L’invité d’Au Cœur de l’Info est Karim Amellal, ambassadeur pour la Méditerranée de 2020 à 2025. Dans une tribune publiée dans Le Monde, il rappelle que les changements de régime imposés de l’extérieur et par la force ont souvent conduit à l’instabilité, voire au chaos.
Après sept jours de guerre au Moyen-Orient, premier bilan militaire et stratégique, extension du conflit au Liban avec l’intensification des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, enfin le rôle de la France dans la guerre.
Visé de nouveau vendredi, le territoire saoudien est dans le viseur de l'Iran depuis le début de l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février. Téhéran cible toute présence des États-Unis, mais aussi les infrastructures pétrolières du royaume. Est-ce suffisant pour entraîner Riyad dans la guerre ? Décryptage.
L'armée israélienne a annoncé avoir bombardé à l'aide d'avions vendredi dans le centre de Téhéran le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de la guerre, qui aurait continué à être utilisé. Les précisions de Siavosh Ghazi, correspondant de France 24 en Iran.
Les bombardements israéliens sur le Liban depuis lundi ont fait au moins 300 000 déplacés à l'intérieur du pays, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC). Les précisions de Johan Bodin, envoyé spécial de France 24 au Liban, qui a rencontré des familles qui logent désormais sous des tentes et des abris de fortune.
Depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le Moyen-Orient s'embrase et les cours du brut s'envolent. Les Gardiens de la révolution revendiquent le contrôle total du détroit d’Ormuz, ce goulet par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz mondial. En quelques jours, le conflit s’est étendu aux principales zones de production du Moyen-Orient. Faut-il craindre un nouveau choc énergétique ? Tandis que le trafic maritime est à l’arrêt, la pression est désormais maximale sur l’ensemble du commerce de marchandises. Jusqu’où le blocage peut-il aller ? Et quelles conséquences sur l’économie mondiale ?
Les États-Unis et Israël ont frappé un grand coup pour leur entrée en guerre contre l'Iran en tuant le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et une partie de l'état-major sécuritaire. Est-ce une mise à mort du pouvoir iranien ? Pour en parler, notre invité : David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue "Orients stratégiques" (L'Harmattan).
Dans un entretien accordé à France 24, Danny Danon, le représentant permanent d'Israël aux Nations unies, assure qu'Israël ne va pas "permettre pas au Hezbollah d'attaquer sa population civile".
Au 7e jour de la guerre au Moyen-Orient, deux Casques bleus ghanéens ont été grièvement blessés vendredi dans une attaque contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, le président libanais accusant Israël d'en être à l'origine. De son côté, Donald Trump a écrit sur Truth Social que la guerre contre l'Iran durera jusqu'à la "capitulation sans condition". Israël a indiqué vendredi avoir lancé des frappes "de grande ampleur" sur Téhéran. Voici le fil du 6 mars 2026.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé l’opération "Furie épique" contre l’Iran, provoquant une riposte de Téhéran et une extension régionale du conflit. Depuis, les mises en garde appelant au respect du droit international se sont multipliées. Sur quoi se base le droit international ?
Au sixième jour du conflit au Moyen-Orient, Israël a appelé les habitants à évacuer toute la banlieue sud de Beyrouth, créant un mouvement de panique dans ce bastion du Hezbollah. Emmanuel Macron a annoncé l'envoi d'une aide humanitaire pour les réfugiés ainsi que des discussions autour d'un "plan" pour empêcher le pays de sombrer une nouvelle fois dans la guerre.
Les frappes s'enchaînent sur les capitales du Moyen-Orient, de Téhéran à Beyrouth, en passant par les grandes villes du Golfe et Tel-Aviv. Une escalade qui inquiète le reste du monde. La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran fait déjà grimper les prix du pétrole et du gaz. La Russie, alliée de l’Iran, pourrait en profiter. De son côté, la Chine, l’autre allié de Téhéran, demande à ses raffineurs de pétrole de suspendre leurs exportations d’essence et de gasoil.
Plus de 1 100 navires ont été affectés par des interférences GPS dans le golfe Persique depuis le début de la guerre, selon l’entreprise maritime Windward. Des attaques qui comportent de nombreux risques pour la navigation et contribuent au blocage du détroit stratégique d'Ormuz, selon des experts interrogés.
