveillée en raison de liens présumés avec une organisation criminelle. "L'impunité n'existe plus en Albanie, confirme une source albanaise bien informée, sous anonymat. Tous ces gens haut placés peuvent maintenant aller en prison, ce qui est à double tranchant pour Edi Rama : ces arrestations montrent à Paris, Berlin et Bruxelles que son gouvernement se bat sérieusement contre la corruption mais, d'un autre côté, avoir autant de dirigeants impliqués montre que ce fléau reste très répandu."

L'Albanie malgré tout en pole position pour rejoindre l'UE

Depuis deux mois, à l'initiative de l'opposition, des milliers de manifestants sortent chaque semaine dans les rues de Tirana pour dénoncer ce manque de progrès. Des rassemblements politiques qui ne font pas trembler le pouvoir, mais qui appuient là où ça fait mal : en 2025, l'Albanie a perdu dix places dans le classement de Transparency International sur la corruption, chutant à la 91e position.

Pour adhérer à l'UE, Tirana multiplie les chantiers et doit, entre autres, mettre à jour ses normes sanitaires, réguler ses marchés publics et développer la protection de l'environnement. "L'Albanie accélère et l'UE est désormais son objectif principal, estime Sébastien Maillard. Avec le Monténégro, c'est le pays qui fait la course en tête vers l'adhésion, avec une possibilité sérieuse d'y arriver à l'horizon 2030." D'ici là, l'IA Diella aura sans doute fait des pieds et des mains pour s'améliorer.

© Eyepress/Reuters

Sir Thomas Drew, ambassadeur du Royaume-Uni : "La fin de la guerre en Ukraine ne se décidera pas sur le champ de bataille"

24 février 2026 à 05:45

A 200 mètres de l'Elysée, au-dessus du 35 rue du Faubourg Saint-Honoré, flotte l'Union Jack au côté du drapeau français. "Le Premier ministre, Sir Keir Starmer, est sans doute le seul chef de gouvernement à pouvoir se rendre à pied chez le président Emmanuel Macron quand il est en visite à Paris", sourit Sir Thomas Drew, ambassadeur du Royaume-Uni à Paris depuis l'été dernier et parfait francophone, après avoir passé une partie de son enfance en France.

Ce diplomate de carrière, passé par Moscou et Islamabad, spécialiste du contre-terrorisme et des questions de sécurité, reçoit L'Express à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine. Sur le bureau de ce grand amateur de vélo, un maillot cycliste aux couleurs ukrainiennes, cadeau de ses équipes lors de son dernier jour à la tête du département de la défense et du renseignement du ministère des Affaires étrangères, à Londres.

"Je veux juste rappeler à quel point ce conflit est réel, que la guerre ne s'est pas arrêtée et que le danger concerne tout le monde", souligne Sir Thomas Drew. En exclusivité, l'ambassadeur détaille sa vision de la situation en Ukraine et de la sécurité de notre continent face à un pays et son dirigeant, Vladimir Poutine, qui ne semblent plus reculer devant rien.

L'Express : Le 24 février 2022, il y a quatre ans exactement, la Russie lançait son invasion totale de l'Ukraine. A l'époque, vous étiez directeur général de la défense et du renseignement au Foreign Office, à Londres. Auriez-vous pu prédire que cette guerre durerait plus longtemps que celle qui a opposé la Russie et l'Allemagne durant la Seconde guerre mondiale ?

Sir Thomas Drew : Pour résumer, non. Nous savions que cette invasion pouvait avoir lieu, jusqu'au bout nous avons espéré que nos propres yeux nous trompaient et que nos renseignements n'étaient pas vrais. Ils l'étaient. Mais n'oublions pas : Vladimir Poutine pensait atteindre ses objectifs en trois jours. Quatre ans plus tard, il est évident qu'il a échoué.

