Unity promet des jeux "invoqués" à la demande grâce à l’IA générative










La situation se tend un peu plus pour Highguard. Après avoir récemment confirmé une importante vague de licenciements, le studio Wildlight Entertainment a fermé le site officiel du jeu depuis plus de 24 heures, sans explication détaillée.
Présenté comme un FPS free-to-play capable de s’imposer face aux références du marché, Highguard avait pourtant démarré sur une note encourageante lors de sa sortie le 26 janvier. Le titre avait alors enregistré un pic avoisinant les 100 000 joueurs simultanés sur Steam. Le jeu avait même eu le droit à sa mise en avant lors des The Game Awards. Mais cette dynamique n’a pas tenu sur la durée. En quelques jours, la fréquentation a fortement reculé, au point que le jeu dépasse à peine désormais le millier de joueurs simultanés.
Ce recul rapide s’est accompagné d’une restructuration interne majeure. Wildlight a annoncé s’être séparé d’une grande partie de ses effectifs, tout en indiquant conserver une équipe réduite chargée d’assurer le suivi et les mises à jour prévues. Le studio affirme que la feuille de route initiale reste maintenue, malgré des moyens désormais plus limités.
La disparition du site officiel vient toutefois accentuer les doutes. Depuis sa mise hors ligne, la page d’accueil se contente d’afficher « Site Unavailable », sans précision sur les raisons techniques ou sur un éventuel calendrier de rétablissement. À ce stade, le jeu demeure accessible et aucun arrêt des serveurs n’a été annoncé mais ce nouvel incident n’augure rien de bon pour la préservation du jeu.
Entre la chute de la fréquentation, les licenciements et cette interruption prolongée du site, Highguard apparaît fragilisé. Reste à savoir si le titre arrivera à remonter la pente.
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Roblox est devenu bien plus qu’un simple jeu en France – c’est carrément un phénomène générationnel. Des millions de joueurs se connectent quotidiennement dans le monde, et une bonne partie d’entre eux sont des enfants et ados français qui passent leurs après-midis à construire, jouer et sociabiliser dans cet univers virtuel massif. Au cœur de cette économie se trouve le Robux, la monnaie premium qui fait tourner toute la machine. Et soyons honnêtes : si vous ou vos enfants jouez sérieusement à Roblox, vous savez déjà que les Robux ne sont pas juste un petit plus sympa, mais presque une nécessité.
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Voilà le truc avec Roblox : techniquement, c’est gratuit. Vous pouvez télécharger l’application, créer un compte, et jouer à des milliers d’expériences sans dépenser un centime. Le problème ? L’expérience gratuite est volontairement limitée d’une manière qui rend le jeu difficile, surtout pour les jeunes qui se soucient de ce à quoi ressemble leur avatar(et ils s’en soucient vraiment).
Sans Robux, vous êtes coincés avec l’avatar de base qui crie « nouveau joueur sans argent » à tout le monde. Dans l’environnement social de Roblox, où l’apparence et les possessions virtuelles sont devenues des marqueurs de statut, c’est l’équivalent numérique de débarquer à l’école avec des vêtements démodés. Ça ne devrait pas avoir d’importance, mais pour un ado, ça en a énormément.
Les game pass, ces achats uniques qui débloquent des fonctionnalités premium dans des jeux spécifiques, ajoutent une autre couche. Votre enfant joue à « Adopt Me! » avec ses copains, et tout le monde a le pass VIP qui donne accès à des zones exclusives et des pets spéciaux, sauf lui ? Il risque d’en prendre un coup au moral. Et ces pass coûtent des Robux, donc ça s’accumule vite si on joue à plusieurs expériences différentes.
Parlons argent. Si vous achetez directement via Roblox, les taux de conversion ne sont pas exactement généreux. Ça semble correct jusqu’à ce que vous commenciez à regarder les prix dans la boutique : une tenue décente nécessite déjà pas mal de Robux, et les accessoires le plus en vogue coûtent encore plus cher. Votre pouvoir d’achat fond comme neige au soleil.
L’abonnement Premium donne des Robux mensuels plus quelques avantages, comme un bonus sur les achats futurs et l’accès au trading. Pour les familles françaises avec plusieurs enfants sur Roblox, ou des ados qui veulent garder leurs avatars à jour, les coûts s’accumulent rapidement. Soudain vous dépensez régulièrement pour que tout le monde soit content, et il semble toujours qu’il n’y ait jamais assez de Robux.
