L'armée israélienne a déclaré dimanche "ne pas être au courant" d'une frappe américaine ou israélienne contre l'école Minab, dans le sud de l'Iran qui, selon les autorités iraniennes, a fait plus de 100 morts samedi. Washington a assuré enquêter sur ces informations. Voici ce que l’on sait.
Sur le territoire irakien, les attaques se multiplient. "Le Sud-Est a été visé par des attaques de drones non-identifiées, selon les sources sécuritaires", explique Marie-Charlotte Roupie, correspondante de France 24 à Bagdad. Dans le nord du pays, les positions américaines sont fortement ciblées : des drones en ont visé près de l'aéroport d'Erbil, déclenchant plusieurs explosions. "On ne connaît pas encore l'ampleur des dégâts mais la situation inquiète fortement les habitants."
Les administrations, comme les banques et les boutiques, sont fermées. "Toutes les activités économiques sont à l'arrêt pendant au moins sept jours en Iran", rapporte Siavosh Ghazi, le correspondant de France 24 à Téhéran. "En cette période de pré-nouvel an iranien, où les commerçants font d'habitude beaucoup d'affaire, de nombreuses pertes sont à prévoir alors qu'il y a déjà une forte inflation, ce qui provoque beaucoup de mécontentement."
Le Quartier général des Gardiens de la révolution iraniens a été détruit, dimanche, par des frappes américano-israéliennes. Donald Trump les a une nouvelle fois appelé à "déposer les armes" alors que les États-Unis ont déploré leurs premières victimes. De son côté, Téhéran a continué à mener des frappes de représailles sur les pays du Golfe, laissant craindre un embrasement régional.