Des militants armés kurdes iraniens s’apprêteraient à attaquer l’Iran depuis son voisin irakien, avec le soutien d’Israël et des États-Unis, selon les sources de l’historien et essayiste Arash Azizi, né en Iran et basé aux États-Unis. Il met en garde contre ce projet risquant de déboucher sur une guerre civile.
Avec plus d’un million de militaires et de paramilitaires, plus de 2 000 missiles balistiques et environ 80 000 drones kamikazes, l’Iran fait partie des vingt plus grandes puissances militaires mondiales et n’entend pas facilement capituler. Le régime a aussi adapté sa stratégie pour tenir le plus longtemps possible. Mais le stock de certaines munitions clés pourrait s’épuiser d’ici plusieurs semaines, estiment des experts.
Retards de livraisons, hausses des prix, inflation et déstabilisation économique. La guerre au Moyen-Orient inquiète dans les pays d’Asie du Sud-Est, qui tentent de s’organiser dans un environnement très incertain. En Birmanie, elle pourrait perturber les approvisionnements en kérosène de l’aviation militaire birmane et limiter sa capacité à bombarder les civils.
Ce journaliste soudanais s’inquiète, dans le quotidien panarabe “Al Quds-Al-Arabi”, de la tournure prise par la guerre en cours, n’hésitant pas à établir un parallèle entre Donald Trump et Harry Truman, décisionnaire des bombardements atomiques sur le Japon en 1945. Il souligne leur désir commun de domination par la force et de suprématie militaire incontestée.
Avec ses missiles et ses drones bon marché, Téhéran oblige Washington et ses alliés du Golfe à utiliser des intercepteurs et autres armements défensifs bien plus coûteux, dont ils ne possèdent qu’un nombre limité. Au risque de vider les stocks dont auraient besoin l’Ukraine et peut-être un jour Taïwan.
Le blocage du détroit d’Ormuz n’empêche pas seulement l’exportation du pétrole et du gaz. Il complique également l’approvisionnement en denrées essentielles pour les pétromonarchies du Golfe, qui rapportent des cas d’achats de panique. Mais le principal concerné sera, là encore, l’Iran lui-même.
Pour parler du conflit en cours au Moyen-Orient, les belligérants ont choisi des noms différents, mais symboliques du récit qu’ils entendent façonner, estime l’hebdomadaire indien “The Sunday Guardian”.
F-35 Lightning II de la marine américaine survolant le pont d’envol du porte-avions de classe Nimitz USS “Abraham Lincoln” (CVN 72) dans le cadre de l’opération Fureur épique, le 3 mars 2026. Bien qu’il s’agisse de la même guerre, les belligérants ont choisi de lui donner un nom différent. Une façon de façonner le récit d’un conflit en pleine escalade, estime l’hebdomadaire indien “The Sunday Guardian”.
En Indonésie, l’absence de condamnation officielle des frappes israélo-américaines contre l’Iran suscite une vague de critiques dans l’opinion. Le président, Prabowo Subianto, est accusé d’adopter une position trop accommodante à l’égard de Washington. Une posture difficilement compatible avec l’ambition affichée de Jakarta de jouer un rôle de médiateur dans le conflit.
“Un masque de paix façon Donald Trump”. Un manifestant brandit une pancarte dénonçant le Comité de la paix de Donald Trump lors d’un rassemblement contre les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran devant l’ambassade des États-Unis, à Jakarta, le 3 mars 2026.
Jeudi 5 mars, le gouvernement de Bakou a déclaré que son territoire avait été attaqué par des drones iraniens. La région touchée, celle du Nakhitchevan, est une exclave azérie qui borde la République islamique d’Iran et qui est au centre de tensions géopolitiques entre Téhéran et l’Azerbaïdjan.
Captures d’écran de vidéos montrant des drones Shahed de fabrication iranienne s’écraser en Azerbaïdjan, le 5 mars 2026, relayées par le média azéri “Minval” sur Telegram.
Et si la guerre contre l’Iran n’était qu’un coup joué dans une partie beaucoup plus vaste ? Pour l’hebdomadaire conservateur britannique “The Spectator”, Washington viserait surtout à affaiblir le réseau de partenaires que Pékin a patiemment construit pour contrebalancer la puissance américaine.
Bien malgré eux, les pays du Vieux Continent semblent embourbés dans le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, constate “Il Fatto Quotidiano”. De quoi irriter le directeur de ce média antiatlantiste. Il dénonce une tendance historique qu’il serait grand temps d’inverser.