Sur Roblox, l’avatar c’est important. C’est la façon dont vous vous présentez dans chaque jeu, comment vos amis vous reconnaissent, et franchement, la façon dont les autres joueurs vous jugent instantanément. La plateforme a développé une hiérarchie sociale non officielle basée en partie sur l’apparence de votre avatar.
Les items Limiteds – ces objets rares qui ne peuvent être obtenus que via le système de trading – sont devenus des symboles de statut, certains valant des fortunes en Robux. Bien sûr, la plupart des joueurs ne chassent pas les Limiteds ultra-rares. Mais le simple fait de maintenir un avatar correctement habillé avec des vêtements à la mode, des accessoires cool, et peut-être quelques animations personnalisées nécessite un investissement régulier.
La boutique d’avatars contient des milliers d’items, avec de nouveaux ajoutés quotidiennement, et les tendances changent constamment. Ce qui était cool le mois dernier peut déjà sembler dépassé maintenant. C’est la fast fashion version numérique, et ça crée une demande constante en Robux frais pour rester dans le coup.
Il est maintenant temps d’évoquer les options pratiques disponibles. Acheter directement depuis Roblox fonctionne, mais ce n’est pas nécessairement la seule ou la meilleure option. La possibilité d’acheter des Robux via des plateformes alternatives peut offrir un meilleur rapport qualité-prix, surtout si vous achetez de plus grandes quantités ou cherchez des promotions.
Pour les parents qui gèrent des budgets familiaux, ou les ados qui utilisent leur argent de poche, trouver des moyens plus efficaces d’obtenir des Robux fait une vraie différence. Des plateformes comme Eldorado.gg offrent des marketplaces où les taux peuvent être plus favorables, et le processus est généralement direct et sécurisé. C’est particulièrement utile quand vous voulez faire des achats plus importants sans multiplier les petites transactions. Il convient toutefois de faire attention à quel acheteur vous achetez vos Robux.
Beaucoup d’expériences populaires offrent des serveurs privés qui nécessitent un abonnement mensuel en Robux. Ça vous permet ainsi qu’à vos amis de jouer sans joueurs aléatoires, ce qui peut être particulièrement intéressant dans les jeux de rôle ou quand des jeunes enfants veulent jouer sans être exposés à des comportements potentiellement problématiques d’autres joueurs. C’est d’ailleurs dans cette optique que le contrôle des visages par IA a récemment été adopté par la plateforme.
Pour les groupes d’amis qui jouent régulièrement ensemble, avoir un serveur privé transforme complètement l’expérience. Vous pouvez organiser des événements personnalisés, construire des choses sans interférence, et généralement avoir beaucoup plus de contrôle sur l’ambiance et les règles. Mais encore une fois, ça nécessite des Robux constants pour maintenir l’abonnement actif, ce qui s’ajoute aux autres dépenses.
Il y a un aspect positif souvent négligé : gérer un budget Robux enseigne aux enfants la gestion financière de manière ludique. Ils apprennent à prioriser leurs envies, à économiser pour des achats plus importants, et à gérer la frustration quand ils ne peuvent pas tout avoir immédiatement. C’est une leçon de vie déguisée en gaming, et franchement, c’est probablement plus efficace qu’un cours théorique sur la gestion d’argent.
Beaucoup de parents utilisent les Robux comme système de récompenses ou d’argent de poche digital. « Tu as eu de bonnes notes ? Voilà des Robux. » C’est un moyen qui fonctionne vraiment parce que c’est quelque chose que les enfants valorisent dans leur vie quotidienne.
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Activision a annoncé la fermeture définitive des serveurs de Call of Duty: Warzone Mobile le 17 avril prochain, marquant la fin d’un jeu mobile lancé en mars 2024 et progressivement abandonné depuis 2025.
Activision a confirmé que les serveurs de Call of Duty: Warzone Mobile seront mis hors ligne le 17 avril, soit environ deux mois après l’annonce officielle de l’arrêt du service. Le titre avait déjà été retiré des boutiques en mai 2025, à la suite de plusieurs changements majeurs, dont la fin du contenu saisonnier et des mises à jour de gameplay. Dans un communiqué, l’éditeur a salué l’implication des joueurs et des équipes de développement, soulignant que la passion et les retours de la communauté continuent d’influencer l’évolution globale de la franchise Call of Duty.