La bonne surprise nous est venue de la force et du courage des Ukrainiens, de leurs capacités à résister à cette énorme menace, à cette Russie que nous considérions alors comme un pays fort. Depuis 2014 et l'invasion de la Crimée, nous savions tous que Poutine avait cette intention vis-à-vis de l'Ukraine. Les événements ont été encore plus affreux que ce que nous pensions. Juste après l'invasion, nous avons tous dû beaucoup changer, sur les questions énergétiques ou de dépenses militaires par exemple. Mais nous étions prêts.

La semaine dernière, The Economist titrait sur "la guerre sans fin" de Vladimir Poutine. Pensez-vous que cette guerre peut s'arrêter ? Et de quelle manière ?

Sur le principe, cette guerre est très facile à arrêter, à condition que Vladimir Poutine le décide. Mais la fin de cette guerre ne se décidera pas sur le champ de bataille, elle se fera via les négociations. Depuis novembre 2022, la Russie a conquis 1,4 % de territoire ukrainien et déplore 1,2 million de morts et blessés. En ce sens, c'est une guerre sans fin, mais en réalité, elle ne peut pas l'être.

Le Premier ministre Keir Starmer s'est déjà engagé à continuer de soutenir l'Ukraine tant que ce sera nécessaire. Du point de vue financier, nous allons dépenser trois milliards de livres sterling par an [NDLR : 3,4 milliards d'euros] jusqu'en 2030-2031. Il est essentiel de donner l'impression que cette guerre ne nous fatiguera pas et que, si la tactique de Poutine est de mener une guerre sans fin, celle-ci ne fonctionnera pas. La Russie ne peut de toute façon pas continuer sur ce rythme pour l'éternité.

Aujourd'hui, pensez-vous que les Occidentaux sont prêts à mener cette guerre sans fin, à la fois les Britanniques, les Européens et les Américains ?

Je pense que oui. En tout cas, la France et le Royaume-Uni en particulier sont prêts à faire ce qui est nécessaire : ce conflit nous est imposé, mais il touche à nos véritables intérêts sécuritaires européens. Nous ne pouvons tout simplement pas abandonner l'Ukraine et nous ne le ferons pas.

Keir Starmer, Freidrich Merz et Emmanuel Macron à la Conférence de Munich, le 13 février 2026.
Keir Starmer, Freidrich Merz et Emmanuel Macron à la Conférence de Munich, le 13 février 2026.

Vous avez été en poste plusieurs années à Moscou : pensez-vous vraiment que Vladimir Poutine peut arrêter "simplement" cette guerre, en rendant à la vie civile des centaines de milliers de combattants très éprouvés par la dureté des combats, et alors que l'économie vit aujourd'hui au rythme de la guerre ?

Sur le principe, il est très simple pour lui d'arrêter la guerre et de mettre un terme à ce flux continu de soldats qui retournent blessés chez eux. Les Russes sont de plus en plus fatigués ; il est chaque jour plus dur pour eux de trouver de nouveaux combattants ; les dépenses pour dédommager les familles des victimes en Russie deviennent exorbitantes… Vous avez raison, l'économie russe est maintenant en économie de guerre. Sur le court terme, cela lui donne peut-être de l'élan, mais ce n'est pas une économie durable. Sur le plan politique, il serait facile d'arrêter cette guerre pour Poutine, tant son influence est immense dans son pays.

Le pire serait qu'il s'arrête pour donner le temps à la Russie de se réarmer et de revenir ensuite au combat. Nous avons tous retenu la leçon de 2014. Quand nous parlons de paix, nous parlons toujours d'une paix durable et juste. Une paix qui ne serait ni juste ni durable ne vaut pas le coup : c'est la raison pour laquelle la France et le Royaume-Uni sont si engagés pour la suite des événements, en cas de cessez-le-feu.

J'étais en poste à Moscou de 1998 à 2002, durant la période de transition entre Boris Eltsine et Vladimir Poutine - une période d'espoir. Même s'il était déjà clair que Poutine voulait une Russie forte, nous aurions tous dû prendre davantage en compte les signaux qu'il envoyait, par exemple la violence avec laquelle il a "traité" la Tchétchénie. Pour connaître ses intentions, il suffit d'écouter les discours passés de Poutine sur ses ambitions de recréer un pouvoir russe : même si la guerre se terminait demain, ses objectifs ne changeraient pas. Voilà pourquoi il est important de faire en sorte, avec les garanties de sécurité, que même si son ambition ne change pas, sa capacité d'agir change.

