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Reçu aujourd’hui — 4 mars 2026 7.4.2 📰 Infos Monde

EN DIRECT. Iran : le successeur d'Ali Khamenei sera une "cible à éliminer", prévient Israël

4 mars 2026 à 08:53

Alors que la guerre en Iran entre dans son cinquième jour, les frappes n'ont cessé de retentir dans la nuit de mardi à mercredi 4 mars. L'armée israélienne a déclaré tôt qu'elle avait entamé une nouvelle vague de frappes ciblant les sites de lancement iraniens, les systèmes de défense antiaérien et les infrastructures. Tandis que les États-Unis ont fait état de plus de 2 000 frappes tirées depuis le début de leur opération samedi.

Les infos à retenir

⇒ Israël prévient que tout successeur à Ali Khamenei est destiné à être "éliminé"

⇒ De nouveaux bombardements ont visé l'Iran dans la nuit de mardi à mercredi

⇒ 2 000 frappes effectuées par les Etats-Unis en Iran

08h50

La France prévoit des vols de rapatriement ce mercredi

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré ce matin que plusieurs vols de rapatriement pour les ressortissants français au Moyen-Orient étaient prévus aujourd'hui.

"L’un partira des Émirats arabes unis, un autre d’Égypte… et un autre d’Israël", a déclaré le ministre à la chaîne France 2. Jean-Noël Barrot n'a pas précisé le nombre de passagers à bord de ces vols. Environ 400 000 ressortissants français se trouvent actuellement dans la région.

08h40

Israël prévient que tout successeur à Ali Khamenei est destiné à être "éliminé"

Dans un message posté sur X, le ministre de la Défense israélien Israël Katz prévient Téhéran que, "peu importe son nom ou son lieu de refuge", tout futur dirigeant iranien sera une "cible à éliminer".

"Tout dirigeant nommé par le régime terroriste iranien pour poursuivre le plan visant à détruire Israël, à menacer les États-Unis, le monde libre et les pays de la région, et à opprimer le peuple iranien, sera sans aucun doute une cible à éliminer", a annoncé le ministre.

כל מנהיג שימונה ע"י משטר הטרור האיראני כדי להמשיך ולהוביל את התוכנית להשמדת ישראל, לאיים על ארה"ב והעולם החופשי ומדינות האזור, ולדכא את העם האירני - יהיה יעד חד משמעי לחיסול.

לא חשוב מה שמו והמקום בו יסתתר.

רה"מ ואני הנחינו את צה"ל להיערך ולפעול בכל האמצעים למימוש המשימה כחלק…

— ישראל כ”ץ Israel Katz (@Israel_katz) March 4, 2026

08h15

Le Sri Lanka a secouru 30 personnes à bord d'un navire iranien en détresse

L'armée sri-lankaise a secouru ce mercredi au moins 30 personnes à bord d'un navire iranien qui coulait près des eaux sri-lankaises, a déclaré le ministre des Affaires étrangères du pays au Parlement.

La marine sri-lankaise a dépêché une mission de sauvetage après un appel de détresse provenant d'un navire iranien, a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense. Les médias locaux ont rapporté que le navire avait lancé un signal de détresse au large de Galle, dans le sud du pays, et que les blessés avaient été admis dans un hôpital de Galle.

07h30

Les Iraniens rendront un dernier hommage au Guide suprême Khamenei ce mercredi

Les Iraniens doivent faire leurs adieux au Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une cérémonie qui se tiendra ce mercredi à 22 heures (heure locale) sur le terrain de prière Imam Khomeini de Téhéran, ont rapporté les médias d'État. La cérémonie durera trois jours, a-t-on indiqué.

07h00

Liban : au moins quatre morts dans une frappe israélienne au Liban

Au moins quatre personnes ont été tuées et six autres blessées dans une frappe israélienne contre un immeuble résidentiel de la ville de Baalbek, dans l'est du Liban, a rapporté mercredi l'agence de presse libanaise NNA. Le Liban est depuis le début de la semaine une nouvelle cible de la campagne militaire israélienne, le Hezbollah ayant ouvert le feu avec des drones et des missiles après l'attaque américano-israélienne menée samedi contre l'Iran.

