Jeudi 15 janvier, La Havane devrait rapatrier les corps de 32 militaires cubains formant une partie de la garde rapprochée du président déchu du Venezuela, Nicolás Maduro, et tués durant l’assaut mené par les États-Unis le 3 janvier. Avant leur mort, leur existence avait été niée par le régime. Tout comme, avant eux, celles des soldats cubains déployés à Grenade, en Angola ou en Ukraine, dénonce le média indépendant “14ymedio”.
Dans la capitale de l’île, le rêve d’indépendance fait consensus, mais les chemins pour y parvenir fracturent la société groenlandaise. Entre pressions américaines, prudence danoise et stratégies politiques rivales, l’inquiétude gagne la population, observe sur place le quotidien suédois “Dagens Nyheter”. La maire de la capitale observe une peur diffuse et une colère sourde face aux décisions prises sans les Groenlandais.
Des bâtiments de Nuuk le jour de la rencontre entre de hauts responsables américains et les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland, à Nuuk, au Groenland, le 14 janvier 2026.
Au poste-frontière de Kapiköy, entre l’Iran et la Turquie, les Iraniens affluent en territoire turc en quête de réseaux de communication pour prendre des nouvelles de leurs proches, le tout dans une ambiance tendue mêlée d’inquiétude, raconte le média turc en ligne “Kisa Dalga”.
Mascate semble tirer son épingle du jeu des nouveaux soubresauts régionaux, en particulier en Iran et au Yémen. Grâce à sa politique de stricte neutralité et à son sultan, Haïtham ben Tarek, qui apporte “quelque chose de révolutionnaire” dans la région : la bonne gestion plutôt que des promesses mirobolantes et l’hubris, constate le magazine américain “Foreign Policy”.
Depuis lundi, les manifestations se sont raréfiées, sous l’effet de la brutalité de la répression, qui a déjà fait plus de 3 400 morts et conduit quelque 16 700 personnes en prison, selon les ONG. Si la tension reste palpable, un calme relatif prévaut désormais à Téhéran et dans les grandes villes du pays, rapportent des médias internationaux. Par ailleurs, les propos “conciliants” tenus hier par le président américain laissent croire à une possible volte-face de Washington.
Début janvier, les Philippines ont pris la tête de la présidente tournante de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean). Dans ce cadre, la récente visite de la ministre des Affaires étrangères philippine en Birmanie semble légitimer le régime militaire, cinq ans après le coup d’État, et fragilise la crédibilité du groupement régional.
Silence radio, enthousiasme et diversion : aux Pays-Bas, on scrute avec intérêt la stratégie de Mark Rutte, au moment où, quoi qu’en dise ce politicien néerlandais qui préside l’Otan, celle-ci joue sa survie. Si Donald Trump mettait ses menaces à exécution, ce serait la première fois dans l’histoire de l’Alliance atlantique qu’un de ses membres en attaque directement un autre.
Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président américain, a annoncé le lancement de la nouvelle étape du plan de cessez-le-feu dans l’enclave palestinienne après un accord sur la formation d’un comité national palestinien. Une déclaration jugée “symbolique” par l’État hébreu, qui réclame le retour du corps du dernier otage et le désarmement du Hamas avant tout retrait militaire et toute reconstruction du territoire.
L’arrestation de Nicolás Maduro a fait naître un immense espoir : celui de la libération des prisonniers détenus par son régime, estimés à un millier. Mais cet espoir se heurte à une réalité complexe, entre bataille des chiffres, lourdeur judiciaire et résistance de l’aile dure du chavisme.
Le président Volodymyr Zelensky l’a déclaré sans détours : l’Ukraine soutient le peuple iranien dans sa révolte contre la théocratie islamique. Car le renversement des mollahs signifierait la perte d’un allié stratégique pour Moscou.
La rencontre mercredi à Washington entre responsables américains, danois et groenlandais n’a pas permis de résoudre le “désaccord fondamental” entre les parties sur l’avenir du territoire arctique. Plusieurs pays, dont la France, ont annoncé l’envoi de soldats sur l’île, dans le cadre d’une mission militaire européenne.
Le ministre des Affaires étrangères danois, Lars Lokke Rasmussen, et la ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, s’adressent aux médias à l’ambassade du Danemark à Washington, le 14 janvier 2026, après leur rencontre avec les responsables américains.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, lors d’une conférence de presse après des entretiens avec le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, à Moscou, le 17 décembre 2025 (REUTERS/Ramil Sitdikov/Pool/Photo d’archives).
