Depuis le cessez-le-feu instauré en octobre, un calme précaire règne dans l’enclave palestinienne dévastée par deux années de guerre. Quelques commerces ont rouvert mais les bombardements israéliens n’ont pas totalement cessé à Gaza et la majorité des deux millions d’habitants vivent dans des abris de fortune. Témoignages.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est rendu à Damas jeudi pour y rencontrer son homologue syrien et évoquer la question de la lutte antiterroriste, mais aussi les tensions avec les Kurdes dans le nord du pays, et la crainte d'une escalade entre les États-Unis et l'Iran.
Une vidéo largement diffusée le 22 janvier montre un combattant kurde se filmer devant 21 corps, après l’évacuation d’une prison à Kobané en Syrie. Les Forces démocratiques syriennes reconnaissent l’authenticité des images, mais estiment que les personnes tuées se sont battues. Ce que contredit notre Observateur, sorti de la même prison.
Des discussions très attendues auront lieu vendredi à Oman entre l'Iran et les États-Unis, Téhéran et l'administration Trump ayant confirmé la tenue de cette rencontre initialement prévue en Turquie. Toutefois, celles-ci semblent mal engagées, la République islamique souhaitant qu'elles ne portent que sur le nucléaire iranien, tandis que Washington insiste pour qu'elles incluent son programme de missiles balistiques.
Une vaste affaire de contrebande au profit du Hamas secoue Israël. Une dizaine de suspects, parmi lesquels des réservistes de l'armée, ont été inculpés après l'introduction en contrebande de marchandises dans la bande de Gaza, pour un butin estimé à plusieurs centaines de milliers d'euros.
Des bombardements israéliens ont fait mercredi 24 morts selon les services de santé, dans une nouvelle violation du fragile cessez-le-feu, trois jours après la réouverture du poste frontalier de Rafah avec l'Égypte. L'armée affirme avoir riposté à des tirs et tué plusieurs combattants palestiniens.
De nombreuses fausses images circulent sur les réseaux sociaux, profitant du contexte de tensions grandissantes entre les États-Unis et l’Iran, avec en toile de fond le nucléaire iranien.
Selon une source régionale à Reuters, Téhéran souhaiterait que les négociations avec les États-Unis prévues vendredi se tiennent à Oman plutôt qu'en Turquie. Selon la même source, les Iraniens souhaiteraient aussi "seulement discuter avec Washington du dossier nucléaire, alors que les États-Unis veulent évoquer d'autres questions".
En Syrie, l'Histoire s'est accélérée ces dernières semaines dans le sillage de l'offensive de Damas contre les Kurdes. Il y a eu ce nouvel accord de cessez-le-feu signé vendredi dernier et l'entrée des hommes de Damas dans Hassaké ces dernières heures. Mais derrière les images, beaucoup de questions encore en suspens sur la place de des Kurdes dans cette nouvelle Syrie, mais aussi sur le sort des milliers d'anciens combattants djihadistes.
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, des frappes israéliennes continuent de toucher la bande de Gaza. La population tente de survivre dans des conditions très précaires, que l’hiver a aggravées : les pluies ont inondé de nombreux abris et le froid a déjà causé la mort d’au moins dix enfants, faute de chauffage ou de vêtements adaptés. Des ONG comme celle d'Ismaïl al‑Khalili aident comme elles peuvent les Gazaouis.
Les forces gouvernementales syriennes se sont déployées lundi à Hassaké, bastion kurde, en application d’un accord intégrant les autorités kurdes à l'État. Elles ont également commencé à se placer autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep.
En Iran, la pression diplomatique s'accentue sur la République islamique après la sanglante répression des manifestations de janvier. Le président iranien "ordonne" des pourparlers avec les Etats-Unis. Donald Trump a déclaré hier espérer conclure un accord.
Le Wall Street Journal révèle que deux mois avant la décision américaine de vendre des puces informatiques ultra-perfectionnées aux Émirats arabes unis, un accord secret avait été conclu entre le clan Trump et un conglomérat émirati. À la manœuvre côté émirati, Tahnoun ben Zayed al-Nahyan, frère du président Mohammed ben Zayed al-Nahyane.
