Des Iraniens ont de nouveau manifesté contre le pouvoir dans la nuit, des ONG dénonçant dimanche dans le pays privé d'internet un "massacre" des forces de l'ordre pour mettre fin à une contestation inédite depuis trois ans.
La Jordanie a indiqué dimanche avoir participé aux nouvelles frappes menées par les Etats-Unis en Syrie contre le groupe jihadiste Etat islamique, en réponse à une attaque ayant coûté la vie à trois Américains en décembre.
Le drapeau de la République islamique d'Iran a brièvement été remplacé par un drapeau de l'ancien régime monarchique au fronton de l'ambassade iranienne à Londres par un manifestant lors d'un rassemblement samedi de plusieurs centaines de personnes en soutien au mouvement en cours dans le pays.
"Démocratie pour l'Iran, roi Reza Pahlavi. Justice pour l'Iran" ont chanté les manifestants, en brandissant des drapeaux en lien avec l'ancienne monarchie iranienne, renversée par la révolution islamique de 1979. Qui est-il ?
Les forces syriennes ont évacué plus de 400 combattants kurdes du dernier quartier d'Alep, dans le nord de la Syrie, vers la zone autonome kurde, et arrêté 300 autres Kurdes.
Dirigées par les Kurdes, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont accepté dimanche d'évacuer leurs combattants des deux quartiers d'Alep où ils étaient retranchés, après plusieurs jours de combats meurtriers contre les forces gouvernementales. Les autorités syriennes avaient affirmé la veille avoir constaté leur reddition.
Dans un communiqué publié samedi sur X, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a expliqué avoir mené, "en collaboration avec des forces partenaires, des frappes à grande échelle contre plusieurs cibles du groupe État islamique à travers la Syrie.
Les troubles se sont poursuivis pendant la nuit à huis clos, internet étant totalement coupé dans le pays. Les médias officiels ont déclaré qu'un bâtiment municipal avait été incendié à Karaj, à l'ouest de Téhéran, et ont accusé des "émeutiers". La télévision d'État a diffusé des images de funérailles de membres des forces de sécurité tués, selon elle, lors de manifestations dans les villes de Shiraz, Qom et Hamedan.
Selon l'ONG Iran Human Rights, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d'autres ont été blessés à travers le pays depuis le début, fin décembre, de la contestation, initialement liée au coût de la vie.
Après plusieurs jours de combats meurtriers et l'échec d'un accord de cessez-le-feu, l'armée syrienne a dit samedi avoir pris le contrôle du quartier de Cheikh Maqsoud à Alep et en avoir chassé les combattants kurdes. Un couvre-feu, décrété dans six quartiers, reste en vigueur. Les précisions de Diana Alboz, correspondante de France 24 à Damas.
Alors que les manifestations se poursuivent en Iran et que la répression a fait plusieurs dizaines de morts, l'Amérique de Donald Trump devrait-elle intervenir comme elle l'a fait au Venezuela? C'est ce que réclame le fils de l'ancien chah d'Iran en exil. On en parle avec le chercheur David Rigoulet-Roze.
Alors que l'armée syrienne affirme samedi avoir repris le contrôle du dernier quartier kurde d'Alep, théâtre de combats avec des forces kurdes depuis mardi, ces dernières démentent cette version. Ces affrontements, liés aux tensions entre le gouvernement central et cette minorité, ont poussé des dizaines de milliers de civils à fuir. L'ONU évoque au moins 30 000 familles déplacées.
Les alentours des quartiers kurdes du nord d’Alep ont été le théâtre de violents combats entre les groupes kurdes et les forces du gouvernement syrien cette semaine. Les habitants tentent de fuir au milieu d’adversaires qui se battent maison par maison. Vendredi 9 janvier, les quartiers de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh auraient été en partie évacués par les groupes kurdes.
Plusieurs internautes aux positions proches du pouvoir iranien contestent l’importance ou même la réalité des manifestations antigouvernementales en Iran. Selon eux, des vidéos des manifestations auraient été générées par intelligence artificielle ou révéleraient en réalité une faible participation. Contrairement à ce qu’ils affirment, des manifestations de grande ampleur ont bien eu lieu dans de nombreuses villes du pays ce jeudi soir.
Les autorités syriennes ont appelé vendredi à l'évacuation d'un quartier de la ville d'Alep dans le nord de la Syrie, où sont retranchés des combattants kurdes. L'armée a annoncé la reprise des bombardements malgré l'annonce quelques heures plus tôt d'un cessez-le-feu dans la ville. Les Kurdes ont de leur côté refusé de quitter Alep, se disant attachés à respecter les accords conclus en mars avec Damas.
L'Egypte est l'un des derniers pays au monde à appliquer la peine de prison pour dettes. Les principales victimes sont les "gharimat" : des femmes veuves ou divorcées en difficulté financière, qui ont été contraintes de s'endetter. Face à l'exploitation de ces femmes - souvent des mères veuves ou célibataires - par des créanciers peu scrupuleux, des associations tentent de les aider à parvenir à l’autonomie financière.
Le porte-parole de la Défense civile de Gaza a annoncé jeudi qu'un total de 13personnes avaient été tuées dans diverses frappes israéliennes sur la bande de Gaza, confirmation que le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre reste des plus précaires.
De grandes manifestations ont lieu dans plusieurs villes en Iran, y compris dans la capitale Téhéran. C'est la douzième nuit consécutive de troubles déclenchée par la crise économique qui frappe le pays. Le groupe de surveillance d'Internet NetBlocks a signalé une "coupure nationale".
Après trois jours de combats meurtriers entre troupes gouvernementales syriennes et forces kurdes à Alep, Damas a annoncé vendredi matin un cessez-le-feu pour permettre aux combattants kurdes de quitter la deuxième ville de Syrie.
En Iran, la contestation ne faiblit pas malgré la répression du régime. Des manifestations ont lieu dans une cinquantaine de villes. Le président Pezeshkian a ordonné hier aux forces de l’ordre de ne pas s’en prendre aux manifestants, selon l’agence de presse Mehr.
Aidarous al-Zoubaidi, le chef des séparatistes du Yémen, qui ont essayé de s'emparer de nouveaux territoires dans le sud du pays, a fui aux Émirats arabes unis, a affirmé jeudi la coalition dirigée par l'Arabie saoudite. Une situation qui pourrait encore accentuer les tensions entre les deux voisins du Golfe.