Lancé le 21 mars 2024, Call of Duty: Warzone Mobile n’aura existé qu’environ deux ans. Conçu pour transposer l’expérience battle royale de la série sur mobile, le jeu n’a finalement pas bénéficié d’un suivi sur la durée, conduisant à son arrêt progressif puis à sa fermeture définitive. Les joueurs mobiles peuvent désormais se tourner vers Call of Duty: Mobile, qui s’impose comme l’offre principale de la licence sur smartphones. Le jeu a récemment lancé sa première saison intitulée Abyss Glacial, disponible depuis le 14 janvier, avec de nouvelles récompenses et plusieurs événements, dont un crossover inspiré de Street Fighter.
Le titre propose également un mode Battle Royale, ainsi que des modes Zombies et Multijoueur, permettant aux anciens joueurs de Call of Duty: Warzone Mobile de retrouver certaines mécaniques emblématiques de la série.
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Associer Square Enix au visual novel horrifique n’est pas le premier réflexe qui vient à l’esprit. Pourtant, c’est sur ce pari aussi étrange qu’étonnant que le studio mise une seconde fois avec Paranormasight: The Mermaid’s Curse. Après Paranormasight: The Seven Mysteries of Honjo, sorti en 2023, l’éditeur propose de nouveau une enquête aux tonalités surnaturelles, profondément ancrée dans les légendes urbaines japonaises. Pas besoin d’avoir fait le premier opus pour profiter de cet épisode, rassurez-vous. Ici, on assiste à un mélange des genres avec des embranchements multiples, une ambiance oppressante ainsi que des mystères paranormaux. Le jeu invite le joueur à explorer une histoire aussi sombre que complexe où le moindre choix a des conséquences spectaculaires. Alors, cette nouvelle licence parvient-elle à transformer l’essai et à bousculer un genre souvent trop statique ? C’est ce que nous allons voir dans ce test de Paranormasight: The Mermaid’s Curse
Test réalisé sur PC à l’aide d’une version numérique envoyée par l’éditeur
Dès le lancement du jeu, ce dernier impose son identité inattendue grâce à une musique d’ouverture particulièrement frissonnante, qui installe immédiatement une atmosphère inquiétante. L’ambiance visuelle frappe tout autant : les personnages se détachent par de larges traits noirs, tandis qu’un léger grain brumeux évoque les estampes japonaises modernes et accentue le mystère. Cet aspect donne l’impression de regarder une vieille pellicule maudite, comme dans les vieux films d’horreur japonais, et le texte lui-même participe à ce malaise subtil que l’on prend plaisir à ressentir.
Ensuite vient l’histoire, qui se déroule sur l’île isolée de Kameshima, nichée dans la baie d’Ise, une région du Japon réputée pour ses légendes urbaines en tout genre, mais notamment celle concernant les sirènes. Yuza Minakuchi est un jeune ama diver, c’est-à-dire un plongeur en apnée, qui passe ses journées sous-marines avec son meilleur ami. Un jour, alors qu’il explore les profondeurs autour de son île, Yuza vit une expérience surnaturelle troublante : il fait face à une version inexplicable de lui-même sous l’eau. Cette vision, véritable présage des événements à venir, marque un tournant dans son existence. Cette simple rencontre semble déclencher une série de phénomènes étranges. L’île se retrouve prisonnière de malédictions toutes plus horribles les unes que les autres, plaçant ses habitants, dans un fragile équilibre entre la vie et la mort.

Face à ces événements relativement inquiétants, plusieurs personnages entament leur propre enquête : une jeune fille au passé mystérieux et des étrangers venant de loin aux motivations tout aussi énigmatiques. Leurs destins finissent par s’entremêler, chacun cherchant à sa manière à percer le secret des sirènes de l’île, ainsi que l’immortalité qu’elles pourraient offrir. Un mythe si ancien que, tout au long de l’histoire, de nouvelles informations viendront bousculer le récit.
