Engagée militairement depuis 2022 en Ukraine, la Russie semble avoir autant à perdre qu'à gagner avec la guerre en cours au Moyen-Orient. Depuis le début des frappes américano-israéliennes sur l'Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz, les prix des hydrocarbures se sont envolés. Une aubaine pour Vladimir Poutine. Il risque cependant de perdre un allié stratégique dans la région.
Hier, D.Trump a tenté de rassurer les Américains en vantant les succès militaires de l’opération "Furie épique" mais n’a pas donné de perspectives claires sur une issue éventuelle du conflit. Le chef du Pentagone a affirmé que cette journée allait constituer "le jour le plus intense des frappes" sur l'Iran depuis 11 jours. Téhéran qui promet de bloquer toute exportation de pétrole de la région tant que durera le conflit au Moyen-Orient et répliquera à toute attaque contre ses infrastructures.
Alors que la guerre menée en Iran par les États-Unis et Israël s'étend à l’ensemble du Moyen-Orient, Emmanuel Macron a annoncé, lundi, lors de sa visite à Chypre, le renforcement des moyens militaires français dans la région dans une posture "strictement défensive". France 24 fait le point sur le dispositif déployé.
Le gouvernement libanais a déclaré mardi que "près de 760.000 déplacés" ont été enregistrés depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban le 2 mars. Le 1er mars, le Liban est entraîné dans la guerre au Moyen-Orient quand le Hezbollah pro-iranien frappe Israël en réponse à l'assassinat du guide suprême Ali Khamenei. Depuis, Israël a largement intensifié ses bombardements sur le Liban.
Nos envoyés spéciaux, Johan Bodin, Catherine Norris-Trent et Achraf Abid, ont pu se rendre dans la banlieue sud de Beyrouth, la capitale libanaise, bombardée depuis une semaine par l'armée israélienne.Au moins 500 personnes ont été tuées au Liban depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et quelque 700 000 autres ont été contraintes de fuir, selon de derniers bilans. Mais certains habitants restent sur les lieux malgré le danger, ont-ils constaté.
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi aux journalistes que la guerre au Moyen-Orient était "pratiquement terminée". Le prix du baril de pétrole a rapidement diminué après l'annonce mais de nombreux questionnements persistent, au lendemain de la désignation en Iran de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de la Révolution islamique, en remplacement de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné au premier jour de la campagne militaire israélo-américaine.
C'est au Liban que nous nous arrêtons aujourd'hui, sur ce front entre Israël et le Hezbollah qui est peut-être l'un des plus actifs et l'un des plus meurtriers. Un front qui n'était pas initialement celui ouvert part Washington, il y a onze jours. Un front qui a jeté sur les routes un demi-million de Libanais et qui vient pousser un peu plus ce pays meurtri vers l'abîme. Liban, vers l'abîme ? Parlons-en avec Adéa Guillot, porte-parole de Care France, Jean-Paul Chagnaullaud, professeur émérite des Universités et président honoraire de l’Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient (IREMMO), David Delos, chroniqueur international à France 24, Arthur Sarradin, journaliste, correspondant de Libération et Radio France, auteur de "Le Nom des ombres. Sortir de l'enfer concentrationnaire syrien" (éd. Seuil, 2025), et Serge Berberi, correspondant de France 24 à Beyrouth.
A la Une de la presse, ce mardi 10 mars, les réactions aux déclarations contradictoires de Donald Trump, qui assure à présent que "la guerre en Iran va se terminer bientôt". Une confusion qui déstabilise l'économie mondiale et met en lumière la dépendance aux énergies fossiles. Un (nouveau) coup porté à la démocratie en Guinée. Et un drôle d'hommage aux Coréennes du Nord signé Kim Jong-un.
Alors que la guerre au Moyen-Orient est entrée dans son dixième jour, de nombreux influenceurs installés à Dubaï, qui avaient fait part de leurs angoisses et de leur inquiétude après les attaques iraniennes sur les Emirats arabes unis, en représailles aux frappes américano-israéliennes, ont changé le ton de leur discours dans leurs vidéos. Comment expliquer ce revirement ?
Avec son dense réseau d’installations pétrolières, l'île iranienne de Kharg est considérée par Israël et les États-Unis comme une cible stratégique. Pourtant, malgré cette importance vitale pour les autorités iraniennes, Washington semble hésiter à frapper cette bande de terre.
Au 11e jour de la guerre au Moyen-Orient, le ministre américain de la Défense a parlé du "jour le plus intense de frappes" à ce stade sur l'Iran. Le président du Parlement iranien a, pour sa part, averti que son pays répliquerait à toute attaque contre ses infrastructures. De son côté, Israël a bombardé le sud et l'est du Liban, où le conflit a fait 100 000 nouveaux déplacés, selon l'ONU. Suivez notre direct.
