En réponse aux frappes du Hezbollah menées par solidarité avec l'Iran, Israël a attaqué le Liban lundi. Des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement armé chiite pro-iranien, et sur le sud du pays ont contraint de nombreux habitants à fuir sur les routes. Récit en images.
Le premier ministre libanais a interdit lundi "toute activité militaire du Hezbollah" et lui a demandé de remettre ses armes à l'État, alors que l'organisation pro-iranienne a lancé des roquettes sur Israël et entraîné le pays dans le conflit. Au troisième jour de l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran, Israël mène désormais des frappes contre le Liban, tout en poursuivant ses frappes "à grande échelle" sur Téhéran. Suivez notre direct.
Israël a mené des frappes sur le Liban, dans la nuit de dimanche à lundi, en riposte aux tirs de projectiles du Hezbollah. L'armée israélienne dit avoir visé "des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah". Selon le ministère libanais, les frappes ont fait au moins 31 morts et 149 blessés.
Dimanche, de puissantes détonations ont été entendues dans et autour de Téhéran, le Pentagone assure avoir détruit le QG des Gardiens de la Révolution. En réponse, la République islamique a lancé une nouvelle salve de missiles en direction d'Israël - des débris faisant des victimes. Téhéran continue de viser les bases américaines chez ses voisins, les pays du Golfe, et des navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.
"Le dôme de fer n'est pas infaillible", interceptant - selon les experts - 93 % des missiles. Ce dimanche, des frappes de missiles balistiques ont ainsi touché des zones civiles à Jérusalem, en Israël. "Mais il faut le relativiser (...) Pour l'instant, Israël a toujours la suprématie du ciel et de la défense", relate claire Duhamel, correspondante pour France 24 à Jérusalem.
L'armée israélienne a déclaré dimanche "ne pas être au courant" d'une frappe américaine ou israélienne contre l'école Minab, dans le sud de l'Iran qui, selon les autorités iraniennes, a fait plus de 100 morts samedi. Washington a assuré enquêter sur ces informations. Voici ce que l’on sait.
Sur le territoire irakien, les attaques se multiplient. "Le Sud-Est a été visé par des attaques de drones non-identifiées, selon les sources sécuritaires", explique Marie-Charlotte Roupie, correspondante de France 24 à Bagdad. Dans le nord du pays, les positions américaines sont fortement ciblées : des drones en ont visé près de l'aéroport d'Erbil, déclenchant plusieurs explosions. "On ne connaît pas encore l'ampleur des dégâts mais la situation inquiète fortement les habitants."
Les administrations, comme les banques et les boutiques, sont fermées. "Toutes les activités économiques sont à l'arrêt pendant au moins sept jours en Iran", rapporte Siavosh Ghazi, le correspondant de France 24 à Téhéran. "En cette période de pré-nouvel an iranien, où les commerçants font d'habitude beaucoup d'affaire, de nombreuses pertes sont à prévoir alors qu'il y a déjà une forte inflation, ce qui provoque beaucoup de mécontentement."
Le Quartier général des Gardiens de la révolution iraniens a été détruit, dimanche, par des frappes américano-israéliennes. Donald Trump les a une nouvelle fois appelé à "déposer les armes" alors que les États-Unis ont déploré leurs premières victimes. De son côté, Téhéran a continué à mener des frappes de représailles sur les pays du Golfe, laissant craindre un embrasement régional.
Au lendemain du lancement de l'opération israélo-américaine sur l'Iran, qui a notamment conduit à la mort du guide suprême Ali Khamenei, Thierry Coville, chercheur à l'Iris et spécialiste de l'Iran, analyse les justifications et la légalité d'une telle attaque du point de vue du droit international, ainsi que le "scénario très inquiétant qui se profile" dans la région.
Des pétroliers navigant aux abords du détroit d'Ormuz ont été pris pour cible par des drones, tandis que des centaines de navires jettent l'ancre à l'extérieur de ce passage maritime étroit entre l'Iran et la péninsule arabique. Téhéran avait annoncé samedi avoir fermé la navigation dans le détroit, par lequel transite 20 % du pétrole mondial.
Le 28 février à 22h40 heure française, Donald Trump annonce la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei. Comment est-il mort ? Quelles sont les réactions sur place ? Éléments de réponse en vidéo avec Ava Luquet, et la correspondance de Siavosh Ghazi depuis Téhéran.
