L'Afrique du Sud s'insurge contre la décision du président américain Donald Trump de ne pas l'inviter lors du prochain sommet du G20 organisé en 2026 aux États-Unis, rappelant en être membre de droit et niant pouvoir être exclu unilatéralement de ses réunions. Caroline Dumay, correspondant de France 24 au Cap.
Une quarantaine de personnes, dont des figures de l'opposition en Tunisie, ont été condamnées en appel à des peines allant jusqu'à 45 ans de prison dans un procès pour "complot contre la sûreté" de l'Etat, selon plusieurs avocats. L'ONG américaine Human Rights Watch a dénoncé "une parodie de justice, un procès politique, inéquitable et sans le début d'une preuve", fustigeant une "instrumentalisation éhontée de la justice pour liquider des opposants au président Kais Saied". Précisions de la correspondante de FRANCE 24 à Tunis, Lilia Blaise.
La junte ayant pris le pouvoir en Guinée-Bissau a conforté son pouvoir avec la nomination vendredi d'un Premier ministre, après l'investiture la veille d'un général au poste de président pour une transition censée durer un an, alors qu'à Bissau, la vie normale a repris. Reportage de Sarah Sakho et Aminata Diallo.
🇸🇩 Des armes chimiques commandées par une entreprise soudanaise liée à l’armée : c’est ce que révèle la dernière enquête des Observateurs de France 24.
🛢️En septembre 2024, du gaz de chlore a été utilisé comme arme chimique autour de la raffinerie al-Jaili, au nord de Khartoum. À l'époque, l’armée soudanaise cherche à la reprendre aux Forces de soutien rapide, la milice qu’elle affronte dans la guerre civile en cours.
Quentin Peschard vous raconte les dessous de cette enquête exceptionnelle.
Dans Port-au-Prince Cotonou – Un écho sans retour, le journaliste et écrivain Philomé Robert raconte la trajectoire de deux Haïtiens partis servir l’Afrique après les indépendances. Un roman politique, intime et mémoriel, qui fait dialoguer Haïti et le continent africain à travers les liens invisibles de la diaspora et de la solidarité postcoloniale. Un récit profondément humain, entre lucidité et espoir, à découvrir dans le Journal de l’Afrique.
Des barils écrasés au sol, un nuage jaune, des travailleurs sous oxygène : dans cette enquête, la rédaction des Observateurs révèle l'usage d'un gaz toxique comme arme chimique dans la guerre civile au Soudan. Tout pointe vers l'armée soudanaise, qui aurait utilisé le chlore pour reprendre une raffinerie stratégique à la milice des Forces de soutien rapide.
Des barils de gaz de chlore ont été largués en septembre 2024 près d'une raffinerie au Soudan, comme le révèle le premier volet d'une enquête de la rédaction des Observateurs de France 24. Dans ce second volet, nous montrons qu'ils ont été importés par une entreprise soudanaise liée à l’armée, Ports Engineering Company, au prétexte de produire de l’eau potable.
La Guinée Bissau a désormais un Premier ministre de transition. Ilidio Vieira Té a été nommé ce vendredi, deux jours après le coup d’Etat qui a démis Umuru Sissoko Embalo et porté à la tête du pays le Général Horta N’Tam. L’ex-président lui a atterri à Dakar jeudi soir. A Bissau, la vie reprend lentement son cours ce vendredi, alors que les militaires au pouvoir ont levé les mesures de restrictions prises au moment du putsch.
Le général Horta N'Tam, chef d'état-major de l'armée de Terre, a été investi nouvel homme fort de Guinée-Bissau et président d'une transition censée durer un an, ont annoncé jeudi à Bissau les militaires qui ont renversé la veille le président sortant et suspendu les élections en cours. Le président Embalo est arrivé au Sénégal, après avoir pris un vol spécial. Nous recevons dans ce journal Aristides Gomes, ancien Premier ministre et membre du PAIGC.
Deux jours après le coup d'État en Guinée-Bissau, les militaires ont nommé un Premier ministre, après l'investiture la veille d'un général au poste de président pour une transition censée durer un an. Dans le même temps, l'Union africaine (UA) a suspendu le pays de ses instances.
