Le Hamas s'est dit prêt mercredi à un "transfert complet de la gouvernance de la bande de Gaza, dans tous les domaines", au Comité national pour l'administration du territoire palestinien, "tout en œuvrant ensuite à la réussite de son travail".
En Iran, après 20 jours de coupure, Internet redevient accessible, même si les limitations restent nombreuses. Donald Trump laisse planer la menace d'une action militaire contre le pays avec le déploiement d'une force navale américaine dans le Golfe. Il a averti ce mercredi Téhéran que "le temps était compté" avant une attaque, après le refus du pouvoir iranien, secoué par un vaste mouvement de contestation réprimé dans le sang, de négocier sous la menace américaine.
Alors que le plan de paix de Donald Trump pour Gaza est censé entrer dans sa deuxième phase avec le retour de la dépouille du dernier otage israélien, Benjamin Netanyahu a affirmé mardi rejeter toute idée d’un État palestinien dans l’enclave et ne se concentrer que sur le désarmement du Hamas, ce qui est loin d’être acquis. Quel avenir a encore cet accord diplomatique négocié en septembre dernier ?
Que vont devenir les prisons que les Kurdes contrôlaient et où sont détenus des milliers de jihadistes ? On en parle avec Adel Bakawan, directeur de l'Institut Européen pour les Études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Avec l'arrivée du porte-avion Abraham Lincoln dans le golfe Persique, la menace d'une intervention américaine se fait plus pressante. Le pouvoir iranien pourra-t-il négocier ? On va plus loin avec Patricia Allémonière, Karim Yahiaoui et Matthieu Mabin à Washington.
Alors que le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé dans le golfe Persique, Donald Trump a affirmé, mardi, que l'Iran "voulait passer un accord" avec les États-Unis. Mais selon l'influent sénateur républicain Lindsey Graham, qui a parlé au président ces derniers jours, "l'objectif est de mettre fin au régime".
Cela fait plusieurs semaines que le président américain envisage des représailles contre l'Iran. Il y a plusieurs heures déjà, une armada est entrée dans le Golfe persique. Dans la foulée, Donald Trump affirmait que le pouvoir iranien recherchait le dialogue, tout en laissant planer la menace d'une action militaire.
A noter : un bug technique a fait apparaître trois fois la même image concernant les trois destroyers américains.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exclu, mardi, toute reconstruction de la bande de Gaza tant que deux missions n'auront pas été remplies : "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza en éliminant les armes et les tunnels". L'organisation islamiste a jusqu'à présent refusé de déposer les armes aux conditions posées par Israël.
Le bilan du massacre du régime iranien pourrait atteindre des dizaines de milliers de morts selon Mai Sato, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour l’Iran, et cela rien que pour les 8 et 9 janvier derniers. C’est dix fois plus que le chiffre communiqué par Téhéran qui évoque 3117 morts. Le décompte des victimes est très difficile notamment parce qu’internet est coupé depuis le 12 janvier dans le pays. Donald Trump avait laissé entendre qu’une intervention militaire était imminente, et s'est félicité ce mardi de l’arrivée du porte-avions Abraham Lincoln et de son escorte près de l'Iran. Téhéran a réagi et mis en garde Washington contre une intervention. Quel est le message de Trump alors qu’une armada est déployée près de l’Iran ? Les États-Unis doivent-ils intervenir militairement ?
Le 12 janvier, des manifestations de soutien au régime des mollahs ont eu lieu à travers tout l'Iran. Les médias iraniens ont affirmé que "trois millions" de personnes s’étaient rassemblées dans la capitale Téhéran. Mais notre analyse montre que ce chiffre est surestimé.
Dans une déclaration commune publiée mardi, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Allemagne ont salué la prolongation de 15 jours du cessez-le-feu entre l'armée syrienne et les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie. Les quatre pays ont exhorté toutes les parties à conclure un cessez-le-feu permanent.
Après l'identification du corps de Ran Gvili, dernier captif dans la bande de Gaza, Israël a ramené tous les otages, a annoncé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Les émissaires du président américain Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff ont exhorté le Premier ministre Netanyahu à rouvrir le passage de Rafah, fermé depuis mai 2024, sans attendre la restitution de la dépouille de Ran Gvili. Ce poste-frontière est un point d'entrée essentiel de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.