Au lendemain de la mort du guide suprême dans l'attaque israélo-américaine, l'Iran a entamé un deuil de 40 jours. Pour la journaliste Maya Khadra, spécialiste du Moyen-Orient, l'élimination de l'ayatollah Ali Khamenei représente une réelle rupture. Si le régime devait tomber, ce serait un changement avant tout venu de l'intérieur "par le peuple iranien qui, dans sa majorité, refuse ce régime théocratique et liberticide".
L'armée israélienne a annoncé, lundi, frapper des cibles du Hezbollah "à travers le Liban", en réponse aux tirs de projectiles du mouvement vers l'État hébreu. Des tirs vers Israël jugés "irresponsables" par le Premier ministre libanais, quand le président Joseph Aoun estime qu'ils nuisent aux efforts de Beyrouth pour éviter d'être entraîné dans le conflit. L'armée israélienne mène également "des frappes à grande échelle contre des cibles du régime iranien à travers Téhéran". Retrouvez le fil du 1er mars 2026.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a été tué samedi dans l'attaque d'Israël et des États-Unis contre l'Iran. Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones contre Israël et les États du Golfe. Le principal responsable de la sécurité de l'Iran, Ali Larijani, a mis en garde dimanche contre les tentatives de division dans le pays.
Faillite du Dôme de fer ou chute de fragments de missiles sur des bâtiments ? Le doute persiste après que des blessés ont été recensés dans la région de Tel-Aviv à la suite de frappes iraniennes, samedi. "La population israélienne est épuisée (...) Elle ne comprend pas à 100 % le but de cette nouvelle guerre", rapporte la correspondante de France 24 à Jérusalem, Noga Tarnopolsky.
Ministre iranien des Affaires étrangères, députés : les démentis se multipliaient, samedi, pour contredire l'annonce de la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei. Les autorités iraniennes assurent qu'il commande les opérations menées contre les bases américaines de la région et Israël. "Mais pour l'instant il n'y a toujours pas d'apparition publique, ce qui accentue les incertitudes", rapporte Siavosh Ghazi, correspondant pour France 24 à Téhéran.
Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que le guide suprême iranien, Ali Khamenei, avait été tué dans l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran – une information confirmée dimanche au petit matin par la télévision d'État iranienne. Le locataire de la Maison Blanche a toutefois prévenu que les frappes se poursuivraient.
Israël et les États-Unis ont lancé samedi une campagne de frappes aériennes présentée comme "préventive" contre l'Iran, précisant que celle-ci devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias officiels iraniens font état de nombreuses explosions à Téhéran et dans d'autres villes du pays. A l'ONU, l'Iran dénonce un "crime de guerre" après la mort de civils dans les frappes américano-israéliennes
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné "l'escalade militaire au Moyen-Orient" observée samedi après les frappes des Etats-Unis et d'Israël sur l'Iran, tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence dans l'après-midi. Mike Waltz, représentant permanent des Etats-Unis auprès de l'ONU, s'est exprimé à cette occasion.
Donald Trump a affirmé samedi que le guide suprême iranien Ali Khamenei était "mort" à la suite des frappes des Etats-Unis et d'Israël sur l'Iran, même si aucune confirmation iranienne n'a été apportée pour le moment. Les précisions de notre correspondant en Iran, Siavosh Ghazi.
Au moins 85 personnes auraient été tuées samedi lors d'une frappe contre une école primaire de filles dans le sud de l'Iran, ont rapporté les médias d'État, après le lancement de frappes contre l'Iran par Israël et les États-Unis. Le président Massoud Pezeshkian a condamné un acte "barbare".
En 2019, les banques du Liban ont gelé les dépôts après l’effondrement financier du pays. Sept ans plus tard, une loi adoptée fin 2025 doit organiser la répartition des pertes. Mais pour les épargnants, l’enjeu dépasse les chiffres : la confiance est aujourd’hui brisée. Croire encore en un système qui les a laissés sans réponse semble relever de la gageure.
L'opération américano-israélienne contre l'Iran lancée samedi est d'une "tout autre échelle" que lors de la guerre déclenchée en juin dernier par Israël, a déclaré le chef d'état-major israélien. Cette fois, il s'agit de renverser la République islamique, au pouvoir depuis 1979 à Téhéran. Décryptage avec Joseph Bahout.