En revendiquant le contrôle du pétrole vénézuélien, Donald Trump ne projette pas le monde vers l’avenir, il le renvoie à ses vieilles habitudes, estime le “Financial Times”. Derrière la force militaire, une logique ancienne refait surface : sécuriser minerais et énergie au nom de la puissance. Un basculement qui signe le retour brutal des sphères d’influence.
Mercredi 14 janvier, Washington a commencé à évacuer du personnel et de l’équipement de la base militaire d’Al-Udeid, située au Qatar. Dans un contexte où le président Donald Trump a fait miroiter la possibilité d’une intervention militaire en Iran, certains médias interprètent ce mouvement comme un indice de possibles frappes à venir sur le pays.
Plus de deux semaines après le bombardement américain dans le nord-est du Nigeria, plusieurs médias révèlent les lacunes des services de renseignements états-uniens dans cette zone d’Afrique de l’Ouest, et se montrent sceptiques quant aux répercussions de cette intervention militaire.
La première économie européenne a présenté sa nouvelle stratégie d’aide au développement. Selon la “Deutsche Welle”, l’objectif est double : compenser en partie le retrait des États-Unis, et utiliser la solidarité internationale pour faire avancer les intérêts de l’Allemagne. Le tout avec un budget en baisse.
La ministre de la Coopération économique et du Développement allemande, Reem Alabali Radovan, lors d’une conférence de presse, le 12 janvier 2026, à Berlin.
Le 20 janvier, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, devrait donner l’autorisation à Pékin d’installer sa représentation diplomatique dans un immense complexe situé non loin des quartiers d’affaires londoniens. La presse redoute un risque pour la sécurité nationale.
Ce n’est pas une première, mais le moment n’est pas anodin. En affirmant qu’elle voterait pour la réunification avec la Roumanie en cas de référendum, la présidente moldave a remis sur la table une idée ancienne et inflammable. Saluée par une partie de la presse, dénoncée par d’autres, la déclaration ravive un débat jamais refermé à Chisinau comme à Bucarest.
Chaque semaine, “Courrier international” explique ses choix éditoriaux. Dans ce numéro, marqué par une actualité très forte, des menaces qui pèsent sur le Groenland à l’impitoyable répression qui s’abat sur les manifestants en Iran, nous revenons sur le basculement en cours de l’ordre international. Pour la presse étrangère, la course aux ressources effrénée dans laquelle s’est lancé Donald Trump avec son opération au Venezuela marque un dangereux retour en arrière. Sphères d’influence, nouvel impérialisme, colonialisme : aujourd’hui, États-Unis, Russie et Chine se partagent le monde sans règles ni limites, ni aucune garantie en matière de stabilité ou de sécurité.
La Une de Courrier itnernational daté du 15 janvier 2026.
Des exercices navals conjoints se déroulent du 9 au 16 janvier en Afrique du Sud, dans un contexte de tensions accrues entre l’administration Trump et plusieurs pays du groupe. Pretoria s’inquiète des conséquences d’une participation iranienne à l’opération, alors qu’il espère le renouvellement par Washington d’un accord commercial essentiel pour son économie.
Un navire iranien quitte la base navale de Simon’s Town, tandis que les bâtiments des Brics+, dont la Chine, la Russie et l’Iran, se préparent à des exercices conjoints dans les eaux sud-africaines cette semaine, au Cap, en Afrique du Sud, le 13 janvier 2026.
Inquiet des répercussions politiques, sociales et économiques d’un effondrement du régime iranien, le gouvernement turc prêche la stabilité, quitte à oublier les revendications des manifestants iraniens.
Des soutiens du régime iranien lors des funérailles de membres des forces de l’ordre tués lors des manifestations contre la République islamique, à Téhéran (Iran), le 14 janvier 2026.
La Chine a enregistré un excédent commercial de près de 1 200 milliards de dollars en 2025, une valeur inégalée à travers le monde et l’histoire. Ce record est d’autant plus étonnant qu’il intervient l’année où Donald Trump a voulu taxer les importations chinoises à hauteur de 145 %.
Les dirigeants arabes du Golfe ont un long passé d’hostilité à l’égard du régime iranien. Mais ce qu’ils craignent par-dessus tout, c’est l’instabilité. Ils préfèrent le statu quo avec un adversaire qu’ils ont appris à connaître plutôt qu’un saut dans l’inconnu, observe la presse régionale et internationale.
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé un décret visant à régulariser les ressortissants algériens en situation irrégulière en Europe. Cet appel au retour est salué par la plupart des médias locaux, même si certains se demandent si les principaux concernés y répondront favorablement.