Côté gameplay, le jeu repose principalement sur les dialogues entre les personnages, l’exploration de la base de données et de brèves phases d’enquête ponctuées de quiz basés sur les éléments appris. Cette alternance de mécaniques évite toute monotonie. De plus, un organigramme permet de naviguer entre les perspectives des personnages et les embranchements narratifs. Les choix du joueur sont décisifs : certains mènent à des fins défavorables, d’autres débloquent de nouvelles informations dans d’anciens dialogues, ouvrant des routes scénaristiques inédites. Plusieurs fins sont possibles, même si l’une d’elles reste la plus satisfaisante.

Par ailleurs, le jeu propose parfois des mécaniques de gameplay alternatives avec, par exemple, la plongée sous-marine de Yuza. Cette activité permet de sortir du gameplay classique de lecture et offre une parenthèse réconfortante et tranquille pour les joueurs. De plus, quelques petites énigmes bien pensées comme l’utilisation du miroir ou de la boîte, dont nous ne vous dirons pas l’utilité sous peine de spoiler, nous ont autant surpris que retourné le cerveau.
La durée de vie du jeu est comprise entre une dizaine et une quinzaine d’heures pour obtenir une première fin complète. Cette valeur peut augmenter jusqu’à une vingtaine d’heures pour découvrir les différentes fins ou obtenir l’ensemble des succès, dont ceux liés à la plongée sous-marine. L’ensemble reste maîtrisé, chaque phase de jeu et chaque retournement de situation arrivant au bon moment. Si le milieu accuse parfois un léger ralentissement, l’intrigue repart ensuite de plus belle. On s’interroge, on se renseigne et on cherche à tout prix à comprendre ces événements paranormaux.
Comme tout visual novel qui se respecte, Paranormasight: The Mermaid’s Curse s’adresse avant tout à un public de niche. Le genre est si particulier qu’il est capable d’en rebuter plus d’un, malgré l’histoire attrayante. Ici, pas de surenchère de mécaniques complexes : le gameplay se concentre presque exclusivement sur la lecture, l’observation et la déduction. L’interface met toutefois à disposition plusieurs outils pour accompagner le joueur, notamment une base de données très fournie regroupant l’ensemble des informations récoltées au fil de l’aventure.
Ces fichiers constituent le cœur du gameplay pour le joueur. On y passe de très longues minutes à relier les indices entre eux, même si leur abondance casse parfois le rythme de croisière du joueur. Malheureusement, toutes ces informations sont importantes à retenir pour avancer dans ce récit paranormal. Un oubli et toute l’histoire perdra de son sens. D’un autre côté, Paranormasight propose un système d’organigramme narratif. Ce dernier devient un autre outil indispensable pour le joueur. Il permet de naviguer entre les différents points de vue, au nombre de quatre, et de visualiser clairement les embranchements scénaristiques possibles ainsi que les conséquences de chacun.
À l’aide de la capacité Recollection, de nouveaux choix narratifs se déverrouillent, permettant de naviguer en avant ou en arrière dans l’histoire, pour mieux comprendre l’ambiance générale. Ces derniers se caractérisent par un encart en haut à gauche de l’écran où il est nécessaire d’appuyer sur une touche prédéfinie du clavier ou de la manette. Si celui-ci est raté, vous vous retrouverez bloqué pour avancer dans l’histoire. Il est donc impossible d’avancer bêtement sans faire attention à son environnement. Cet organigramme encourage donc l’expérimentation : certaines décisions mènent à des impasses à l’instant T ou à la mort d’un personnage. En revanche, le jeu ne propose aucune aide explicite en cas de blocage, un choix qui force le joueur à s’impliquer pleinement dans l’histoire, mais qui en frustrera plus d’un. Nous en avons fait l’expérience lors d’un chapitre où une heure s’est écoulée tant la logique ne semblait pas évidente.

L’interface se veut volontairement minimaliste. Jouable aussi bien à la manette qu’à la souris, le titre révèle toutefois une ergonomie plus naturelle avec cette dernière, notamment pour parcourir les nombreux documents. Les options typiques du visual novel sont présentes : réglage de la vitesse de lecture et choix de langues pour les textes, dont l’anglais bien évidemment. Toutefois, l’absence de doublage vocal se fait ressentir. Sans voice acting, toute la mise en scène repose sur le sound design et la direction artistique. Et notons toujours l’absence de la langue de Molière, ce qui mettra encore une fois la communauté française à l’écart.