Un navire iranien a été torpillé, mercredi 4 mars, par les États-Unis au large du Sri Lanka, amenant le conflit aux portes de l’Inde. Un développement qui intervient alors que le gouvernement de Narendra Modi se trouve sous le feu des critiques pour ses positions, jugées trop proaméricaines.
Le Premier ministre indien, Narendra Modi, et son homologue israélien, Benyamin Nétanyahou, lors d’une conférence de presse, le 26 février 2026, à Jérusalem (Israël).
Alors que la guerre lancée par les États-Unis et Israël continue de s’étendre au Moyen-Orient et au-delà, le gouvernement américain a assuré mercredi être “en position de force” et a annoncé une “accélération” des bombardements pour infliger à l’Iran “mort et destruction du matin au soir”. Le Sénat américain a quant à lui refusé de limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la gestion du conflit.
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, serre la main du ministre de l’Intérieur américain, Doug Burgum, après leur rencontre au palais présidentiel de Miraflores,à Caracas, le 4 mars 2026.
La guerre en Iran “nous met face à nos contradictions”, écrit le rédacteur en chef du journal libanais “L’Orient-Le Jour”. Car si elle nous fait basculer dans un monde où le plus fort peut tout se permettre, elle reste la moins mauvaise des options face au régime sanguinaire des mollahs.
L’élargissement du parapluie nucléaire français est considéré comme une bonne nouvelle en Allemagne, où l’on n’est plus tout à fait sûr de pouvoir compter sur celui des États-Unis. Mais cela ne résout pas complètement les problèmes de défense de la République fédérale, estime la “Süddeutsche Zeitung”. L’arsenal français est plus limité que celui des Américains. Et surtout, il reste uniquement contrôlé par l’Élysée.
Le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël ne semble pas baisser en intensité ce mercredi 4 mars. Les lieux où se joue cette guerre sont même de plus en plus nombreux, ce qui fait monter encore d’un cran la préoccupation à l’échelle mondiale.
Élu à la mairie de la capitale népalaise il y a trois ans, Balendra Shah, dit “Balen”, est l’une des principales figures en lice pour les élections législatives, le 5 mars. Un scrutin hérité du soulèvement de la jeunesse en septembre dernier, qui s’est largement reconnue dans ce novice en politique.
Le numéro deux de la Maison-Blanche s’est à peine exprimé depuis le lancement de l’opération Fureur épique, l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre le régime de Téhéran. Il faut dire que J. D. Vance a toujours mis en avant ses instincts isolationnistes, soulignent les médias anglo-saxons, et qu’il se retrouve aujourd’hui contraint de se dédire.
Le vice-président américain (au centre) dans la Situation Room de la Maison-Blanche, le 28 janvier, jour des premières frappes américaines contre l’Iran.
L’éventuelle désignation du fils de l’ayatollah Ali Khamenei, réputé proche des Gardiens de la révolution islamique, risque de susciter des remous en Iran et l’ire des États-Unis, estiment certains médias. Le message envoyé serait que l’Iran n’est prêt à aucune concession et que les conservateurs restent aux manettes.
La frégate iranienne “Dena”, qui croisait au sud du Sri Lanka, a lancé un signal de détresse mercredi 4 mars. L’armée sri-lankaise a pu secourir une trentaine de marins sur les 180 à bord. Un peu plus tard, le ministre de la Défense américain, Peter Hegseth, a affirmé qu’un sous-marin américain avait torpillé un navire de guerre iranien dans l’océan Indien.
Héritage de l’indépendance chypriote, deux bases britanniques sont toujours en activité sur l’île. Visées par des drones iraniens, elles mettent en danger la sécurité de Chypre et devraient être fermées, estime cet éditorial de “O Phileleftheros”, de Nicosie.
Le chancelier conservateur a rencontré le président américain, le 3 mars, quelques jours seulement après le déclenchement de la guerre en Iran. Prévue de longue date, cette entrevue était, entre autres, censée permettre d’aborder le dossier ukrainien. Mais elle s’est finalement focalisée sur la situation au Moyen-Orient et ressemblait davantage à une “visite de fan” qu’à une rencontre d’égal à égal, estime le journal de gauche “Die Tageszeitung”.
La Chine s’est soigneusement gardée de “condamner” les frappes israélo-américaines sur l’Iran. Le signe, explique une partie de la presse sinophone, d’un grand pragmatisme, qui laisse penser que Pékin a déjà acté un changement de régime à Téhéran.