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Reçu hier — 7 mars 2026 7.4.2 📰 Infos Monde

EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Israël continuera de frapper l’Iran avec « toute » sa « force » pour « éradiquer le régime », prévient Benyamin Nétanyahou

7 mars 2026 à 22:44
« Quant à la suite des opérations, nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le régime et permettre le changement. Nous avons bien d’autres objectifs, que je ne détaillerai pas ici », a déclaré le premier ministre israélien samedi, dans une courte allocution diffusée à la télévision, faisant le bilan de l’opération lancée le 28 février avec son allié américain contre la République islamique.

© ATTA KENARE / AFP

Guerre au Moyen-Orient: selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé, les frappes israéliennes ont fait au moins 294 morts et plus de 450.000 déplacés

7 mars 2026 à 22:27
Les échanges de frappes se poursuivent en ce huitième jour de guerre ce samedi 7 mars, des explosions ayant été entendues à la fois à Dubaï, à Manama et à Jérusalem en début de matinée. En parallèle, les États-Unis annoncent augmenter leur production d'armes.

Sepideh Farsi : "les frappes sur l'Iran illustrent la faillite de la communauté internationale"

7 mars 2026 à 21:43
Retour sur une semaine de guerre au Moyen-Orient, entre frappes américaines et israéliennes sur Téhéran, riposte iranienne contre Israël, et de très nombreuses cibles partout dans la région, et extension de l'offensive israélienne contre le Hezbollah libanais. Un embrasement régional dont nul ne sait quand il prendra fin, et que la diaspora iranienne regarde avant autant d'inquiétude que d'espoir. La réalisatrice iranienne Sepideh Farsi était l'Invitée d'Au Cœur de l'Info.

Liban : l'armée israélienne presse les habitants de quitter la banlieue sud de Beyrouth

Par : FRANCE24
7 mars 2026 à 21:41
L'armée israélienne a appelé samedi soir les derniers habitants restés dans la banlieue sud de Beyrouth, la capitale du Liban, à évacuer "immédiatement" la zone, en prévision de nouvelles frappes contre le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Les précisions de Johan Bodin, envoyé spécial de France 24 à Beyrouth.

Iran : fortes explosions à Téhéran, des infrastructures pétrolières touchées

Par : FRANCE24
7 mars 2026 à 21:39
De puissantes explosions ont secoué Téhéran tard samedi soir, rapporte le correspondant de France 24 Siavosh Ghazi, qui a vu flammes et fumée s'élever du site visé. Les frappes israélo-américaines ont touché le sud-ouest de la capitale, une zone abritant plusieurs installations militaires. "Le ciel est devenu rouge, les vitres de l'appartement où je me trouve ont tremblé", témoigne-t-il. Selon les autorités iraniennes, trois réservoirs de pétrole ont été touchés.

"Cuba vit ses derniers moments" : la nouvelle offensive de Donald Trump contre les cartels

7 mars 2026 à 20:12

Le président américain Donald Trump a accueilli samedi en Floride des dirigeants latino-américains pour lancer une nouvelle coalition contre les cartels de la drogue, tout en adoptant un ton dédaigneux envers la région, déclarant aux responsables que leurs pays avaient permis aux gangs de s'emparer de territoires et plaisantant sur le fait qu'il n'avait pas le temps d'apprendre leurs langues.

Lors de ce sommet baptisé "Bouclier des Amériques", organisé dans son complexe du Trump National Doral Golf à Miami, Donald Trump a signé une proclamation officialisant cette coalition régionale. Douze dirigeants d’Amérique latine et des Caraïbes ont participé à cette rencontre, dont le président argentin Javier Milei et le président salvadorien Nayib Bukele.

Cuba et le Venezuela en ligne de mire

Donald Trump a présenté cette initiative comme une campagne offensive destinée à "éradiquer les cartels criminels qui infestent notre région", les citant comme l'une des principales raisons de l'intensification de l'engagement américain en Amérique latine, notamment à travers une campagne de pression contre le Venezuela qui a abouti à la capture du président Nicolas Maduro en janvier. Dans un discours de plus de trente minutes, il a accusé les gouvernements de la région d’avoir laissé "de vastes portions de territoire de l’hémisphère occidental tomber sous le contrôle direct de gangs transnationaux".

Donald Trump a laissé entendre que Washington pourrait recourir à des frappes ciblées contre les chefs de cartels si ses partenaires en faisaient la demande. "Nous utiliserons des missiles. Vous voulez qu’on utilise un missile ?", a-t-il lancé en évoquant la criminalité organisée, ajoutant que ces armes étaient "extrêmement précises".

Le président américain a par ailleurs multiplié les déclarations offensives sur Cuba, affirmant que le régime communiste "vivait ses derniers moments". Il a répété que des responsables cubains étaient déjà en discussion avec lui et avec le secrétaire d’État Marco Rubio.

Donald Trump s'est efforcé de constituer une coalition de partenaires régionaux autour d'une approche plus énergique de la lutte contre les cartels de la drogue et le crime organisé. L'événement de samedi lui a également permis d'afficher sa fermeté au niveau national, alors que la guerre avec l'Iran s'intensifie et menace de faire grimper les prix mondiaux du pétrole et du gaz.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump a déclaré que l'Iran serait "durement touché" samedi et qu'il envisageait d'étendre les zones et les groupes de personnes visés, sans fournir de détails.

Des alliés de Donald Trump participaient au sommet

Parmi les participants au sommet figuraient le président argentin Javier Milei, le président élu du Chili José Antonio Kast et le président salvadorien Nayib Bukele, dont la répression des gangs, critiquée par les groupes de défense des droits de l'homme, est devenue un modèle pour certaines parties de la droite latino-américaine. Des personnalités politiques de toute la région ont visité la vaste "méga-prison" de Nayib Bukele, où les États-Unis ont expulsé l'an dernier plus de 200 Vénézuéliens sans procès.

Étaient également présents le président hondurien Nasry Asfura, qui a remporté de justesse une élection contestée avec le soutien de Donald Trump, et le président équatorien Daniel Noboa, qui a repris certains aspects du programme économique de Trump et a récemment annoncé des opérations conjointes avec les États-Unis dans le cadre d'une répression militaire contre le trafic de drogue.

Nombre de ces dirigeants partagent la vision intransigeante du milliardaire américain sur la criminalité et l'immigration, privilégiant la répression aux solutions sociales et le secteur privé à l'État. Leur ascension témoigne d'un virage à droite plus général dans certaines régions d'Amérique latine, à l'heure où cette région est tiraillée entre Washington et Pékin.

Contrer l'influence régionale croissante de la Chine

Au-delà de la lutte contre le narcotrafic, Washington cherche également à renforcer son influence dans la région face à Pékin. Sans mentionner directement la Chine, Donald Trump a averti que les États-Unis ne permettraient pas à une "influence étrangère hostile" de s’implanter dans l’hémisphère occidental, évoquant notamment l’importance stratégique du canal de Panama. Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Amérique latine ont atteint environ 518 milliards de dollars en 2024, tandis que Pékin a accordé plus de 120 milliards de dollars de prêts aux gouvernements de la région, selon Ryan Berg du Centre d’études stratégiques et internationales.

L’influence croissante de la Chine — des installations de suivi par satellite en Argentine au port péruvien soutenu par la Chine en passant par le soutien économique au Venezuela — inquiète depuis longtemps les responsables américains. En réponse, l'administration Trump a fait pression sur les gouvernements de toute la région pour limiter le rôle de Pékin dans les ports, les projets énergétiques et autres infrastructures stratégiques.

© REUTERS

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