En Iran, le mouvement de contestation a commencé fin décembre dans un bazar de Téhéran comme une protestation contre la vie chère. Il a très vite évolué en manifestations contre le régime et sa figure symbolique, l'ayatollah Ali Khamenei. Retour sur deux semaines sanglantes qui pourraient aboutir au renversement du régime des mollahs, qui tient le pays depuis plus de 45 ans.
Alors que la Cour internationale de justice examine en ce moment des accusations de génocide à l'encontre de la minorité musulmane rohingya, la junte au pouvoir en Birmanie a dénoncé mercredi des accusations "biaisées et sans fondement".
Le chef du pouvoir judiciaire en Iran a promis des procès "rapides" pour les suspects arrêtés lors des manifestations, alors qu'une première exécution pourrait intervenir dès mercredi, a alerté la diplomatie américaine. La mission iranienne à l'ONU a accusé mardi les États-Unis de chercher un "prétexte" pour intervenir militairement. Suivez notre direct.
"Patriotes iraniens, continuez à manifester". Donald Trump a encouragé, mardi, les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu'à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que "l'aide est en route". La répression a fait au moins 734 morts selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège.
Donald Trump a accentué ces derniers jours la pression sur l'Iran, secoué par des rassemblements massifs, agitant la menace d'une intervention militaire contre le régime de Téhéran. Tout en maintenant volontairement le flou sur la forme qu'une telle opération pourrait prendre.
Le département d'État américain a invité mardi soir les Américains à quitter l'Iran immédiatement. Plus tôt, Donald Trump avait encouragé les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement et à renverser leurs institutions, promettant que "l'aide" arrivait. Voici le fil du 13 janvier 2026.
Au Bangladesh, les réfugiés rohingyas espèrent que le procès ouvert lundi à la Cour internationale de justice aboutira sur une reconnaissance des crimes commis par l'État birman contre la communauté musulmane. La décision de la Cour, attendue le 29 janvier, pourrait mener à une condamnation de la Birmanie pour génocide.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a qualifié lundi d'"avertissement" aux États-Unis la forte mobilisation des soutiens au pouvoir, massivement descendus dans la rue en réponse à la vague de contestation qui secoue le pays depuis plus de deux semaines. De son côté, Donald Trump envisage des frappes en Iran. Voici le fil du 12 janvier 2026.
Pendant trois semaines à partir de lundi, les magistrats de la Cour internationale de justice se penchent sur les accusations de génocide à l'encontre des Rohingya portées par la Gambie contre la Birmanie. L'issue du procès pourrait avoir des répercussions dans un autre dossier instruit par la cour, la plainte déposée par l'Afrique du Sud contre Israël pour génocide dans la bande de Gaza.
Alors que de nouvelles manifestations ont eu lieu en Iran dans la nuit de samedi à dimanche, un nouveau bilan de l'ONG Hrana recense au moins 500 morts en deux semaines de contestation. En parallèle, les autorités ont appelé à des manifestations lundi en soutien à la République islamique. Voici le fil du 11 janvier 2026.
L'Iran visera l'armée américaine et Israël en cas d'intervention des États-Unis, a prévenu dimanche le président du Parlement iranien, alors que Washington a menacé plusieurs fois Téhéran sur fond de manifestations massives. Selon une ONG, le bilan des protestations s'élève désormais à au moins 116 morts, tandis que la coupure d'internet dépasse les 60 heures et que la police iranienne a annoncé d'"importantes" arrestations.
Alors qu'une nouvelle manifestation contre le pouvoir s'est tenue samedi 10 janvier à Téhéran, le président américain Donald Trump a de son côté renouvelé ses menaces contre le régime iranien assurant que les États-Unis se "tiennent prêts" à intervenir.
Dans un discours diffusé vendredi à la télévision d’État, l'ayatollah Ali Khamenei a réaffirmé la fermeté du régime iranien face aux manifestations secouant la République islamique. Le Guide suprême a dénoncé des "saboteurs" et des "vandales" téléguidés par les États-Unis, alors que le fils du shah d'Iran, Reza Pahlavi, a appelé le président américain à intervenir en Iran.
Sept partis d'opposition kurdes iraniens basés en Irak ont appelé à une grève générale des Kurdes jeudi en Iran, en soutien aux manifestations contre la vie chère en cours dans le pays, dont certaines ont été marquées par des violences qui ont coûté la vie à trois policiers.
Des échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté mardi dans le bazar de Téhéran, poumon économique du pays, pour la première fois depuis le début de la contestation qui secoue l'Iran et qui a fait au moins 27 morts.
Alors qu'un cessez-le-feu a mis fin le 27 décembre à trois semaines de combats, la Thaïlande affirme, mardi, que le Cambodge a effectué des tirs de mortiers dans la zone frontalière de Chong Bok, blessant l'un de ses soldats. Une "erreur opérationnelle", selon le Cambodge.
Le chef de la junte au pouvoir en Birmanie depuis un coup d'État en 2021 a gracié dimanche plus de 6 000 prisonniers "pour des raisons humanitaires et de compassion", à l'occasion de la fête de l'Indépendance.
Selon l'agence de presse Fars, l'Iran a été le théâtre samedi de rassemblements à Téhéran mais aussi de violences dans l'Ouest, comme dans le comté de Malekshahi, où vit une importante population kurde.
Selon Séoul, la Corée du Nord a tiré dimanche plusieurs missiles balistiques présumés, son premier lancement de l'année. Des tirs qui interviennent au lendemain de l'intervention américaine au Venezuela pour capturer le président Nicolas Maduro.
Le président américain, Donald Trump, a prévenu vendredi que les États-Unis pourraient intervenir en Iran si le pouvoir tuait des manifestants. "Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir", a-t-il affirmé. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réagi en rejetant comme "imprudente et dangereuse" la menace.
Des images montrant la visite au mausolée des anciens dirigeants nord-coréens de Kim Ju-ae, la fille du dirigeant actuel du pays, ont été diffusées vendredi 2 janvier par l'agence de presse officielle KCNA. Elle est présentée par les renseignements sud-coréens comme la successeure de Kim Jong-un.
Un membre des forces de l'ordre a perdu la vie dans l'ouest de l'Iran, tôt jeudi. Il s'agit de la première victime officiellement recensée depuis le début de ces rassemblements contre la vie chère, dimanche. Un média local fait également état de cinq décès parmi des manifestants.
Le président taïwanais Lai Ching-te a réaffirmé jeudi son engagement à défendre "la souveraineté de l'île" au lendemain de nouveaux exercices militaires chinois autour de Taïwan, qui ont mobilisé des dizaines d'avions et de navires de guerre. Un discours qualifié de mensonger et de malveillant par la Chine.
Le Pacifique a ouvert le bal des célébrations du Nouvel An puis la planète a basculé petit à petit en 2026 aux sons et lumières des feux d'artifice. Retour en images sur le passage à la nouvelle année à travers le monde.