L'armée israélienne a déclaré mardi avoir déployé des forces supplémentaires dans le sud du Liban pendant la nuit, afin de prendre des positions défensives pour se prémunir contre toute attaque potentielle du Hezbollah. L'armée israélienne a ainsi émis mercredi des ordres d'évacuation dans 16 villages libanais. De son côté, le Hezbollah a déclaré mercredi que ses combattants avaient lancé une salve de roquettes sur les forces israéliennes en représailles aux frappes ayant visé des dizaines de villes au Liban.

06h30

Israël annonce avoir mené de nouvelles frappes sur "des dizaines" de cibles à Téhéran

Tôt ce mercredi, l'armée israélienne a annoncé avoir mené de nouvelles frappes, sur "des dizaines" de cibles à Téhéran. Tsahal a dit avoir visé "des sites de lancement, des systèmes de défense antiaérien et d’autres infrastructures". Elle avait annoncé plus tôt avoir visé un centre militaire souterrain secret dans la région de Téhéran, détruisant "un élément clé de la capacité du régime iranien à développer des armes atomiques ".

06h15

2 000 frappes effectuées par les Etats-Unis en Iran

Dans la nuit de mardi à mercredi, de nouveaux bombardements ont visé l'Iran, en provenance d'Israël et des Etats-Unis. Au total, près de 2 000 frappes ont été effectuées par les Américains en Iran, a indiqué mardi le Pentagone, ajoutant que 17 navires iraniens, dont un sous-marin, ont été détruits. Selon le même communiqué, l'armée a par ailleurs assuré que les frappes des premières 24 heures étaient "deux fois" plus importantes que celles menées au début de l'invasion de l'Irak en 2003. En outre, l'assaut américain contre l'Iran était en avance sur le calendrier, a déclaré le haut commandant américain pour le Moyen-Orient.

06h00

Le ministère de la Défense saoudien a annoncé l’interception de deux missiles et de neuf drones

Le ministère de la Défense d'Arabie saoudite a déclaré mercredi qu'il avait intercepté et détruit neuf drones et deux missiles, notamment dans la province orientale du pays. Le ministère n'a pas immédiatement fourni plus de détails sur l'origine du drone ou si l'incident a causé des dommages ou des victimes.

© REUTERS

Au moins 10 morts dans une frappe israélienne au sud et l'est du Liban

4 mars 2026 à 08:18
Un premier vol organisé pour rapatrier des Français bloqués au Moyen-Orient depuis le début de la guerre est arrivé tôt mercredi matin à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle en provenance d'Oman, tandis que l'armée israélienne dit avoir lancé une nouvelle "large vague de frappes" sur l'Iran et que des frappes ont tué au moins dix personnes au Liban.

Guerre au Moyen-Orient : quels sont les moyens militaires français déployés dans la région ?

Par : FRANCE 24
4 mars 2026 à 08:07
Emmanuel Macron a annoncé mardi le déploiement de moyens militaires vers la Méditerranée orientale, dont son porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aéronaval. La France veut apporter son soutien dans la protection de ses alliés face aux "incertitudes des jours à venir" dans la guerre au Moyen-Orient.

Liban : au moins 11 morts dans des frappes israéliennes au sud de Beyrouth et à Baalbek

Par : FRANCE 24
4 mars 2026 à 07:30
Les frappes israéliennes ont tué mercredi au moins 11 personnes au Liban, selon le ministère de la Santé et un média d'État. L'État hébreu a visé le sud de la capitale et la ville de Baalbek, en riposte à une attaque du Hezbollah la veille qui affirmait vouloir "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei.