De ce côté, le jeu impressionne par son identité visuelle. Inspirée des estampes japonaises, la direction artistique combine traits marqués, grain visuel constant et décors à 360° qui renforcent l’immersion. Les environnements semblent vivants, et la possibilité de regarder autour de soi installe une tension subtile, certains personnages pouvant apparaître hors du champ de vision immédiat. De nombreux sursauts ont ponctué notre aventure, et le jeu s’avère bien plus vivant qu’un simple visual novel statique : les plans bougent, les personnages se meuvent, les paupières clignent, ils réfléchissent et affichent des expressions dignes d’un Apollo Justice. Le tout est vivant et contraste très fortement avec les thèmes durs abordés. La bande-son, discrète mais précise, accompagne efficacement chaque situation. Bruitages, silences et musique travaillent en symbiose pour créer une atmosphère oppressante, angoissante, d’autant plus essentielle en l’absence de voix.

Paranormasight aborde enfin des thématiques sombres liées à la mort, aux malédictions et aux conséquences des choix humains. Sans tomber dans l’exagération la plus totale, le récit entretient un malaise constant, ponctué de rares moments de joie, notamment à travers le groupe d’amis de Yuza. Ce contraste renforce l’impact des révélations finales et participe à faire de cette expérience narrative un défi réussi, où l’ambiance prime autant que l’histoire elle-même. Un pari que Square Enix semble maîtriser.
L’histoire reste bien entendu le cœur du jeu dans Paranormasight: The Mermaid’s Curse. Tout est construit pour que chaque révélation maintienne une atmosphère oppressante et surnaturelle. Les événements sur l’île, les malédictions et les phénomènes paranormaux créent des scènes marquantes. L’histoire complexe pourrait néanmoins en perdre plus d’un. On avance dans une théorie avant de l’abandonner au profit d’une autre, plus à même de suivre la logique du récit. De nombreux termes et légendes s’entremêlent, ce qui peut désorienter le joueur, mais fait partie du charme des visual novels. Certaines informations présentes dans les Files du jeu, sont longues à assimiler ou à lire. Cela rend le milieu du jeu dans une phase creuse, où la motivation peut s’étioler avec le temps pour le joueur.

Cependant, on cherche malgré tout à comprendre l’origine de ces malédictions, le lien entre les personnages et les forces qui les dépassent, ce qui nous retient jusqu’à ce que nous explorions toutes les fins possibles du jeu. Pourtant, certains chapitres manquent de rythme et auraient mérité d’être remaniés, notamment ceux avec les personnages étrangers qui dénotent à première vue avec l’histoire du protagoniste principal. Or, cette critique change avec le temps lorsque tous les éléments s’assemblent pour ne former qu’une histoire complexe et complète.
Il faut reconnaître que l’écriture de Paranormasight excelle dans la mise en scène de l’intrigue, mais contrairement à certains visual novels, les conséquences de vos choix ne se traduisent pas toujours par une modification totale de l’histoire. Certaines décisions entraînent des mauvaises fins ou permettent de débloquer des embranchements supplémentaires, mais la trame principale reste la même du début à la fin. Cela peut frustrer les joueurs qui espéraient un contrôle total sur le récit, mais cette approche garantit que le mystère central demeure intact et que le fil narratif principal conserve sa tension jusqu’à la toute fin.
Paranormasight: The Mermaid’s Curse est une belle surprise pour les amateurs de visual novels horrifiques. Aussi angoissant qu’efficace, le scénario tiendra en haleine le joueur tout au long de l’histoire, mêlant mystère et tensions inattendues. Ponctué de quelques surprises, que ce soit scénaristiques ou des sursauts bienvenus, chaque choix guidera le joueur vers la véritable fin. Avec sa direction artistique proche des estampes japonaises et son sound design de qualité, le jeu saura séduire tant les néophytes que les habitués du genre. Attention toutefois, la lecture est un passage primordial, surtout dans la langue de Shakespeare. Un titre dont l’histoire est exigeante, mais qui fascine autant qu’elle nous met mal à l’aise. Un mélange qui se découvre avec patience et curiosité, même si la curiosité peut être un vilain défaut dans une île pleine de mystères.
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