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TEST de RESIDENT EVIL REQUIEM – La messe est dite!

11 mars 2026 à 18:22

Longtemps attendu par les fans de la saga, le dernier Resident EvilRequiem, est dispo depuis quelques semaines et il a déjà bien fait parlé de lui, et en bien! Voici notre avis sur cet opus (testé sur PS5) tout chaud et bien sanguinolent…

On rencontre d’abord la jeune analyste du FBI, Grace Ashcroft, qui va se retrouver menée par son enquête, dans un hôtel abandonné (enfin presque…). Une série de morts suspecte est à élucider et tout cela va la ramener également à son sombre passé…

Autre protagoniste bien connu, Léon est de la partie et va croiser la route de la jeune Grace pour ainsi nous proposer une aventure asymétrique dans laquelle on va un coup contrôler Léon, un coup contrôler Grace. Le gameplay de Grace est beaucoup plus axé sur l’infiltration, la survie et l’angoisse tandis que les phases avec Léon sont davantage orientées action.

Cette approche fonctionne à merveille et varie la progression avec une gestion de l’inventaire plus marquée chez Grace tandis qu’avec Léon on prend part à un défouloir bien plus direct et sans chichi!

Dans les deux cas, on peut choisir une caméra à la 1ère personne ou une caméra à la 3ème personne. Si la première solution est plus immersive, la deuxième permet de mieux appréhender son environnement et la condition de son personnage (c’est aussi un plaisir de contempler la superbe modélisation de nos deux héros).

Grace et Léon vivent donc leur aventure chacun de son côté avec certaines interactions mais toujours dans une intrigue qui propose un rythme efficace et des passages de relais cohérents et bien sentis.

Gore à souhait, le jeu est splendide visuellement et servie par une bande son de premier ordre également. On ressent le mouvement d’une créature à l’étage du dessus ou bien l’approche d’un zombie dans un couloir. La longue phase avec Grace dans l’hôtel est un bijou de game design (et de level design). Tout est bien ajusté pour nous permettre de réussir notre progression qui implique toujours de trouver des objets mais aussi des munitions, du soin, etc… Le plan de l’environnement est essentiel pour s’y retrouver et la position des monstres (qui peut évoluer) est toujours à bien prendre en compte.

Armée d’un couteau usé ou bien d’un pistolet, Grace devra forcément se frotter aux ennemis malgré une puissance plus faible que Léon. Mais elle peut, elle aussi, profiter du Requiem, ce flingue dévastateur qui permettra d’éliminer les ennemis les plus récalcitrants. D’ailleurs, ces ennemis sont variés avec des approches originales : le patient aveugle qui se débat avec sa perche de perfusion, les hystériques qui joue de la tronçonneuse ou bien les médecins équipés de lames gigantesques… sans compter certains gros ennemis qui débarquent de nulle part et dont on vous laisser avec plaisir la surprise…

Il y aurait beaucoup à dire sur Resident Evil Requiem mais c’est à vous de le découvrir maintenant. Le jeu mise pas mal sur le fan-service avec beaucoup de références aux premiers opus. Sa technique lui permet d’aller plus loin dans l’immersion avec un gameplay qu’on connait mais qui est sublimé. On en redemande à la fin mais on ne peut que saluer le travail des développeurs sur un titre qui se place haut dans le top de la saga.

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TEST de GOD OF WAR: SONS OF SPARTA – Baby Kratos!

10 mars 2026 à 08:52

Un nouveau jeu God of War a débarqué sur PS5 dernièrement mais pas sous la forme qu’on connait. En effet, God of War : Sons of Sparta est une sorte de Metroidvania réalisé par le studio Mega Cat Games à qui on doit notamment Into The Pit…

Le titre était annonciateur, cet épisode nous met dans la peau d’un tout jeune Kratos qui va évoluer avec son frère Deimos et tout cela est joliment amorcé par la voix d’un vieux Kratos qui raconte l’histoire à sa fille Calliope. Le décor est planté.

Les frangins vont devoir retrouver leur ami Vasilis, jeune soldat disparu récemment. Ce sera le prétexte pour sortir de Sparte (et y revenir souvent) afin de se frotter à de méchantes créatures et autres ennemis dans des contrées plus sauvages…

Le jeu en scrolling 2D est plutôt joli avec des animations fluides et une ambiance sympathique le tout dans un esprit old-school qu’on aime (enfin, certains n’aimeront pas…). On est bien sûr très loin des God of War habituels mais c’est une approche qui change tout en restant dans l’univers.

Même si on profite de dialogues avec différents personnages dans l’aventure qui veut dérouler une histoire, tout cela reste un peu timide et on est plutôt sur une phase d’initiation de nos deux protagonistes à la recherche du devoir et de l’honneur.

Toujours est-il qu’on s’amuse pas mal dans le jeu avec néanmoins des références à la saga en ce qui concerne les combats même si ici Kratos use d’autres armes : une lance et un bouclier, mais aussi une fronde par exemple. Le genre du jeu oblige aussi à des confrontations moins techniques, plus simplistes et aléatoires. C’est même parfois un peu frustrant face à certains ennemis et même les boss qui manquent un peu d’originalité dans la manière de combattre. L’IA approximative des ennemis n’aide en rien…

Même si Kratos peut faire évoluer ses capacités, ça n’est jamais transcendant et même les phases d’exploration restent un peu trop classiques et limités avec des mécanismes simples et des allers et retours incessants. Pourtant, les pouvoirs magiques offerts par l’Olympe était une idée qui aurait méritée d’être plus présente.

Autre frustration, celle du mode coop local 2 joueurs annoncé qui est en fait disponible après avoir terminé une fois le jeu en solo. Une aberration…

Techniquement limité voire vieillot, le jeu partait sur une bonne intention au niveau de la direction artistique notamment mais on sent un manque d’ambition et de prise de risque avec, certes, un sympathique Metroidvania mais qui n’est pas à la hauteur de la saga.