Donald Trump a mêlé lundi les déclarations contradictoires sur la guerre en Iran, laissant entendre qu'elle allait "bientôt" finir – ce qui a instantanément fait chuter les cours du pétrole – tout en disant que l'offensive allait continuer si Téhéran "prenait le monde en otage" en bloquant l'acheminement de pétrole dans la région via le détroit d'Ormuz.
Téhéran a désigné, lundi, un nouveau Guide suprême : Mojtaba Khamenei, fils d’Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Une succession rapide qui envoie un signal clair : malgré la guerre et les pertes subies, la République islamique entend s'engager dans la continuité du régime.
La guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 10ᵉ jour et l’escalade se poursuit. L’Iran a désigné Mojtaba Khamenei comme successeur du Guide suprême Ali Khamenei, un geste de défiance à l'égard des États-Unis et d'Israël qui poursuivent leurs frappes. Les attaques se multiplient dans la région : dépôts pétroliers visés à Téhéran, frappe israélienne contre le Hezbollah à Beyrouth et tirs du Hezbollah sur le nord d’Israël. Dans ce contexte, le prix du pétrole s’envole.
Les frappes en Iran s'étendent désormais à des infrastructures qui touchent directement la population. À Téhéran, des dépôts pétroliers en feu ont plongé, dimanche, la capitale sous un épais nuage de pollution, tandis que dans le Golfe, des installations liées à l'eau ont également été visées, faisant craindre une nouvelle catastrophe humanitaire.
Le baril de Brent a dépassé, lundi, les 100 dollars pour la première fois depuis 2022, suscitant l’inquiétude des places boursières. Ce prix à la hausse du pétrole, dont on ne connaît pas la durée, pourrait inciter des industriels européens à se fournir outre-Atlantique. Les explications avec Olivier Appert, conseiller du centre énergies de l'IFRI.
Alors que la guerre Moyen-Orient est entrée dans son dixième jour, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, estime, dans un entretien accordé à France 24, que les négociations sur le nucléaire iranien restent nécessaires pour "arriver à un Moyen-Orient prévisible et stable".
#Mojtaba #Khamenei, fils de l’Ayatollah Ali Khamenei, a été nommé guide suprême iranien le 8 mars. Tandis que la télévision d’État montrait des manifestations de joie, certains quartiers de #Téhéran scandaient « mort à Mojtaba », malgré les risques de répression par le régime.
Au dixième jour de guerre au Moyen-Orient, les combats se durcissent et la crise semble se régionaliser. Dans la nuit, une annonce venue de Téhéran confirme la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau Guide suprême de la République islamique d’Iran, ouvrant une nouvelle phase d’incertitudes et de rapports de force au cœur du Moyen-Orient. Parlons-en avec Armin Arefi, grand reporter au Point, spécialiste du Proche et Moyen-Orient, Anthony Samrani, co-rédacteur en chef de L’Orient-le jour ; Mariam Pirzadeh, Rédactrice en chef à France 24 et ancienne correspondante en Iran.
🇮🇷 Peu connu du grand public, il était pressenti pour prendre la place de son père après son élimination dans une frappe israélo-américaine. #Mojtaba #Khamenei a été nommé nouveau guide suprême iranien le 8 mars, mais qui est-il vraiment ? Éléments de réponse ➡
Un an après son arrestation, le maire d'Istanbul et principale figure de l'opposition, Ekrem Imamoglu, comparaît lundi dans une vaste affaire de corruption. Une manœuvre perçue par son camp comme une tentative d'annihiler ses chances de défier le président Recep Tayyip Erdogan, lors de la prochaine élection présidentielle.
A la Une de la presse, ce lundi 9 mars, les réactions à la désignation du nouveau Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, le fils d’Ali Khamenei. Le spectre d’une "guerre sans fin" au Moyen-Orient, sur fond d’embrasement du conflit. Une bonne nouvelle pour l’audiovisuel public suisse. Et une course… surprenante.
Au 10e jour de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a assuré lundi que la guerre contre l'Iran allait "se terminer bientôt", sans préciser à quelle échéance, bien que Téhéran poursuive ses attaques de missiles et de drones à travers la région. De son côté, Israël a continué à bombarder la banlieue sud de Beyrouth et l'Iran, tandis que les soutiens du pouvoir iranien ont célébré à Téhéran leur nouveau guide suprême. Voici le fil du 9 mars 2026.
L'annonce est tombée tard : Mojtaba Khamenei est nommé nouveau guide suprême en Iran. "Un homme de l'ombre" qui "n'a jamais eu de poste politique", décrit Siavosh Ghazi, correspondant de France 24 à Téhéran. Un des membres de l'Assemblée des experts, qui l'a nommé, a dit qu'il n'y aurait "pas de changement de cap", avec cet homme qui a perdu son père Ali Khamenei et sa femme dans la guerre. "Avec Mojtaba Khamenei, c'est la ligne dure qui a été choisie", appuie Siavosh Ghazi.