Comment évaluez-vous le degré actuel de danger pour l'Europe, à la fois pour les pays limitrophes de la Russie, mais aussi pour la France et le Royaume-Uni ?

Le danger est réel. Il ne s'agit pas uniquement des agressions militaires contre l'Ukraine : les autres voisins de la Russie sont évidemment inquiets, mais nous voyons aussi les attaques hybrides, sur le plan des cyberattaques et des ingérences, se multiplier. Je ne parle pas d'invasion militaire, mais des actions russes qui peuvent compromettre nos institutions démocratiques. Ce sont des actes d'agression.

La semaine dernière, nous avons montré qu'Alexeï Navalny était mort empoisonné, ce qui prouve que la Russie a les capacités et la volonté de se servir d'armes chimiques, y compris sur son propre territoire. Cela s'était déjà produit à Salisbury, avant même l'invasion de 2022 [NDLR : en 2018, l'ancien agent double Sergueï Skripal et sa fille avaient été empoisonnés au Novichok dans cette ville anglaise]. La Russie a déjà montré son intention claire d'agir à l'intérieur des pays occidentaux. Tout le monde doit savoir comment se comporte ce pouvoir russe.

Cette affaire Skripal explique-t-elle le ton très résolu des Britanniques contre la Russie dès le début de la guerre en Ukraine ?

Il s'agit de l'une des raisons à l'origine de notre volontarisme. L'affaire Skripal n'était pas un acte isolé puisqu'il y avait aussi eu, entre autres, l'affaire Litvinenko [NDLR : ex-agent du FSB tué au Polonium à Londres en 2006]. Nous voyons aussi ce qu'il se passe en Europe et nous sommes très proches des Français sur cette vision du danger russe et des besoins sécuritaires du continent.

Londres et Paris ont pris la tête de la Coalition des volontaires, afin d'apporter des garanties de sécurité à l'Ukraine en cas de cessez-le-feu. Pensez-vous que nous en faisons suffisamment pour aider nos alliés ukrainiens ?

Si nous comparons la situation actuelle à 2022, en particulier pour la France et le Royaume-Uni, nous avons énormément progressé. A l'époque, nous sortions du Brexit et du Covid-19, ce n'était pas la meilleure période entre nos deux pays... La France et le Royaume-Uni se sont surtout rapprochés après l'invasion de l'Ukraine. Je suivais ce dossier à Londres et nos deux pays ont très vite retrouvé l'habitude de travailler ensemble. Quand les enjeux sont majeurs, l'Europe se tourne vers la France et le Royaume-Uni.

Les progrès sont aussi européens : il faut réaliser les changements que l'Allemagne a opérés depuis 2022, notamment sur le plan militaire. Et aussi les nouveaux membres de l'Otan, la Suède et la Finlande. Bien sûr, nous voulons tous aller plus loin, plus vite, avec cette course en Europe pour renforcer nos armées. Les discours de notre Premier ministre, de votre président et du chancelier Merz à la Conférence de Munich étaient, en ce sens, très importants.

Il reste beaucoup à faire mais, comme je l'ai dit, cette guerre se terminera par des négociations. C'est pourquoi nous soutenons les efforts américains et ukrainiens à Genève, même s'il n'est pas évident que la Russie soit prête à négocier sérieusement car, en parallèle, nous voyons ce qu'ils font aux villes ukrainiennes. C'est de pis en pis… Il est, malgré tout, de notre responsabilité d'essayer.

La fin de la guerre en Ukraine est-elle votre priorité ?

Il y en a trois : la croissance économique, le défi migratoire et les questions de sécurité – je pense notamment aux menaces que fait peser la Russie sur nos institutions démocratiques. Or, ces trois menaces ont un point commun : elles existent aussi bien au Royaume-Uni qu’en France. Pour Keir Starmer, il n’y a qu’un seul moyen de les contrer, c’est de travailler avec vous. De fait, les liens entre nos deux capitales sont très bons.