Iran, Venezuela, Syrie... Vladimir Poutine, le pire allié du monde

4 mars 2026 à 07:30

Avant de rendre son dernier souffle, Ali Khamenei a peut-être eu une pensée pour son ami Vladimir Poutine. Drôle d’ami, qui n’aura pas bougé un petit doigt pour le sauver. Tout juste a-t-il présenté ses "plus sincères condoléances", déplorant "une violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international". C’est sûr, le président russe en connaît un rayon sur ces questions.

Depuis une décennie, l’aspirant tsar et l’ayatollah affichaient leur proximité, unis dans leur haine de "l’Occident collectif" et leur croisade contre les sanctions. En janvier 2025, les deux pays avaient conclu un nouveau partenariat stratégique, signé à Moscou sous les dorures du Kremlin. Trois ans plus tôt, la République islamique volait au secours de Vladimir Poutine dans sa guerre contre l’Ukraine. D'abord en conseillant le Kremlin pour s’adapter – et contourner – les sanctions occidentales. Ensuite, en lui fournissant une précieuse aide militaire.

Dès 2022, l’Iran livre à l’armée russe des drones Shahed par milliers. Des aéronefs bon marché, capables de voler jusqu’à 2 500 kilomètres. Redoutables pour cibler les infrastructures et les civils ukrainiens. Conquis par cette technologie, le gouvernement russe signe en 2023 un accord de 1,75 milliard de dollars autorisant la Russie à les importer, mais aussi à développer les capacités pour les produire localement. Trois ans plus tard, elle maîtrise jusqu’à 90 % de leur fabrication.

Clause d'assistance mutuelle

Ainsi Vladimir Poutine dispose-t-il de ses "alliés", exactement comme de ses soldats envoyés au hachoir à viande en Ukraine : des consommables. Après la Syrie et le Venezuela, l’Iran en fait les frais, pour la seconde fois en quelques mois. En juin 2025, au lendemain des frappes aériennes américaines et israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes, la Russie s’était contentée de dénoncer un acte d’"agression non provoquée" sans "fondement ni justification"… mais sans apporter la moindre aide militaire. La Russie n’en a, semble-t-il, ni les moyens ni la volonté. "Moscou a besoin de ses systèmes de défense antiaérienne S-400 pour sa guerre contre l’Ukraine, précise la chercheuse Nicole Grajewski, associée au Centre de recherches internationales de Sciences Po. Si la situation venait à empirer, les Iraniens pourraient se tourner vers les Russes, pour récupérer par exemple certains des missiles balistiques à courte portée qu’ils ont livrés à la Russie et qui n'ont pas été utilisés. Reste à savoir la réponse qu’ils auront."

Rien n’oblige Moscou à épauler son "camarade". Le partenariat stratégique conclu en décembre ne comprend aucune clause d’assistance mutuelle. Et l’accord secret de 500 millions d’euros que Téhéran aurait signé dans la foulée avec Moscou pour acquérir des milliers de missiles portables MANPADS à partir de 2027 n’y change rien.

L’Iran n’est pas le premier pays à éprouver les limites de l’amitié russe, notait dès juillet 2025 la chercheuse Elena Davlikanova dans une note pour l’Atlantic Council. "Il suffit de demander à l’Arménie, qui a été laissée sans le soutien du Kremlin ces dernières années face à l’escalade des hostilités avec l’Azerbaïdjan. En tant que membre fondateur de l’Organisation du traité de sécurité collective, dirigée par la Russie, et allié de longue date de Moscou, l’Arménie comptait sur l’appui russe, mais n’a rien reçu. Une situation similaire s’est produite en Syrie à la fin de l’année dernière, lorsque le régime d’Assad, soutenu par le Kremlin, s’est effondré en l’espace de quelques jours. Une fois encore, la Russie a refusé de s’impliquer directement et a choisi de ne pas fournir à son allié le soutien militaire dont il avait désespérément besoin. Au lieu de cela, la principale contribution de Moscou a été d’offrir l’asile au dirigeant syrien déchu."