Depuis le début de la guerre, le 28 février, l’Iran mène régulièrement des frappes sur l’Irak. La cible ? Les quartiers généraux de groupes d'opposition kurdes iraniens basés dans la région du Kurdistan irakien. Ces groupes sont accusés par l’Iran de préparer une infiltration à la frontière iranienne afin de mener des opérations terrestres contre le régime dans la région du Kurdistan iranien.
Tandis que l'opération "Fureur épique" bouleverse l'équilibre géostratégique au Moyen-Orient, les États-Unis ont pris contact avec les groupes dissidents kurdes iraniens basés dans la zone semi-autonome d'Irak. Les Kurdes d'autres pays ont déjà connu une situation similaire, mais sous l'administration Trump, ceux d'Iran sont confrontés à des défis colossaux.
Robert Malley, ancien envoyé spécial américain pour l'Iran sous Joe Biden et acteur clé de l'accord nucléaire iranien de 2015, a accordé un entretien à France 24. Aujourd'hui chercheur associé à l'université de Yale, aux Etats-Unis, l’ancien diplomate juge que la guerre menée par les États-Unis et Israël en Iran n'est "ni nécessaire, ni justifiée, ni légale". Selon lui, l'argument d'une attaque imminente d'Israël et d'une réplique iranienne est "foncièrement absurde". Il considère qu'il n'y a "ni justification, ni objectif clair associé à cette guerre".
Les Etats-Unis justifient leur attaque contre l'Iran par leur volonté de prévenir une future agression iranienne. Suffisant pour expliquer la guerre ? On va plus loin avec Anne Corpet, Zyad Limam et Matthieu Mabin à Washington.
Il n’y a pas de répit au Proche-Orient. Au sixième jour de l'opération israélo-américaine contre l'Iran, l'armée israélienne a lancé une nouvelle salve de bombardements et Téhéran poursuit sa riposte. Iran : une guerre aux fronts multiples, parlons-en avec Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l’université Paris Cité, le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, Anthony Samrani, co-rédacteur en chef à L’Orient-Le Jour et Gauthier Rybinski, chroniqueur international à France 24.
Deux drones ont frappé jeudi l'Azerbaïdjan, faisant quatre blessés selon Bakou, qui accuse l'Iran et le menace de "représailles". Téhéran dément pour sa part être à l'origine des tirs et rejette la faute sur Israël.
Des pétroliers navigant aux abords du détroit d'Ormuz ont été pris pour cible par des drones, tandis que des centaines de navires jettent l'ancre à l'extérieur de ce passage maritime étroit entre l'Iran et la péninsule arabique. Téhéran avait annoncé samedi avoir fermé la navigation dans le détroit, par lequel transite 20 % du pétrole mondial. Les explications avec Philippe Chalmin, économiste et professeur à l'Université Paris-Dauphine.
En conférence de presse sur l'opération "Epic Fury" en Iran, le secrétaire d'état américain Pete Hegseth a été interrogé sur le bombardement d'une école survenu samedi à Minab dans le sud de l'Iran. Il assure que les Etats-Unis enquêtent sur les circonstances de cette frappe. De son côté, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Aragchi dénonce un massacre de civils et publie une photo aérienne du lieu où seront inhumés les enfants. Le cliché a généré une vague de désinformation.
Israël a annoncé jeudi une "nouvelle phase" dans son conflit contre l'Iran, en parallèle de nouvelles frappes visant le Hezbollah au Liban. L'armée américaine a coulé "plus de trente navires" iraniens depuis le lancement de son offensive il y a cinq jours. À Washington, Donald Trump a exigé "d'être impliqué" dans le choix du successeur d'Ali Khamenei. Voici le fil du 5 mars 2026.
La journée de mercredi a été marquée par plusieurs frappes israéliennes autour de la capitale du Liban. La banlieue sud, bastion du Hezbollah, a été frappée, rapporte le correspondant à Beyrouth, Serge Berberi. "Pour la première fois, la région de Hazmieh, une banlieue chrétienne, a été touchée, un hôtel (où se trouvait un responsable iranien, selon des sources sécuritaires) a été visé." Les frappes visent toutes les régions, en dehors des bastions du Hezbollah.