Dans le cadre du plan de paix de Donald Trump, le gouvernement israélien a accepté une "réouverture limitée" du passage frontalier de Rafah "aux piétons et soumise à un mécanisme d'inspection israélien complet", sans en préciser la date. Elle reste conditionnée à la restitution de la dépouille du dernier otage israélien retenu à Gaza, Ran Gvili.
L'armée syrienne a indiqué dimanche avoir ouvert un corridor humanitaire vers Kobané. Des déplacés fuyant des affrontements ont récemment afflué dans cette ville à majorité kurde du nord de la Syrie, où un convoi de l'ONU est arrivé pour fournir une "aide vitale" aux déplacés. Cette annonce intervient au lendemain de la prolongation de quinze jours d'un cessez-le-feu entre Damas et les forces kurdes.
À Raqqa, dans le nord de la Syrie, la reprise de contrôle par Damas après le retrait des Forces démocratiques syriennes laisse ses traces. Le pont principal sur l’Euphrate a été bombardé lors des combats récents, entravant la circulation entre les deux rives de la ville. Pour les habitants, ces destructions rallongent les trajets, augmentent les coûts et compliquent encore un quotidien déjà marqué par des années de guerre et de changements d’autorité. Reportage de Dana Alboz et Hussam Hammoud, récit de Nicolas Chamontin.
Le gouvernement syrien et les forces kurdes ont prolongé samedi leur cessez-le-feu de 15 jours, Damas affirmant que la mesure visait à faciliter le transfert par les États-Unis de détenus du groupe Etat islamique (EI) de Syrie en Irak. Précisiosn de Marie-Charlotte Roupie, correspondante de France 24 à Qamishli.
Le cessez-le-feu de quatre jours entre le gouvernement syrien et les forces kurdes, qui a expiré samedi soir, a été prolongé de 15 jours, ont annoncé les deux parties, offrant ainsi un répit dans un contexte de tensions croissantes. Récit de Nicolas Chamontin.
En Iran, les autorités disent avoir "le doigt sur la gâchette" alors que Donald Trump laisse planer le doute sur une éventuelle intervention dans le pays. Pression américaine en lien avec la répression sanglante du mouvement de contestation dont on ne connaît toujours pas la véritable ampleur en raison du black-out qui se poursuit. La journaliste Delphine Minoui, spécialiste du Moyen-Orient et romancière franco-iranienne, était l'Invitée d'Au Cœur de l'Info.
Le siège de la ville syrienne à majorité kurde de Kobané "doit être levé immédiatement", a déclaré samedi la coprésidente du Parti de l'égalité et de la démocratie des peuples (DEM), une formation turque prokurde. Elle dénonce une "tragédie humanitaire" dans cette localité frontalière de la Turquie et encerclée par l'armée syrienne.
Quel avenir pour le cessez-le-feu conclu il y a deux semaines après d'intenses combats entre l'armée syrienne et des combattants kurdes dans le nord-est de la Syrie ? Négocié par les États-Unis, il expire aujourd'hui. Les combattants kurdes sont pour l'instant retranchés dans trois localités situées à l’extrémité nord du territoire : Kobané, Hassaké et Qamishli. Précisions de Marie-Charlotte Roupie, correspondante régionale de France 24 et envoyée spéciale en Syrie.
Les États-Unis semblent maintenir la pression sur l'Iran. Alors que la perspective d'une intervention militaire semblait s'être éloignée, le président Donald Trump a affirmé jeudi qu'une "armada navale américaine" était en route pour le Golfe. Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.
Des Européens figurent parmi les détenus de haut rang de l'organisation État islamique (EI) que les États-Unis ont transférés de Syrie vers l'Irak voisin, qui a réclamé vendredi leur rapatriement dans leurs pays d'origine. Récit de Nicolas Chamontin et Yinka Oyetade.
Téhéran considèrera toute attaque "comme une guerre totale à notre encontre", a déclaré vendredi un haut responsable iranien, avant l'arrivée, entre autres, de navires de l'armée américaine au Moyen-Orient. Précisions de Siavosh Ghazi, correspondant de RFI et France 24 à Téhéran.