La politique violemment anti-immigration du président américain met à mal les accords passés entre Washington et une bonne dizaine de micronations de l’océan Pacifique. Une rupture de confiance dans laquelle la Chine s’engouffre avec pragmatisme et avidité, relève cette tribune d’un chercheur de l’université d’Hawaii.
Des témoignages publiés ce 11 janvier, trois jours après l’intensification du mouvement de contestation contre le régime, laissent craindre une répression plus meurtrière que jamais des manifestations à travers l’Iran. Sur le plan diplomatique, les États-Unis, qui ont promis de réagir, semblent temporiser pour évaluer leurs options.
Quelques heures seulement après la diffusion de l’enlèvement de Maduro, sur les réseaux sociaux déferlaient les photographies le représentant menotté et escorté par des militaires américains. Sauf que ces images étaient générées par une intelligence artificielle. La presse étrangère analyse la confusion provoquée par la démocratisation des IA génératives.
Expliquant disposer d’informations selon lesquelles les milices armées favorables au régime chaviste cherchaient à identifier des Américains via des barrages routiers, en particulier à Caracas, le département d’État a exhorté les citoyens des États-Unis à évacuer le pays au plus vite.
Capture d’écran du compte Twitter de @CENTCOM montrant une frappe américaine contre Daech en Syrie le 10 janvier 2026 (HANDOUT / US Central Command (CENTCOM) / AFP)
Pékin et Moscou observent avec grand intérêt les manœuvres de Washington dans “son” hémisphère. Car la Chine et la Russie cherchent aussi à s’aménager un pré carré dans leur arrière-cour. Mais un tel découpage entre puissances risque de déboucher sur d’autres types de frictions, analyse ce chroniqueur britannique.
Donald Trump a convoqué vendredi à la Maison-Blanche les grands groupes pétroliers, leur promettant monts et merveilles pour les convaincre d’investir massivement au Venezuela. Mais il n’a guère suscité l’enthousiasme, constate la presse internationale.
Le président américain Donald Trump pointant du doigt, lors d’une réunion avec des dirigeants de l’industrie pétrolière à la Maison-Blanche à Washington, le 9 janvier 2026 (REUTERS/Evelyn Hockstein).
Capture d’écran d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 9 janvier 2026, montrant des manifestants rassemblés devant des véhicules en flammes, lors d’une manifestations antigouvernementale à Téhéran (Réseaux sociaux/via REUTERS).
Véritable parcours du combattant, la vie quotidienne des Cubains se résume à une lutte pour la survie. Après l’intervention des États-Unis au Venezuela, l’arrêt des exportations de pétrole du précieux allié “serait le coup de grâce”, souligne “The Wall Street Journal”.
Avec les visées de Donald Trump sur le Groenland, le Canada redoute de faire les frais d’une nouvelle guerre froide dans l’Arctique et s’y prépare. Les experts craignent désormais une incursion de la marine américaine dans le passage du Nord-Ouest.
La base du Système d’alerte du Nord de Cambridge Bay, au Nunavut, dans l’Arctique canadien. Cette base avait pour but de détecter les missiles et les avions soviétiques pendant la guerre froide.
Le ministère de la Défense russe a annoncé avoir frappé le territoire ukrainien dans la nuit du 8 au 9 janvier en ayant recours à un missile balistique Orechnik. Les responsables russes ont présenté ces bombardements comme une réponse à une “attaque terroriste” contre une résidence de Vladimir Poutine, démentie par Kiev. La presse ukrainienne rapporte une campagne de frappes dirigées contre les infrastructures énergétiques, nouvelle tentative de paralyser le pays en période hivernale.
Un immeuble d’habitations à Kiev touché par des drones russes, le 9 janvier 2026. Au même moment, la Russie tirait un missile hypersonique Orechnik sur Lviv.
Dans son édition du 10 janvier, “The Economist” revient sur l’opération éclair des forces spéciales américaines au Venezuela orchestrée par Donald Trump. Cette intervention, selon l’hebdomadaire britannique, met en lumière une doctrine assumée : imposer la domination américaine au mépris du droit international.
L’armée libanaise a annoncé, jeudi 8 janvier, avoir achevé la première phase du désarmement du “parti de Dieu” dans le sud du pays, de la frontière avec Israël jusqu’au fleuve Litani. Mais cette avancée est jugée insuffisante par l’État hébreu. Face au refus de l’organisation chiite pro-iranienne de rendre ses armes plus au nord et les pressions israéliennes et américaines, la deuxième phase du plan s’annonce périlleuse.
