La guerre au Moyen-Orient ne semble pas ralentir, mais bien plutôt s’étendre. Ce qui a provoqué une grande nervosité sur les marchés mondiaux ce mardi et la fermeture de plusieurs ambassades des États-Unis.
Des dizaines d’enfants ont été tués le 28 février dans une école de filles dans le sud de l’Iran, qui jouxtait une base des gardiens de la révolution, confirme “The Guardian” à partir notamment d’images vérifiées.
Une femme tient une image d’enfants dans cette photo fournie à Reuters par une agence iranienne, qui montrerait les funérailles des victimes de l’école de Minab touchée par un missile, en Iran, le 3 mars 2026.
Il y a dix ans environ, le petit village de Riace, situé en Calabre, devenait célèbre pour son expérimentation de repeuplement grâce à l’arrivée de réfugiés. Désormais, ce modèle est repris à quelques kilomètres de là, à Camini, où le succès semble au rendez-vous.
La presse polonaise se réjouit de voir que le président français, Emmanuel Macron, a officiellement inclus, lundi 2 mars, la Pologne parmi les huit nouveaux États européens pouvant bénéficier de la dissuasion nucléaire française. Certains titres parlent d’une révolution quand d’autres se contentent d’évoquer une “ouverture”.
Le Premier ministre canadien était en Inde pour signer de nouveaux accords commerciaux. Ce réchauffement des relations entre Ottawa et New Delhi survient alors que l’épineux dossier de l’assassinat d’un militant indépendantiste sikh au Canada en juin 2023 est toujours en suspens. Une partie des médias pressent Mark Carney d’aborder cette question avec les officiels indiens.
Le Premier ministre canadien, Mark Carney (à gauche), et son homologue indien, Narendra Modi, lors d’une conférence de presse à New Delhi, le 2 mars 2026.
La politique étrangère menée par l’administration Trump a provoqué la chute de dirigeants politiques proches de Moscou. Dans le média russe “Meduza”, le politologue Alexandre Baounov s’interroge sur les possibles conséquences pour Vladimir Poutine. Le président russe se pose en contempteur de l’hégémonie américaine, mais sans pouvoir se permettre la confrontation directe avec Donald Trump.
L’ayatollah Ali Khamenei reçoit le président russe, Vladimir Poutine, à Téhéran, le 19 juillet 2022. Photo diffusée par le bureau du guide suprême iranien.
Ce mardi 3 mars, des raids israélo-américains ont visé à Qom, au sud de Téhéran, le bâtiment abritant l’Assemblée des experts, l’organe chargé d’élire un nouveau guide suprême pour succéder à l’ayatollah Ali Khamenei. Plusieurs membres de l’institution auraient été tués ou blessés.
À Dubaï, les influenceurs installés sur place ont filmé leurs réactions aux premières attaques iraniennes. Le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a déclaré sur X, dimanche 1ᵉʳ mars, avoir été attaqué par “165 missiles balistiques, 2 missiles de croisière et 541 drones”. La plupart ont été interceptés par la défense aérienne.
À Dubaï, les influenceurs installés sur place ont filmé leurs réactions aux premières attaques iraniennes. Mais l’inquiétude de ces Occidentaux exilés a provoqué l’ironie sur Internet. Explications en vidéo.
En dénonçant l’attaque israélo-américaine en Iran, au nom du respect du droit international, le Premier ministre socialiste espagnol se démarque une nouvelle fois de ses partenaires sur le Vieux Continent, détaille la presse outre-Pyrénées.
Une petite coterie d’influenceurs d’extrême droite, d’élus républicains et de néoconservateurs applaudit l’opération “Furie épique” au Moyen-Orient. Et ils le font bruyamment savoir en inondant les réseaux sociaux et les ondes de messages pro-Trump, rapporte le “Financial Times”.
Comme annoncé par le président Macron le lundi 2 mars, les gouvernements danois et suédois sont d’accord pour coopérer avec Paris dans le domaine du nucléaire militaire. Mais tous deux refusent d’héberger les armes atomiques françaises sur leurs territoires. Cela dit, les réticences sont plus vives à Stockholm qu’à Copenhague.
Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, s’est fait présenter des avions de chasse français embarqués à bord du Charles de Gaulle, à l’occasion de l’escale faite par ce porte-avions dans le port suédois de Malmö, le 27 février 2026.
Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a condamné les “violations du droit international” après les attaques des États-Unis et d’Israël sur l’Iran. Pretoria joue les équilibristes : la proximité historique du parti de lutte contre l’apartheid avec la République islamique pourrait coûter cher à l’Afrique du Sud, déjà en délicatesse avec les États-Unis.