Les vrais-faux amis de Moscou

Quant à ceux qui ont eu "droit" au déploiement militaire russe, ils ne s’en portent guère mieux, bien au contraire. En témoigne l’état des pays sahéliens qui ont contracté avec le groupe paramilitaire Wagner, devenu Africa Corps, officiellement pour combattre les groupes djihadistes sur leur territoire. Au Mali, le bilan est catastrophique. "Les forces du groupe Wagner ont été incapables de prendre le contrôle des zones du nord et du centre du pays, où des groupes terroristes et séparatistes armés contestent l’autorité de l’État malien, rapporte une étude de l’ONG américaine The Sentry publiée en août dernier. Les attaques contre les civils et les décès parmi ces derniers ont considérablement augmenté depuis l’arrivée du groupe Wagner au Mali, ce qui, à son tour, a gravement compromis les relations entre l’armée et le public maliens." Le tout pour une facture exorbitante. Le "partenariat" sécuritaire avec la Russie aurait coûté la bagatelle de 900 millions de dollars à Bamako en quatre ans, selon une récente enquête de Jeune Afrique.

Ni le Mali, ni le Niger ni le Burkina Faso, tous les trois dirigés par des juntes prorusses, ne semblent prêts à sacrifier ce partenariat, si boiteux soit-il. Tant que ce dernier leur garantit la pérennité de leur régime. "Quand le régime iranien a été ébranlé au début de l’année par des manifestations de masse, les Russes l’ont aidé à censurer Internet et à brouiller Starlink, rappelle Nicole Grajewski. Les relations entre la Russie et l'Iran restent guidées par leur désir commun d’assurer à tout prix la survie de leur régime." Vladimir Poutine n’a peut-être pas dit son dernier mot, d’autant qu’il a investi en Iran pour exploiter pétrole et gaz et construire quatre réacteurs nucléaires, et qu’il compte sur ce pays pour construire son corridor nord sud, cette route ferroviaire et navale censée relier la Russie et l’Inde via l’Iran. "Les prochaines initiatives du Kremlin seront vraisemblablement calibrées pour préserver sa crédibilité en tant que partenaire contre-occidental, tout en évitant d'être entraîné dans un second conflit de haute intensité", présage dans une note, parue le 2 mars, Grégoire Roos, directeur des programmes Europe, Russie et Eurasie à la Chatham House.

Pour l’heure, le Kremlin profite des avantages que lui offre cette guerre. Non seulement l’attention mondiale est détournée du front ukrainien, mais des moyens militaires destinés à Kiev pourraient être détournés vers le Moyen-Orient. Surtout, le cours du pétrole s’envole : le baril pour le Brent de mer du Nord atteint lundi 2 mars au matin un peu plus de 80 dollars, en hausse de 13 %. Une excellente nouvelle pour les caisses de l’État russe. L’an dernier, les recettes pétrolières et gazières de la Russie ont reculé de près de 25 %.

© REUTERS

Guerre au Moyen-Orient: la situation aux États-Unis au cinquième jour du conflit

4 mars 2026 à 08:00
Les États-Unis annoncent avoir "autorisé" leur personnel non essentiel à quitter Chypre, où une base militaire britannique a été touchée par une attaque iranienne dans la nuit de dimanche à lundi, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. Le département d'État "a autorisé les employés non essentiels du gouvernement américain" ainsi que leurs familles "à quitter Chypre" en raison de risques pour leur sécurité, a indiqué l'ambassade américaine sur place.

L'Arabie saoudite a plus de chars de combat principaux et plus d'avions de combat que la France

4 mars 2026 à 07:10
Un premier vol organisé pour rapatrier des Français bloqués au Moyen-Orient depuis le début de la guerre est arrivé tôt mercredi matin à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle en provenance d'Oman, tandis que l'armée israélienne dit avoir lancé une nouvelle "large vague de frappes" sur l'Iran et que des frappes ont tué au moins onze personnes au Liban.

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