Alors que les combats continuent au-dessus du golfe Persique, Donald Trump a justifié l’intervention américaine par le fait “d’éliminer une menace intolérable”. Dans le même temps, Israël a lancé une campagne de bombardements au Liban à la suite de tirs du Hezbollah. Le point sur la situation en Iran et au Moyen-Orient au troisième jour du conflit.
C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.
C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.
Le successeur du guide suprême iranien, Ali Khamenei, sera issu des Gardiens de la révolution, qui consacrent toute leur énergie à une lutte à mort contre Israël. Le Premier ministre israélien entend donc aller jusqu’au bout et élargir le front au Hezbollah libanais dans l’espoir de bouleverser tout l’équilibre stratégique au Moyen-Orient. Mais c’est Trump qui aura la décision finale, rappelle ce journaliste dans le quotidien israélien “Ha’Aretz”.
Les autorités russes ont officiellement condamné l’opération menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, pays proche de Moscou. Dans les journaux, les observateurs soulignent la résistance de l’État iranien, malgré la mort d’Ali Khamenei, et les risques pris par l’administration américaine en engageant une guerre aux effets hors de contrôle, “le plus grand risque pris par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche”.
Un hommage rendu au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’attaques menées par les États-Unis et Israël, le 2 mars 2026 à Moscou (Russie).
Après des tirs du parti chiite libanais pro-iranien en représailles à l’élimination du guide suprême iranien, l’armée israélienne a lancé des frappes d’envergure sur le territoire libanais, faisant au moins 52 morts et provoquant un exode. Le gouvernement libanais s’est totalement désolidarisé de l’action unilatérale du “parti de Dieu”.
Malgré leur affaiblissement depuis la guerre à Gaza, les milices chiites alliées de l’Iran constituent toujours une source de nuisance et pourraient déclencher des séries d’attaques contre Israël et les bases américaines au Moyen-Orient, dans une démarche visant à accentuer le chaos régional.
Un homme brandit une photo du guide suprême iranien Ali Khamenei lors d’un rassemblement commémoratif organisé par des partisans des houthistes à Sanaa, capitale contrôlée par le groupe pro-Téhéran, au Yémen, le 1ᵉʳ mars 2026.
Entre appels prudents à la retenue et inquiétudes liées à la flambée des cours du pétrole, la presse ouest-africaine scrute la guerre au Moyen-Orient, sans trop élever la voix.
L’intervention militaire américano-israélienne contre l’Iran met déjà à l’épreuve les règles vacillantes du droit international, dont celles qui régissent le recours à la force. Du point de vue du droit constitutionnel américain, la décision de Donald Trump bouscule aussi le Congrès, lequel n’a pas été consulté.
Dans la nuit du 26 au 27 février, le Pakistan a bombardé plusieurs grandes villes afghanes. Islamabad, qui a pourtant soutenu l’ascension des talibans dans les années 1990, reproche à Kaboul d’accueillir sur son territoire des insurgés pakistanais.
Dans un mélange de pessimisme et de colère envers le mépris du droit international des États-Unis et d’Israël, la presse chinoise s’inquiète des répercussions de cette guerre pour le Moyen-Orient et le monde. Et, accessoirement, pour l’approvisionnement de Pékin en pétrole, qui repose sur l’Iran à près de 15 %.
Alors que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont entraîné des fermetures d’espaces aériens et des évacuations en chaîne, la presse azerbaïdjanaise met en avant le rôle de Bakou. Le pays est présenté comme un point d’appui clé, à la fois hub aérien et porte de sortie terrestre.
Dimanche 1er mars, des Iraniens en exil se sont rassemblés à Graz, dans le Land autrichien de Styrie, pour célébrer la mort du guide suprême, Ali Khamenei, à la tête de la République islamique depuis 1989. Face à l’incertitude qui persiste, ils témoignent de sentiments oscillant entre “euphorie” et “panique”.
Le trafic maritime a drastiquement baissé dans cet étroit passage maritime par lequel transitent environ 20 % de la production mondiale de pétrole. L’Iran menace régulièrement de “fermer” le détroit d’Ormuz, mais ce sont surtout les coûts de transport qui explosent en cas de guerre. Pour l’instant, les effets restent limités sur les prix du brut.
