Crimson Desert : on a testé les 3 persos, le dragon et le mécha, ultime preview avant le test



Créatrice de Little Nightmares (1 et 2), l’équipe de Tarsier Studios revient avec Reanimal un jeu assez proche Ave toujours de petits personnages face à des bestioles chelous dans un monde lugubre… Alors que c’est Supermassive Games qui s’était occupé de Little Nightmares 3, Tarsier Studios redresse la barre en proposant un nouvel univers avec leur patte bien à eux…
Loin de la joie colorée d’un LittleBigPlanet (oui c’est Tarsier aussi!) Renanimal nous met dans la peau (oh que oui…) d’un enfant mystérieux accompagné de sa soeur dans un monde aussi sombre qu’inquiétant… Très vite on découvre des cadavres… des hommes étranges et des peaux humaines qui rampent au sol… Miam.






On débute en contrôlant une barque dans un océan noir avec seulement quelques lueurs, quelques sons pour nous orienter. On dirige nos petits personnages (en solo ou en coop!) de manière fluide dans ce monde où les environnements semblent gigantesques par rapport à nous. La caméra est parfaitement gérée pour nous proposer à chaque instant des plans qu’on a tour de suite envie de capturer. Clic Clac. Que c’est beau (testé sur PS5). Glauque, mais beau… mais glauque.
Entre plate-forme et infiltration le jeu nous permettra aussi de vivre de belles phases d’actions à bord de véhicules ou bien en usant de projectiles. Le gameplay est souvent changeant et astucieux avec des mécaniques basées sur la coopération justement. L’ambiance joue aussi beaucoup sur l’émotion avec ce frère et cette soeur qui se protègent mutuellement et se parlent pour se guider. L’histoire se dévoile petit à petit à travers les différentes zones traversées. C’est très prenant et très intriguant…
De ces hordes de peaux humaines qui nous traquent en rampant au sol en passant par un oiseau zombie géant qui nous pourchasse ou bien une immersion dans une porcherie dégoutante… Le jeu est aussi vertigineux par ces dimensions de décors ou de personnages exagérées qu’oppressant dans certaines scènes d’intérieures (le cinéma… gloups…).





Si l’ambiance est immersive et l’histoire prenante, le challenge reste timide avec une progression sans jamais de réelle difficulté. Les mécanismes à résoudre sont plutôt simples et les scènes d’action très accessibles. C’est un peu dommage d’autant que le jeu se termine assez rapidement (moins de 5h). On aurait aimé plus dur, ou plus long en tous cas pour profiter davantage.
On travers cet enfer à tâtons dans un jeu qui joue beaucoup avec la lumière et l’obscurité. Nos personnages pourront user ou non de leur torche (ou briquet) et la lumière ou les ombres des décors joueront parfois un rôle. En tous cas, graphiquement cet aspect est superbement représenté.
Avec des thématiques axées sur la mort, la guerre, le malêtre animal, la violence faite aux enfants… on ne peut pas dire que Reanimal respire la joie de vivre, quoiqu’il en soit c’est un jeu cauchemardesque qui assume ses choix et qui propose un univers malgré tout attirant pour un chouette moment vidéoludique.
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Dans les jeux vidéo, souvent, il y a un moment où on va escalader quelque-chose… Dans Zelda, dans Assassin’s Creed, etc… on a tendance à grimper de manière assez bien fichue mais pas toujours de manière très réaliste. Avec Jusant dernièrement, The Climb en VR ou bien Peak en multi… des jeux s’orientent exclusivement sur le principe de l’escalade et avec des exploits réels comme on peut le voir avec des grimpeurs professionnels comme Alex Honnold ou le français Alain Robert, il y a sans doute un public de gamers pour cet activité sportive qui défie la gravité… Cairn est donc un jeu complètement axé sur l’escalade avec une approche artistique onirique. C’est le studio français The Game Bakers qui est aux manettes… Allez, on s’assure et on y va!

On incarne la jeune Aava, une alpiniste aguerrie bien décidée à défier le mont Kami. Un petit tuto en salle sur mur d’escalade nous permet de capter le système de jeu et on comprends que ça va être assez technique tout en étant finalement très accessible. A chacun son tour, on contrôle une jambe puis un bras, puis une autre jambe, etc… Le tout est de bien distinguer les meilleurs prises pour ce maintenir en place, ne pas trembler et surtout, ne pas lâcher prise…

Très vite face à la nature et de vrais murs rocheux à gravir, on comprends qu’il va falloir ruser, étudier le terrain, choisir la meilleure voie et… ne pas se précipiter. En effet, si on a parfois envie de rusher on comprend vite qu’il faut mieux, comme dans la réalité, prendre son temps et assurer sa progression. Et comme dans la réalité on peut se blesser ou même se tuer en tombant de trop haut. Il faut alors penser à poser des accroches assez souvent, mais là aussi il faudra bien le faire, en activant une touche au bon moment et avoir une accroche solide et sûre.
Car en effet, le jeu va loin dans l’approche avec un inventaire qui permet de se nourrir, de s’hydrater, de préparer son équipement, réparer, améliorer, etc… Penser à la magnésie pour l’adhérence et le repos de notre personnage car si elle est fatiguée elle sera plus fébrile et moins performante. Dans les bivouacs à certains endroits plats on pourra donc faire le plein pour aborder au mieux la façade à suivre…






Le jeu est vite grisant et on progresse de manière plus fluide. Le gameplay est efficace et les animations précises (on peut noter juste quelques bugs de collisions parfois au niveau des jambes notamment ou des mouvements un peu moins logiques mais rien de méchant).
Avec un fond de scénario relativement prenant, le jeu n’est donc pas qu’une succession bête de murs à escalader. L’ambiance est bien sentie avec des graphismes superbes (jeu testé sur PS5) et une DA aux petits oignons.

Cairn serait-il premier de cordée dans le genre? On pourrait bien l’affirmer. Le jeu est complet et propose une simulation d’escalade teintée d’imaginaire avec un gameplay efficace et addictif tout en gardant une bonne dose de technique (et de patience) nécessaire. Reposant, le jeu est parfait pour les casual gamers mais permet aussi de relever de sérieux défis pour les plus déterminés. Une belle surprise. Française. Cocorico.
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