Des soldats libanais et des Casques bleus de la Force intérimaires des Nations unies au Liban (Finul) près de bâtiments et de véhicules détruits dans le village libanais de Dhaïra, qui jouxte la frontière avec Israël, le 8 janvier 2026.
Signe d’une certaine fébrilité, Pyongyang a pris son temps pour réagir à l’enlèvement de Nicolás Maduro, qui devrait conforter Kim Jong-un dans l’idée que la survie de son régime tient à son arsenal nucléaire. La brutalité de l’action américaine pourrait aussi le pousser à négocier avec Trump, tempèrent certains analystes.
Le dirigeant Kim Jong-un visite une usine de munitions, dans un lieu indéterminé de Corée du Nord. Photo non datée diffusée par l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA le 26 décembre 2025.
La mainmise des États-Unis sur le pétrole vénézuélien devrait priver Cuba de son fournisseur historique. Sous pression de l’administration Trump, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a décidé de maintenir les livraisons de pétrole à des fins “humanitaires”.
Des vidéos diffusées jeudi soir et vérifiées par plusieurs médias montrent d’immenses foules défiler dans la capitale iranienne et d’autres villes du pays, rappelant à certains observateurs le Mouvement vert de 2009. Internet a été coupé à travers le pays.
Des habitants de Téhéran traversent le Grand Bazar de Téhéran, dont les magasins sont fermés, après des manifestations dans la capitale iranienne, le 30 décembre 2025.
De sa cellule dans la célèbre prison d’Evin, cet opposant iranien appelle à une transition démocratique dans son pays. Il n’hésite pas à tirer à boulets rouges sur l’ayatollah Ali Khamenei, qu’il accuse d’avoir détruit l’Iran et son peuple, dans une lettre relayée par plusieurs médias, dont “Iran Emrooz”.
Après son sommet à l’Élysée le 6 janvier, la “coalition des volontaires” semble avoir fait des avancées en vue d’un cessez-le-feu. Toutefois, elle est critiquée dans le reste de l’Europe. En effet, on reproche à la France, au Royaume-Uni et à l’Allemagne, d’ignorer les positions des pays les plus concernés par la résolution de la guerre en Ukraine, explique la “Neue Zürcher Zeitung” suisse.
De gauche à droite : le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le président français, Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, l’envoyé spécial américain, Steve Witkoff, et l’homme d’affaires américain Jared Kushner, lors d’une conférence de presse de la “coalition des volontaires”, le 6 janvier 2026, à Paris.
L’intervention des États-Unis au Venezuela et la focalisation de l’administration Trump sur le continent américain poussent le Japon à revoir ses stratégies de défense. Alors que Washington semble un partenaire de moins en moins fiable, l’archipel devrait constituer un nouvel axe avec des pays qui partagent ses valeurs, affirme la presse nippone.
Recherché depuis 2020, Chen Zhi a été arrêté au Cambodge et extradé vers la Chine. Accusé d’avoir constitué une organisation criminelle derrière le consortium Prince, le jeune magnat avait tissé des liens étroits avec l’oligarchie cambodgienne.
Chen Zhi (au centre), menotté et accusé d’escroquerie, lors de son arrivée à Pékin. Capture d’écran extraite d’une vidéo non datée diffusée par le ministère de la Sécurité publique chinois, le 8 janvier 2026.
Depuis deux jours, des affrontements meurtriers opposent les troupes gouvernementales aux Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition militaire dominée par les Kurdes, dans la deuxième ville du pays. Des milliers de civils ont déjà fui les quartiers kurdes. L’extension des tensions à d’autres régions et la perspective d’une intervention turque font craindre un conflit généralisé.
Le président américain a déjà évoqué sa volonté d’acheter l’île, et son entourage n’écarte pas l’intervention militaire. La presse internationale examine les différentes hypothèses concernant la prise de contrôle du territoire. Avec ou sans le consentement de ses habitants.
Si elle se dit déterminée à se passer du gaz russe d’ici à 2027, l’Union européenne poursuit ses importations massives de gaz naturel liquéfié (GNL) russe. En 2025, ces transactions ont rapporté 7,2 milliards d’euros au Kremlin, selon un rapport publié par une ONG allemande.
Le mercredi 7 janvier, Donald Trump a pris la décision de se retirer d’un grand nombre d’organisations internationales, la moitié étant liée à l’ONU. Certaines d’entre elles jouent un rôle important dans la lutte contre le dérèglement climatique.