Depuis la révolution islamique de 1979, Téhéran est au cœur des tensions régionales. Pour un éditorialiste saoudien du quotidien panarabe “Asharq Al-Awsat”, la chute ou la transformation du régime ouvrirait au contraire une ère de stabilité et de croissance au Moyen-Orient – même si certains voisins redoutent l’émergence d’un rival économique de poids.
Alors que le renforcement des capacités militaires de Varsovie semblait faire consensus au sein de la classe politique, voilà que l’opposition monte en créneau pour rejeter les 44 milliards d’euros de prêt, dit “Safe”, que l’Union européenne s’apprête à débourser pour la Pologne. La presse polonaise libérale dénonce une instrumentalisation.
Le président ultraconservateur polonais, Karol Nawrocki, à Varsovie, le 26 février 2026. Soutenu par le PiS lors de l’élection présidentielle, il mène la vie dure au gouvernement de centre droit de Donald Tusk.
Dans les villes ukrainiennes, des Kazakhs, des Ouzbeks, des Kirghiz et des Tadjiks distribuent repas chaud, thé et aide humanitaire en pleine guerre. “Azattyq Asia” raconte les initiatives solidaires des membres de ces diasporas installées de longue date en Ukraine.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi (à droite), serre la main de son homologue omanais, Badr Albusaidi, avant leur rencontre à Genève (Suisse) pour un troisième cycle de pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran, sous l’égide d’Oman, le 26 février 2026.
Depuis la chute de Bachar El-Assad, en décembre 2024, des membres de la diaspora juive syrienne renouent des liens avec leur pays natal. Si un hôtel de la capitale sert désormais des repas casher, la question sensible des biens abandonnés et des synagogues fermées demeure entière, raconte “The New York Times”.
L’entrepreneur juif américain d’origine syrienne, Joseph Jajati (au centre), durant un dîner casher au restaurant de l’hôtel Royal Semiramis, à Damas, en Syrie, le 8 janvier 2026.
Depuis le début de l’“opération militaire spéciale” en Ukraine, de nombreux déserteurs, dissidents politiques et militants russes avaient trouvé refuge à Astana. Mais en quelques semaines, les extraditions se sont accélérées au point de briser l’illusion de l’existence d’un havre de paix aux portes de la Russie.
Des citoyens russes arrivent à la gare ferroviaire d’Oural (Kazakhstan), le 27 septembre 2022, quelques jours après la mobilisation partielle décrétée par le président russe, Vladimir Poutine.
Le 25 février 2026, le gouvernement du Zimbabwe a annoncé la suspension immédiate de toutes les exportations de minerais bruts et de concentrés de lithium “jusqu’à nouvel ordre”. Un tournant majeur dans la politique minière du pays, qui cherche à sécuriser son secteur minier.
À l’image de Charles Kushner en France, les émissaires des États-Unis ne cessent de créer la polémique, en Europe et au-delà. Ils n’hésitent pas à critiquer les autorités auxquelles ils ont affaire, prenant exemple directement sur le président américain.
Selon “Radio Free Europe/Radio Liberty”, Shinnosuke Kawashima, chef du bureau de Téhéran de la chaîne de télévision publique NHK, a été arrêté le 20 janvier, puis emprisonné. Si le motif de l’interpellation n’est pas connu, les spécialistes l’interprètent comme un signe des tensions qui règnent au plus niveau en Iran.
À moins d’une semaine d’intervalle, les présidents turc et israélien se sont rendus en visite officielle à Addis-Abeba. Israël comme la Turquie mais aussi l’Arabie saoudite cherchent à jouer un rôle plus important dans la Corne de l’Afrique, devenue centrale pour les intérêts respectifs de ces pays.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, au Palais national d’Addis-Abeba (Éthiopie), le 17 février 2026.
Les purges au sein de l’armée chinoise se poursuivent et font toujours couler beaucoup d’encre. Des rapports publiés le 24 février par deux groupes de réflexion occidentaux évaluent leurs conséquences sur l’appareil militaire chinois, en évoquant d’“importantes lacunes” structurelles.
Des membres de la Commission militaire centrale en 2023, lors de la prise de fonction de Zhang Youxia (en bas de l’image, au milieu), général récemment démis de ses fonctions.
Présente dans un quart des ports africains, la Chine dispose d’une immense influence économique et diplomatique sur le continent, notamment sur les routes commerciales des minerais critiques. De plus, certains de ces ports sont également convertis en bases militaires, observe “The East African”.