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TEST de FEAR THE TIMELOOP – un survival-horror intriguant prisonnier de sa boucle…

9 mars 2026 à 18:23

Pris au piège dans un hôpital envahi par des zombies et assiégé par une mystérieuse secte, un shérif blessé tente de comprendre ce qui se passe… avec seulement quinze minutes avant que le temps ne recommence. Sur le papier, Fear the Timeloop propose une idée originale mêlant survival-horror et boucle temporelle. Mais derrière ce concept intriguant, l’exécution peine encore à convaincre

Un hôpital assiégé et une étrange boucle temporelle

Dans Fear the Timeloop, le joueur incarne un shérif grièvement blessé qui se réveille dans un hôpital plongé dans le chaos. Les couloirs sont déserts, les lumières vacillent, et très vite la situation devient claire : les lieux sont envahis par des morts-vivants. Comme si cela ne suffisait pas, une secte mystérieuse semble également avoir pris le bâtiment d’assaut.

L’ambiance cherche clairement à installer une tension permanente. L’hôpital devient un espace fermé, labyrinthique, où chaque porte peut mener vers une nouvelle menace. Mais la véritable particularité du jeu réside dans sa mécanique principale : une boucle temporelle de quinze minutes.

À chaque cycle, le temps se réinitialise et le joueur revient au point de départ. L’idée est alors d’explorer l’hôpital, de comprendre ce qui s’y déroule et de progresser dans l’histoire en exploitant les informations découvertes lors des boucles précédentes.

Sur le papier, le concept est prometteur. Il suggère une progression basée sur l’observation, l’expérimentation et la mémorisation de l’environnement. Mais une fois la manette en main, l’expérience se révèle plus hésitante.

Une présentation inégale entre hommage et manque de finition

Visuellement, Fear the Timeloop semble vouloir s’inscrire le survival horror moderne, Resident Evil 2 remake en tête.

Cependant, la réalisation technique peine à soutenir cette ambition. Les graphismes apparaissent souvent brouillons, avec un aliasing très visible qui rend les contours instables et les décors parfois difficiles à lire. L’image manque de netteté et certaines textures donnent une impression de finition incomplète.

Les chutes de framerate viennent également perturber l’expérience. Dans un genre qui repose beaucoup sur la tension et l’immersion, ces ralentissements rappellent rapidement les limites techniques du projet.

Malgré ces défauts, l’univers du jeu possède un certain potentiel. Le mélange entre zombies et secte mystérieuse évoque parfois l’atmosphère du film The Void, avec cette sensation d’être enfermé dans un lieu isolé où quelque chose de profondément anormal est en train de se produire.

Du côté sonore, l’ambiance fonctionne plutôt bien. Les bruits d’environnement, les silences pesants et certains effets sonores participent à installer une tension constante dans les couloirs de l’hôpital. Sans être exceptionnel, l’habillage sonore contribue à renforcer l’atmosphère inquiétante du jeu.

Mais dans l’ensemble, la présentation laisse souvent l’impression d’un titre en cours de finition. Comme si le projet était en early access.

Une boucle temporelle intéressante… mais parfois confuse

Si le jeu se présente comme un TPS horrifique où l’on tire sur des zombies, le cœur du gameplay repose sur la mécanique de boucle temporelle. Le joueur dispose de quinze minutes pour agir avant que le temps ne recommence. Pendant ce laps de temps, il est possible d’explorer différentes zones de l’hôpital et de découvrir des indices sur ce qui s’est passé dans les lieux. Certaines portes ne peuvent être ouvertes qu’à un certain moment du cycle. D’autres situations obligent à choisir entre deux chemins, ce qui implique de recommencer une boucle pour explorer l’autre possibilité.

Sur le principe, cette structure encourage l’expérimentation et la curiosité. Chaque tentative permet théoriquement d’apprendre quelque chose de nouveau sur l’environnement ou sur la progression possible. Mais dans la pratique, le système reste parfois difficile à appréhender. Le jeu explique peu ses mécaniques et il n’est pas toujours évident de comprendre ce que l’on doit faire pour progresser.

Cette opacité donne l’impression de tourner en rond, surtout lors des premières heures. Le concept de boucle temporelle, qui devrait être le moteur de l’expérience, devient alors une source de frustration.

On peut même avoir le sentiment que ce système sert à masquer un contenu limité. La répétition des cycles donne l’impression que la boucle temporelle agit comme un cache-misère pour un jeu qui se voulait peut-être trop ambitieux. D’autant que l’expérience semble relativement courte une fois son fonctionnement compris.

Une idée intéressante qui demande encore du temps

Après quelques heures passées dans Fear the Timeloop, le bilan reste contrasté. Je vais être honnête, je n’ai pas aimé l’expérience.

Le jeu possède indéniablement de bonnes idées. Son concept de boucle temporelle appliqué à un survival-horror est original. Mais entre une réalisation technique fragile, un gameplay parfois difficile à comprendre et une expérience qui semble encore limitée, le titre donne surtout l’impression d’un projet pas totalement abouti.

La bonne nouvelle, c’est que les développeurs suivent activement le jeu. Plusieurs correctifs ont déjà été publiés depuis sa sortie, ce qui laisse espérer des améliorations dans les mois à venir.

Pour l’instant, Fear the Timeloop apparaît donc comme une expérience intéressante mais imparfaite, qui pourrait gagner en cohérence et en finition avec le temps. Un jeu qui mérite peut-être d’être redécouvert dans quelques mois, lorsque sa boucle aura eu l’occasion de se perfectionner.

Test réalisé par Florian

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