À Bruxelles, les bombardements conjoints d’Israël et des États-Unis contre l’Iran ont provoqué une réaction timide et confuse. Encore une fois, les leaders des institutions européennes semblent incapables de trouver une ligne unitaire, à l’image de la cacophonie qui règne parmi les dirigeants des vingt-sept États membres.
Après le déclenchement de l’offensive américano-israélienne sur l’Iran, la France appelle à la désescalade mais entend également défendre ses intérêts au Moyen-Orient. Pour ce faire, Paris renforce sa présence militaire dans la région, constate la presse étrangère.
Dans la nuit de dimanche 1ᵉʳ mars à lundi 2 mars, un drone de fabrication iranienne a touché la base militaire britannique d’Akrotiri, située dans le sud de l’île de Chypre, probablement lancé depuis le Liban. Les dégâts sont mineurs, mais ce tir place le pays en état d’alerte.
La Corée du Nord a eu une réaction aussi vive que rapide après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran. Se sentirait-elle menacé ? Pour la presse sud-coréenne, le régime de Pyongyang s’estime pour l’instant à l’abri d’une action similaire, grâce à son potentiel nucléaire.
Les Émirats arabes unis comme d’autres pays du Golfe sont la cible des frappes iraniennes depuis le 28 février. Des vols annulés aux supermarchés pris d’assaut, la guerre bouleverse le quotidien des expatriés du Golfe. Le “Financial Times”, “Bloomberg”, “Fortune”, “Politico”… La presse du monde entier analyse le choc économique et symbolique.
Des avions de FlyDubai sont stationnés sur le tarmac de l’aéroport international de Dubaï, tandis que l’Iran riposte à l’assassinat de son guide suprême par les États-Unis et Israël, le 2 mars 2026.
Dans cet éditorial, le corédacteur en chef du quotidien “L’Orient-Le Jour” fustige la décision “suicidaire” du Hezbollah d’entrer en guerre, appelant les autorités libanaises à traiter désormais la milice chiite comme une “excroissance de la République islamique dont il faut se débarrasser”.
Le président américain, moins disert qu’à l’accoutumée, s’est contenté d’une allocution vidéo et de quelques brèves interviews pour justifier sa guerre. Dans la nuit, le Hezbollah et Israël ont échangé des tirs de missiles de part et d’autre de la frontière.
Les autorités iraniennes ont confirmé la mort du guide suprême de la République islamique dans les frappes israélo-américaines. Un séisme mondial qui fait la une de toute la presse étrangère. Alors que les États-Unis et Israël poursuivent leur campagne militaire, les Gardiens de la révolution ont promis une riposte féroce. Retour sur la journée du dimanche 1er mars, avec aussi cinq articles à lire pour mieux comprendre les enjeux de cette nouvelle guerre.
Au Centre culturel islamique de Jakarta, en Indonésie, le 1er mars 2026, une cérémonie de recueillement à la mémoire du guide suprême iranien, Ali Khamenei.
La mort d’Ali Khamenei rapproche le Moyen-Orient d’un remodelage de toute la région, écrit cet éditorialiste du quotidien israélien “Yediot Aharonot”. Si le régime s’effondre, ce sera un succès retentissant pour les États-Unis et Israël, moins de trois ans après les attaques du 7 Octobre. Cela rappellera au monde entier “la puissance israélienne et la superpuissance américaine” mais ce ne sera pas sans risque.
Officiellement, les autorités ukrainiennes affichent résolument leur soutien aux opérations israélo-américaines. Mais certains observateurs redoutent que ce nouveau conflit ait des conséquences négatives pour l’Ukraine.
Une photo diffusée par le bureau du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, le montre (à droite) recevant le président russe Vladimir Poutine à Téhéran le 19 juillet 2022.
Après une salve de missiles iraniens sur Israël, les autorités font état d’au moins neuf morts et de plusieurs blessés, dont certains dans un état critique.