Relancé par les tensions avec la Russie voisine, un projet de lien fixe (ponts ou tunnel) d’une centaine de kilomètres reliant la côte est de la Suède à l’ouest de la Finlande est présenté par ses partisans comme primordial, notamment en matière de défense. Mais à Helsinki, la ministre des Transports le juge trop coûteux et privilégie d’autres solutions.
Journaliste collaborant sous pseudonyme avec le site panafricain “Tama Média”, Sadibou Gueye est l’auteur d’une enquête sur l’attaque spectaculaire de l’aéroport de Niamey, fin janvier. Pour “Courrier International”, il décrit une opération rendue possible par la coordination de plusieurs groupes djihadistes implantés au Sahel et au Nigeria. Un travail qui, selon ses mots, a requis “lucidité, déontologie et attention”.
Si, en apparence, la vie quotidienne suit son cours en Iran, la population, encore marquée par la répression sanglante de la contestation et la guerre de juin, anticipe comme elle le peut l’éventualité d’un nouveau conflit avec les États-Unis. Les autorités, elles, semblent mal préparées.
Une femme passant devant une fresque hostile aux États-Unis et à Israël, dans une rue située près de la place de la Palestine, à Téhéran, le 25 février 2026.
Le rapport des Nations unies publié jeudi 19 février démontre “l’intention génocidaire” des Forces de soutien rapide engagées dans la guerre civile au Soudan. Dans “The Guardian”, le journaliste soudanais Husam Mahjoub pousse un cri de colère devant l’incapacité de la communauté internationale de nommer les choses, notamment la responsabilité des Émirats arabes unis, et d’empêcher des massacres dans son pays.
Avant l’attribution de nouveaux contrats, dans un délai de dix-huit mois, des concessions temporaires ont été accordées au groupe danois Maersk et au géant suisse MSC. Une victoire pour Trump, selon “CNBC”.
La mort du chef de cartel ravit le président des États-Unis, qui n’a cessé de pousser le Mexique de Claudia Sheinbaum à agir contre le narcotrafic, quels qu’en soient les risques. Le rôle de Washington dans cette opération est cependant débattu.
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, aux côtés de Donald Trump, président des États-Unis, et du Premier ministre canadien, Mark Carney, le 5 décembre 2025, à Washington, à l’occasion du tirage de la Coupe du monde.
Depuis la rentrée universitaire, samedi 21 février, des rassemblements contre la République islamique et en hommage aux étudiants tués lors de la répression de la révolte en janvier dernier sont organisés dans les plus grandes universités iraniennes. Mais en face, les élèves partisans du régime sont eux aussi mobilisés, et les autorités menacent et fixent des “lignes rouges”.
Capture d’écran d’une vidéo partagée sur les réseaux sociaux montrant un affrontement entre des étudiants partisans du régime et d’autres hostiles à la République islamique, dans une université de Téhéran (Iran), le 22 février 2026.
L’État hébreu réclame la démilitarisation totale de l’Iran et de ses proxys régionaux, une demande irréaliste qui ne garantirait en rien une avancée vers la paix. Au contraire, estime un éditorialiste du quotidien israélien d’opposition “Ha’Aretz”, le gouvernement de Nétanyahou, dont “la menace perpétuelle est le moteur”, tire sa légitimité de la permanence de ces forces hostiles.
Dans un rapport rendu public le 13 février, des sénateurs démocrates détaillent la facture de la politique migratoire de l’administration Trump. Dans le cas des expulsions vers l’Afrique, ils soulignent les coûts faramineux des partenariats avec les autorités locales et de l’affrètement des vols.
Un ressortissant vénézuélien expulsé des États-Unis menotté dans un avion, à l’aéroport international Simon-Bolivar, de Maiquetia (Venezuela), on le 19 janvier 2026.
Mardi 24 février, à la clôture du congrès du parti unique au pouvoir à Pyongyang, Kim Jong-un a livré un discours particulièrement virulent contre sa propre administration. Une façon, décrypte la presse spécialisée, de rejeter sur des boucs émissaires l’incurie structurelle du régime.
Les combats au Soudan atteignent la frontière avec le Tchad. De quoi inquiéter les autorités de N’Djamena qui ont décidé, le 23 février, de fermer, de manière préventive, la frontière entre les deux pays.
Sur le réseau social X, quelques milliers de comptes apparus mystérieusement à la veille de la campagne électorale dans l’archipel s’en sont pris à Sanae Takaichi, cheffe du gouvernement nippon. Une potentielle tentative d’ingérence chinoise, rapportent les médias japonais.
Une affiche de campagne du Parti libéral-démocrate (PLD) de la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, photographiée le 22 février 2026 à Date, dans la préfecture japonaise de Hokkaido.