S'adressant aux Français lors d'une allocution télévisée mardi soir, Emmanuel Macron a déclaré avoir ordonné que le porte-avions Charles de Gaulle fasse route vers la Méditerranée, faisant savoir également que des systèmes de défense avaient été déployés ces dernières heures dans des pays du Moyen-Orient visés par des ripostes iraniennes aux frappes américano-israéliennes. Retrouvez en replay son allocution.
C’est le quatrième jour de guerre contre l’Iran. L’armée américaine a affirmé avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la révolution. Dans le même temps, Israël est sur deux fronts : face à l’Iran, mais aussi au Liban contre le Hezbollah. Les Iraniens, eux, ciblent des sites américains dans les pays du Golfe. Deux drones ont visé l’ambassade des États-Unis en Arabie saoudite, provoquant un incendie et la fermeture de l'ambassade.
Quatre jours après le début des frappes sur leur pays, les émotions des Iraniens oscillent entre la joie, dont font part certains qui veulent croire à une opportunité de faire tomber le régime, et la peur de voir le conflit faire des victimes civiles. Deux de nos Observateurs racontent comment ils vivent depuis le 28 février.
Des Européens bloqués au Moyen-Orient en raison de la guerre déclenchée par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran ont commencé à être évacués, a annoncé mardi la commissaire à la gestion des crises, Hadja Lahbib. Plusieurs États membres ont activé le mécanisme de protection civile de l'UE pour cofinancer ces rapatriements.
Des milliers d'Iraniens se sont réunies dans les rues de la ville de Minab pour les #funérailles des écolières mortes dans le #bombardement de leur #école primaire. Plus de 787 personnes sont mortes en #Iran depuis le début du conflit.
Lors de l'opération "Fureur épique" menée depuis le 28 février contre l'Iran, les États-Unis ont déployé le LUCAS, leur premier drone kamikaze à bas coût, ouvertement inspiré du Shahed iranien. Avec l'entrée en scène de cette nouvelle technologie, les Américains tirent les leçons de la guerre en Ukraine avec un drone jetable, visant à saturer à moindre coût les défenses adverses.
Samedi 28 février, les États-Unis et Israël lancent l'opération "Epic Fury", qui entraîne la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et d'autres hautes personnalités du régime en Iran. Rôle de la CIA et du Mossad, choix de la date et même déclenchement précipité : Cécile Galluccio fait le point sur ce que l'on sait aujourd'hui sur cette intervention.
Depuis le lancement de la guerre contre l'Iran, Donald Trump et son administration ont multiplié les propos contradictoires sur le conflit déclenché avec Israël. Des objectifs de la guerre à la durée prévue des frappes, France 24 fait le point sur le flou entretenu par les États-Unis sur leurs intentions au Moyen-Orient.
Alors que le conflit au Moyen-Orient continue, #Israël et les États-Unis ont assuré que la guerre ne serait pas "sans fin". Donald #Trump a affirmé qu'elle durerait "quatre à cinq semaines". Depuis le début de la campagne, plus de 787 personnes sont décédées en #Iran et plus de 130 villes ont été attaquées.
En ce quatrième jour de guerre, l'armée libanaise retire des militaires à plusieurs points du sud du Liban, près de la frontière avec Israël, alors que l'armée israélienne frappe massivement Beyrouth. Des soldats israéliens sont déployés en "plusieurs points" dans le sud du Liban. De son côté, l'aviation israélienne a également lancé des frappes ciblées contre des postes de commandement du régime iranien et du mouvement islamiste libanais Hezbollah.
À la Une de la presse, ce mardi 3 mars 2026, la crise au Moyen-Orient fait toujours la Une des journaux français. La presse se concentre aussi sur le Liban, où les frappes israéliennes continuent de faire des dégâts. Ailleurs, Libération recueille les témoignages de trois ex-mannequins qui décrivent un réseau de prédation organisé à Paris dans les années 90. Enfin, le Guardian explique comment le vocabulaire masculiniste a infiltré notre langage de tous les jours.
Donald Trump a livré une nouvelle explication des raisons qui l'ont poussé à entrer en guerre en présentant l'Iran comme une menace immédiate pour les États-Unis. Quels objectifs de guerre pour Washington ? On va plus loin avec Niagalé Bagayoko, Anne Corpet et Matthieu Mabin à Washington.