Le destin de l’Iran semble entre les mains de deux hommes : Donald Trump et Ali Khamenei. Le président américain et le Guide suprême iranien s’échangent menaces et invectives, alors que des millions d’Iraniens viennent de vivre une répression sanglante de leur révolte et se demandent où est passé la promesse américaine de punir la République islamique pour les meurtres de milliers de manifestants. Désormais, les discussions entre Washington et Téhéran portent sur le nucléaire. Parlons-en avec Armin Arefi, grand reporter au Point et spécialiste du Proche et Moyen-Orient, Karim Yayahoui, grand reporter à France 24, et Anthony Samrani, co-rédacteur en chef de L’Orient-Le Jour.
La justice irakienne a annoncé, lundi, avoir ouvert des enquêtes sur plus de 1 300 détenus membres de l’organisation État islamique transférés depuis la Syrie. Ils font partie des quelque 7 000 jihadistes présumés auparavant détenus par les forces kurdes syriennes et que l’armée américaine a dit vouloir transférer en Irak.
Alors que le passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Égypte, fermé depuis mai 2024, a rouvert lundi dans les deux sens sous de très strictes conditions, des patients palestiniens, malades ou blessés de guerre, ont commencé à arriver du côté égyptien.
L'émissaire américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi devraient se rencontrer vendredi à Istanbul pour discuter d'un éventuel accord nucléaire, a rapporté lundi le site Axios en citant deux sources proches du dossier. Un peu plus tôt, le président iranien Massoud Pezeshkian avait demandé l'ouverture de pourparlers sur le nucléaire avec Washington, selon l'agence de presse iranienne Fars. Voici le fil du 2 février 2026.
Damas et les responsables kurdes sont parvenus à un accord qui doit être mis en œuvre lundi : une "force de sécurité intérieure limitée" doit entrer dans certains secteurs de Hassaké et Qamichli. En conséquence, les forces de sécurité kurdes ont instauré un couvre-feu dans ces deux villes de la zone kurde, entre 6 h et 18 h, lundi et mardi.
L'ayatollah Ali Khamenei a assuré dimanche que toute attaque américaine contre son pays déclencherait "une guerre régionale". De son côté, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a annoncé que l'Iran considère désormais comme "groupes terroristes" les armées européennes après la décision de l'UE de désigner les Gardiens de la révolution "organisation terroriste".
En Syrie, l'accord trouvé entre le gouvernement et les FDS prévoit l'intégration progressive des forces kurdes et de leur administration au sein du nouvel Etat syrien. La reconquête fulgurante du territoire par les forces d'Ahmad al-Chaara est un véritable coup d'arrêt aux espoirs d'autonomie des Kurdes. Kendal Nezan, président de l'Institut kurde de Paris, dénonce un "lâchage" par les Américains des Kurdes, pourtant fers de lance de la lutte contre l'organisation Etat islamique, il y a 10 ans.
L'État hébreu a annoncé dimanche la fin prochaine des activités de Médecins sans frontières (MSF) dans la bande de Gaza, après le refus de l'ONG internationale de fournir la liste détaillée de ses employés palestiniens. MSF dénonce "un prétexte pour empêcher l'aide humanitaire" dans le territoire palestinien.
Israël a annoncé la réouverture, dimanche, du point de passage de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza. Ce principal point d'entrée et de sortie entre la bande de Gaza et le monde extérieur était fermé quasiment hermétiquement depuis mai 2024. Cette réouverture sera dans un premier temps "limitée au passage des habitants", selon l'État hébreu.
Donald Trump a dit dimanche espérer conclure un accord avec l'Iran après une mise en garde du guide suprême iranien Ali Khamenei sur le risque d'une "guerre régionale" si les États-Unis mettaient à exécution leur menace d'intervention militaire. Plus tôt, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a classé "groupes terroristes" les armées européennes. Voici le fil du 1er février 2026.
L'État hébreu constate une nette détérioration de la santé mentale des Israéliens. En cause, les répercussions internes de la guerre de Gaza, la plus longue menée par le pays. Décryptage.