Une cour d'appel en Tunisie a prononcé des peines allant jusqu'à 45 ans de prison dans le procès pour complot contre l'État d'une quarantaine de personnes, dont des figures de l'opposition, ont annoncé vendredi plusieurs médias, citant une source officielle.
L'opposant Fernando Dias accuse le président sortant, Umaro Sissoco Embalo, d'avoir lui-même organisé le coup d'Etat pour s'éviter une défaite à l'élection présidentielle, dont le premier tour avait lieu dimanche dernier. On va plus loin avec Niagalé Bagayoko et Gauthier Rybinski.
Mercredi, des militaires avaient annoncé avoir renversé le président Embalo et suspendu les élections présidentielle et législatives du 23 novembre. On assiste à "un épisode supplémentaire du rituel sadique des élections en Afrique", déplore Marie-Roger Biloa, animatrice de télévision et journaliste camerounaise. "La vérité ne sort pas des urnes, et cette histoire en Guinée-Bissau est louche."
Le général Horta N'Tam, chef d'état-major de l'armée de Terre, a été investi nouvel homme fort de Guinée-Bissau et président d'une transition censée durer un an, ont annoncé jeudi à Bissau les militaires qui ont renversé la veille le président sortant et suspendu les élections en cours. Le président Embalo est arrivé au Sénégal, après avoir pris un vol spécial. La capitale était jeudi après-midi à l'arrêt avec les magasins, boutiques, marchés pour la plupart fermés.
Renversé par un coup d’État, le président déchu Umaro Sissoco Embalo a été exfiltré vers le Sénégal à bord d’un avion affrété par Dakar. Le principal opposant, Domingos Simoes Pereira, reste en détention, tandis que le général Horta N'Tam, nommé par les putschistes, dirige un organe de transition. La Cédéao et l’ONU demandent un retour à l’ordre constitutionnel.
Le porte-parole du principal parti d'opposition ivoirien, le PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire), a été écroué jeudi pour 18 chefs d'inculpation dont "actes terroristes" et "complot contre l'autorité de l'État", a appris l'AFP auprès de ses avocats.
Un coup de force trois jours après des élections sous tension, un chef de l'État annonçant en direct sa chute aux médias, un plan fomenté par des trafiquants de drogue... Retour sur la folle journée de mercredi, qui a vu la Guinée-Bissau replonger dans l'instabilité.
L'avocate tunisienne et chroniqueuse Sonia Dahmani "est sortie" jeudi de prison après avoir bénéficié d'une libération conditionnelle, selon l'un de ses avocats. Condamnée à au moins trois reprises ces derniers mois, l'avocate va être remise en liberté "sur décision du ministère de la Justice", ont indiqué plusieurs médias.
Au lendemain du coup d'État militaire qui a renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo, le général Horta N'Tam a prêté serment, jeudi, lors d'une cérémonie au siège de l'état-major de Guinée-Bissau. Il a été investi président de la transition et du Haut commandement militaire pour diriger le pays pendant un an.
Quatre jours après le premier tour de l'élection présidentielle, des hauts gradés prennent le pouvoir en Guinée-Bissau. L'incertitude règne sur le sort du président Embalo, retenu par les militaires. On va plus loin avec Zyad Limam et Gauthier Rybinski.
En Guinée-Bissau, le président Embalo a confirmé mercredi avoir été victime d’un coup d’État, alors que des militaires ont annoncé avoir pris le contrôle du pays pour "restaurer de l'ordre". Un événement qui intervient avant la publication des résultats des élections et comporte de nombreuses zones d’ombres, alerte le spécialiste de la Guinée-Bissau Vincent Foucher.
Des militaires en Guinée-Bissau ont annoncé mercredi avoir pris le "contrôle total du pays", arrêté le président sortant et suspendu le processus électoral, alors que le pays attendait les résultats de la présidentielle et des législatives. Le président Umaro Sissoco Embalo affirme à France 24 : "J’ai bien été renversé, je ne peux pas trop parler car sinon ils vont me confisquer mon téléphone. Je suis actuellement à l’état-major".
En Guinée-Bissau des militaires ont annoncé prendre le "contrôle total du pays", "suspendre le processus électoral" et fermer les frontières. Le pays était dans l'attente des résultats des élections présidentielle et législatives organisées dimanche. Les explications avec Stéphane Ballong, rédacteur en chef du journal de l'Afrique.