Une base britannique à Chypre a été visée par un tir de drone lancé du Liban. Athènes a immédiatement envoyé sur place deux frégates ainsi que des avions de combat. Une mesure défensive qui place de fait la Grèce pleinement dans un contexte de guerre, en plein embrasement au Moyen-Orient.
Couverture de l’édition du mardi 3 mars 2026 du journal grec “Efsyn”.
Les frappes menées par Israël contre le Hezbollah ont déjà fait au moins 50 morts. Sur place, le soutien populaire dont bénéficie le mouvement chiite s’érode un peu plus. Interrogés par le quotidien “L’Orient-Le Jour”, certains habitants l’accusent de faire le jeu de l’Iran au détriment de la protection de la population libanaise.
Deux amies se retrouvent devant une école transformée en refuge pour personnes déplacées après une série de frappes israéliennes, à Beyrouth, le 2 mars 2026.
Les frappes de représailles iraniennes touchent largement, et de plus en plus, les voisins arabes de la péninsule du Golfe, qui craignent désormais pour leurs installations vitales comme les usines de désalinisation d’eau. Mais ils hésitent – encore – à répondre à l’agressivité de Téhéran.
De la fumée s’élève du grand port commercial de Dubaï, Jebel Ali, après des frappes iraniennes, le 1ᵉʳ mars 2026. Au fond à gauche, on aperçoit le musée national Zayed, inauguré en 2025, près du Louvre Abou Dhabi.
Pour ce chroniqueur conservateur du “New York Times”, le président américain et le Premier ministre israélien ont eu raison de lancer leur grande offensive contre le régime iranien. Ce faisant, ils ont accompli un “acte courageux et historique”, souligne-t-il, et débarrassé le monde de l’odieux tyran Khamenei.
Erevan et Bakou s’inquiètent de la guerre qui fait rage en Iran, l’un des acteurs clés de la région du Caucase du Sud. Les autorités se préparent à faire face à des problèmes géopolitiques, géoéconomiques et à l’afflux de réfugiés. Un affaiblissement durable de la République islamique, voire une désintégration, ouvrirait la boîte de Pandore, affirment les médias locaux.
Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, lors d’une rencontre entre chefs d’entreprise dans le cadre d’une visite du président iranien, à Erevan, le 19 juillet 2025.
La nouvelle de l’élimination du guide suprême iranien a été célébrée dans une grande partie du pays. Mais la campagne américano-israélienne a installé un climat de peur et d’imprévisibilité auprès de la population, d’autant que le régime et les Gardiens de la révolution sont encore en place.
Depuis des années, le Japon structure sa stratégie diplomatique autour du respect du droit international, argument principal utilisé contre la Chine. En bombardant l’Iran, l’administration Trump piétine elle-même cette logique, ce qui réduit Tokyo à un silence gêné.
Des drapeaux iraniens d’avant la révolution islamique de 1979 sont brandis lors d’une manifestation organisée en soutien aux attaques américaines, le 1er mars 2026, devant l’ambassade d’Iran à Tokyo.
Si le Premier ministre australien a soutenu les attaques américaines, le peu d’égards de Washington envers ses alliés traditionnels fragilise leur crédibilité. La détermination de Donald Trump et de Benyamin Nétanyahou l’emporte sur tout le reste, juge la presse australienne.
C’est le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qui a évoqué la possibilité de faire bénéficier les pays du Golfe de l’expertise ukrainienne, en annonçant que Londres avait l’intention de transférer dans le Golfe certains de ses militaires déployés à Kiev. Si les connaissances de Kiev au sujet des drones Shahed sont indéniables, pour l’heure, rien n’est encore décidé.
Des Ukrainiens regardent un drone de fabrication iranienne Shahed 136 dans le cadre de l’exposition d’équipements militaires russes détruits, à Kiev, le 2 novembre 2025.
L’évolution des cours du pétrole dépendra de l’éventuel blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % du brut vendu dans le monde. Le “Financial Times” examine différents scénarios, sans sombrer dans le catastrophisme.
Dans la soirée de lundi à mardi, le conflit a continué de s’intensifier sur plusieurs fronts, avec notamment de nouveaux bombardements israéliens sur Téhéran et Beyrouth, et une attaque iranienne de l’ambassade américaine à Riyad, tandis que les belligérants accentuent leurs menaces.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, parle à la presse avant une réunion à huis clos avec des parlementaires, au Capitole, à Washington, le 2 mars 2026.