L'armée israélienne mène mardi des "frappes simultanées" sur Téhéran et sur la banlieue sud de Beyrouth, au quatrième jour de guerre au Moyen-Orient. Elle dit cibler "des objectifs militaires du régime terroriste iranien et de l'organisation terroriste du Hezbollah", alors que le Hezbollah a mené des tirs contre Israël dans la nuit de dimanche à lundi, précipitant le Liban dans la guerre. Récit en images des dégâts d'une escalade militaire.
Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a annoncé mardi que la France se préparait à affréter des vols pour rapatrier "en priorité" ses ressortissants les plus vulnérables. Près de 400 000 ressortissants français se trouvent dans la région d'après le chef de la diplomatie, dont 25 000 se sont déjà manifestés pour être localisés et inscrits sur les listes de rapatriement.
L'armée israélienne a affirmé mardi avoir déployé des soldats au sol dans le sud du pays et y créer une "zone tampon", peu après l'autorisation donnée par le ministre israélien de la Défense de prendre le contrôle de nouvelles positions au Liban. Depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024, l'armée israélienne maintenait déjà des soldats sur cinq positions jugées stratégiques au Liban.
Les autorités iraniennes ont affirmé le 1er mars avoir frappé le porte-avion américain USS Lincoln. Malgré le démenti américain, plusieurs vidéos vues des millions de fois en ligne ont laissé penser à la destruction du navire. Mais ces vidéos sont fausses, le plus souvent issues de jeux vidéo.
Fermé samedi par mesure de "sécurité" après le lancement de l'opération militaire américano-israélien, le point de passage de Kerem Shalom doit être réouvert mardi, a annoncé le ministère de la Défense israélien. Situé sur la triple frontière entre la bande de Gaza, Israël et l'Égypte, il permet l'acheminement de l'aide humanitaire et les évacuations médicales.
L'Iran assure qu'un bombardement américano-israélien a lourdement détruit une école du sud du pays et avance le bilan de 168 morts. Ni les États-Unis ni Israël ne confirment la paternité de cette attaque. Si, pour l'heure, il est impossible de vérifier en toute indépendance la responsabilité de cette frappe et le nombre de victimes, l'analyse des images nous fournit certains éléments.
L'Iran n'a pas encore utilisé ses armements les plus perfectionnés, a assuré le ministère iranien de la Défense, ajoutant que le pays a "la capacité de résister". L'un des deux aéroports de Téhéran a été visé par des frappes israélo-américaines, et l'État hébreu a bombardé des sites de production de missiles. Sur le front libanais, l'armée israélienne a poursuivi ses frappes sur Beyrouth et annoncé la création d'une "zone tampon" entre le Hezbollah et sa population. Suivez notre direct.
Le Koweït a été visé par plusieurs frappes iraniennes menées lundi en riposte à l'offensive israélo-américaine de samedi. L'Iran a notamment affirmé avoir visé une base américaine. Des colonnes de fumées ont été observées au dessus de l'ambassade américaine et d'une centrale électrique. Des troubles inédits depuis des décennies dans ce paisible petit pays du Golfe, qui alarment les habitants.
L'ancien bâtiment du parlement iranien, non loin du palais présidentiel et dans le secteur du bâtiment du guide suprême iranien, a été visé par les frappes israéliennes, rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. "Les symboles du pouvoir sont une nouvelle fois visés." L'armée israélienne a appelé à évacuer le secteur de la prison d'Evine à Téhéran.
"Les rues de Téhéran sont vides, la population est terrée chez elle (...) Le contrôle sécuritaire a été renforcé" : autant de faits qui attestent que "le pouvoir iranien ne permettra pas une tentative de relance du mouvement de contestation en Iran", rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. Il estime que tout le monde se rend compte que "le conflit va durer". "L'économie est paralysée, ce qui aura des conséquences sur les classes les plus pauvres."
Au troisième jour du déclenchement de la guerre en Iran par les Américains et les Israéliens, on en sait un peu plus sur la façon dont elle a été préparée. C'est notamment leurs capacités de renseignement conjointes qui ont permis de décapiter le régime iranien.
Le président "marche sur une ligne de crête assez étroite politiquement", estime le correspondant de France 24 à Washington Matthieu Mabin, expliquant : "une partie du mouvement MAGA est instinctivement hostile aux guerres longues au Moyen-Orient". La base MAGA, qui reste fidèle à Donald Trump, reste préoccupée par le coup humain et financier de la guerre, et impose une condition : "pas de troupe américaine au sol".