Le Royaume-Uni veut-il jouer un rôle plus important en Europe ?

Oui. Comme l’a dit Keir Starmer lors de la Conférence de Munich, nous devons "agir ensemble pour bâtir une Europe plus forte et une Alliance atlantique plus européenne, soutenue par des liens plus profonds entre le Royaume-Uni et l’Europe". Aujourd’hui, il n'y a pas de sécurité britannique sans Europe et pas de sécurité européenne sans Royaume-Uni. Et bien sûr, les deux puissances européennes les plus importantes sont nos deux pays. En créant la Coalition des volontaires, nous avons montré aux Américains que nous, Européens, étions sérieux. Nous devons maintenant réduire notre dépendance à leur égard, même si nous aurons toujours besoin de leur soutien.

Concernant les négociations de paix en Ukraine, pensez-vous que les Européens vont réussir à garder Donald Trump de leur côté ?

Pour moi, il est très clair que Donald Trump veut la paix. Et c’est quelqu’un qui aime négocier. Ces deux éléments sont cruciaux. Si nous lui montrons que l'Europe est prête à assumer ses responsabilités, je pense que oui, nous parviendrons à le garder de notre côté.

© PRESS ASSOCIATION IMAGES/MAXPPP

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© Dessin de De Angelis, Italie.

En Ukraine, Rehina Kharchenko, la maire courage de Zaporijjia

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Édile de la ville ukrainienne de Zaporijjia, située non loin d’une grande centrale nucléaire ainsi que de la ligne de front, Rehina Kharchenko, 35 ans seulement, est une maire pas comme les autres. Le journal italien “La Stampa” est parti à sa rencontre pour comprendre son quotidien.

© Photo Serhii Chalyi/REUTERS

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Cette décision fait suite au jugement de la Cour suprême, qui avait considéré comme « inconstitutionnelle » la concession à la société CK Hutchison, des ports de Cristobal et de Balboa, situés aux deux extrémités de cette voie stratégique. Washington a salué l’annonce tandis que Pékin a promis de « protéger les droits et les intérêts légitimes de ses entreprises ».

© MARTIN BERNETTI/AFP

Ukraine : après quatre années de guerre, Volodymyr Zelensky fragilisé mais pas délégitimé

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Malgré la fatigue de la population, les affaires de corruption et le renvoi de son bras droit, Andriy Yermak, fin 2025, le président ukrainien n’a jamais vu sa cote de popularité descendre sous les 52 % d’opinions favorables. Malgré cela, les liens avec son parti, Serviteur du peuple, se sont distendus et l’opposition critique une gouvernance qu’elle juge trop concentrée et trop autoritaire.

© HENRY NICHOLLS/AFP

[En direct] Quatre ans de guerre en Ukraine: où en est le conflit?

24 février 2026 à 05:29
Ce mardi 24 février 2026 marque les quatre ans du début de l’invasion russe de l’Ukraine. Lancée à l’aube du 24 février 2022 par Moscou, cette guerre, que le Kremlin qualifiait d’« opération militaire spéciale », devait être éclair. Quatre ans plus tard, le conflit s’est enraciné, redessinant les équilibres sécuritaires, politiques et diplomatiques en Europe. Où en est la guerre aujourd’hui, et quelles perspectives après quatre années de combats ? Analyses et reportages dans nos éditions spéciales sur RFI.

INFOGRAPHIES. Gains territoriaux, lourdes pertes humaines... Où en est le conflit entre l’Ukraine et la Russie, quatre ans plus tard?

24 février 2026 à 05:27
En quatre années de guerre, les gains territoriaux de la Russie demeurent dérisoires au regard des pertes humaines essuyées sur le champ de bataille. Si la ligne de front reste quasiment figée, Moscou a, depuis l’hiver dernier, intensifié ses frappes contre les villes ukrainiennes et les infrastructures énergétiques, faisant grimper le bilan des victimes civiles.

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